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	<title>Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS)</title>
	<link>https://cirdis.uqam.ca/</link>
	<description>Le CIRDIS est un centre de recherche interdisciplinaire s'int&#233;ressant au d&#233;veloppement international. Les activit&#233;s du Centre sont regroup&#233;es en diff&#233;rents axes : mise en valeur des ressources naturelles, coop&#233;ration internationale, droits humains, mouvements sociaux et soci&#233;t&#233; civile, et gouvernance.</description>
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		<title>Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS)</title>
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		<title>Repenser le pouvoir, l'aide et le d&#233;veloppement</title>
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		<dc:date>2015-03-24T13:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Aide au d&#233;veloppement</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Repenser le pouvoir, l'aide et le d&#233;veloppement &lt;br class='autobr' /&gt;
Bonnie CAMPBELL Directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS) Professeure au D&#233;partement de Science politique, UQAM Mars 2015 &lt;br class='autobr' /&gt;
Chronique autour du livre &#171; Rethinking Canadian Aid &#187;, edited by Stephen Brown, Molly den Heyer and David Black. University of Ottawa Press. 2014. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le point de d&#233;part de ce volume ? La n&#233;cessit&#233; et m&#234;me l'urgence de repenser l'aide canadienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique154" rel="directory"&gt;Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=70&amp;mots[]=70|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Aide au d&#233;veloppement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=164&amp;mots[]=164|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=347&amp;mots[]=347|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repenser le pouvoir, l'aide et le d&#233;veloppement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonnie CAMPBELL&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en d&#233;veloppement international et soci&#233;t&#233; (CIRDIS)&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeure au D&#233;partement de Science politique, UQAM&lt;br class='autobr' /&gt;
Mars 2015&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chronique autour du livre &#171; Rethinking Canadian Aid &#187;, edited by Stephen Brown, Molly den Heyer and David Black. University of Ottawa Press. 2014.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part de ce volume ? La n&#233;cessit&#233; et m&#234;me l'urgence de repenser l'aide canadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'introduction du livre, cela implique beaucoup plus que proposer l'application de r&#233;formes techniques et institutionnelles. Une telle ambition s'&#233;tend &#233;galement bien au-del&#224; des controverses actuelles sur les glissements concernant l'emphase th&#233;matique donn&#233;e &#224; certains secteurs comme, par exemple, le secteur extractif, m&#234;me si ces enjeux sont importants. Ce d&#233;fi exige une d&#233;marche explicite pour situer l'aide canadienne dans un contexte beaucoup plus large et en lien avec les diverses fa&#231;ons dont l'aide canadienne interagit avec les populations des pays du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de dire quelques mots sur la fa&#231;on dont le livre propose de r&#233;pondre &#224; ce d&#233;fi, j'aimerais souligner &#224; quel point ce volume est des plus opportuns et bienvenus. Pour faire ressortir toute son importance, il est utile de situer le contexte actuel qui me semble marqu&#233; par plusieurs caract&#233;ristiques, dont les deux suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re concerne les difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; une information syst&#233;matique et transparente, pr&#233;sent&#233;e sous une forme qui permettrait de suivre la concordance entre les mesures et changements annonc&#233;s par rapport aux objectifs &#233;tablis par le Canada en mati&#232;re de coop&#233;ration internationale et de d&#233;veloppement. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il faut souligner l'absence &#224; pr&#233;sent d'un &#233;nonc&#233; de politique d'ensemble en mati&#232;re de d&#233;veloppement qui pourrait &#234;tre pr&#233;sent&#233; et d&#233;battu au Parlement et par la suite &#233;valu&#233; par celui-ci, &#233;nonc&#233; qui identifierait des objectifs clairs en mati&#232;re de contribution du Canada au d&#233;veloppement et &#224; la r&#233;duction de la pauvret&#233; des populations concern&#233;es, des strat&#233;gies pour les atteindre dans le moyen et le plus long terme, et dans ce contexte, justifierait les choix des pays prioritaires et les types de programmes retenus pour atteindre les objectifs du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en r&#233;sulte en ce moment une absence de d&#233;bats publics et inform&#233;s dans ce domaine cl&#233; de politique &#233;trang&#232;re et par cons&#233;quent, un d&#233;ficit d&#233;mocratique et un probl&#232;me important d'imputabilit&#233; politique pour nos politiques dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde caract&#233;ristique concerne le fait que depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es, les politiques de coop&#233;ration du Canada connaissent des transformations majeures qui impliquent non seulement des reconfigurations institutionnelles et des &#233;volutions nouvelles dans l'allocation du budget de l'aide, mais surtout des changements plus profonds et fondamentaux dans le sens m&#234;me que l'on donne &#224; la notion de coop&#233;ration, de sa raison d'&#234;tre, de la fa&#231;on de la livrer, de la tracer et d'&#233;valuer ses retomb&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux caract&#233;ristiques soulignent donc la tr&#232;s grande pertinence et utilit&#233; en ce moment de la parution de ce volume. Avant de rentrer dans les d&#233;tails du contenu, il est important de souligner qu'il s'agit d'un livre tr&#232;s document&#233;, fouill&#233;, bien &#233;crit et bien structur&#233;. Les contributions sont tr&#232;s vari&#233;es (enjeux de genre, &#201;tats fragiles, strat&#233;gies en Am&#233;rique latine, secteur extractif) mais compl&#233;mentaires comme en t&#233;moignent les r&#233;f&#233;rences crois&#233;es entre les chapitres qui illustrent en m&#234;me temps le travail rigoureux des &#233;diteurs. Elles sont pr&#233;sent&#233;es dans 16 chapitres regroup&#233;s en 3 sous-sections ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;i)	Les fondements &#233;thiques, politiques et bureaucratiques de l'aide&lt;br class='autobr' /&gt;
ii)	Le contexte canadien et les motivations du Canada &lt;br class='autobr' /&gt;
iii)	Le r&#244;le du Canada dans le d&#233;veloppement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait &#233;videmment impossible de rendre justice en quelques lignes &#224; 16 chapitres &#8211; qui sont particuli&#232;rement bien structur&#233;s autour de 4 niveaux d'interrogation. Ce que je ferai sera plut&#244;t de donner quelques exemples pour illustrer comment des contributions si diff&#233;rentes s'av&#232;rent en fait tr&#232;s compl&#233;mentaires et se renforcent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lire la suite de la Chronique, nous vous invitons &#224; t&#233;l&#233;charger le pdf ci-joint.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_file spip_document_5527 spip_documents '&gt; &lt;a onClick=&#034;ga('send', 'event', 'PDF', 'Download');&#034; href='https://ceim.uqam.ca/db/IMG/pdf/rethinking_canadian_aid_campbell.pdf' title='PDF - 394&#160;kio'type=&#034;application/pdf&#034;&gt; &lt;small&gt;(PDF - 394&#160;kio)&lt;/small&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les manifestations violentes anti Charlie-Hebdo au Niger</title>
