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Administrer l’Argentine résiduelle de la dette et de contrats résiliés

No 04-10. Mars 2004


Le président Kirchner a l’habitude de dire qu’il doit administrer deux Argentines. La première est l’Argentine actuelle, un pays en franche récupération économique depuis le deuxième semestre de 2002 et une société qui recommence à croire en ses institutions, qu’elles se nomment armée ou cour suprême. La seconde est l’Argentine résiduelle, celle qui traîne les séquelles de la crise sociale, politique, économique et financière qui l’a secouée à la fin de l’année 2001. C’est en administrant la première qu’il a gagné l’appui et la confiance de plus de 70 % des Argentins depuis son élection en mai 2003. C’est lorsqu’il administre la seconde qu’il met potentiellement en jeu cet impressionnant capital politique.

L’Argentine résiduelle, c’est un million de détenteurs d’obligations qui réclament 82 milliards de dollars de capital et 18 milliards de dollars d’arriérés d’intérêts. Ce sont aussi les actionnaires des entreprises de services publics privatisées au cours des années 1990 et qui attendent toujours l’actualisation de leurs contrats de concession, résiliés de facto par la fin abrupte du régime de convertibilité. Ce sont finalement les banques dont la situation patrimoniale a été mise à mal par la conversion asymétrique des dépôts et des prêts auparavant libellés en dollars plutôt qu’en monnaie nationale.

(Suite dans le document joint)

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