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Appel à communications

Appel à communication du Colloque ODD - Laissés de côté

Date limite : 1er mai 2026


« Laissés de côté ». Un regard interdisciplinaire et intergénérationnel sur l’Agenda 2030 des Nations Unies

Du 17 au 20 juin 2026 se déroulera le colloque international intitulé « Laissés de côté. Un regard interdisciplinaire et intergénérationnel sur l’Agenda 2030 des Nations Unies ». Ce colloque se tiendra en format hybride (Salle DR-200 de l’UQAM et ZOOM), tant pour les panélistes que les personnes participantes. Plus de 50 personnes ont déjà confirmées leur participation !

Les chercheuses et chercheurs intéressés à y participer en tant que panélistes peuvent faire parvenir directement aux professeurs Blaise-Pascal Ntirumenyerwa Mihigo et François Roch, codirecteurs de l’Observatoire sur l’Agenda 2030 des Nations Unies, leur dossier de candidature.

Le dossier doit comprendra les éléments suivants :

  • Nom, prénoms et coordonnées
  • CV récent
  • Titre de la présentation
  • Résumé de la communication (une demi-page)

Sur réception des dossiers, nous communiquerons, dans les meilleurs délais, avec les personnes candidates afin de les informer de la décision du Comité d’organisation de retenir ou non leur proposition.

 

Présentation du colloque international

L’Agenda 2030 a été adopté en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU Rés. 70/1). C’est ce programme, axé sur le développement durable, qui constituera l’objet d’étude central du colloque international que nous allons tenir en juin prochain à Montréal. Au plan méthodologique, l’approche scientifique préconisée est une approche interdisciplinaire et intergénérationnelle permettant de mobiliser une grande variété de regards disciplinaires sur l’actuelle stratégie onusienne de développement durable. Après dix ans de mise en oeuvre à différentes échelles (internationale, régionale, nationale et locale), une analyse critique s’impose pour l’ensemble des acteurs impliqués et toutes les parties prenantes.

Depuis les années 1960, l’ONU a adopté six grandes stratégies internationales en matière de développement : les quatre décennies internationales sur le développement (1960-2000), le programme des Objectifs du millénaire pour le développement (2000-15) et l’Agenda 2030 (2015-30). Ambitieux et universel, ce programme d’envergure planétaire repose sur la formulation d’une série de 17 objectifs, 169 cibles et 232 indicateurs liés au concept de développement durable. Selon les estimations de l’AGNU formulées en 2017, c’est un financement colossal de 90 000 milliards de dollars USD sur 15 ans qui était et est toujours requis pour assurer la réalisation de ce programme d’ici 2030 (sur le financement du développement, voir en particulier : Programmes d’Addis-Abeba 2015 et Document final de Séville 2025).

Avec les droits humains, la paix et la sécurité internationales, le développement durable constitue aujourd’hui l’un des trois piliers fondamentaux de l’action internationale des Nations Unies (Pacte sur l’avenir de 2024). Or, malgré l’importance de ce domaine d’action pour le système onusien dans son ensemble, force est de constater que ce programme n’est pas en voie de se réaliser. Au contraire, comme l’indiquait récemment le SGNU, Antonio Guterres, à l’échelle mondiale c’est plus de 50% des ODD qui stagnent ou régressent et moins de 20% des ODD qui sont sur la voie d’être effectivement atteints d’ici 2030 (Rapport ODD, 2025). Sur le plan financier, l’ONU évalue d’ailleurs à 4000 milliards USD par an le déficit actuel de financement. Bref, à l’instar des programmes précédents, l’ONU et ses États membres se dirigent vraisemblablement vers un échec important en matière de développement. Le désengagement récent et radical des États-Unis dans ce domaine de coopération, particulièrement sous l’administration Trump, constitue d’ailleurs un obstacle majeur à sa réalisation devant être pris en compte. Fondé sur la devise phare "Ne laissez personne de côté", le titre de notre colloque international : "Laissés de côté", se veut justement une façon, pour nous, de mettre en relief les échecs de ce programme et l’urgence d’une analyse critique. Malgré tous les mérites que l’on peut reconnaître à l’Agenda 2030 et l’importance de la mobilisation qu’il a généré à tous les niveaux depuis 2015, aussi bien par les acteurs étatiques que les acteurs non étatiques, force est d’admettre qu’une grande partie de la population planétaire est toujours exclue, marginalisée ou discriminée. Toutes les données probantes que l’on retrouve dans la base de données globale sur les ODD (ODD, Global Database), dans les rapports annuels sur les ODD (2016-25) et les rapports d’Examens nationaux volontaires (Forum de haut-niveau sur le développement durable, ENV) vont dans ce sens. Des millions de personnes ne sont pas en mesure d’exercer de manière effective leur droit au développement, entendu comme « un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés, et de bénéficier de ce développement » (Art. 1 de la Déclaration sur le droit au développement des NU de 1986).