		<link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-cirdis&amp;id_article=9618</link>
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		<dc:date>2015-01-29T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les manifestations violentes anti Charlie-Hebdo au Niger &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN Chercheur au LASDEL, Niger Professeur d'anthropologie &#224; l'EHESS, France Janvier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur Charlie Hebdo vu de Niamey &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui s'est pass&#233; autour du dernier num&#233;ro de Charlie-Hebdo est un cas d'&#233;cole o&#249;, selon le contexte, on est amen&#233; &#224; penser une chose ou son contraire. Dans un environnement occidental habitu&#233; aux outrances des caricaturistes, le dessin de la derni&#232;re &#171; une &#187; de Charlie-Hebdo n'a rien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique154" rel="directory"&gt;Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=4&amp;mots[]=4|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=347&amp;mots[]=347|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L115xH150/arton9618-d0cb9.jpg?1757619146' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les manifestations violentes anti Charlie-Hebdo au Niger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chercheur au LASDEL, Niger&lt;br class='autobr' /&gt;
Professeur d'anthropologie &#224; l'EHESS, France&lt;br class='autobr' /&gt;
Janvier 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur Charlie Hebdo vu de Niamey&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est pass&#233; autour du dernier num&#233;ro de Charlie-Hebdo est un cas d'&#233;cole o&#249;, selon le contexte, on est amen&#233; &#224; penser une chose ou son contraire. Dans un environnement occidental habitu&#233; aux outrances des caricaturistes, le dessin de la derni&#232;re &#171; une &#187; de Charlie-Hebdo n'a rien de provocant et semble relever de la libert&#233; normale d'expression (le proph&#232;te y est m&#234;me pr&#233;sent&#233; de fa&#231;on plut&#244;t sympathique). Par contre, dans un environnement majoritairement musulman &#233;loign&#233; de Paris, o&#249; personne ne connait Charlie-Hebdo et n'a vu le dessin, le simple fait d'apprendre qu'on a publi&#233; &#224; 7 millions d'exemplaires une caricature du proph&#232;te suffit &#224; d&#233;clencher l'indignation et la col&#232;re, bien &#233;videmment exploit&#233;es par les int&#233;gristes. Le probl&#232;me est que ceci &#233;tait enti&#232;rement pr&#233;visible : il y avait eu un pr&#233;c&#233;dent, et on savait tr&#232;s bien que le simple fait de mettre en &#171; une &#187; la caricature du proph&#232;te allait avoir un co&#251;t tr&#232;s &#233;lev&#233; dans le monde musulman (co&#251;t qui serait pay&#233; par les non musulmans de la r&#233;gion...). Il me semble tr&#232;s irresponsable de la part de l'&#233;quipe de Charlie-Hebdo de ne pas en avoir tenu compte. On peut le dire autrement : &#224; Paris, on peut se permettre d'en faire une &lt;i&gt;question de principe&lt;/i&gt;, au nom du droit &#224; libre expression, du droit &#224; la caricature, et du refus de c&#233;der aux int&#233;gristes. A Niamey, &#224; Bamako ou &#224; Istanbul (o&#249;, pour la majorit&#233; des gens, la question de principe est tr&#232;s diff&#233;rente : la libert&#233; d'expression s'arr&#234;te l&#224; o&#249; le blasph&#232;me commence), on est par contre bien oblig&#233; d'en faire une &lt;i&gt;question politique&lt;/i&gt;, et donc de se demander quelles vont en &#234;tre les cons&#233;quences, &#224; qui cela profite-t-il, et qui va en &#234;tre victime. Les r&#233;ponses sont h&#233;las claires : cela profite aux int&#233;gristes et ce sont les non-musulmans et les musulmans mod&#233;r&#233;s qui en sont les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, bien &#233;videmment, la &#171; une &#187; de Charlie-Hebdo n'est pas la cause profonde de ces manifestations. C'est une occasion (en or), ou un pr&#233;texte, habilement utilis&#233; par les int&#233;gristes pour faire un pas de plus dans la conqu&#234;te de l'opinion et la mobilisation des c&#339;urs, dans le cadre de leur &#171; guerre id&#233;ologique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les manifestations &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations de Zinder et de Niamey ont eu quatre caract&#233;ristiques : (a) elles ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement violentes ; (b) elles ont prises pour cibles, outre des symboles de la France (ce qui est assez classique dans nombre de manifestations en Afrique) et du parti au pouvoir (ce qui l'est aussi), des &#233;glises et des bars, en grand nombre, qui ont &#233;t&#233; syst&#233;matiquement saccag&#233;s et br&#251;l&#233;s ; (c) ces saccages et ces incendies ont donn&#233; lieu aussi &#224; des pillages en r&#232;gle ; (d) elles t&#233;moignaient d'une certaine organisation et d'une certaine pr&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re fois au Niger que la religion chr&#233;tienne est attaqu&#233;e de fa&#231;on violente, d'une certaine fa&#231;on meurtri&#232;re. Il faut savoir que la tr&#232;s grande majorit&#233; des catholiques et des protestants (un peu plus de 5 % de la population, et en progression) sont Nig&#233;riens, et ont de tr&#232;s nombreux liens familiaux et amicaux avec leur environnement musulman. Ces attaques ont &#233;t&#233; un &#233;norme traumatisme. Elles t&#233;moignent, comme le saccage des bars, de la mont&#233;e en puissance d'un Islam intol&#233;rant et violent, aux antipodes de ce qu'&#233;tait l'Islam nig&#233;rien pendant des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces manifestations ont aussi mis en &#233;vidence le jeu tr&#232;s dangereux des partis de l'opposition nig&#233;rienne. Ceux-ci en effet ont souffl&#233; sur les braises, en tentant d'instrumentaliser la r&#233;action populaire d'indignation face &#224; cette histoire de caricature du proph&#232;te. Ils ont ainsi, &lt;i&gt;d&#232;s avant les manifestations de Zinder et Niamey&lt;/i&gt;, accus&#233; le pr&#233;sident Mamadou Issoufou de s'&#234;tre rendu &#224; Paris pour &#171; soutenir Charlie-Hebdo &#187; et donc soutenir la caricature &#171; blasph&#233;matoire &#187;&#8230; C'&#233;tait bien s&#251;r confondre d&#233;lib&#233;r&#233;ment le &#171; Je suis Charlie &#187; de la grande marche de Paris, qui signifiait clairement &#171; Je suis avec les victimes contre le terrorisme &#187;, avec un tout diff&#233;rent &#171; Je suis Charlie &#187; cons&#233;cutif &#224; la parution du nouveau num&#233;ro, qui signifierait &#171; Je soutiens la caricature &#187;, et qu'aucun des dirigeants musulmans pr&#233;sents &#224; Paris n'a prof&#233;r&#233; ni cautionn&#233;&#8230; Le gouvernement nig&#233;rien quant &#224; lui affirme que les manifestations de Zinder et Niamey ont &#233;t&#233; en outre organis&#233;es en sous-main par les partis politiques de l'opposition en vue de d&#233;stabiliser le r&#233;gime et de cr&#233;er un climat insurrectionnel et les conditions d'un coup d'&#233;tat. Le risque imm&#233;diat aujourd'hui est celui d'un d&#233;rapage vers un nouveau bras de fer entre pouvoir et opposition, l&#224; o&#249; il devrait y avoir une alliance nationale de tous les partis politiques contre toutes les violences religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, il n'y a rien aujourd'hui de plus dangereux pour le Niger &#224; moyen terme que le d&#233;veloppement d'une alliance entre des partis politiques et les courants salafistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La violence salafiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une id&#233;ologie salafiste radicale a en effet peu &#224; peu fait son trou au sein de la soci&#233;t&#233; nig&#233;rienne. Elle a pu se d&#233;velopper en surfant sur la vague wahabiste, autrement dit un Islam fondamentaliste qui a d&#233;ferl&#233; sur le Niger et les pays sah&#233;liens depuis une bonne vingtaine