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	<title>Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS)</title>
	<link>https://cirdis.uqam.ca/</link>
	<description>Le CIRDIS est un centre de recherche interdisciplinaire s'int&#233;ressant au d&#233;veloppement international. Les activit&#233;s du Centre sont regroup&#233;es en diff&#233;rents axes : mise en valeur des ressources naturelles, coop&#233;ration internationale, droits humains, mouvements sociaux et soci&#233;t&#233; civile, et gouvernance.</description>
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		<title>Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS)</title>
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		<title>La crise au Mali : groupes arm&#233;s, impasse politique et crise humanitaire</title>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Salim Chena ATER &#224; l'IEP de Bordeaux &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de devenir le terrain de pr&#233;dilection d'une multitude de groupes arm&#233;s, le Mali est surtout une r&#233;gion mill&#233;naire ais&#233;ment habitable jusqu'il y a 5000 ans. Les &#233;volutions climatiques en ont fait une zone d&#233;sertique o&#249;, avec l'accroissement de la population, l'acc&#232;s aux ressources y est extr&#234;mement difficile. Lieu de famines r&#233;currentes, l'aire sah&#233;lienne p&#226;tit de l'ass&#232;chement du fleuve Niger dans lequel la quantit&#233; d'eau a diminu&#233; de plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=66&amp;mots[]=66|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Salim Chena&lt;br class='autobr' /&gt;
ATER &#224; l'IEP de Bordeaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de devenir le terrain de pr&#233;dilection d'une multitude de groupes arm&#233;s, le Mali est surtout une r&#233;gion mill&#233;naire ais&#233;ment habitable jusqu'il y a 5000 ans. Les &#233;volutions climatiques en ont fait une zone d&#233;sertique o&#249;, avec l'accroissement de la population, l'acc&#232;s aux ressources y est extr&#234;mement difficile. Lieu de famines r&#233;currentes, l'aire sah&#233;lienne p&#226;tit de l'ass&#232;chement du fleuve Niger dans lequel la quantit&#233; d'eau a diminu&#233; de plus d'un tiers en trente ans. Concentr&#233;es dans le Sahara maghr&#233;bin, les nappes d'eaux fossiles ne sont pas accessibles aux sah&#233;liens qui luttent, en outre, pour l'exploitation de terres arables de plus en plus r&#233;duites. De plus, la structuration de la r&#233;gion en Etat-nations &#224; la suite de la d&#233;colonisation a engendr&#233; plusieurs probl&#232;mes quant &#224; la perp&#233;tuation des traditions nomades et agro-pastorales. De nombreuses communaut&#233;s, comme les ethnies peuls, maures, songha&#239;s et touaregs y sont pr&#233;sentes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit donc d'un espace d'une richesse culturelle unique &#224; l'image de la cit&#233; de Tombouctou qui abrite des manuscrits du XII&#232;me si&#232;cle et des mosqu&#233;es et mausol&#233;es &#233;rig&#233;s du XIV&#232;me au XVII&#232;me si&#232;cle. La destruction par des salafistes de certains d'entre eux, &#224; l'&#233;t&#233; 2012, a amen&#233; l'Unesco &#224; placer la ville sur la liste du patrimoine mondial en p&#233;ril. Ainsi, depuis les premi&#232;res prises d'otages europ&#233;ens entre l'Alg&#233;rie et le Mali en 2003 jusqu'&#224; la crise malienne du printemps 2012, la repr&#233;sentation du Sahel est pass&#233;e de celle d'une &#171; r&#233;gion menac&#233;e &#187;, regroupant plusieurs Pays les Moins Avanc&#233;s d'Afrique, &#224; celle d'une &#171; r&#233;gion menace &#187; dans laquelle les politiques de s&#233;curit&#233; militaire ont supplant&#233; les enjeux pourtant fondamentaux de s&#233;curit&#233; humaine. La crise malienne porte en elle le risque d'une d&#233;stabilisation de l'ensemble sah&#233;lien avec des r&#233;percussions dans les Etats voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une cons&#233;quence de la chute du colonel Kadhafi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas malien montre bien le lien complexe qui existe entre s&#233;curit&#233; et d&#233;veloppement. L''instabilit&#233; actuelle du Mali r&#233;side dans la chute du r&#233;gime de Mouammar Kadhafi &#224; l'automne 2011 : victime collat&#233;rale des &#171; Printemps arabes &#187;, le septentrion malien a vu affluer les soldats touaregs rassembl&#233;s par l'ancien Guide libyen dans sa L&#233;gion islamique. Instrumentalisant le ressentiment ancien de ce peuple berb&#232;re nomade, &#233;parpill&#233; entre Niger, Mali, Burkina Faso, Alg&#233;rie et Libye, il r&#234;vait d'un Etat pan-sah&#233;lien qui aurait radicalement red&#233;fini les fronti&#232;res actuelles. Rival de l'Alg&#233;rie, Tripoli a contribu&#233; &#224; l'apaisement de la crise touar&#232;gue au Niger en 2009, tandis qu'Alger a servi de m&#233;diateur avec les rebelles maliens s'&#233;tant soulev&#233;s en 2006. Marginalis&#233;s au sein des Etats sah&#233;liens, qui privil&#233;gient leurs zones sud o&#249; se trouvent leurs capitales et les ethnies majoritaires, les rebelles touaregs ont accumul&#233; suffisamment d'armes et de comp&#233;tences aupr&#232;s de Kadhafi pour mener leur lutte hors du patronage des puissances r&#233;gionales. Au printemps 2012, le Mouvement National de Lib&#233;ration de l'Azawad a donc lanc&#233; une offensive contre les principales villes du nord-Mali que sont Kidal, Tombouctou et Gao ; ils ont facilement fait battre en retraite la faible arm&#233;e malienne. Le 6 avril 2012, le MNLA a proclam&#233; l'ind&#233;pendance de l'Azawad et commenc&#233; &#224; &#233;tablir les premiers jalons politiques et sociaux d'un Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foisonnement des groupes arm&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le MNLA la&#239;c n'aurait pu r&#233;aliser un tel coup de force militaire sans l'appui d'un groupe touareg de tendance salafiste qui l'a soutenu dans la prise de Gao et Tombouctou, et qui avait conquis seul Kidal. Ansar Eddine, dirig&#233; par l'ancien rebelle Iyad Ag Ghali, d&#233;fend l'instauration d'un Etat islamique dans l'ensemble du Mali. Les d&#233;saccords entre les deux groupes quant &#224; la nature du futur Etat, ont conduit &#224; des affrontements aboutissant &#224; la prise de contr&#244;le des grandes villes par les islamistes qui ont aussit&#244;t entam&#233; l'application stricte de la charia et de ses ch&#226;timents corporels : interdiction de l'alcool et du tabac, port du voile obligatoire pour les femmes, punition des couples adult&#232;res ou non-mari&#233;s, destructions du patrimoine culturel islamique &#224; dominante soufie&#8230; Face &#224; cette humiliation, un groupe d'officiers maliens, emmen&#233; par le colonel Amadou Haya Sanogo, a destitu&#233; au printemps 2012 le pr&#233;sident Amadou Toumani Tour&#233; et arr&#234;t&#233; son gouvernement &#224; quelques mois des &#233;lections pr&#233;sidentielles. Depuis, si elle a renonc&#233; &#224; l'exercice direct du pouvoir, la junte contr&#244;le largement le gouvernement civil de transition et est accus&#233;e de mauvais traitements sur ses prisonniers. Certains militaires ont m&#234;me agress&#233; le pr&#233;sident Dioncounda Traor&#233;, pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale depuis 2007, dans son palais, le for&#231;ant &#224; s'exiler en France pour se soigner. D&#233;j&#224;, le nord du Mali &#233;tait devenu, depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, un fief d'Al Qa&#239;da au Maghreb Islamique (AQMI) et de ses &#233;mirs Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar ; en outre, est apparu fin 2011, le Mouvement pour l'Unicit&#233; et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui a, depuis lors, revendiqu&#233; plusieurs enl&#232;vements et deux attentats suicides Alg&#233;rie. Le Mujao est &#233;galement responsable de l'enr&#244;lement et de l'endoctrinement d'enfants soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, plusieurs groupes arm&#233;s seraient en cours de constitution pour lutter contre l'int&#233;grisme et d&#233;fendre l'unit&#233; territoriale du Mali. Le Mouvement R&#233;publicain de Restauration de l'Azawad (MRRA), men&#233; par El Hadj Ag Gamou, ancien rebelle touareg dans les ann&#233;es 1990, int&#233;gr&#233; comme officier sup&#233;rieur malien, d&#233;fend une position autonomiste et non s&#233;cessionniste ; r&#233;fugi&#233; au Niger avec ses hommes, il compte s'opposer aux groupes islamistes depuis mai 2012. Form&#233; en avril, le Front National de Lib&#233;ration de l'Azawad (FNLA) d&#233;fend, lui, la r&#233;int&#233;gration du nord-Mali &#224; l'Etat bamakois mais regroupe principalement des populations dites arabes ou maures du nord-ouest du Mali. En juillet, un Front Patriotique de R&#233;sistance rassemble, dans la m&#234;me perspective, six mouvements d'auto-d&#233;fense de la r&#233;gion de Gao ; il d&#233;fend une solution arm&#233;e contre les islamistes et les touaregs pour pallier la faiblesse de l'arm&#233;e malienne et l'attentisme du gouvernement de transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'&#233;chec patent de la strat&#233;gie du fait accompli du MNLA et &#224; son incapacit&#233; &#224; rassembler les diff&#233;rentes ethnies du septentrion malien, le Mali s'est enlis&#233; dans une crise politique et militaire. La situation menace de se transformer en crise humanitaire du fait des risques de crise alimentaire et de l'exode de pr&#232;s de 300 000 r&#233;fugi&#233;s dans les &#201;tats voisins ou d&#233;plac&#233;s vers le sud. Enfin, certains craignent que la propagande anti-touareg de l'&#201;tat central malien fasse d&#233;g&#233;n&#233;rer le conflit en lutte ethnique, mena&#231;ant tout particuli&#232;rement les populations touar&#232;gues minoritaires, pourtant loin d'&#234;tre enti&#232;rement acquises aux th&#232;ses du MNLA ; plusieurs incidents ont d&#233;j&#224; eu lieu dans la r&#233;gion de Bamako.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une impasse politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; cette situation, la communaut&#233; internationale d&#233;fend un retour &#224; l'ordre constitutionnel pour favoriser une reprise en main des r&#233;gions du nord. La Communaut&#233; &#201;conomique Des &#201;tats d'Afrique de l'Ouest (C&#201;D&#201;AO) a mis en place une mission au Mali (Micema) destin&#233;e &#224; soutenir la transition politique et a charg&#233; le Burkina Faso de la m&#233;diation entre les acteurs de la crise et les Etats de la r&#233;gion ; &#224; la suite d'une r&#233;union &#224; Abidjan, &#224; la fin juillet 2012, la C&#201;D&#201;AO pr&#233;pare l'envoi d'une force r&#233;gionale de 3000 hommes mais attend, pour cela, une r&#233;solution favorable du Conseil de s&#233;curit&#233;. Cependant, avec l'exil du pr&#233;sident Traor&#233; et la faiblesse politique du premier ministre Cheick Modibo Diarra, qui n'arrive pas &#224; se d&#233;faire de l'emprise de la junte, la formation d'un gouvernement d'union nationale, demand&#233;e par la C&#201;D&#201;AO, peine &#224; se concr&#233;tiser. Surtout, la classe politique malienne est divis&#233;e par des ambitions antagonistes : le Front Uni pour la D&#233;fense de la R&#233;publique, qui rassemble 140 partis politiques et organisations de la soci&#233;t&#233; civile, critiquent le manque de l&#233;gitimit&#233; des instances de transition. Le retour du pr&#233;sident Traor&#233;, le 27 juillet 2012, doit soutenir la formation d'un gouvernement d'union nationale durant le mois d'ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impasse politique dans laquelle se trouve le Mali se double d'une impasse militaire : les forces maliennes n'ont ni les &#233;quipements, ni la formation pour venir &#224; bout de ces groupes arm&#233;s ; cependant, une intervention &#233;trang&#232;re risquerait, d'une part, de renforcer l'agressivit&#233; des groupes islamistes dont la capacit&#233; de nuisance peut s'&#233;tendre au-del&#224; des fronti&#232;res maliennes, et, d'autre part, d'exacerber les tensions ethniques, en introduisant des soldats &#233;trangers aux communaut&#233;s touar&#232;gues. La position alg&#233;rienne, principale puissance r&#233;gionale en termes militaires et politiques, est caract&#233;ris&#233;e par une prudence extr&#234;me : ne pouvant soutenir les touaregs maliens de peur que leurs homologues alg&#233;riens se soul&#232;vent, Alger d&#233;fend le principe de l'unit&#233; territoriale du Mali sans pour autant appuyer l'&#201;tat malien. En contact avec Ansar Eddine, elle esp&#232;re s'appuyer sur ce groupe pour contrer &#224; la fois AQMI et le MNLA, et favoriser l'engagement d'un processus de n&#233;gociations sur la base des accords d'Alger de 2006 qui garantissaient l'unit&#233; du Mali, cherchaient &#224; d&#233;velopper le nord malien et &#224; obtenir une meilleure