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Économique politique internationale et considérations théoriques : Paradigme libre-échangiste et structure marchande

Économique politique internationale et considérations théoriques : Paradigme libre-échangiste et structure marchande

Bruno Hamel

27 janvier 1995

La nouvelle importance des rapports économiques internationaux est une question qui bouleverse fondamentalement la discipline des relations internationales. En effet, jusqu’à ce jour, on a peine à cerner une vision théorique prédominante quant aux relations, pourtant fondamentales, entre économie politique internationale et politique nationale. Il est possible de penser ces relations à la lumière des écrits récents de penseurs néo-marxistes comme Arrighi ou Cox[1] ou en suivant les conclusions de penseurs plus libéraux de la nouvelle économie industrielle comme Dunning et Krugman[2]. Sur un autre plan, des auteurs comme Waltz sont parvenus à asseoir une certaine hégémonie théorique- celle du paradigme réaliste- en insistant sur les analogies entre comportements et rationalité économiques et la dynamique plus large des relations internationales. Chacune à leur façon, ces théories apportent une contribution originale et sans doute indispensable à une meilleure compréhension des rapports qui nous intéressent ici. Pourtant, elles ne fournissent qu’une vision tronquée de dynamiques particulièrement importantes comme la mise en place des accords régionaux de libre-échange. Les analyses classiques avaient déjà expliciter les conditions de la mise en place de ces accords régionaux qui relevaient de << solutions de second rang >> dès leur instauration durant les années 1940 et 1950. Si une telle vision, qui a largement prédominé durant plusieurs décennies, pouvait faire sens dans un monde où une libéralisation plus large, lire globale, restait largement à faire, on se rendra rapidement à l’évidence qu’aujourd’hui une telle position théorique n’est plus tenable. Les succès des différentes rondes de libéralisation du commerce international sous les auspices du GATT/OMC, par exemple, viennent nous rappeler qu’une solution de second rang ne peut se présenter de nos jours que comme une solution de repli par rapport à la solution de premier rang que représente une libéralisation multilatérale.

(Suite dans le document joint)

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