d'ann&#233;es, promu par l'Arabie saoudite et le Qatar, &#224; coups de financements massifs, de formations de clercs et de propagande m&#233;diatique. La soci&#233;t&#233; nig&#233;rienne est devenue de plus en plus r&#233;gul&#233;e par cet Islam rigoriste de culture arabe tourn&#233; vers le pass&#233;, qui s'est aussi immisc&#233; de fa&#231;on visible dans tous les espaces publics (le refus du code de la famille, les serments des juges sur le Coran, le voilage croissant des femmes ou la pr&#233;sence de mosqu&#233;es au sein m&#234;me de tous les b&#226;timents publics n'en sont que quelques signes parmi beaucoup d'autres). Chaque consultation &#233;lectorale est d&#233;sormais un lieu de surench&#232;res entre candidats pour donner le maximum de gages aux imams, marabouts et oul&#233;mas, et appara&#238;tre comme le meilleur musulman, le plus pieux, le plus rigoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur cette base fondamentaliste que le salafisme radical a pu prosp&#233;rer, en faisant de l'intol&#233;rance une valeur cardinale, en multipliant les pr&#234;ches anti-occidentaux et anti-chr&#233;tiens enflamm&#233;s, en confortant les outrances, et en reconnaissant dans les jihadistes des soldats de l'Islam. &lt;i&gt;Le recours &#224; la violence s'est trouv&#233; ainsi de plus en plus l&#233;gitim&#233;&lt;/i&gt;. On en a eu divers signes avant-coureurs (comme ces menaces contre le festival de la mode africaine, ou encore ces jeunes filles parfois molest&#233;es au march&#233; pour leurs tenues trop occidentale). Mais les manifestations de ces derniers jours sont la premi&#232;re sortie publique massive, au grand jour, de cette violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes des milieux populaires sont particuli&#232;rement touch&#233;s par cette id&#233;ologie salafiste, en particulier les ch&#244;meurs, travailleurs informels ou &#233;l&#232;ves coraniques, de plus en plus en rupture avec les normes sociales et familiales des g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes, et largement d&#233;scolaris&#233;s. Les pillages lors des manifestations t&#233;moignent de ce recrutement. Mais l'id&#233;ologie salafiste p&#233;n&#232;tre aussi dans bien d'autres couches sociales, &#233;coliers, &#233;tudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jihadistes peuvent, dans le contexte de l'id&#233;ologie salafiste, appara&#238;tre facilement comme des h&#233;ros. Cela ne signifie pas que les mouvements jihadistes recrutent massivement au Niger. Certes il y a ind&#233;niablement des recrutements, que ce soit du c&#244;t&#233; du Mujao (Nord-Ouest), ou surtout de Boko Harram (Sud-Est), mais qui restent encore relativement limit&#233;s et essentiellement pour aller combattre hors du Niger (il est facile d'attirer un jeune ch&#244;meur d&#233;scolaris&#233;, que l'on va payer grassement, &#233;quiper d'une kalashnikov, et endoctriner). De m&#234;me, Boko Harram n'&#233;tait pas &#224; la man&#339;uvre lors des r&#233;centes manifestations (m&#234;me si son drapeau noir a &#233;t&#233; brandi &#224; Zinder), et le Niger n'est pas (pour le moment) une terre de combat pour cette organisation, qui reste encore tr&#232;s li&#233;e au contexte sp&#233;cifique du Nord-Est du Nig&#233;ria, et maintenant du Nord Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les sympathies pour les jihadistes de tous bords sont de plus en plus &#233;tendues. M&#234;me Boko Harram, malgr&#233; ses attaques contre les musulmans du Nord Nig&#233;ria, b&#233;n&#233;ficie d'une certaine c&#244;te de popularit&#233; chez les jeunes. Le cas de Boko Harram est complexe. D'une part, une th&#233;orie du complot assez r&#233;pandue y voit une cr&#233;ation de l'Occident pour faire r&#233;&#233;lire Jonathan Goodluck et &#233;viter qu'un leader musulman du Nord soit &#233;lu au Nig&#233;ria. D'autre part, Boko Harram fascine, car &lt;i&gt;il met en pratique&lt;/i&gt; &#224; nos portes le rejet radical de l'Occident et de l'Etat d&#233;mocratique moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre l'Occident, contre l'Etat moderne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est en effet le double rejet radical de l'Occident et de l'Etat moderne, associ&#233;s bien s&#251;r &#224; un islam politique proposant une soci&#233;t&#233; alternative&lt;/i&gt;, qui explique le succ&#232;s de l'id&#233;ologie salafiste, et l&#233;gitime de fait les violences, celle des manifestants d'hier au Niger, comme celle des jihadistes. Mais pourquoi ce double rejet est-il si populaire au Niger ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le sentiment anti-fran&#231;ais persiste, comme dans toute l'Afrique avec les comptes non sold&#233;s de la colonisation et de la Fran&#231;afrique (d'o&#249; l'attaque au Niger de boutiques d'Orange ou de Total, et du centre culturel fran&#231;ais). Mais il est relay&#233; par un sentiment anti-occidental bien plus g&#233;n&#233;ral (rappelons-nous la large approbation populaire de l'attentat du 11 septembre), aliment&#233; par ce qu'on pourrait appeler la morgue am&#233;ricaine, comme aussi par la morgue des innombrables experts et donneurs de le&#231;ons du d&#233;veloppement, ainsi que par les in&#233;galit&#233;s plan&#233;taires, la d&#233;pendance humiliante envers l'Occident et l'exclusion du plus grand nombre des b&#233;n&#233;fices du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les jihadistes du Nord-Mali comme Boko Harram attaquent aussi respectivement l'Etat malien et l'Etat nig&#233;rian : ceci aussi s&#233;duit au Niger, &lt;i&gt;o&#249; le rejet de la classe politique nig&#233;rienne est massif et profond, face &#224; la corruption croissante, &#224; l'enrichissement d&#233;brid&#233; des &#233;lites, aux jeux politiciens exasp&#233;rants et st&#233;riles, &#224; l'importance du ch&#244;mage, ou &#224; l'&#233;chec profond d'un syst&#232;me scolaire en &lt;i&gt;d&#233;route&lt;/i&gt;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rejet de l'&#233;lite politique s'&#233;tend &#224; la nomenklatura musulmane mod&#233;r&#233;e : les associations islamiques officielles ou les confr&#233;ries sont accus&#233;es simultan&#233;ment de collusion avec l'Etat et de laxisme religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, des organisations comme le Mujao ou Boko Haram deviennent le r&#233;ceptacle de toutes les frustrations, car seules elles s'attaquent concr&#232;tement &#224; l'Occident, seules elles s'attaquent concr&#232;tement &#224; l'ensemble des &#233;lites en place, et seules elles pr&#234;chent un changement radical. &lt;i&gt;Le salafisme et ses extensions jihadistes jouent en un sens le m&#234;me r&#244;le au Nord Nig&#233;ria, au Nord Cameroun et au Niger que l'extr&#234;me droite en Europe. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une guerre id&#233;ologique bien mal engag&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille id&#233;ologique est-elle perdue ? On peut le craindre, si un sursaut ne se manifeste pas. Certes, une partie importante de la population reste hors de l'influence fondamentaliste explicite ; quant aux salafistes radicaux, ils ne sont qu'une petite minorit&#233;. Certes une majorit&#233; de la population ne veut pas de la violence et souhaite une co-habitation paisible avec les chr&#233;tiens. Mais ce sont n&#233;anmoins les fondamentalistes qui occupent les espaces publics et les m&#233;dias. Mais ce sont les salafistes radicaux qui sont &#224; l'offensive, ce sont leurs pr&#234;ches que reproduisent &lt;i&gt;ad libitum&lt;/i&gt; les cassettes et les vid&#233;os des rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, l'&#233;cole n'est plus un lieu d'apprentissage de valeurs civiques et de pens&#233;e critique. En face, l'universit&#233; n'est plus un site de r&#233;sistance (c'est d&#233;sormais un espace largement ouvert au salafisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, les tenants d'un islam des lumi&#232;res, les partisans d'un islam tol&#233;rant, les musulmans