int&#233;gration des touaregs aux institutions et aux forces arm&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union europ&#233;enne, pour sa part, d&#233;fendrait une action militaire de la C&#201;D&#201;AO si celle-ci obtenait un feu vert de l'ONU, mais cette hypoth&#232;se est cat&#233;goriquement refus&#233;e par l'Alg&#233;rie qui la per&#231;oit comme une intrusion dans sa zone d'influence exclusive. Sans un accord tacite d'Alger, une telle intervention serait difficilement r&#233;alisable. L'Alg&#233;rie se contente alors de d&#233;fendre son territoire en fermant sa fronti&#232;re, y compris aux r&#233;fugi&#233;s, et en usant de son droit de poursuite en territoire malien seulement en cas de tentatives d'infiltrations des islamistes sur son sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;gion convoit&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La corruption est une des causes de l'&#233;clatement de la crise au grand jour. Les rentables n&#233;gociations avec les islamistes pour lib&#233;rer des otages et l'importance croissante prise par le transit de la coca&#239;ne d'Am&#233;rique latine vers le Moyen-Orient et l'Europe ont consid&#233;rablement affaibli les &#201;tats de la r&#233;gion : une minorit&#233; corrompue des services de s&#233;curit&#233; locaux s'est enrichie, justement, gr&#226;ce &#224; ce manque de souverainet&#233; effective. Soup&#231;onn&#233;s d'association avec les groupes islamistes locaux qui pr&#233;l&#232;vent une d&#238;me sur les cargaisons en &#233;change d'une escorte et d'une garantie de s&#233;curit&#233; pour le transport de la drogue, les narcotrafiquants ont tout int&#233;r&#234;t au d&#233;p&#233;rissement des &#201;tats centraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le sous-sol de la r&#233;gion sah&#233;lienne rec&#232;lerait &#233;norm&#233;ment de richesses : or, mangan&#232;se, hydrocarbures, uranium&#8230; Peu explor&#233;es et presque pas exploit&#233;es, ces ressources suscitent l'int&#233;r&#234;t de grandes compagnies internationales. L'alg&#233;rienne Sonatrach, l'italienne Eni, la fran&#231;aise Total ou encore Qatar Petroleum poss&#232;dent ainsi des concessions mini&#232;res en Mauritanie et/ou au Mali. G&#233;r&#233;es dans un cadre l&#233;gislatif soutenu par un &#201;tat fort, ces richesses pourraient servir &#224; d&#233;velopper une des r&#233;gions les plus pauvres au monde. Or, les profits tir&#233;s de l'exploitation de ces ressources extractives destin&#233;es &#224; l'exportation partent g&#233;n&#233;ralement hors des fronti&#232;res des &#201;tats qui les abritent. Dans le contexte d'un gouvernement provisoire malien contest&#233; pour son manque de l&#233;gitimit&#233;, se pose alors la question des moyens et outils &#224; utiliser pour renforcer la souverainet&#233; et favoriser un retour &#224; l'ordre constitutionnel sur cet espace aussi vaste et potentiellement riche que complexe et instable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller plus loin :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.slateafrique.com/90045/au-nord-mali-quatre-forces-se-partagent-territoire-et-pouvoir-mnla-ansar-dine-mujao-aqmi&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.slateafrique.com/90045/au-nord-mali-quatre-forces-se-partagent-territoire-et-pouvoir-mnla-ansar-dine-mujao-aqmi&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-de-louest/mali/189-mali-eviter-l-escalade.aspx&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-de-louest/mali/189-mali-eviter-l-escalade.aspx&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&amp;O=1027&amp;titre_page=NA_2012-05-22_FR_J-DUFOUR&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&amp;O=1027&amp;titre_page=NA_2012-05-22_FR_J-DUFOUR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un an apr&#232;s les &#171; Printemps arabes &#187; : impacts politiques et g&#233;opolitiques du Maghreb au Machrek</title>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Salim Chena &lt;br class='autobr' /&gt;
ATER &#224; l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=66&amp;mots[]=66|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Salim Chena &lt;br class='autobr' /&gt;
ATER &#224; l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les relations Russie-OTAN et le bouclier antimissile</title>
		<link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-cirdis&amp;id_article=7789</link>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Irakli Gelukashvili Candidat au doctorat en science politique &#224; l'UQAM &lt;br class='autobr' /&gt;
Les 20 et 21 mai 2012 &#224; Chicago s'est tenu le sommet de l'Organisation du Trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN). Lors de ce sommet il a &#233;t&#233; annonc&#233; que le syst&#232;me de d&#233;fense antimissile balistique disposerait d'une capacit&#233; int&#233;rimaire, soit la premi&#232;re &#233;tape du d&#233;veloppement du syst&#232;me antimissile d&#233;cid&#233; lors du sommet de Lisbonne en novembre 2010. Selon le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Irakli Gelukashvili&lt;br class='autobr' /&gt;
Candidat au doctorat en science politique &#224; l'UQAM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 20 et 21 mai 2012 &#224; Chicago s'est tenu le sommet de l'Organisation du Trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN). Lors de ce sommet il a &#233;t&#233; annonc&#233; que le syst&#232;me de d&#233;fense antimissile balistique disposerait d'une capacit&#233; int&#233;rimaire, soit la premi&#232;re &#233;tape du d&#233;veloppement du syst&#232;me antimissile d&#233;cid&#233; lors du sommet de Lisbonne en novembre 2010. Selon le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ce syst&#232;me permettra &#224; l'Alliance atlantique de se d&#233;fendre contre les menaces provenant de l'ext&#233;rieur de la zone euro-atlantique. Rasmussen a &#233;galement ajout&#233; que ce bouclier antimissile ne vise pas la Russie, mais envisage d'intercepter, le cas &#233;ch&#233;ant, les missiles provenant de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vladimir Poutine a surpris tout le monde en annon&#231;ant son absence au sommet du G8 &#224; Camp David, tenu seulement quelques jours avant le sommet de l'OTAN, et en envoyant &#224; sa place son premier ministre et ancien pr&#233;sident, Dmitri Medvedev. Une r&#233;union du Conseil OTAN-Russie n'&#233;tait pas non plus pr&#233;vue lors du sommet &#224; Chicago. Selon des sources officielles russes, Poutine n'a pas pu assister &#224; cette rencontre &#224; cause de son agenda trop charg&#233; apr&#232;s les &#233;lections pr&#233;sidentielles de mars 2012. Toutefois, on peut supposer qu'il s'agissait &#233;galement d'un signal montrant son m&#233;contentement vis-&#224;-vis du bouclier antimissile. Il a ainsi remis en question le &#171; red&#233;marrage &#187; des relations russo-am&#233;ricaines, souhait&#233; par Barack Obama d&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir. L'objectif de ce texte est de revenir sur le projet de bouclier anti-missile et sur son impact sur les relations Russie-OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de bouclier anti-missile&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre du Golfe (1990- 1991) a caus&#233; un virage dans la r&#233;flexion sur la s&#233;curit&#233; am&#233;ricaine, en donnant plus de cr&#233;dibilit&#233; &#224; ceux qui pr&#233;tendaient que les &#201;tats-Unis ne sont pas prot&#233;g&#233;s contre les attaques de missiles &#224; longue port&#233;e. En fait, depuis la signature par L&#233;onid Brejnev et Richard Nixon du Trait&#233; ABM (Anti-Ballistic Missile Treaty) en 1972, l'accent avait &#233;t&#233; mis plut&#244;t sur les mesures de dissuasion au d&#233;triment des mesures plus actives. L'exp&#233;rience de la guerre du Golfe, notamment les attaques de missiles balistiques irakiens, a d&#233;montr&#233; que la dissuasion pourrait ne pas &#234;tre toujours efficace. Cette guerre a &#233;galement montr&#233; que d'autres moyens de protection, tels que le r&#233;gime mondial de non-prolif&#233;ration d'armes nucl&#233;aires, la diplomatie, le renseignement, etc., sont insuffisants et doivent &#234;tre renforc&#233;s par une capacit&#233; de d&#233;fense plus active contre une &#233;ventuelle attaque par missiles. Dans ce contexte, un bouclier antimissile appara&#238;t n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2001, George W. Bush annonce que les &#201;tats-Unis vont se retirer du Trait&#233; ABM pour se lancer dans la construction en Europe centrale d'un bouclier antimissile contre des missiles de longue port&#233;e. D&#232;s le d&#233;but de cette initiative, les &#201;tats-Unis ont indiqu&#233; que leur objectif &#233;tait de d&#233;fendre non seulement les &#201;tats-Unis, mais aussi leurs alli&#233;s europ&#233;ens contre les attaques de missiles provenant des &#171; &#201;tats voyous &#187;, faisant allusion &#224; l'Iran et &#224; la Cor&#233;e du Nord. En juin 2002, les &#201;tats-Unis abandonnent unilat&#233;ralement le Trait&#233; ABM et en d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e ils annoncent le d&#233;ploiement d'intercepteurs terrestres et maritimes, ainsi que de radars &#224; partir de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix des pays pour placer ce bouclier (dix intercepteurs en Pologne et un radar en R&#233;publique tch&#232;que) est strat&#233;gique car il se trouve ainsi assez pr&#234;t de l'Iran, l'un des lieux &#233;ventuels d'attaques par missile. Toutefois, il faut &#233;galement souligner les raisons politiques derri&#232;re ce choix : la majorit&#233; des pays ouest-europ&#233;ens sont en d&#233;saccord avec la perception des Am&#233;ricains sur les menaces provenant de l'Iran et en cons&#233;quence sur l'implantation du syst&#232;me antimissile sur leur territoire. Il a donc &#233;t&#233; plus facile de n&#233;gocier avec les pays d'Europe centrale, notamment avec la Pologne. L'ancien pr&#233;sident Lech Kaczynski a toujours exprim&#233; son soutien &#224; un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile am&#233;ricain, soulignant que cela pourrait contribuer &#224; la s&#233;curit&#233; europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Russie se sent menac&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les autorit&#233;s russes, le bouclier antimissile constitue une menace car il bouleverse la stabilit&#233; strat&#233;gique et pourrait provoquer une nouvelle course aux armements. Les Russes seraient en effet contraints de r&#233;pondre en ciblant l'Europe occidentale avec des missiles nucl&#233;aires balistiques de type SS-20 et en se retirant du Trait&#233; sur les forces nucl&#233;aires &#224; port&#233;e interm&#233;diaire (1987). De plus, selon les Russes, Moscou n'a pas &#233;t&#233; suffisamment inform&#233; et consult&#233; lors du lancement du projet de bouclier antimissile. Selon eux, les intercepteurs de d&#233;fense peuvent &#234;tre transform&#233;s en armes offensives avec un potentiel de premi&#232;re frappe contre la Russie. Enfin, les autorit&#233;s russes accusent les Am&#233;ricains de ne pas respecter certains principes du droit international en prenant la d&#233;cision de se retirer unilat&#233;ralement du Trait&#233; ABM. En juin 2007, lors du Sommet du G8 en Allemagne, le pr&#233;sident Poutine propose aux Am&#233;ricains d'utiliser conjointement un radar russe situ&#233; en Azerba&#239;djan, au lieu d'installer un syst&#232;me antimissile en Pologne et en R&#233;publique tch&#232;que. Mais pour les Am&#233;ricains, ce radar pourrait seulement &#234;tre envisag&#233; comme un compl&#233;ment, et non comme une substitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Russes ont plusieurs raisons de se m&#233;fier des Am&#233;ricains. Notamment pour des raisons historiques, ils per&#231;oivent l'installation du bouclier antimissile en Europe centrale comme une campagne visant &#224; d&#233;grader significativement la force de dissuasion nucl&#233;aire strat&#233;gique russe. Les soup&#231;ons des dirigeants russes au sujet de l'OTAN sont en partie aliment&#233;s par une longue p&#233;riode durant laquelle les deux camps ont &#233;t&#233; ennemis. Il faut souligner que l'OTAN, avec ses r&#233;orientations de politiques depuis 1991, a grandement contribu&#233; aux soup&#231;ons russes. De plus, les Am&#233;ricains, sous George W. Bush, en r&#233;ponse aux tentatives russes de rapprochement du d&#233;but des ann&#233;es 2000, ont &#233;tendu leur influence dans l'ancien espace sovi&#233;tique, en lan&#231;ant notamment des compagnes d'&#233;largissement de l'OTAN. Ils ont &#233;galement soutenu les r&#233;volutions de couleurs dans certaines anciennes r&#233;publiques sovi&#233;tiques (G&#233;orgie, Ukraine, Kirghizstan), minant un peu plus l'influence russe dans cette r&#233;gion. Dans ce contexte, le retrait unilat&#233;ral du trait&#233; ABM et le lancement