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Le casse-tête de la balance commerciale des États-Unis

6 septembre 2011 , par Christian Deblock

Alors que tous les regards à Washington étaient encore braqués sur le déficit public et la dette américaine, le 11 août le rapport mensuel du BEA et de l’U.S. Census Bureau sur le commerce extérieur est venu rappeler à notre bon souvenir l’autre déficit, tout aussi monstrueux que son jumeau le déficit public : « The June goods and services deficit ($53.1 billion) was the highest since October 2008 ($59.5 billion) ». De quoi faire immédiatement réagir les responsables du commerce et ne pas en rajouter davantage alors que l’économie américaine accumule les mauvais chiffres. Les chiffres à venir pour le mois de juillet seront peut-être plus favorables mais le fait est que le déficit ne se résorbe pas aussi rapidement que le voudraient les responsables politiques, alimentant ainsi par l’autre porte la dette américaine. Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que le président Obama se soit beaucoup préoccupé de la politique commerciale américaine, encore moins de cette véritable bombe à retardement qu’est le déficit. Mais comment aborder le problème ? Les explications traditionnelles se divisent entre celles qui y voient un problème de change, celles pour qui le déficit est le symptôme le plus visible d’une Amérique qui vit au-dessus de ses moyens et celles pour qui la source du problème est ailleurs, dans le mercantilisme aujourd’hui pratiqué à grande échelle par certains pays. La piste de discussion que nous voulons ouvrir dans cette note est la suivante : aucune de ces explications ne peut suffire aujourd’hui à rendre compte d’un problème qui trouve moins sa source dans les déséquilibres macro-économiques ou les désordres monétaires, que dans les transformations rapides de l’économie mondiale et le basculement de son centre de gravité vers l’Asie en général et la Chine en particulier.

Lire la suite dans le document joint.


Commentaires

J’ai lu avec intérêt votre papier sur les déficits américains.

Il me semble pour autant que certains arguments soulevés il y a quelques années restent valides, surtout depuis la dégradation de la note de la dette américaine (depuis cette dégradation les taux US ont d’ailleurs baissé alors qu’on nous prédisait l’enfer pour les États-Unis en cas de dégradation).

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