mod&#233;r&#233;s, les r&#233;publicains d&#233;fendant la la&#239;cit&#233;, les militants d&#233;mocrates se taisent ou se d&#233;solent en silence. Tous ont plus ou moins peur. Car attaquer le salafisme est un gros risque. Cela risquerait d'&#234;tre per&#231;u comme attaquer l'Islam. Ou &#234;tre mis dans le camp des Occidentaux, voir &#224; leur solde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, ce sont les musulmans extr&#233;mistes qui tiennent le haut du pav&#233;, ce sont eux qui marquent chaque jour des points. Ils sont, eux, en &#171; guerre id&#233;ologique &#187; et n'ont pas vraiment de combattants face &#224; eux. Ils sont devenus quasi intouchables. Une preuve &#233;vidente de cette d&#233;mission inqui&#233;tante de l'islam mod&#233;r&#233; comme de la classe politique et de la soci&#233;t&#233; civile est qu'il n'y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face &#224; Boko Harram. Il est tr&#232;s grave qu'aucune manifestation n'ait jamais &#233;t&#233; organis&#233;e &#224; Niamey en soutien aux victimes nig&#233;rianes de Boko Haram, que ce soit pour les lyc&#233;ennes enlev&#233;es, ou apr&#232;s l'attentat contre la mosqu&#233;e de Kano, par exemple. Personne n'a boug&#233;, ce qui contraste &#233;videmment tristement avec la r&#233;action fran&#231;aise face aux attentats contre Charlie Hebdo et la sup&#233;rette kasher. De m&#234;me, apr&#232;s les &#233;glises en feu du 18 janvier, les r&#233;actions publiques de condamnation et les gestes ostentatoires de solidarit&#233; ont &#233;t&#233; rares, fort tardifs et peu empress&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &#224; l'&#233;vidence, le danger principal aujourd'hui au Niger hors de nos fronti&#232;res est sans conteste Boko Harram, bien plus redoutable encore pour nous que le Sud de la Lybie ou que le Nord du Mali. Et, faut-il vraiment le dire, bien plus redoutable pour les musulmans nig&#233;riens eux-m&#234;mes que la France, les Etats-Unis ou un journal satirique ! Quant au danger int&#233;rieur majeur pour le Niger, c'est le salafisme radical, son terrorisme id&#233;ologique, sa rh&#233;torique de l'exclusion. Tout serait &#224; redouter d'une connexion accrue de ces deux dangers, dont ces deux jours de manifestations pourraient &#234;tre les pr&#233;misses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut donc esp&#233;rer un sursaut, sursaut des partis politiques, sursaut de la soci&#233;t&#233; civile &#187;. Sursaut contre la violence, contre l'extr&#233;misme, contre le salafisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#234;vons un peu : Et si, demain, une grande manif se d&#233;roulait &#224; Niamey, avec toute la classe politique pour une fois rassembl&#233;e, contre les attaques d'&#233;glises, pour la tol&#233;rance religieuse, contre Boko Harram, avec des imams d&#233;filant avec des pancartes &#171; je suis chr&#233;tien &#187; c&#244;te &#224; c&#244;te avec des pr&#234;tres d&#233;filant avec des pancartes &#171; je suis musulman &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Niamey, le 21 janvier 2015&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_file spip_document_5428 spip_documents spip_document_left '&gt; &lt;a onClick=&#034;ga('send', 'event', 'PDF', 'Download', 'Les manifestations violentes anti Charlie-Hebdo au Niger');&#034; href='https://ceim.uqam.ca/db/IMG/pdf/chroniques_de_l_oci_olivier_de_sardan_29_janvier_2015.pdf' title='PDF - 280.2&#160;kio'type=&#034;application/pdf&#034;&gt; &lt;span class='crayon document-titre-5428 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Les manifestations violentes anti Charlie-Hebdo au Niger&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;small&gt;(PDF - 280.2&#160;kio)&lt;/small&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tendances de la coop&#233;ration en Am&#233;rique latine : Des inqui&#233;tudes traditionnelles face aux besoins d'innovation</title>
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		<dc:date>2014-04-02T10:13:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Am&#233;rique du Sud</dc:subject>
		<dc:subject>Aide au d&#233;veloppement</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tendances de la coop&#233;ration en Am&#233;rique latine : Des inqui&#233;tudes traditionnelles face aux besoins d'innovation &lt;br class='autobr' /&gt;
Angel SALDOMANDO Chercheur, CINCO - Centro de Investigaci&#243;n de la Comunicaci&#243;n, Nicaragua Avril 2014 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Am&#233;rique latine s'inscrit dans une tendance descendante dans les flux de l'aide officielle au d&#233;veloppement (AOD). Elle repr&#233;sentait 0,5 % du revenu brut r&#233;gional dans les ann&#233;es 1990 diminuant &#224; 0,2 % en 2008. &#192; l'&#233;chelle mondiale, l'Am&#233;rique latine repr&#233;sente actuellement 8,5 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique154" rel="directory"&gt;Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tendances de la coop&#233;ration en Am&#233;rique latine :&lt;br class='autobr' /&gt;
Des inqui&#233;tudes traditionnelles face aux besoins d'innovation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Angel SALDOMANDO&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chercheur, CINCO - Centro de Investigaci&#243;n de la Comunicaci&#243;n, Nicaragua&lt;br class='autobr' /&gt;
Avril 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique latine s'inscrit dans une tendance descendante dans les flux de l'aide officielle au d&#233;veloppement (AOD). Elle repr&#233;sentait 0,5 % du revenu brut r&#233;gional dans les ann&#233;es 1990 diminuant &#224; 0,2 % en 2008. &#192; l'&#233;chelle mondiale, l'Am&#233;rique latine repr&#233;sente actuellement 8,5 % de l'AOD. Entre 2010 et 2012, l'AOD a diminu&#233; de 20 %, les pr&#233;visions augurent cependant une am&#233;lioration mod&#233;r&#233;e entre 2014 et 2016. Faut-il s'inqui&#233;ter de cette tendance ou bien s'inscrit-elle dans un nouveau contexte porteur des innovations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission &#233;conomique pour l'Am&#233;rique latine (CEPAL) dans son rapport sur l'AOD s'inqui&#233;tait depuis 2010 de la tendance &#224; la baisse de la coop&#233;ration internationale. Les raisons &#233;taient attribu&#233;es dans le court terme &#224; la crise financi&#232;re internationale et aux op&#233;rations de sauvetage financiers de banques qui faisaient fondre les finances publiques des principaux pays bailleurs de fonds. Sur le moyen terme, la priorit&#233; donn&#233;e aux pays &#224; bas revenus p&#233;nalisait la r&#233;gion, class&#233;e dans son ensemble comme &#233;tant au dessus du revenu moyen, et avait pour effet de concentrer l'AOD, malgr&#233; les diff&#233;rences et les besoins &#224; l'int&#233;rieur des pays, dans les pays plus pauvres ou endett&#233;s (Ha&#239;ti, Bolivie, Nicaragua, Honduras par exemple). Le rapport explorait de nouvelles sources financi&#232;res pour nourrir la coop&#233;ration concluant que l'AOD &#233;tait essentielle et que les autres apports &#233;taient seulement compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il faut nuancer cette vision et la situer dans un contexte plus complexe. Bien que pour quelques pays la coop&#233;ration internationale repr&#233;sente un apport de financement important, dans son ensemble la r&#233;gion n'a jamais &#233;tait d&#233;pendante de cette source de financement. L'investissement externe direct, les pr&#234;ts multilat&#233;raux et l'endettement externe ont &#233;t&#233; les formes traditionnelles de financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, ceci a signifi&#233; un endettement tr&#232;s couteux que bien &#233;videmment l'AOD n'a jamais compens&#233;, la r&#233;gion &#233;tant plut&#244;t exportatrice de devises perdant ainsi de pr&#233;cieuses ressources pendant les trois derni&#232;res d&#233;cennies du XXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car sur la question de fond, soit celle d'obtenir du financement &#224; moindre