du programme d'installation du bouclier antimissile en Europe centrale par les &#201;tats-Unis sont per&#231;us comme une nouvelle tentative pour accroitre l'influence am&#233;ricaine dans l'espace postsovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Russes consid&#232;rent ainsi que le gouvernement am&#233;ricain exag&#232;re la menace iranienne et qu'avec le temps le nombre d'intercepteurs pr&#233;vu va cro&#238;tre, cr&#233;ant ainsi un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile global. Cela va &#224; terme conduire &#224; un renforcement de la position h&#233;g&#233;monique des &#201;tats-Unis, l'OTAN &#233;tant vue comme une arme strat&#233;gique et politique aux mains des Am&#233;ricains pour accro&#238;tre cette h&#233;g&#233;monie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les &#201;tats-Unis et leurs alli&#233;s de l'OTAN tentent de consid&#233;rer la Russie comme un partenaire dans la lutte contre les menaces provenant principalement de l'ext&#233;rieur de l'Europe, la Russie semble &#234;tre plus int&#233;ress&#233;e par l'am&#233;lioration de sa situation strat&#233;gique vis-&#224;-vis de l'Alliance. Elle voit dans la proposition am&#233;ricaine de d&#233;fense antimissile une occasion de diviser les alli&#233;s et de renforcer sa position vis-&#224;-vis de l'OTAN. Confront&#233;e &#224; de graves difficult&#233;s li&#233;es &#224; sa transformation dans le monde post Guerre froide, elle a gard&#233; un sentiment d'humiliation li&#233; au d&#233;mant&#232;lement de l'URSS. Cela la pousse &#224; faire entendre sa voix sur la sc&#232;ne internationale, ce qui a des r&#233;percussions n&#233;gatives sur ses relations avec les Occidentaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une relance de la course aux armements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2009, sous l'administration Obama, les &#201;tats-Unis annoncent leur d&#233;cision d'abandonner le projet de bouclier antimissile en le rempla&#231;ant par un syst&#232;me plus l&#233;ger et plus souple, mieux adapt&#233; aux menaces actuelles. Selon eux, la raison principale de ce changement d&#233;coule du fait que le programme iranien de missiles balistiques est moins d&#233;velopp&#233; que pr&#233;vu. Toutefois, on peut &#233;voquer aussi d'autres raisons, comme un co&#251;t financier &#233;lev&#233;, une fiabilit&#233; douteuse, et l'hostilit&#233; des Russes &#224; l'&#233;gard de ce projet. La question de la d&#233;fense antimissile a toutefois tr&#232;s vite &#233;t&#233; &#224; nouveau mise sur la table, l'annonce d'Obama apparaissant plut&#244;t comme un moyen d'apaiser la Russie afin de relancer les relations russo-am&#233;ricaines et d'afficher publiquement une rupture avec la politique de George W. Bush. Ainsi, d&#233;cid&#233; lors du Sommet de Lisbonne en 2010, le bouclier antimissile doit &#234;tre achev&#233; en 2020. Il sera compos&#233; d'un radar situ&#233; en Turquie, d'intercepteurs implant&#233;s en Pologne et en Roumanie, de missiles SM-3 d&#233;ploy&#233;es sur des fr&#233;gates en M&#233;diterran&#233;e et d'un syst&#232;me de contr&#244;le command&#233; &#224; partir de l'Allemagne. Quant aux co&#251;ts de ce d&#233;ploiement, ils sont principalement assum&#233;s par les &#201;tats-Unis, mais les membres de l'OTAN sont appel&#233;s &#224; participer financi&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rant le fait que les Russes s'opposent farouchement &#224; l'installation de ce bouclier antimissile, on peut craindre une inutile (et dangereuse) relance de la course aux armements, qui va perturber davantage le &#171; red&#233;marrage &#187; des relations russo-am&#233;ricaines lanc&#233; par le pr&#233;sident Obama. En effet, en mars dernier Dmitri Medvedev a annonc&#233; que d'ici 2017-2018 la Russie devrait &#234;tre pr&#234;te &#224; faire face &#224; toute menace nucl&#233;aire potentielle. De son c&#244;t&#233;, le ministre de la d&#233;fense russe, Anatoli Serdioukov, a d&#233;clar&#233; avoir commenc&#233; &#224; prendre les mesures n&#233;cessaires pour r&#233;pondre ad&#233;quatement &#224; la menace potentielle provenant du bouclier antimissile de l'OTAN. Cela pourrait &#233;galement mettre un terme aux coop&#233;rations militaires entre les deux pays, comme l'a annonc&#233; le ministre des affaires &#233;trang&#232;re russe S. Lavrov. Il sera donc int&#233;ressant de voir comment vont &#233;voluer les relations am&#233;ricano-russes apr&#232;s la visite du chef d'&#233;tat-major am&#233;ricain, M. Dempsey, pr&#233;vue &#224; Moscou dans le cadre d'une rencontre avec son homologue russe en juillet 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, pour l'Alliance atlantique, l'implantation du bouclier antimissile en Europe centrale est avant toute une question qui rel&#232;ve des mesures ad&#233;quates &#224; prendre pour assurer la p&#233;rennit&#233; de la s&#233;curit&#233; de ses membres. Quant &#224; la Russie, elle per&#231;oit d'un &#339;il extr&#234;mement hostile cette initiative (comme celle de l'&#233;largissement de l'OTAN) en la consid&#233;rant comme une menace &#224; sa propre s&#233;curit&#233; nationale. Elle fait face &#224; un dilemme : soit refuser de coop&#233;rer et &#234;tre mise &#224; l'&#233;cart, soit participer, mais en acceptant certaines conditions &#233;tablies par l'OTAN.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut supposer que l'absence de progr&#232;s sur ce sujet est &#233;galement due aux contextes nationaux en Russie et aux &#201;tats-Unis, notamment en raison du lancement des campagnes &#233;lectorales. Obama lui-m&#234;me a d'ailleurs d&#233;clar&#233; &#8211;d&#233;claration qui a &#233;t&#233; rendue publique par accident&#8211; &#224; Medvedev lors d'une rencontre &#224; S&#233;oul en mars 2012 qu'il aurait une plus grande marge de man&#339;uvre apr&#232;s son &#233;ventuelle r&#233;&#233;lection. La flexibilit&#233; de Washington pourrait alors am&#233;liorer les relations russo-am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller plus loin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gelukashvili, I., &#171; Les relations entre la Russie et l'OTAN depuis la guerre russo-g&#233;orgienne : un partenariat possible &#187;, Points de mire, Vol 12, no. 7 (25 octobre 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hildreth, A. S. et Ek, C, &#8220;Long-Range Ballistic Missile Defense in Europe&#8221;, Congressional Research Service, 23 Septembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lukyanov, F, &#8220;Russia and the United States : A Precarious Balance&#8221;, Russia in Global Affairs, 21 juin 2012, [En ligne] : &lt;a href=&#034;http://eng.globalaffairs.ru/redcol/Russia-and-the-United-States-A-Precarious-Balance-15568&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://eng.globalaffairs.ru/redcol/Russia-and-the-United-States-A-Precarious-Balance-15568&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OTAN, &#171; Les dirigeants des pays alli&#233;s conviennent de mettre en place un syst&#232;me OTAN de d&#233;fense antimissile &#187;, 20 Novembre 2010, [En ligne] : &lt;a href=&#034;http://www.nato.int/cps/fr/SID-4E1C4797-CA9061B1/natolive/news_68439.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.nato.int/cps/fr/SID-4E1C4797-CA9061B1/natolive/news_68439.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les activit&#233;s de v&#233;rification de l'Agence internationale de l'&#233;nergie atomique : deux visions oppos&#233;es</title>
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		<title>La longue marche de l'Europe vers une diplomatie coh&#233;rente et efficace : le Service europ&#233;en pour l'action ext&#233;rieure un an apr&#232;s</title>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Irving Lewis Candidat au doctorat en science politique, Universit&#233; Laval &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le syst&#232;me international contemporain issu du trait&#233; de Westphalie, la diplomatie reste en g&#233;n&#233;ral l'apanage des &#201;tats. Avec le Service europ&#233;en pour l'action ext&#233;rieure (SEAE), corps diplomatique par excellence visant &#224; accro&#238;tre la coh&#233;rence et l'efficacit&#233; de la politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne, l'Union europ&#233;enne (UE) veut cependant renforcer son r&#244;le politique sur la sc&#232;ne internationale, m&#234;me si elle ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Irving Lewis&lt;br class='autobr' /&gt;
Candidat au doctorat en science politique, Universit&#233; Laval&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le syst&#232;me international contemporain issu du trait&#233; de Westphalie, la diplomatie reste en g&#233;n&#233;ral l'apanage des &#201;tats. Avec le Service europ&#233;en pour l'action ext&#233;rieure (SEAE), corps diplomatique par excellence visant &#224; accro&#238;tre la coh&#233;rence et l'efficacit&#233; de la politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne, l'Union europ&#233;enne (UE) veut cependant renforcer son r&#244;le politique sur la sc&#232;ne internationale, m&#234;me si elle ne dispose pas de certains attributs classiques d'un &#201;tat. Puisque le SEAE reste encore peu connu un an apr&#232;s sa mise en place, il est int&#233;ressant de revenir sur son r&#244;le dans l'architecture de la politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne et les d&#233;fis qui entourent sa mise en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un nouvel acteur du jeu institutionnel europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; par le trait&#233; de Lisbonne, le SEAE a principalement pour r&#244;le d'aider le Haut Repr&#233;sentant pour les affaires &#233;trang&#232;res et la politique de s&#233;curit&#233; &#224; exercer ses fonctions. Ce dernier est pr&#233;sident du Conseil des affaires &#233;trang&#232;res (traitant de toutes les questions relatives aux relations ext&#233;rieures de l'UE sauf &#224; la politique commerciale commune) et vice-pr&#233;sident de la Commission. Il peut aussi au besoin assister le Pr&#233;sident du Conseil europ&#233;en, le Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne et l'ensemble de la Commission europ&#233;enne. Ce poste est actuellement occup&#233; depuis novembre 2009 par la Britannique Catherine Ashton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SEAE est compos&#233; d'une administration centrale et des d&#233;l&#233;gations de l'Union dans les pays tiers et aupr&#232;s des organisations internationales (environ 140 d&#233;l&#233;gations qui couvrent toutes les r&#233;gions du monde). Il est g&#233;r&#233; par un Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral ex&#233;cutif, assist&#233; d'un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral administratif qui forment une direction coll&#233;giale avec le Haut Repr&#233;sentant lui-m&#234;me, les deux secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux adjoints et les directeurs des sept d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnel du service provient des institutions europ&#233;ennes (2/3) et des &#201;tats membres (1/3). &#192; la fin de l'ann&#233;e 2011, il comptait 3 611 agents, dont 1 551 bas&#233;s &#224; Bruxelles et 2 060 dans les d&#233;l&#233;gations de l'Union &#224; travers le monde. Si le premier budget de fonctionnement du SEAE est chiffr&#233; &#224; 464 millions &#8364;, dont environ 184 millions &#8364; sont attribu&#233;s aux services centraux et 280 millions &#8364; aux d&#233;l&#233;gations, une augmentation de 26,9 millions &#8364; a &#233;t&#233; demand&#233;e et accord&#233;e pour l'ann&#233;e 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel bilan un an apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus d'un an apr&#232;s son inauguration le 1er d&#233;cembre 2010 et le d&#233;but de ses travaux au 1er janvier suivant, le bilan reste provisoire. Une premi&#232;re &#233;valuation est pr&#233;vue, &#224; la mi-2013, &#224; la demande de la Haute Repr&#233;sentante. Toutefois, cette derni&#232;re a d&#233;j&#224; soulign&#233; dans un rapport pr&#233;sent&#233; le 22 d&#233;cembre 2011 au Parlement, au Conseil et &#224; la Commission, qu'en raison de la crise &#233;conomique internationale, des tensions dans la zone euro et du Printemps arabe, le contexte n'&#233;tait pas id&#233;al pour le lancement d'un nouveau service pour les relations ext&#233;rieures de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ind&#233;niable que le contexte politique et &#233;conomique mondial n'a pas jou&#233; en faveur d'une mise en place rapide et efficace de ce nouveau service. La personnalit&#233; de Catherine Ashton de m&#234;me que son leadership sont &#233;galement clairement mis en cause pour justifier l'inefficacit&#233; du SEAE dans l'accomplissement de ses missions. Nombreux observateurs lui reprochent son manque d'&#233;nergie politique, son inexp&#233;rience dans