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Conjoncture économique de l’Argentine

Traduction de Louis-Fred. Gaudet


Les élections parlementaires d’octobre
El Clarin, le principal quotidien au pays,
demandait à ses cyber-lecteurs au lendemain des
élections parlementaires de la fin octobre s’ils
étaient étonnés des résultats obtenus. 80 % de ces
derniers indiquèrent ne l’être d’aucune manière.
Mais la classe politique a toutefois été surprise,
sinon choquée par les résultats. Pour la première
fois depuis le retour de la démocratie, il y a de
cela 18 ans, 25 % de l’électorat a décidé de ne pas
voter, malgré le fait qu’il s’agisse d’un devoir
citoyen qui, lorsque non exécuté, est pénalisé par
la loi. De plus, un autre 15 % de la population
nationale a choisi de participer, mais pour annuler
son suffrage. La somme de ces pourcentages,
réunis dans une nouvelle catégorie nommée « le
vote amer », représente près de 8 millions de
votes, soit deux millions de plus que la somme
des votes obtenus par le vainqueur de l’élection,
le Parti Justicialiste (Péroniste) et le double de
ceux obtenus par l’Alliance, le parti du
gouvernement de Fernando de la Rua.
En termes strictement électoraux, le
gouvernement a souffert d’une forte déroute, au
point de perdre sa majorité à la Chambre des
Députés, où il est passé de 104 représentants à
seulement 87, sur un total de 256 sièges. À
l’opposé, le Parti Justicialiste a augmenté sa
représentation de 18 sièges, ce qui leur en donne
maintenant 116. Les partis provinciaux et les
forces politiques secondaires n’ont pas connu de
changements significatifs. Au Sénat, où la
réforme constitutionnelle de 1994 a augmenté le
nombre de sièges de 48 à 72 et les a ouvert à
l’élection directe, afin d’améliorer la
représentation des minorités, la domination des
péronistes s’est maintenue, passant de 36 à 39,
alors que le gouvernement n’en a obtenu que 26
(http://www.elecciones2001.gov.ar).

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