co&#251;t pour le d&#233;veloppement, le poids de l'AOD a &#233;t&#233; plut&#244;t marginale. C'est l'enjeu du financement du d&#233;veloppement qui est la v&#233;ritable question et c'est dans ce cadre que la tendance sur l'aide prend son sens. Cette probl&#233;matique semble d'ailleurs &#234;tre &#224; l'avant-sc&#232;ne depuis que la r&#233;gion a eu tendance &#224; se distancier du n&#233;olib&#233;ralisme depuis2005 et &#224; favoriser de nouveaux processus d'int&#233;gration et de d&#233;veloppement. Les sources de financement sont orient&#233;es vers des r&#233;formes fiscales et la reprise en main des finances publiques et des mati&#232;res premi&#232;res. Par ailleurs, le cycle de prix des mati&#232;res premi&#232;res a donn&#233; une marge de man&#339;uvre aux &#233;conomies de la r&#233;gion auxquelles s'ajoute l'arriv&#233;e de la Chine. La pr&#233;sence financi&#232;re de ce pays se ramifie dans plusieurs directions : prise de participation du capital de la Banque interam&#233;ricaine de d&#233;veloppement, achat des mati&#232;res premi&#232;res incluant achats anticip&#233;s des productions, &#233;quivalant &#224; un cr&#233;dit, et pr&#234;ts qui fournissent des liquidit&#233;s &#224; la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce fait, les strat&#233;gies de financement du d&#233;veloppement articulent maintenant des moyens traditionnels de financement externe et l'AOD avec une tentative de mise en place d'un nouveau syst&#232;me financier &#224; caract&#232;re r&#233;gional. La Banque du Sud et la Banque de l'ALBA sont, chacune &#224; leur mani&#232;re, des nouveaux sch&#233;mas d'int&#233;gration et de financement qui doivent encore faire leurs preuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on imaginer de nouveaux sch&#233;mas de coop&#233;ration dans ce cadre ? C'est &#224; ce titre que l'on parle de coop&#233;ration Sud-Sud et de coop&#233;ration triangulaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, la nature de cette coop&#233;ration, sa mani&#232;re d'op&#233;rer et le sch&#233;ma de financement sur lequel elle repose, sont encore d&#233;pendants d'une vision traditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, PetroCaribe qui d&#233;gage un fond de coop&#233;ration pour les pays membres de l'ALBA sur la base de l'exportation p&#233;troli&#232;re v&#233;n&#233;zu&#233;lienne &#224; des prix pr&#233;f&#233;rentiels, finance des interventions sociales ponctuelles et certains projets d'infrastructures. La coop&#233;ration triangulaire pour sa part se limite &#233;galement &#224; quelques secteurs (sanitaires, p&#234;che et changement climatique). &#192; l'heure o&#249; l'Am&#233;rique du Sud &#233;labore un sch&#233;ma d'int&#233;gration tr&#232;s volontariste, il m&#233;rite que l'on s'interroge &#224; savoir si cela s'accompagne d'une r&#233;flexion sur le r&#244;le de la coop&#233;ration intra-r&#233;gionale, nous amenant peut-&#234;tre &#224; nous pencher sur des questions plus structurelles telles que les infrastructures r&#233;gionales de transport, les communications, les &#233;conomies locales, les mod&#232;les soutenables d'agriculture et d'exploitation de mati&#232;res premi&#232;res, les capacit&#233;s de recherche et &#233;changes scientifiques, ainsi que les r&#233;formes des mod&#232;les &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;bat peine &#224; &#233;merger malgr&#233; l'essoufflement de l'AOD et de son r&#244;le limit&#233; en Am&#233;rique latine. Les structures institutionnelles nouvellement cr&#233;&#233;es (ALBA, CELAC, UNASUR, etc.) viennent s'ajouter ou se substituer aux anciennes structures d'int&#233;gration sans qu'il y ait des propositions claires quant au r&#244;le que pourrait jouer un nouveau type de coop&#233;ration face aux visions traditionnelles largement domin&#233;es par les conceptions apport&#233;es par l'AOD. On est donc en droit de se demander si derri&#232;re cette difficult&#233; ne se cache pas une autre question essentielle : quel d&#233;veloppement pour la r&#233;gion ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Silencing Voices, Closing Space : Assessing the Enabling Environment for Civil Society as Development Actors</title>
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		<dc:date>2014-02-20T21:17:35Z</dc:date>
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		<dc:subject>Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Silencing Voices, Closing Space : Assessing the Enabling Environment for Civil Society as Development Actors &lt;br class='autobr' /&gt;
Brian Tomlinson AidWatch Canada F&#233;vrier 2014 &lt;br class='autobr' /&gt; NOTE : Pour les sources compl&#232;tes (endnotes) et le tableau 1 (box 1), veuillez svp consulter le document pdf se trouvant en bas de cette page. &lt;br class='autobr' /&gt;
Canadian civil society organizations (CSOs) across the sectoral and political spectrum &#8211; development organizations, women's rights organizations, environmental groups, students and scientific (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique154" rel="directory"&gt;Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=347&amp;mots[]=347|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L115xH150/arton8628-d2916.jpg?1757435448' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Silencing Voices, Closing Space : Assessing the Enabling Environment for Civil Society as Development Actors&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;This article is based substantially on Civil Society Partnership for (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brian Tomlinson&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;AidWatch Canada&lt;br class='autobr' /&gt;
F&#233;vrier 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;NOTE : Pour les sources compl&#232;tes (endnotes) et le tableau 1 (box 1), veuillez svp consulter le document pdf se trouvant en bas de cette page.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Canadian civil society organizations (CSOs) across the sectoral and political spectrum &#8211; development organizations, women's rights organizations, environmental groups, students and scientific research &#8211; in the past few years have all experienced &lt;i&gt;inter alia&lt;/i&gt; a demonization of dissenting policy points of view, government defunding, selective decertification of charitable status, and a marginalization of citizens' rights to peaceful assembly and protest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The situation facing Canadian CSOs unfortunately is not unique. Evidence gathered recently by the global CSO platform, Civil Society Partnership for Effective Development (CPDE), confirms a pattern of deteriorating legal and political conditions for CSOs in an increasing number of countries around the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vast array of CSOs, working as development actors, have grown over the past decade, bringing together millions of citizens for highly diverse public purposes in almost all countries of the world. They work at all levels (local, national, regional and global), promoting development and poverty reduction, delivering services, educating citizens, strengthening peoples' voices in governance and advocacy, and responding to humanitarian emergencies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is estimated that CSOs program annually US$50 billion to US$75 billion in support of development cooperation, mainly from CSOs in Northern countries, and often through partnerships with Southern CSO counterparts. Working as independent development actors in their own right, CSOs are collaborate across national boundaries engaging in a shared solidarity with people, especially poor and marginalized populations, to enable people to claim their human rights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since 2002 official aid donors and partner governments have been meeting in a series of High Level Forums (HLFs) to improve the effectiveness of aid. Starting in 2008 in Accra, Ghana, and again in 2011 in Busan, these HLFs have been very inclusive of CSOs. In the 2008 Accra Agenda for Action, for the first time, governments from all parts of the world recognized CSOs as development actors &#8220;in their own right&#8221; and committed to creating the enabling conditions that maximize their contributions to development. This commitment was reiterated in 2011 at the Busan HLF, where an enabling environment for CSOs was defined as one that is &#8220;consistent with agreed international rights.