les affaires diplomatiques et par ricochet son incapacit&#233; &#224; concilier les trois grandes capitales europ&#233;ennes (Paris, Londres et Berlin) qui repr&#233;sentent &#224; elles seules 40 % de la population de l'Union et plus de la moiti&#233; de son PIB. Des critiques ont &#233;galement transparu dans une lettre dat&#233;e du 8 d&#233;cembre 2011, envoy&#233;e &#224; la Haute Repr&#233;sentante par les ministres des Affaires &#233;trang&#232;res de 12 &#201;tats membres de l'Union (Belgique, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Su&#232;de), pour fustiger le peu de progr&#232;s accompli par son service depuis sa mise en place. Le manque de coordination avec la Commission et les difficult&#233;s d'organisation avec les d&#233;l&#233;gations &#224; l'&#233;tranger &#233;taient &#233;galement relev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, le service a enregistr&#233; quelques r&#233;ussites. Parmi elles, il faut noter l'adoption, le 3 mai 2011, par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, de la r&#233;solution 65/276. Celle-ci d&#233;finit les modalit&#233;s de la participation des repr&#233;sentants de l'Union, &#171; en qualit&#233; d'observatrice &#187;, &#224; ses sessions et travaux et &#224; ceux de ses commissions et groupes de travail, aux r&#233;unions et conf&#233;rences internationales organis&#233;es sous son &#233;gide, ainsi qu'aux conf&#233;rences des Nations Unies. Cela laisse entrevoir de belles perspectives pour la diplomatie multilat&#233;rale europ&#233;enne. De m&#234;me, dans le cadre des activit&#233;s de la direction g&#233;n&#233;rale de la gestion des crises et de la planification du SEAE, une &#171; salle de crise &#187; a &#233;t&#233; inaugur&#233;e le 18 juillet 2011. Elle est destin&#233;e &#224; soutenir la plateforme de crise, en fournissant de mani&#232;re permanente (24h/24 et 7j/7) une veille mondiale, un suivi de situation actualis&#233; et un service r&#233;actif destin&#233; aux d&#233;l&#233;gations &#224; l'&#233;tranger ainsi qu'aux missions et op&#233;rations de la Politique de S&#233;curit&#233; et de D&#233;fense Commune. Cela montre l'importance accord&#233;e au d&#233;veloppement des capacit&#233;s de r&#233;ponse aux crises et &#224; la recherche de la coh&#233;rence dans les actions externes de l'UE dans le domaine. Les premi&#232;res plateformes de crise ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es et test&#233;es en Tunisie (janvier 2011), en &#201;gypte (f&#233;vrier 2011) et en Libye, notamment &#224; Benghazi (mars-mai 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les d&#233;fis pour l'avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Ashton, dans son rapport du 22 d&#233;cembre 2011, identifiait quatre priorit&#233;s pour l'avenir du service : 1) consolider sa capacit&#233; &#224; fournir de la substance politique dans les diff&#233;rents domaines d'action du SEAE ; 2) accro&#238;tre l'importance des d&#233;l&#233;gations europ&#233;ennes, en premi&#232;re ligne de l'action ext&#233;rieure de l'UE, &#224; travers la coop&#233;ration avec les ambassades nationales des &#201;tats membres et le transfert progressif des ressources des administrations centrales vers elles ; 3) construire une culture organisationnelle partag&#233;e n&#233;cessaire &#224; l'&#233;dification d'un SEAE unifi&#233; ; et 4) r&#233;soudre les probl&#232;mes existants dans les relations avec la Commission (gestion du personnel dans les d&#233;l&#233;gations, rapports hi&#233;rarchiques, responsabilit&#233;s financi&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra certainement du temps pour aplanir les diff&#233;rends avec la Commission et il en faudra encore davantage pour harmoniser la culture des trois sources de recrutement du SEAE (la Commission, le Conseil et les &#201;tats membres). Pour r&#233;ussir le pari d'une culture organisationnelle partag&#233;e, la Haute Repr&#233;sentante et ses collaborateurs devraient travailler &#224; la formulation d'une vision de la politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne : la seule r&#233;f&#233;rence actuelle en la mati&#232;re est la Strat&#233;gie europ&#233;enne de s&#233;curit&#233; r&#233;dig&#233;e sous l'autorit&#233; de Javier Solana, en 2003, et compl&#233;t&#233;e par un Rapport sur sa mise en &#339;uvre, en 2008, lors de la pr&#233;sidence tournante fran&#231;aise. Or, non seulement cette strat&#233;gie commence &#224; dater, mais le document r&#233;duit &#233;galement l'action ext&#233;rieure de l'Union &#224; la seule s&#233;curit&#233;, en occultant d'autres secteurs importants de sa diplomatie. Ce texte est &#233;galement peu ambitieux, ayant &#233;t&#233; &#233;labor&#233; apr&#232;s les divisions profondes parmi les pays europ&#233;ens au sujet de l'intervention militaire am&#233;ricaine en Irak. Tout cela explique qu'il soit actuellement en cours de r&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la Haute Repr&#233;sentante et son &#233;quipe, de concert avec la Commission, ont travaill&#233; &#224; la naissance de plusieurs strat&#233;gies comme le Partenariat pour la d&#233;mocratie et une prosp&#233;rit&#233; partag&#233;e avec le sud de la M&#233;diterran&#233;e (mars 2011) en r&#233;ponse au Printemps arabe, la Nouvelle politique europ&#233;enne de voisinage (mai 2011) et les strat&#233;gies pour le Soudan, le Sahel et la Corne de l'Afrique. Toutefois, ce dont a actuellement besoin l'Union, pour assurer la coh&#233;rence et garantir l'efficacit&#233; de ses actions &#224; l'ext&#233;rieur, c'est d'une grande strat&#233;gie de politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on peut regretter que des aspects importants de l'action ext&#233;rieure de l'UE tels que le commerce et l'aide humanitaire, pour ne citer que ceux l&#224;, soient plac&#233;s hors de la port&#233;e du SEAE. Il faut &#233;galement souligner que la Haute Repr&#233;sentante a un agenda difficile &#224; g&#233;rer : entre pr&#233;sider le Conseil des affaires &#233;trang&#232;res (une fois par mois), assister aux Conseils europ&#233;ens, si&#233;ger comme vice-pr&#233;sidente &#224; la Commission (une fois par semaine), remplir toutes les obligations diplomatiques li&#233;es &#224; son poste de Haute Repr&#233;sentante (par exemple pr&#233;sider le comit&#233; directeur de l'Agence europ&#233;enne de d&#233;fense) et entretenir des consultations r&#233;guli&#232;res avec le Parlement et les &#201;tats membres, il lui est tr&#232;s difficile de s'investir efficacement dans la direction du service. Si toutes ces responsabilit&#233;s participent &#224; la coh&#233;rence tant recherch&#233;e dans l'action ext&#233;rieure de l'UE, elles pourraient &#233;galement bien &#234;tre une des causes de son inefficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller plus loin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Hemra, S., Raines, T. &amp; Whitman, R. A Diplomatic Entrepreneur : Making the Most of the European External Action Service. Chatham House Report. D&#233;cembre 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.chathamhouse.org/publications/papers/view/180287&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.chathamhouse.org/publications/papers/view/180287&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Balfour, R., Bailes, A. J. K. &amp; Kenna, M. The European External Action Service at work How to improve EU foreign policy. EPC Issue Paper No. 67. Janvier 2012. &lt;a href=&#034;http://www.epc.eu/pub_details.php?cat_id=2&amp;pub_id=1399&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.epc.eu/pub_details.php?cat_id=2&amp;pub_id=1399&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Blockmans, S. The European External Action Service one year on : First signs of strengths and weaknesses CLEER working paper 2012/2. F&#233;vrier 2012. &lt;a href=&#034;http://www.asser.nl/Default.aspx?site_id=26&amp;level1=14467&amp;level2=14468&amp;textid=40198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.asser.nl/Default.aspx?site_id=26&amp;level1=14467&amp;level2=14468&amp;textid=40198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#194;ge atomique et devoir de m&#233;moire. Le cas de l'inscription de l'atoll de Bikini &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO</title>
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		<dc:date>2012-02-28T10:39:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#194;ge atomique et devoir de m&#233;moire. Le cas de l'inscription de l'atoll de Bikini &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Monica Emond Candidate au doctorat en science politique Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de la 34e session du Comit&#233; du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'&#233;ducation, la science et la culture (UNESCO) tenue &#224; Bras&#237;lia du 25 juillet au 3 ao&#251;t 2010, le site d'essais nucl&#233;aires de l'atoll de Bikini aux &#206;les Marshall a &#233;t&#233; inscrit sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=66&amp;mots[]=66|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#194;ge atomique et devoir de m&#233;moire. Le cas de l'inscription de l'atoll de Bikini &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Monica Emond&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Candidate au doctorat en science politique&lt;br class='autobr' /&gt;
Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la 34e session du Comit&#233; du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'&#233;ducation, la science et la culture (UNESCO) tenue &#224; Bras&#237;lia du 25 juillet au 3 ao&#251;t 2010, le site d'essais nucl&#233;aires de l'atoll de Bikini aux &#206;les Marshall a &#233;t&#233; inscrit sur la liste du patrimoine mondial, aux c&#244;t&#233;s de six autres lieux &#224; travers le monde. Pour le maire de Bikini, Alson Kelen, &#171; l'inscription du site d'essais nucl&#233;aires de l'atoll est une occasion de se rem&#233;morer les &#233;v&#233;nements dramatiques qui s'y sont d&#233;roul&#233;s &#187;. De fait, les &#201;tats-Unis ont choisi d'utiliser l'atoll comme champ d'exp&#233;rimentations d'armes nucl&#233;aires et thermonucl&#233;aires pendant 12 ans, de 1946 &#224; 1958. Bien que l'atoll soit toujours inhabit&#233; aujourd'hui en raison de la contamination de l'environnement au c&#233;sium 137, cette reconnaissance internationale est hautement symbolique pour la population bikinienne exil&#233;e depuis 65 ans &#8211; sur les 167 qui ont v&#233;cu l'exil, 63 personnes sont toujours vivantes &#8211; ainsi que pour sa descendance estim&#233;e aujourd'hui &#224; 4500 personnes. N&#233;anmoins, avec l'annonce de la r&#233;ouverture prochaine de l'atoll et de son lagon aux s&#233;jours touristiques de plong&#233;e sous-marine, l'on peut s'interroger sur la strat&#233;gie de mise en valeur de la symbolique universelle de l'atoll par le comit&#233; charg&#233; de l'&#233;laboration et du suivi du dossier de candidature du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Canada n'est pas &#233;tranger &#224; cette histoire. De fait, en raison de sa participation au projet am&#233;ricain de construction de la bombe atomique, le Manhattan Project, il b&#233;n&#233;ficiait d&#233;j&#224; d'installations nucl&#233;aires de pointe &#224; la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le r&#233;acteur ontarien de Chalk River aurait ainsi &#233;t&#233; utilis&#233; dans la production du plutonium n&#233;cessaire &#224; la mise au point d'armes nucl&#233;aires. Avec l'ex-Congo belge, les mines d'uranium des Territoires du Nord-Ouest ont procur&#233; une autre source de mati&#232;re premi&#232;re pour la mise au point de bombes am&#233;ricaines dont plusieurs ont &#233;t&#233; test&#233;es au Pacific Proving Ground duquel faisaient partie les &#206;les Marshall jusqu'&#224; la signature du Trait&#233; d'interdiction partielle des essais nucl&#233;aires par les Etats-Unis en 1963.