Dans ce contexte, porter, comme nous le ferons, un regard interdisciplinaire et intergénérationnel sur l’Agenda 2030, c’est porter un regard sur l’état du monde en matière de développement et s’interroger sur ce qui explique l’exclusion d’une partie encore trop importante de la population mondiale des processus de développement contemporains. De nombreuses leçons pourront être tirées et partagées au terme des quatre journées de notre colloque.

 

Programme préliminaire

 

« Laissés de côté ». Un regard interdisciplinaire et intergénérationnelles sur l’Agenda 2030 des Nations Unies / Du 17 au 20 juin 2026, salle DR-200, UQAM et Zoom

 

Jour 1 – Bilan et perspectives après 10 ans de mise en oeuvre de l’Agenda 2030 (17 juin 2026)

  • Accueil et mot de bienvenue
  • Panel 1 – Bilan global et asymétries dans la réalisation des ODD
  • Panel 2 – Les principaux obstacles et freins à la réalisation de l’Agenda 2030
  • Panel 3 – Bilan des mécanismes de suivi et monitoring
  • Panel 4 – Premier regard sur les angles-morts et les grands oubliés de l’Agenda 2030
  • Conclusion du jour 1

 

Jour 2 – Regards critique et interdisciplinaire sur l’Agenda 2030 (18 juin 2026)

  • Accueil et mot de bienvenue
  • Panel 1 – Analyse des dimensions économiques et financières du développement durable à l’ONU
  • Panel 2 – Analyse des dimensions sociale du développement durable à l’ONU
  • Panel 3 – Les enjeux environnementaux du développement durable à l’ONU
  • Panel 4 – Les enjeux culturels, politiques et juridiques relatifs à l’Agenda 2030
  • Conclusion du jour 2

 

Jour 3 - Égalité, diversité et inclusion. Une clé de voute pour analyser le programme des ODD (19 juin 2026)

  • Accueil et mot de bienvenue
  • Panel 1 – Regards des peuples et personnes vulnérables sur l’Agenda 2030
  • Panel 2 – Regards des peuples autochtones sur l’Agenda 2030 des Nations Unies
  • Panel 3 – Analyse de l’Agenda 2030 des Nations Unies sous l’angle de l’équité intergénérationnelle et l’équité intragénérationnelle
  • Panel 4 – Regards du Sud sur l’Agenda 2030 des Nations Unies
  • Conclusion du jour 3

 

Jour 4 – Regard des jeunes chercheurs et des jeunes chercheuses sur l’Agenda 2030 des Nations Unies (20 juin 2026)

  • Accueil et mot de bienvenue
  • Panel 1 –Regard des jeunes chercheurs et des jeunes chercheuses sur les angle-morts et les échecs de l’Agenda 2030
  • Panel 2 – Regard des jeunes chercheurs et des jeunes chercheurs sur les inégalités et la marginalisation des personnes et populations vulnérables
  • Table-ronde – Regards croisés des jeunes chercheurs et jeunes chercheuses sur l’avenir du modèle onusien de développement

Soirée : Conférence de clôture (conférencière(s) ou conférencier(s) vedettes) + Cocktail-dînatoire

 

Comité d’organisation

  • François Roch (UQAM)
  • Blaise-Pascal Ntirumenyerwa Mihigo (UQAM et Université de Kinshasa)
  • Michèle Rioux (UQAM)
  • Ndiaye Ndeye Dieynaba (UQAM)
  • Alain Maurin (Université des Antilles)
  • Paméla Obertan (Université des Antilles)
  • Geneviève Dufour (Université d’Ottawa)
  • Stéphane Roche (Université Laval)
  • Ashley Byrne (Université Laval)
  • Roland Ouedraogo Touwende (UQAM et UdeM)
  • Valériane Thool (Université de Sherbrooke)
  • François Audet (Institut d’études internationales de Montréal)
  • Mark Purdon (UQAM)

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