&#8221; Moreover, the Busan HLF created a multi-stakeholder Global Partnership for Effective Development Cooperation (GPEDC) to promote and actively monitor the commitments made in Busan, including the commitment to improve the enabling environment for CSOs as one of ten indicators of progress since Busan.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;Monitoring an enabling environment for CSOs&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;In April 2014 the GPEDC will be meeting in Mexico, bringing together donor and partner government ministers and high level officials, CSOs, representatives of the private sector, local government and parliamentarians. The purpose is to assess and accelerate progress on commitments made at the Busan HLF, including on the enabling environment for CSOs. The OECD and the UNDP, functioning as the secretariat for the GPEDC, will bring a report to the Mexico HLM on progress to date, drawing from evidence submitted by donors, partner governments and CSOs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The global CSO partnership, CPDE, has put forward a rights-based framework (see Box One) to assessing the CSO enabling environment in which there are three essential areas and five dimensions. All of these areas and dimensions are critical to creating conditions for CSOs to organize and act for development through citizens' participation in their communities and engagement with their governments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CSOs have welcomed the GPEDC's attention to CSO enabling conditions as one of ten indicators of progress and the implications for government to improve this environment. However, evidence gathered to date points to a different reality for many CSOs reflected in increasingly severe restrictions in a growing number of countries on rights that affect their operations, a very mixed experience with respect to CSO spaces for policy influencing, and greater impediments in donor terms and conditions in their support for CSOs as development actors. This article summarizes some of this current evidence ; it draws on documentation and research undertaken by CPDE, some of its members (ACT Alliance, CIDSE and the International Centre for Not-for-Profit Law), and the Reality of Aid in Africa, listed in the Resources annex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Area One : Implementing Laws and Regulations affecting Rights and Freedoms for CSOs&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;A recent report by CIVICUS points to 413 threats to the operations of civil society in 87 countries, in the 22-month period January 2012 to October 2013. Among some of the &lt;strong&gt;restrictive measures and practices in the implementation of laws and regulations&lt;/strong&gt; governing CSOs noted in the CPDE Synthesis of Evidence are the following :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mandatory registration of organizations, rendering illegal any activities by unregistered CSOs, including smaller community-based organizations and informal associations [identified in 3 CPDE/Reality of Aid case studies (Zambia, Zimbabwe and Tanzania) and 4 additional countries noted by ICNL in its online database (Kenya, South Sudan, Ethiopia and Uganda)] ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unclear and/or multiple laws, and/or expensive and complex procedures for registering and governing CSOs. As a consequence, reports observe arbitrary and selective application of laws/regulations against certain organizations, significant barriers for smaller CSOs to register, and lengthy delays for successful registration and burdensome heavy reporting requirements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vague grounds for refusal to register (or de-register) an organization as a not-for-profit or charity, with limited or no due process for appeal (Referenced in 7 of 12 countries reviewed in the CPDE Synthesis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Onerous requirements for re-registration (sometimes annually), placing undue administrative burdens on CSOs and opportunities for selective denial of registration of targeted organizations (onerous procedures and/or undue discretion on the part of the government were referenced in 8 of the 12 countries under review).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unclear legal and regulatory restrictions for CSOs in aid-providing middle-income countries to collaborate and engage in South-South Cooperation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Measures banning public demonstrations, prohibiting non-citizens from participating in public protests, limiting numbers of participants in public picketing, and increasing penalties for violations of regulations regarding peaceful assembly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institution of politically motivated legal proceedings against members of CSOs critical of official policies leading to arbitrary arrests and detention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Reprisals against members of CSOs for engaging with multilateral human rights institutions most notably, the UN Human Rights Council.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While violations are more persistent and far-reaching in highly polarized and authoritarian political environments, lesser legal and regulatory concerns were also recorded in more democratic countries such as Canada and Kenya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An increasing body of evidence is tracking increasingly &lt;strong&gt;debilitating restrictions on CSOs' access to foreign funding&lt;/strong&gt;, which in already resource-poor countries dramatically impedes CSOs' freedom of association to engage in legitimate activities, including human rights protection. CIVICUS (citing ICNL) sets out a growing list of 23 countries with foreign funding restrictions and points to a &#8220;contagion effect&#8221; with laws introduced in one country drawing inspiration from laws in other jurisdictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restrictions often target foreign funding for CSOs engaged in policy processes, advocacy and the defense of human rights at the country level. CPDE/Reality of Aid country case studies for its Synthesis (Cameroon, Tanzania, Zimbabwe, Bolivia, Kyrgyzstan) draw attention to public demonization in some countries of particular CSOs as agents of foreign (Western) governments as a result of their receipt of foreign funding. In another example, all Russian CSOs receiving foreign funding are now required by law to register as &#8220;foreign agents,&#8221; considered to be spies, which is being challenged by Russian CSOs in international courts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his April 2013 report to the UN Human Rights Council, Special Rapporteur on the rights to freedom of peaceful assembly and of association, Maina Kiai, draws attention of the UN system to &#8220;increased control and undue restrictions in relation to funding received [by CSOs].&#8221; In a detailed report, he calls on governments to &#8220;allow access by NGOs to foreign funding as a part of international cooperation to which civil society is entitled to the same extent as Governments.