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'entr&#233;e dans l'&#226;ge atomique &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accession de l'atoll de Bikini &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO repose sur la d&#233;monstration du caract&#232;re remarquable de son site comme t&#233;moignage de l'histoire du XXe si&#232;cle et sur sa valeur universelle exceptionnelle. Le dossier de mise en candidature a su mettre en valeur la pertinence du site eu &#233;gard &#224; ces deux crit&#232;res pr&#233;cis. De fait, dans les fonds marins du lagon de Bikini reposent les vestiges d'une flotte de pr&#232;s de 300 navires v&#233;tustes coul&#233;s en 1946 &#224; la suite d'une campagne exp&#233;rimentale d'envergure, Operation Crossroads. L'op&#233;ration visait &#224; tester la r&#233;sistance de la marine &#224; une attaque nucl&#233;aire provenant des airs. Parmi les b&#226;timents ayant sombr&#233;s, mentionnons le USS Saratoga, deuxi&#232;me porte-avion de la marine &#233;tats-unienne, et le cuirass&#233; Nagato de l'arm&#233;e imp&#233;riale japonaise. Ce navire, duquel d&#233;coll&#232;rent les avions ayant bombard&#233; la base militaire &#233;tats-unienne de Pearl Harbour &#224; Hawaii en d&#233;cembre 1941, fut saisi par les &#201;tats-Unis le 30 ao&#251;t 1945, au lendemain de la reddition du Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atoll lui-m&#234;me porte les stigmates de ce pass&#233; nucl&#233;aire. L'arm&#233;e &#233;tats-unienne y a laiss&#233; de nombreux bunkers et blockhaus apr&#232;s avoir d&#233;plac&#233; la population vers un autre atoll du groupe des Marshall puis ras&#233; les anciennes habitations bikiniennes. Ces constructions de protection et de contr&#244;le radiom&#233;trique sont aujourd'hui toujours en place. De plus, le 1er mars 1954, un des &#238;lots de Bikini a compl&#232;tement &#233;t&#233; annihil&#233; &#224; la suite du test de la plus puissante bombe H mise au point par les &#201;tats-Unis, Castle Bravo, laissant un crat&#232;re d'environ deux kilom&#232;tres de diam&#232;tre en bordure du lagon. Qui plus est, les retomb&#233;es atmosph&#233;riques de cet essai qui ont contamin&#233; les populations des atolls marshallais avoisinants de m&#234;me que l'&#233;quipage d'un thonier nippon, le Daigo Fukuryu Maru, ont rendu ind&#233;niables les effets sanitaires n&#233;fastes et graves de la radioactivit&#233; pour les humains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La valeur symbolique remarquable du lieu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; charg&#233; d'&#233;valuer la candidature de ce site d'essais nucl&#233;aires a retenu comme deuxi&#232;me caract&#233;ristique l'h&#233;ritage et la port&#233;e symbolique de Bikini. Les photographies de son lagon frang&#233; de cocotiers et d'o&#249; s'&#233;l&#232;ve un champignon atomique et le nom que l'on attribua au c&#233;l&#232;bre maillot de bain deux pi&#232;ces publicis&#233; par le designer Louis R&#233;art comme &#171; la premi&#232;re bombe anatomique &#187; t&#233;moignent par exemple de la force d'&#233;vocation de l'atoll comme point d'ancrage de l'imaginaire nucl&#233;aire. Qui plus est, l'UNESCO a reconnu que la candidature de Bikini illustrait symboliquement un tournant dans l'utilisation de l'&#233;nergie atomique. Les 23 essais de bombes qui s'y sont tenus et les effets d&#233;vastateurs qu'ils ont induits sur la sant&#233; des populations et sur l'&#233;quilibre &#233;cologique et g&#233;ologique de l'atoll symbolisent l'amorce d'une critique internationale du nucl&#233;aire et de la course aux armements. En somme, l'atoll de Bikini est d&#233;sormais consid&#233;r&#233; par l'UNESCO comme le symbole de l'entr&#233;e dans l'&#226;ge atomique et la marque du d&#233;but de la Guerre froide.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une strat&#233;gie &#224; repenser ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La motivation de cette d&#233;marche de reconnaissance &#224; l'UNESCO est un devoir de m&#233;moire pour l'humanit&#233;, aux dires de Jack Niedenthal, officier de liaison pour les &#206;les Marshall aux &#201;tats-Unis ayant collabor&#233; &#224; la mise en candidature du site. Dans le dessein de faire conna&#238;tre ce tragique h&#233;ritage de l'&#226;ge atomique, le comit&#233; charg&#233; de la r&#233;daction du dossier de candidature de l'atoll de Bikini a identifi&#233; quatre actions de sensibilisation et d'&#233;ducation &#224; mener : 1) d&#233;velopper le site Internet de l'atoll ; 2) d&#233;velopper le programme d'interpr&#233;tation des vestiges nucl&#233;aires pour le tourisme ; 3) mettre sur pied un projet de sensibilisation marshallais par et pour les jeunes via le th&#233;&#226;tre et la musique ; 4) mettre en &#339;uvre un mus&#233;e pour la paix aux &#206;les Marshall relatant l'histoire nucl&#233;aire de ce territoire insulaire &#224; l'exemple de celui d'Hiroshima au Japon. Ce plan est certes pertinent et n&#233;cessaire. Il a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; avec le souci d'une prise de conscience universelle quant aux affres de l'histoire atomique mondiale du dernier si&#232;cle symbolis&#233;e par les essais nucl&#233;aires sur l'atoll de Bikini. La strat&#233;gie mise de l'avant est n&#233;anmoins sujette &#224; la critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, malgr&#233; l'argument de l'universalit&#233; symbolique du site, peu de gens s'int&#233;ressent au monde excentr&#233; du Pacifique insulaire et peut-&#234;tre plus rares sont ceux inform&#233;s de la reconnaissance historique et culturelle mondiale accord&#233;e &#224; ce site par l'UNESCO en 2010. Force est de constater &#233;galement que seule une client&#232;le fortun&#233;e peut, si elle le d&#233;sire, s'offrir l'exp&#233;rience de ce lieu, en prenant part &#224; une exp&#233;dition de plong&#233;e sous-marine parmi les d&#233;combres du th&#233;&#226;tre exp&#233;rimental d'Operation Crossroads. L'ad&#233;quation entre le devoir de m&#233;moire mis de l'avant par la reconnaissance du site d'essais nucl&#233;aires de l'atoll de Bikini &#224; l'UNESCO et la valorisation du tourisme semble ici probl&#233;matique pour plusieurs raisons.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle valorisation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'abord, l'acc&#232;s &#224; l'atoll est fortement r&#233;glement&#233; par le gouvernement local et le D&#233;partement am&#233;ricain de l'&#201;nergie d&#251; aux tests radiologiques qui s'y d&#233;roulent p&#233;riodiquement. De plus, le site ne comporte que des infrastructures de base pour accommoder les travailleurs et les chercheurs en place, des b&#226;timents qui n'ont pas une fonction touristique. Depuis 2008, l'atoll est rest&#233; ferm&#233; au tourisme en raison des probl&#232;mes p&#233;cuniaires de la seule compagnie d'aviation de la r&#233;gion desservant cette localisation. &#192; partir de d&#233;cembre 2011, celui-ci sera rouvert au tourisme, une initiative inaugurant par le fait m&#234;me la saison 2011-2012 de plong&#233;e dans les fonds sous-marins du lagon de Bikini. Par ailleurs, en 12 ans, soit de 1996 &#224; 2008, Bikini a accueilli 250 touristes en moyenne par ann&#233;e. Nous pouvons penser que ce nombre ne devrait pas beaucoup augmenter dans les prochaines ann&#233;es &#233;tant donn&#233; que l'on pr&#233;voit, dans un horizon plus ou moins clairement d&#233;fini, r&#233;int&#233;grer la population d'origine bikinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agit-il de la meilleure strat&#233;gie pour que le monde se rappelle de Bikini ? Il est possible d'en douter. L'adh&#233;sion &#224; la liste du patrimoine mondial est une premi&#232;re &#233;tape dans la valorisation de ce territoire insulaire et de la connaissance de son pass&#233; nucl&#233;aire, mais il faut aller plus loin. Comment faire conna&#238;tre le plus largement possible les enjeux historiques, politiques et culturels li&#233;s &#224; ce site hautement symbolique ? Au c&#244;t&#233; de la mise en valeur de l'atoll lui-m&#234;me &#224; des fins touristiques, peut-&#234;tre serait-il judicieux, dans la lign&#233;e de la premi&#232;re recommandation du comit&#233; charg&#233; de la r&#233;daction du dossier de candidature, d'imaginer notamment la cr&#233;ation d'un mus&#233;e virtuel de l'atoll et des vestiges de son lagon afin de rendre plus largement accessibles les traces du pass&#233; nucl&#233;aire de ce site exceptionnel. C'&#233;tait l&#224; la raison de son inscription &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BAKER, Nicole (pr&#233;par&#233; par), &#171; Bikini Atoll Conservation Management Plan &#187;, dans Bikini Atoll. Nomination by the Republic of the Marshall Islands for Inscription on the World Heritage List 2010, document de travail, 20 janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bikini Atoll, &lt;a href=&#034;http://www.bikiniatoll.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.bikiniatoll.com/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bikini atoll local government council blog, &lt;a href=&#034;http://bikiniatoll.wordpress.com/2010/07/31/bikini-atoll-inscribed-on-world-heritage-list/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://bikiniatoll.wordpress.com/2010/07/31/bikini-atoll-inscribed-on-world-heritage-list/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marshall Islands dose assessment and radioecology program, &lt;a href=&#034;https://marshallislands.llnl.gov/bikini.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://marshallislands.llnl.gov/bikini.php&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNESCO, Centre du patrimoine mondial 1992-2011, &#171; Site d'essais nucl&#233;aires de l'atoll de Bikini &#187;, 31 juillet 2011 [en ligne] &lt;a href=&#034;http://whc.unesco.org/fr/list/1339/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://whc.unesco.org/fr/list/1339/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les relations entre la Russie et l'OTAN depuis la guerre russo-g&#233;orgienne : un partenariat possible</title>
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		<dc:date>2011-10-27T12:55:17Z</dc:date>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>
		<dc:subject>Ancien espace sovi&#233;tique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Irakli Gelukashvili ; Candidat au doctorat en science politique &#224; l'UQAM) &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but juin 2011 s'est tenue la premi&#232;re r&#233;union du Conseil OTAN-Russie (COR) au niveau des ministres de la D&#233;fense depuis la guerre russo-g&#233;orgienne d'ao&#251;t 2008. L'objectif de cette r&#233;union &#233;tait de red&#233;marrer la collaboration militaire entre l'OTAN et la Russie dans divers domaines relevant de la s&#233;curit&#233;. Un mois plus tard, le 4 juillet 2011, sur invitation des autorit&#233;s russes, les ambassadeurs du COR se sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=185&amp;mots[]=185|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Ancien espace sovi&#233;tique&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L90xH41/arton7091-62be0.gif?1757155626' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='41' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Irakli Gelukashvili ; Candidat au doctorat en science politique &#224; l'UQAM)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but juin 2011 s'est tenue la premi&#232;re r&#233;union du Conseil OTAN-Russie (COR) au niveau des ministres de la D&#233;fense depuis la guerre russo-g&#233;orgienne d'ao&#251;t 2008. L'objectif de cette r&#233;union &#233;tait de red&#233;marrer la collaboration militaire entre l'OTAN et la Russie dans divers domaines relevant de la s&#233;curit&#233;. Un mois plus tard, le 4 juillet 2011, sur invitation des autorit&#233;s russes, les ambassadeurs du COR se sont r&#233;unis &#224; Sotchi. Lors de cette r&#233;union, les membres du COR ont r&#233;affirm&#233; leur d&#233;termination &#224; poursuivre la coop&#233;ration dans le domaine de la d&#233;fense antimissile et d'autres domaines d'int&#233;r&#234;ts communs. Ainsi, apr&#232;s une p&#233;riode tendue, avec notamment la suspension du COR pendant un an suite &#224; l'intervention russe en G&#233;orgie, le dialogue entre l'OTAN et la Russie semble prendre un nouvel essor, dans la foul&#233;e notamment du Sommet de l'OTAN qui s'est tenu &#224; Lisbonne en novembre 2010. L'objectif est ici d'indiquer les grandes &#233;tapes de ce rapprochement ainsi que les raisons qui l'expliquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La guerre russo-g&#233;orgienne et ses cons&#233;quences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de cinq jours entre la Russie et la G&#233;orgie est li&#233;e au d&#233;sir de la Russie de s'affirmer comme une puissance majeure sur la sc&#232;ne internationale et d'arr&#234;ter l'expansion de l'OTAN au sein de l'espace post-sovi&#233;tique. Ce d&#233;sir &#233;tait particuli&#232;rement fort depuis la reconnaissance de l'ind&#233;pendance du Kosovo par les Occidentaux, mais aussi depuis la premi&#232;re vague d'&#233;largissement de l'Alliance atlantique (en Hongrie, en Pologne et en R&#233;publique tch&#232;que). &#192; cela s'ajoute &#233;galement les tentatives des &#201;tats-Unis d'installer un bouclier antimissile en Europe centrale. Ainsi, en affrontant et en vainquant un &#201;tat &#224; la fois &#233;troitement align&#233; sur les &#201;tats-Unis et d&#233;termin&#233; &#224; int&#233;grer l'Alliance atlantique, Moscou a d&#233;montr&#233; que les garanties de s&#233;curit&#233; offertes par Washington ne sont pas solides dans la zone d'influence traditionnelle de la Russie. Ce conflit a eu un impact sur les politiques &#233;trang&#232;res des pays de la r&#233;gion et sur la politique internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OTAN a par la suite annonc&#233; qu'elle suspendait les r&#233;unions &#224; venir du COR si la Russie ne respectait pas les engagements pr&#233;vus dans le plan de paix en six points. Ce plan de paix pr&#233;voyait un cessez-le-feu imm&#233;diat et un retour des forces militaires russes et g&#233;orgiennes &#224; leurs fronti&#232;res traditionnelles respectives. La Russie d&#233;cide quant &#224; elle d'arr&#234;ter la coop&#233;ration avec l'Alliance atlantique dans plusieurs domaines relevant de la s&#233;curit&#233; internationale (notamment la lutte contre le terrorisme et le trafic des drogues). Environ trois semaines apr&#232;s le conflit g&#233;orgien, le Parlement russe vote &#224; l'unanimit&#233; une motion reconnaissant l'ind&#233;pendance des r&#233;gions s&#233;paratistes de G&#233;orgie, l'Abkhazie et l'Oss&#233;tie du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De multiples raisons de se rapprocher&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, tr&#232;s vite, apr&#232;s cette brusque d&#233;t&#233;rioration des relations entre l'OTAN et la Russie, certains membres de l'Alliance, comme l'Allemagne et la France, commencent &#224; r&#233;tablir des relations avec Moscou. En septembre 2008, lors d'une r&#233;union informelle de l'OTAN, les ministres de la D&#233;fense expriment leur volont&#233; de poursuivre la coop&#233;ration avec la Russie dans certains domaines d'int&#233;r&#234;t commun. Le &#171; retour &#187; de la Russie sur la sc&#232;ne internationale s'explique principalement par deux facteurs : le redressement de son &#233;conomie (gr&#226;ce &#224; l'augmentation des prix du gaz naturel et du p&#233;trole sur le march&#233; mondial) et la centralisation du pouvoir &#233;tatique (notamment depuis l'arriv&#233; au pouvoir de Vladimir Poutine). C'est pourquoi le nouveau concept strat&#233;gique que l'OTAN adopte en novembre 2010 souligne, entre autres, l'importance de la coop&#233;ration entre l'Alliance atlantique et la Russie dans le but de cr&#233;er &#171; un espace commun de paix, de stabilit&#233; et de s&#233;curit&#233; &#187;. Durant le m&#234;me mois s'est tenue une r&#233;union du COR lors de laquelle les parties conviennent de d&#233;velopper ensemble une analyse exhaustive du futur cadre de leur coop&#233;ration dans le domaine de la d&#233;fense antimissile et pour affronter les d&#233;fis de s&#233;curit&#233; du 21e si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, les pays membres de l'OTAN, comme la Russie, font face &#224; de nouvelles menaces : la prolif&#233;ration des armes de destruction massive, le terrorisme, le trafic de drogues, la piraterie, le crime organis&#233;, les cyber-menaces, etc. Pour am&#233;liorer l'environnement s&#233;curitaire dans toute la r&#233;gion euro-atlantique, ils ont besoin de coop&#233;rer sur des enjeux comme la d&#233;fense antimissile, l'Afghanistan, l'Iran, la Cor&#233;e du Nord, la gestion des conflits gel&#233;s (G&#233;orgie, Azerba&#239;djan, Moldavie), la crise &#233;conomique, la production &#233;nerg&#233;tique, etc. Plus pr&#233;cis&#233;ment, la coop&#233;ration de la Russie est n&#233;cessaire pour emp&#234;cher la prolif&#233;ration des armes et armement, pour trouver un consensus sur l'Iran, pour faciliter la prise de d&#233;cision au sein du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies, pour lutter contre le terrorisme et le trafic de drogues, pour assurer la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique des membres de l'OTAN, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hauts et bas dans les relations Russie-OTAN&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur une courte p&#233;riode couvrant environ trois ans, les relations entre l'OTAN et la Russie ont donc connu plusieurs tentatives de rapprochements, mais aussi plusieurs ruptures. En d&#233;cembre 2008, l'OTAN s'abstient d'offrir le statut de membre du Plan d'action (MAP) &#224; la G&#233;orgie et &#224; l'Ukraine. Le MAP est un programme con&#231;u pour aider les pays qui entreprennent des d&#233;marches pour adh&#233;rer &#224; l'OTAN. C'est la derni&#232;re &#233;tape avant leur adh&#233;sion formelle &#224; l'Alliance atlantique. Durant le m&#234;me mois, l'OTAN d&#233;cide de reprendre les sessions informelles du COR, tout en laissant entendre que la porte d'entr&#233;e dans l'Alliance reste ouverte pour tous les candidats. C'est ainsi qu'au mois de mars 2009, les ministres des affaires &#233;trang&#232;res de l'OTAN d&#233;cident de lancer un dialogue formel avec la Russie, m&#234;me si elle n'a toujours pas respect&#233; le plan de paix en six points. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 30 avril 2009, l'exclusion pour espionnage de deux diplomates russes aupr&#232;s de l'Alliance d&#233;clenche un nouveau conflit entre la Russie et l'OTAN. En mai 2009, l'OTAN effectue un exercice militaire dans le cadre du Partenariat pour la paix en G&#233;orgie, ce qui provoque une fois de plus le m&#233;contentement des dirigeants russes. En r&#233;ponse, la Russie annule sa participation &#224; la r&#233;union du COR au niveau des ministres de la D&#233;fense pr&#233;vu pour le 7 mai. Elle annonce &#233;galement son absence lors de la premi&#232;re session du COR r&#233;unissant les ministres des Affaires &#233;trang&#232;res pr&#233;vu les 17 et 18 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, malgr&#233; ces d&#233;saccords, le 27 juin 2009 s'est tenue la premi&#232;re r&#233;union du COR au niveau des ministres des affaires &#233;trang&#232;res. &#192; cette occasion, il est d&#233;cid&#233; de red&#233;marrer la coop&#233;ration militaire entre l'OTAN et la Russie. Dans cette lign&#233;e, en septembre 2009, le pr&#233;sident Obama d&#233;cide de modifier le projet de bouclier antimissile, jug&#233; trop co&#251;teux et peu efficace. De m&#234;me, en avril 2010, Dimitri Medvedev et Barack Obama signent le nouveau trait&#233; START et ainsi s'engagent &#224; r&#233;duire un tiers de leur arsenal d'ogives nucl&#233;aires sept ans apr&#232;s la ratification du trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'avenir des relations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si depuis ao&#251;t 2008 les relations entre l'OTAN et la Russie n'ont pas cess&#233; de s'am&#233;liorer, elles sont rest&#233;es assez limit&#233;es. Malgr&#233; des diff&#233;rends importants, l'OTAN et la Russie ont cr&#233;&#233; un environnement politique positif, permettant un v&#233;ritable dialogue et un engagement mutuel. La principale condition pour que les relations entre ces deux acteurs s'am&#233;liorent encore repose sur un respect mutuel des int&#233;r&#234;ts de chaque partie. L'OTAN devrait &#234;tre plus sensible aux pr&#233;occupations s&#233;curitaires de la Russie et r&#233;aliser que la Russie est de retour sur la sc&#232;ne internationale. Les &#233;v&#233;nements entourant l'&#233;largissement de l'OTAN durant les trois derni&#232;res ann&#233;es ont clairement montr&#233; que la Russie, qui n'est pas membre de l'OTAN, a la capacit&#233; de bloquer l'adh&#233;sion de certains pays candidats &#224; l'OTAN (Ukraine et G&#233;orgie) et l'&#233;largissement de l'Alliance vers l'Est europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, la Russie doit se rendre compte que la politique de l'OTAN n'est pas n&#233;cessairement guid&#233;e par la politique &#233;trang&#232;re des &#201;tats-Unis (m&#234;me si ces derniers ont eu une influence majeure sur la prise de d&#233;cision au sein de l'Alliance depuis 1991). De ce fait, les tentatives de diviser les membres de l'Alliance ne servent qu'&#224; engendrer des soup&#231;ons (par exemple lors du sommet de Bucarest en 2008, l'Allemagne, &#233;paul&#233;e par la France, a bloqu&#233; l'acc&#232;s de l'Ukraine et de la G&#233;orgie au MAP). La Russie a aussi besoin de coop&#233;rer avec l'Occident. Elle voit notamment de plus en plus un int&#233;r&#234;t &#224; adh&#233;rer &#224; l'Organisation mondiale du Commerce : il est devenu clair qu'&#234;tre d&#233;pendant seulement des exportations de ressources &#233;nerg&#233;tiques est probl&#233;matique et qu'il faut se doter d'un march&#233; plus concurrentiel dans d'autres domaines, ce qui passe par la mise en place de r&#233;formes &#233;conomiques ad&#233;quates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; plusieurs d&#233;saccords, il y a de r&#233;elles possibilit&#233;s que les relations entre l'OTAN et la Russie s'am&#233;liorent progressivement, notamment en raison d'un v&#233;ritable besoin strat&#233;gique des deux c&#244;t&#233;s. Toutefois, l'exp&#233;rience pass&#233;e a montr&#233; que malgr&#233; un besoin r&#233;el, les deux acteurs n'arrivent pas toujours &#224; s'entendre. Malgr&#233; des efforts consid&#233;rables, il est fort probable que l'OTAN et la Russie n'arrivent pas &#224; trouver un consensus sur l'installation d'un syst&#232;me antimissile en Europe centrale. Selon les &#201;tats-Unis, cela prot&#233;gerait les membres de l'Alliance contre les attaques &#233;ventuelles des missiles provenant des &#171; &#201;tats voyous &#187;, comme l'Iran ou la Cor&#233;e du Nord. La Russie, de son c&#244;t&#233;, consid&#232;re que les &#201;tats-Unis exag&#232;rent la menace iranienne et qu'avec le temps ces intercepteurs de d&#233;fense peuvent &#234;tre transform&#233;s en armes offensives contre elle. Pour elle, cela va cr&#233;er un syst&#232;me global de d&#233;fense antimissile, renfor&#231;ant ainsi la position h&#233;g&#233;monique des &#201;tats-Unis. Dans ce contexte, la visite prochaine (en novembre 2011) du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'OTAN en G&#233;orgie influencera sans doute n&#233;gativement les relations entre l'Alliance atlantique et la Russie, compte tenu du fait que durant cette visite il sera &#224; nouveau question de l'int&#233;gration de la G&#233;orgie au MAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jolicoeur, P., &#171; L'intervention russe en G&#233;orgie et le jeu d'&#233;quilibre des puissances &#187;, Points de mire, Vol. 9, no. 7 (8 septembre 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lachmann, N., &#171; Les d&#233;fis du nouveau concept strat&#233;gique de l'OTAN &#187;, Points de mire, Vol. 11, no. 8 (3 ao&#251;t 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OTAN, &#171; NATO-Russia relations &#187;, [En ligne] : &lt;a href=&#034;http://www.nato.int/cps/en/natolive/topics_51105.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.nato.int/cps/en/natolive/topics_51105.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'op&#233;ration &#171; Protecteur unifi&#233; &#187; en Libye : un d&#233;tournement de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger ?</title>
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		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'op&#233;ration &#171; Protecteur unifi&#233; &#187; en Libye : un d&#233;tournement de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Rodrigue Anicet Tayo Doctorant en droit, magistrat (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a de cela 10 ans, la Commission internationale de l'intervention et de la souverainet&#233; des &#201;tats (CIISE), cr&#233;&#233;e notamment &#224; l'initiative du gouvernement canadien et &#224; la suite du &#171; rapport du mill&#233;naire &#187; du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies, formulait pour la premi&#232;re fois le concept de &#171; responsabilit&#233; de prot&#233;ger &#187; (R2P). La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=4&amp;mots[]=4|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=66&amp;mots[]=66|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L90xH41/arton6946-0d589.gif?1757017825' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='41' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'op&#233;ration &#171; Protecteur unifi&#233; &#187; en Libye : un d&#233;tournement de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger ?&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Rodrigue Anicet Tayo&lt;br class='autobr' /&gt;