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In most countries, the service provision and humanitarian assistance roles of CSOs are widely accepted and even promoted by other stakeholders. However, &lt;strong&gt;significant barriers often exist for particular groups&lt;/strong&gt; with mandates that include the critique of and/or advocacy for policy change or for those that represent the views of marginalized and vulnerable populations. According to a recent survey of six countries (also confirmed by the CPDE/Reality of Aid Africa case studies), CSOs &#8220;working in human rights, community rights, land rights, natural resources, mineral and environmental issues are more likely to become stigmatized.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For example, women's rights organizations play a catalytic role in strategizing and advancing work that challenges existing gender norms and power relations. The Association of Women's Rights in Development (AWID) has documented increased violence against Women Human Rights Defenders (WHRDs), with 24 WHRDs murdered between 2010 and 2012 in a range of countries including Guatemala, Honduras and Mexico. AWID has also pointed to the rise of religious fundamentalism across all regions, with 76% of 1600 women activists from 160 countries reporting in a survey that they have dealt with the consequences of religious fundamentalism in limiting their work over the past ten years. Finally AWID has been monitoring the financing of women's organizations and notes shrinking funding from many of the traditional aid sources of finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CSOs must be free to determine their own legal statutes, structures and activities and to make decisions consistent with their mandate, without state interference. CSOs call on donors to consider flexible financing and other options to strengthen vulnerable organizations facing disabling conditions for their operations. States should also put in place policies for the protection of members of CSOs that provide for independent investigations into criminal attacks on HRDs or other vulnerable populations and should provide national human rights institutions a mandate to support and work with CSOs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Area Two : Spaces for Policy Influencing&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All stakeholders at the 2011 Busan HLF agreed that &#8220;inclusive development partnerships&#8221; are the foundation for cooperation for effective development. A more inclusive development process requires governments to &#8220;deepen, extend and operationalise the &lt;i&gt;democratic ownership of development policies and processes&lt;/i&gt;.&#8221; [emphasis added, &#167;12a, &lt;i&gt;Busan Partnership for Effective Development Cooperation&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Operationalizing inclusive development through democratic ownership involves empowering people as beneficiaries, but also as actors in their development. In this context, CSO policy influencing is not only about inclusive participation in consultations, which often remains episodic at the discretion of governments. It is also about creating structured and permanent forums for multi-stakeholder dialogue that include a diversity of civil society actors &#8211; particularly those involving marginalized populations &#8211;in advising and monitoring development policies, plans and strategies. Restrictions affecting CSOs, particularly in their capacities to express dissenting views and represent affected populations, pose serious challenges to the realization of democratic ownership, which aims to broaden and deepen the diversity of peoples' participation in development.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidence collected by the CPDE and by some of its member organizations point to varying, but usually very limited, degrees to which national development strategies have been informed by inclusive consultations. This finding is consistent with an earlier 2011 Reality of Aid Report that could point to only a few exceptions among the 32 countries examined through case studies where there was sustained multi-stakeholder involvement in government national development planning directorates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The evidence in the Synthesis describes consultations that are mostly episodic, at the discretion of governments and involve limited numbers of CSOs, selected for their broad support of government policies. CSOs reported &lt;i&gt;inter alia &lt;/i&gt;the following characteristics of current public policy engagement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consultations held to receive CSO views, but such views are based on limited or no access to documentation on relevant government draft policies or priorities ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Superficial consultations in the final stages of policy development, designed for information sharing only, with limited opportunities to hear from stakeholders ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A decline in previously-held inclusive consultations/dialogue based on a mutually agreed agenda, in favour of ones that target specific government determined priorities (for example in Canada) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rhetorical commitments to create space for vulnerable groups in decision making and planning, but no structured mechanisms for realizing this commitment ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Limited or non-existent opportunities for policy dialogue between governments involved in South-South Cooperation (SSC) assistance and CSOs in these countries seeking to make a contribution to SSC ; and&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A general lack of accountability following consultations to determine if and how CSOs concerns were taken into account in the final policy decisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the other hand, CSOs have noted an interesting engagement with CSOs through Public Watch Councils in Kyrgyzstan as a permanent forum with selected ministries, expanding numbers of participatory forums for policy dialogue in Cameroon and Kenya, and an important European Union statement on the value of CSOs in EU development cooperation. The EU Communication explicitly defines and commits to regular engagement with CSOs and &#8220;sets standards that can be used to monitor whether improvements to conditions for civil society result from EU activities.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For CSOs there is a close relationship between transparency and conditions favourable to democratic ownership and an enabling environment for CSOs. Transparency in information is essential to hold governments to account. For the most part, access to information is either very partial or unavailable on a straightforward and timely basis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CSOs call on governments to establish permanent institutionalized spaces for multi-stakeholder dialogue on development policies, based on principles of mutual trust, respect and shared responsibilities. These spaces should engage a diversity of civil society actors and should have access to information and transparent accountability mechanisms protected by legislation. Support should be provided for a wide range of CSOs, including women's rights organizations, rural, indigenous, people with disabilities, and urban community organizations to participate in multi-stakeholder policy processes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Area Three : Donor &#8211; CSO relationships in support of CSO roles in development&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Most (but not all) OECD donors within the Development Assistance Committee (DAC) have written accessible policies that address their relationships with CSOs in the delivery of aid. A DAC review of good practice for donors suggests that these policies should,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;[S]et out measurable objectives including for implementing the commitments made on civil society in the Busan 4th High-Level Forum on Aid Effectiveness (para 22). These are : recognising CSOs as development actors in their own right, promoting an enabling environment (including effective donor support), and encouraging CSOs to implement practices that strengthen their accountability and contribution to development effectiveness.