Doctorant en droit, magistrat (1) &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de cela 10 ans, la Commission internationale de l'intervention et de la souverainet&#233; des &#201;tats (CIISE), cr&#233;&#233;e notamment &#224; l'initiative du gouvernement canadien et &#224; la suite du &#171; rapport du mill&#233;naire &#187; du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies, formulait pour la premi&#232;re fois le concept de &#171; responsabilit&#233; de prot&#233;ger &#187; (R2P). La notion a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e par de nombreux observateurs comme une &#171; innovation &#233;clatante &#187;. Dans cette lign&#233;e, le Document final du Sommet mondial adopt&#233; le 24 octobre 2005 par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies en pr&#233;sence de la plupart des chefs d'&#201;tat et de gouvernement de l'ONU est le premier instrument juridique international &#224; consacrer la R2P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six ans apr&#232;s son entr&#233;e dans le champ juridique international, la R2P a re&#231;u une application concr&#232;te cette ann&#233;e &#224; l'occasion de deux crises majeures survenues en Afrique, en Libye et en C&#244;te d'ivoire. La r&#233;solution 1973 du Conseil de s&#233;curit&#233; du 17 mars 2011 sur la Libye fait express&#233;ment r&#233;f&#233;rence &#224; la R2P. Elle autorise les &#201;tats agissant seul ou dans le cadre d'organismes ou d'arrangements r&#233;gionaux &#224; prendre &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187; pour prot&#233;ger la population civile. En application de ce texte, le Canada a particip&#233; &#224; l'intervention militaire en Libye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la base de ce mandat international, donn&#233; par une &#171; autorit&#233; appropri&#233;e &#187;, l'Organisation du trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN) a engag&#233; depuis le 31 mars 2011 une campagne militaire, dans le cadre de l'op&#233;ration &#171; Protecteur Unifi&#233; &#187;, en vue de &#171; sauver des vies &#187;. Il s'agit d'une cause juste, conforme &#224; l'un des crit&#232;res de l'intervention militaire au titre de la R2P. M&#234;me s'il n'y a pas lieu d'attribuer directement la chute de Kadhafi &#224; l'OTAN, ses op&#233;rations militaires ont vis&#233; les hauts responsables libyens et des infrastructures socio-&#233;conomiques. Ce changement d'objectif, non pr&#233;vu express&#233;ment par la R&#233;solution 1973, peut &#234;tre vu comme contradictoire avec l'essence de la R2P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Toutes les mesures n&#233;cessaires &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;solution 1973 ne d&#233;crit pas les modalit&#233;s de la r&#233;action coercitive de la communaut&#233; internationale. Elle autorise simplement les &#201;tats &#224; &#171; prendre toutes les mesures n&#233;cessaires &#187;. L'une des attaques dirig&#233;e contre la r&#233;sidence de Kadhafi a ainsi &#233;t&#233; justifi&#233;e par la plupart des pays membres de l'OTAN par l'id&#233;e que &#171; les populations civiles ne pourront &#234;tre en s&#233;curit&#233; qu'une fois Kadhafi parti &#187;. Ces justifications avanc&#233;es sont en r&#233;alit&#233; fond&#233;es sur une interpr&#233;tation large de l'expression &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187; contenue dans la r&#233;solution 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle expression est suffisamment floue pour laisser la place &#224; des interpr&#233;tations diff&#233;rentes de l'usage de la force militaire. L'un des porte-paroles du pr&#233;sident am&#233;ricain Barack Obama a d&#233;clar&#233; &#224; l'agence Reuter en mars 2011 que la r&#233;solution 1973 &#171; inclut toutes les mesures n&#233;cessaires pour prot&#233;ger les civils, ce qui, nous l'avons bien dit, inclut une zone d'exclusion a&#233;rienne tout en allant au-del&#224; &#187;. Une telle interpr&#233;tation est justifi&#233;e par l'objectif de sauver la vie des Libyens en p&#233;ril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Document final du Sommet mondial ne pr&#233;cise pas exactement les modalit&#233;s de la r&#233;action de la communaut&#233; internationale mais insiste tout simplement sur le fait que celle-ci doit &#234;tre men&#233;e en conformit&#233; avec les dispositions de la Charte des Nations unies, y compris ses buts et ses principes. La question des principes, des r&#232;gles et de la philosophie devant guider le recours &#224; des mesures coercitives dans des situations extr&#234;mes relevant de la R2P n'a pas encore &#233;t&#233; examin&#233;e, de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e, par les &#201;tats. Tel est notamment le constat du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies, dans son rapport du 12 janvier 2009 sur la mise en &#339;uvre de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les trois piliers de la R2P&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivant le rapport de la CIISE, les piliers de l'intervention militaire au titre de la R2P sont la &#171; bonne intention &#187;, la &#171; proportionnalit&#233; &#187; et les &#171; perspectives raisonnables &#187;. L'interpr&#233;tation &#233;largie d&#233;fendue par l'OTAN ne respecte pas parfaitement ces principes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne intention est un crit&#232;re phare du principe de pr&#233;caution. Le but primordial de l'intervention doit &#234;tre exclusivement de faire cesser ou d'&#233;viter des souffrances humaines. Toute autre motivation de l'engagement militaire d'un &#201;tat constitue un d&#233;tournement de la R2P. La modification des fronti&#232;res ou la promotion de la revendication d'autod&#233;termination de tel ou tel groupe de combattants ne peut nullement justifier l'emploi de la force militaire au titre de la R2P. De m&#234;me, le &#171; renversement d'un r&#233;gime n'est pas, en soi, un objectif l&#233;gitime &#187; (2) . La position de la plupart des pays membres de l'OTAN &#233;tait constante sur la n&#233;cessit&#233; du d&#233;part de Mouammar Kadhafi. C'est pourquoi, en s'engageant dans l'op&#233;ration &#171; Protecteur Unifi&#233; &#187; ils n'&#233;taient pas enti&#232;rement anim&#233;s d'une &#171; bonne intention &#187; comme l'exige la mise en &#339;uvre de la R2P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emploi de la force au titre de la R2P doit ob&#233;ir au principe de proportionnalit&#233; en vertu duquel les moyens doivent &#234;tre &#224; la mesure des fins et en rapport avec l'ampleur de la provocation initiale. Selon la CIISE dans son ampleur, dans sa dur&#233;e et dans son intensit&#233;, l'intervention militaire doit correspondre au minimum n&#233;cessaire pour atteindre l'objectif humanitaire poursuivi. Or, dans le cadre de l'op&#233;ration &#171; Protecteur Unifi&#233; &#187; des cibles civiles ont &#233;t&#233; bombard&#233;es et des structures socio-&#233;conomiques, notamment des raffineries, ont &#233;t&#233; d&#233;truites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu du pilier des perspectives raisonnables, une action militaire ne peut &#234;tre justifi&#233;e que si elle a des chances raisonnables de r&#233;ussir c'est-&#224;-dire de faire cesser ou d'&#233;viter les atrocit&#233;s ou souffrances ayant motiv&#233; l'intervention. L'emploi de la force n'est pas justifi&#233; si elle aboutit &#224; des cons&#233;quences pires que celle de l'inaction. Dans le cas de l'intervention en Libye, la situation de la population libyenne est davantage complexe. Le 3 mai 2011, l'Union africaine &#233;tait d'avis que les actions de l'OTAN, men&#233;es au-del&#224; de l'objectif de protection de la population civile, risquaient de &#171; compliquer la situation &#187;. Cela &#233;tait d'autant plus fond&#233; que, d'apr&#232;s le rapport du Pr&#233;sident de la Commission de l'Union africaine sur les activit&#233;s du Comit&#233; ad-hoc de haut niveau sur la situation en Libye, lors de la 275&#232;me session du Conseil de paix et de s&#233;curit&#233; tenue &#224; Addis Abeba le 26 avril 2011, les risques d'embrasement de la sous-r&#233;gion &#233;taient av&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une avanc&#233;e d&#233;cisive mais fragile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La R2P repr&#233;sente une avanc&#233;e d&#233;cisive dans le combat mondial pour la protection de la population civile contre le nettoyage ethnique et les crimes de g&#233;nocide, de guerre et contre l'humanit&#233;. Elle a &#233;t&#233; mieux accueillie par la communaut&#233; internationale que l'ancienne formule du &#171; droit ou devoir d'ing&#233;rence &#187;. Le consensus observ&#233; &#224; son sujet a &#233;t&#233; rendu possible par l'id&#233;e partag&#233;e par les &#201;tats suivant laquelle la R2P est l'alli&#233;e et non l'adversaire de la souverainet&#233; des &#201;tats. Cela d&#233;coule du concept positif et affirmatif de la souverainet&#233; en tant que responsabilit&#233;, et non de l'id&#233;e d'intervention humanitaire. La R2P constitue &#224; ce titre, suivant la formule de Boisson de Chazourne et Luigi Condorelli, une &#171; brillante invention diplomatique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation de ce nouveau concept par l'op&#233;ration &#171; Protecteur Unifi&#233; &#187; &#224; des fins de renversement de r&#233;gime est susceptible d'avoir des r&#233;percussions n&#233;gatives pour le devenir de la R2P. L'Union africaine a de mani&#232;re constante critiqu&#233; la conduite des op&#233;rations en Libye estimant qu'il y avait un risque accru d'enregistrer davantage de victimes civiles. La Russie et la Chine qui s'&#233;taient abstenues lors du vote de la r&#233;solution 1973 ont exprim&#233; une position similaire en ajoutant de mani&#232;re globale que l'OTAN &#233;tait all&#233;e au-del&#224; de l'objectif de protection de la population civile. L'intervention a ainsi le potentiel de r&#233;veiller les antagonismes et les controverses d'hier autour de la notion du &#171; droit d'ing&#233;rence humanitaire &#187;. La difficult&#233; actuelle, pour les membres du conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies, de voter une r&#233;solution sur la Syrie, dont la situation a certaines similarit&#233;s avec le cas libyen, semble le confirmer. Au lieu de constituer un pas d&#233;cisif, la R2P serait alors, &#224; cause d'une interpr&#233;tation extensive de l'expression &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187;, un retour &#224; la case d&#233;part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il appara&#238;t urgent pour la communaut&#233; internationale de d&#233;finir les canons de la mise en &#339;uvre de la R2P afin d'&#233;viter son d&#233;tournement pour des desseins inappropri&#233;s. Et ce d'autant plus que la notion n'a pas encore acquis une valeur conventionnelle. Son introduction dans une disposition conventionnelle est souhaitable. Cela aura l'avantage non seulement de lui donner plus de clart&#233; et de renforcer son caract&#232;re obligatoire, mais surtout de d&#233;finir les contours de son op&#233;rationnalit&#233;. C'est le moment de donner plein effet &#224; la mise en garde du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies pour qui &#171; le meilleur moyen serait de d&#233;velopper pleinement la strat&#233;gie, les normes, les proc&#233;dures, les instruments et les pratiques de l'Organisation des Nations unies pour mettre en &#339;uvre cette responsabilit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Les opinions &#233;mises dans cet article, strictement personnelles &#224; son auteur, n'engagent nullement l'&#201;tat du Cameroun, son employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Rapport de la Commission Internationale de l'intervention et de la souverainet&#233; des &#201;tats, &#171; La responsabilit&#233; de prot&#233;ger &#187;, D&#233;cembre 2001, p.40&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Pour aller plus loin :&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Boisson de Chazournes, Laurence et Luigi Condorelli, &#171; De la &#8216;Responsabilit&#233; de prot&#233;ger', ou d'une nouvelle parure pour une notion d&#233;j&#224; bien &#233;tablie &#187;, Revue g&#233;n&#233;rale de droit international public 110, 1 (2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ban Ki Moon, La mise en oeuvre de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger. Rapport du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, A/63/677, 12 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuel Decaux, &#171; L&#233;galit&#233; et l&#233;gitimit&#233; du recours &#224; la force : de la guerre juste &#224; la responsabilit&#233; de prot&#233;ger &#187;, Droits fondamentaux 5 (2005), pp. 1-19.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Assassinat de Ben Laden : justice a-t-elle &#233;t&#233; rendue ?</title>
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		<dc:date>2011-06-01T22:00:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Charles Benjamin Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu &lt;br class='autobr' /&gt;
Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Benjamin&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la l&#233;galit&#233; de l'op&#233;ration am&#233;ricaine. Les d&#233;tails contradictoires divulgu&#233;s par la Maison-Blanche sur la mort de Ben Laden ont aliment&#233; la suspicion envers les &#201;tats-Unis. La lutte contre le terrorisme est-elle discr&#233;dit&#233;e par les m&#233;thodes discutables mises en &#339;uvre pour &#233;liminer le dirigeant d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Souverainet&#233; pakistanaise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors de son discours &#224; la nation le soir de l'&#233;v&#233;nement, le pr&#233;sident Barack Obama s'est f&#233;licit&#233; de la disparition de l'ennemi num&#233;ro un des &#201;tats-Unis en d&#233;clarant que &#171; justice avait &#233;t&#233; rendue &#187;. De son c&#244;t&#233;, le premier ministre Stephen Harper a affirm&#233; que la mort de Ben Laden procurait un &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; sentiment de justice &#187; aux familles des 24 Canadiens d&#233;c&#233;d&#233;s dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001, commandit&#233;s par le chef islamiste. Inculp&#233; par une cour f&#233;d&#233;rale pour sa participation au double attentat contre des ambassades am&#233;ricaines en 1998, Oussama Ben Laden n'a pas fait l'objet d'un mandat d'arr&#234;t et d'une demande d'extradition avant d'&#234;tre tu&#233; au Pakistan. De telles mesures avaient pourtant d&#233;j&#224; conduit &#224; l'arrestation et la comparution devant le Tribunal p&#233;nal international de l'ancien pr&#233;sident serbe Slobodan Milosevic pour son implication dans les massacres en Bosnie et au Kosovo. Elles avaient &#233;galement permis le transfert &#224; la prison am&#233;ricaine de Guant&#225;namo de Khalid Cheikh Mohammed, l'un des principaux lieutenants d'al-Qa&#239;da captur&#233; au Pakistan en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe des relations fragiles entre les deux pays, l'intrusion au domicile de Ben Laden s'est d&#233;roul&#233;e sans l'accord pr&#233;alable des autorit&#233;s pakistanaises afin d'&#233;viter que l'information ne parvienne au locataire et ne provoque sa fuite. Plusieurs parlementaires am&#233;ricains refusent de croire que celui-ci ait pu s&#233;journer durant cinq ans dans une villa &#224; proximit&#233; de la capitale pakistanaise sans avoir b&#233;n&#233;fici&#233; de la protection de membres influents de l'arm&#233;e ou des services secrets. Les &#201;tats-Unis ont-ils enfreint les normes internationales en violant la souverainet&#233; territoriale du Pakistan lors de leur raid contre le leader d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action du commando am&#233;ricain entre dans une cat&#233;gorie impr&#233;vue du droit international. Elle visait &#224; appr&#233;hender un acteur non-&#233;tatique &#224; l'int&#233;rieur d'un pays contre lequel les &#201;tats-Unis ne sont pas en guerre, et dont la responsabilit&#233; dans les &#233;v&#233;nements de septembre 2001 n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e. D'&#233;ventuelles preuves de la complicit&#233; entre al-Qa&#239;da et les services de renseignement pakistanais, amass&#233;es lors de la perquisition chez Ben Laden, ne pourraient justifier une telle op&#233;ration a posteriori. L'initiative am&#233;ricaine s'appuie &#233;galement sur des pr&#233;c&#233;dents controvers&#233;s. En janvier 2010, un activiste du Hamas a &#233;t&#233; assassin&#233; par une &#233;quipe d'agents secrets isra&#233;liens dans un h&#244;tel de Duba&#239;. Le Parlement russe a aussi adopt&#233; un projet de loi en 2006 autorisant le pr&#233;sident &#224; traquer de pr&#233;sum&#233;s terroristes au-del&#224; des fronti&#232;res de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la pr&#233;sence du militant saoudien au Pakistan a plac&#233; les autorit&#233;s du pays dans une position pr&#233;caire face aux &#201;tats-Unis. En donnant ouvertement leur aval &#224; une ing&#233;rence am&#233;ricaine sur leur territoire, les responsables pakistanais risquaient de provoquer une nouvelle vague d'attentats de la part des sympathisants locaux d'al-Qa&#239;da d&#233;sireux de venger la mort de leur idole. &#192; l'inverse, l'incapacit&#233; ou le refus du gouvernement pakistanais de livrer Ben Laden &#224; la justice am&#233;ricaine auraient fourni aux &#201;tats-Unis un motif l&#233;gal pour intervenir militairement. Le pr&#233;sident du Pakistan, Asif Ali Zardari, a probablement choisi de fermer les yeux sur l'incursion clandestine am&#233;ricaine plut&#244;t que d'avoir &#224; affronter un tel dilemme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le Pakistan ait menac&#233; les &#201;tats-Unis de repr&#233;sailles s'ils r&#233;cidivaient, l'op&#233;ration am&#233;ricaine contre Ben Laden pourrait avoir obtenu l'appui tacite des dirigeants pakistanais. En effet, certains analystes s'&#233;tonnent que les trois h&#233;licopt&#232;res qui ont travers&#233; l'espace a&#233;rien pakistanais aient pu &#233;chapper aux radars qui ceinturent les environs d'Islamabad. Un accord secret conclu en 2001 entre le pr&#233;sident George W. Bush et son homologue pakistanais Pervez Moucharraf autorisait d'ailleurs les &#201;tats-Unis &#224; mener un raid unilat&#233;ral contre Ben Laden, sans d'abord en aviser le Pakistan.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cible militaire l&#233;gitime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit exact du d&#233;c&#232;s d'Oussama Ben Laden reste encore incomplet, mais certaines informations ont cependant &#233;t&#233; confirm&#233;es. Ce dernier a r&#233;sist&#233; &#224; ses ravisseurs, mais n'&#233;tait pas arm&#233; au moment de l'assaut. Une femme s'est interpos&#233;e durant l'altercation et des coups de feu ont &#233;t&#233; &#233;chang&#233;s avec un occupant de la demeure. Les forces sp&#233;ciales am&#233;ricaines ont atteint Ben Laden de deux projectiles et ont dispos&#233; de son corps en le jetant &#224; la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attentat contre Ben Laden s'ajoute &#224; la vague d'assassinats cibl&#233;s qui s'est intensifi&#233;e depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de l'administration d&#233;mocrate. En 2010, la CIA a eu recours &#224; des drones (a&#233;ronefs t&#233;l&#233;guid&#233;s) &#224; 111 reprises pour tenter d'ex&#233;cuter des pr&#233;sum&#233;s terroristes en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Y&#233;men. Selon l'organisme Human Rights Watch, ces frappes ont caus&#233; la mort de 957 civils cette m&#234;me ann&#233;e. Les autorit&#233;s am&#233;ricaines affirment que leur strat&#233;gie anti-terroriste est conforme au droit international puisqu'elle est appliqu&#233;e dans une situation de conflit arm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseiller juridique du d&#233;partement d'&#201;tat, Harold Koh, a fait valoir que la guerre que livrent les &#201;tats-Unis au groupe terroriste al-Qa&#239;da permet au pr&#233;sident de pourchasser et d'&#233;liminer ses combattants, sans toutefois pr&#233;ciser l'&#233;tendue du champ d'action am&#233;ricain. Cette offensive est men&#233;e en riposte aux attaques du 11 septembre 2001, en vertu du &#171; droit naturel de l&#233;gitime d&#233;fense &#187; inscrit dans l'article 51 de la Charte des Nations unies. Une r&#233;solution du Congr&#232;s am&#233;ricain, vot&#233;e le 18 septembre 2001, autorise &#233;galement le pr&#233;sident &#224; employer &#171; toute la force n&#233;cessaire et appropri&#233;e &#187; contre les personnes impliqu&#233;es dans ces attentats. Enfin, les assassinats cibl&#233;s effectu&#233;s en p&#233;riode de guerre ne contreviennent pas au d&#233;cret pr&#233;sidentiel 12333, sign&#233; en 1981, qui interdit cette pratique en temps de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des lois de la guerre, Oussama Ben Laden constitue une cible militaire l&#233;gitime, croient les responsables am&#233;ricains. Malgr&#233; qu'il ne partage pas les attributs des soldats r&#233;guliers, le chef djihadiste poss&#232;de le statut de combattant en raison de sa &#171; participation directe et continue aux hostilit&#233;s &#187;. Les Conventions de Gen&#232;ve lui accordent n&#233;anmoins une protection s'il &#171; exprime clairement son intention de se rendre &#187; &#224; ses opposants. Ben Laden n'a toutefois pas manifest&#233; cette volont&#233; avant d'&#234;tre abattu, a assur&#233; le procureur g&#233;n&#233;ral des &#201;tats-Unis, Eric Holder. Celui-ci a m&#234;me soutenu qu'un bombardement a&#233;rien aurait pu &#234;tre envisag&#233;, privant Ben Laden de la possibilit&#233; de capituler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ex&#233;cution extrajudiciaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces fondements juridiques ont &#233;t&#233; contest&#233;s par de nombreux observateurs qui pr&#233;f&#232;rent interpr&#233;ter le raid am&#233;ricain comme une op&#233;ration polici&#232;re contre un criminel. En effet, l'assaut contre Ben Laden a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du th&#233;&#226;tre d'op&#233;ration de la campagne Enduring Freedom, d&#233;clench&#233;e en Afghanistan en 2001. Les capacit&#233;s du c&#233;l&#232;bre terroriste &#233;taient aussi tr&#232;s affaiblies avant qu'il ne soit ex&#233;cut&#233;. Il ne dirigeait plus une structure de commandement op&#233;rationnelle et son coursier constituait l'unique lien entre lui et le monde ext&#233;rieur. Par cons&#233;quent, plusieurs experts doutent que les dispositions de l'article 51 de la Charte offrent un cadre l&#233;gal &#224; une intervention au Pakistan, et que les lois de la guerre puissent &#234;tre appliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Navy Seals ont tir&#233; sur Oussama Ben Laden alors qu'il &#233;tait d&#233;sarm&#233;, ou si le pr&#233;sident Obama leur a donn&#233; l'ordre initial de tuer leur victime, les &#201;tats-Unis pourraient avoir commis une ex&#233;cution extrajudiciaire qui contrevient aux lois internationales et &#224; leurs propres r&#232;gles d'engagement. En dehors d'un contexte de guerre, les troupes am&#233;ricaines ne devraient ouvrir le feu qu'en dernier recours, uniquement si leur vie est directement en danger. Selon les derniers renseignements obtenus, les soldats qui ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans le domicile de Ben Laden n'&#233;taient pas confront&#233;s &#224; une situation de l&#233;gitime d&#233;fense individuelle et ont donc agi de mani&#232;re disproportionn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assassinats cibl&#233;s ont des ant&#233;c&#233;dents anciens. En 1943, l'arm&#233;e am&#233;ricaine a abattu l'avion transportant l'amiral Yamamoto, l'un des principaux architectes de guerre japonais. Ces assassinats perp&#233;tr&#233;s dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont cependant plus probl&#233;matiques puisqu'ils ont souvent lieu &#224; l'ext&#233;rieur d'une zone de guerre d&#233;clar&#233;e. Le r&#233;seau terroriste al-Qa&#239;da op&#232;re d&#233;sormais &#224; partir de cellules ind&#233;pendantes implant&#233;es dans des dizaines de pays. Le 6 mai 2011, cinq jours apr&#232;s la disparition de Ben Laden, un drone am&#233;ricain a tent&#233; d'assassiner Anwar al-Aulaqui, un citoyen am&#233;ricain qui dirige une filiale de l'organisation au Y&#233;men. L'utilisation de ces appareils est contraire aux r&#232;gles internationales car ils sont contr&#244;l&#233;s par des fonctionnaires civils &#224; partir du quartier g&#233;n&#233;ral de la CIA en Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elles soul&#232;vent d'importantes questions l&#233;gales, les op&#233;rations commando comme celle qui a entra&#238;n&#233; la mort de Ben Laden risquent d'&#234;tre politiquement rentables pour les gouvernements des pays d&#233;mocratiques. Elles ont le m&#233;rite d'&#233;pargner la vie de leurs soldats, de permettre des &#233;conomies au tr&#233;sor public et de minimiser le nombre de victimes &#171; collat&#233;rales &#187;. Le recours &#224; un assassinat cibl&#233; contre Saddam Hussein a &#233;t&#233; s&#233;rieusement envisag&#233; par le pr&#233;sident George W. Bush avant qu'il ne d&#233;cide d'envahir l'Irak en 2003. Cependant, ces m&#233;thodes remettent en question les fondements de l'&#201;tat de droit. En emp&#234;chant la tenue du proc&#232;s d'Oussama Ben Laden, les &#201;tats-Unis ont ignor&#233; les principes &#233;l&#233;mentaires de la justice, qui donnent &#224; chaque accus&#233; le droit de subir un proc&#232;s juste et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Philip Alston, Report of the Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions, United Nations Human Rights Council, 28 mai 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aidan Lewis, &#171; Osama Bin Laden : Legality of killing questioned &#187;, BBC News, 7 mai 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Delcan Walsh, &#171; Osama bin Laden mission agreed in secret 10 years ago by US and Pakistan &#187;, The Guardian, 9 mai 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui peut d&#233;cider d'une intervention militaire en Libye ? Comparaison des pouvoirs de guerre aux &#201;tats-Unis et au Canada </title>
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		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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