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, translating good civil society policies into donor decision-making processes and practices in headquarters and on the ground remains an ongoing challenge. Several DAC peer reviews have urged further policy development in consultation with civil society. The 2012 Peer Review of Canada (page 10) called on CIDA to &#8220;complete its civil society effectiveness strategy,&#8221; (page 20) through which it &#8220;should take a fresh look at how it can better achieve its development aims in relation to civil society.&#8221; (page 29) The latter &#8220;will need to strike a balance between respecting CSO autonomy as development actors in their own right, and steering CSOs to deliver Canada's development co-operation objectives&#8221;(page 29).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Over the past several years, CSOs based in both donor and partner countries have identified a number of issues in donor policies that affect and constrain their effectiveness as development actors :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non-responsive donor CSO policies : &lt;/strong&gt;Donor directive policies (narrow donor-determined results requirements) and modalities of support for CSOs (contracting for donor-determined programming) limit CSO capacities and space for pursuing partnerships based on the principles of ownership and alignment with the priorities of their partners and constituencies. DAC donor priorities (and also INGO priorities) are often developed with little engagement with developing country CSOs and sometimes with little knowledge of conditions facing local CSOs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Funding modalities and conditions : &lt;/strong&gt;An inappropriate mix and choice of funding modalities weaken CSO effectiveness, alongside unpredictable timing and long delays, shrinking opportunities for financing that is responsive to CSO priorities and programs, and high transaction costs due to a lack of harmonized requirements by donors. With respect to harmonization, the evidence notes progress in a Swedish-led donor initiative to harmonize some conditions for CSOs. CSOs report that competitive funding modalities have resulted in more intensive competition among CSOs in both donor and developing countries, undermining interest in and space for constructive CSO collaboration and coordination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Availability of institutional funding&lt;/strong&gt; : While CSOs may be able to seek funding for projects related to their programmatic activities, the terms of donor finance often preclude (or seriously limit) support for core basic operational functions of the organization. This lack of support for these functions undermines the capacities and sustainability of CSOs, particularly those in developing countries, to maintain effective programming capacities to achieve impact over the medium and longer term.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Public awareness programming in donor countries :&lt;/strong&gt; Building and sustaining a public constituency for development cooperation is often undermined by limited resources in donor support for public awareness programming in donor countries. There is often a lack of donor clarity about the purposes of its public awareness programming &#8211; is it communications about donor/CSO programs or is it to build citizen engagement and critical awareness of the challenges facing people living in poverty ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pressures for uncritical CSO alignment with government policies : &lt;/strong&gt;CSOs in developing countries face increasing pressure to align with government development strategies for sector programming. Where strategies have not been developed through inclusive multi-stakeholder processes with different country stakeholders, CSOs may legitimately argue that their programming fills gaps in these strategies or speaks to the interests of populations whose interests have been marginalized. Similarly, without sustained access and dialogue between CSOs and government, practical collaboration and alignment with government is difficult.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Opportunities and resources for developing country policy dialogue&lt;/strong&gt; : CSOs in developing countries are increasingly collaborating to influence their government's development policies and hold governments to account at the national and local level. There is a need for better and more focused financial and evaluation instruments for donor support, including assessment of civil society engagement in government policy dialogue in complex developing country contexts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Looking towards the Mexico High Level Meeting&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Mexican HLM intends not only to review progress on commitments, but also to make proposals for furthering these commitments, particularly where evidence suggests that progress is lacking. A number of bodies have made proposals for the HLM, including a core group on inclusive development from the GPEDC Steering Committee on inclusive development, the CPDE Working Group on Enabling Environment and the multi-stakeholder Task Team on CSO Development Effectiveness and Enabling Environment. Among these proposals for action for action :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All stakeholders will take actions to reverse the current trend of shrinking space for civil society organizations. This commitment includes accentuating resources and technical assistance to improve an enabling environment at the country level based on current human rights standards and ILO conventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; All stakeholders will work together to develop framework for CSO enabling conditions at the country level, based on minimum standards that ensure democratic ownership of development processes, consistent with the existing universally adopted and accepted supervisory mechanisms on human rights, including for example on the freedom of association and assembly, freedom of expression, among other human rights and fundamental freedoms. This framework should safeguard CSO access to financial resources from domestic, foreign and international sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All stakeholders will work to establish multi-stakeholder mutual accountability platforms at the country level as mandated by the &lt;i&gt;Busan Partnership for Effective Development Cooperation&lt;/i&gt;, aimed at ensuring democratic ownership in development cooperation practices and inclusive development partnerships. They will ensure that these mechanisms are institutionalized, inclusive and transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donors will collaborate with CSOs to put in place and implement donor support models for CSOs that are consistent with principles of aid and development effectiveness as they pertain to civil society, including a fully enabling environment for CSOs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Resources&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;ACT Alliance/CIDSE, 2013. &lt;i&gt;Strategies for enabling civil society organizations (CSOs). &lt;/i&gt;Forthcoming 2014. A publication based on a survey of CSOs in Malawi, Rwanda, Zimbabwe and Colombia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arutyunova, A and Cindy Clark 2013. &lt;i&gt;Watering the Leaves, Starving the Roots : The Status of Financing for Women's Rights Organizing and Gender Equality&lt;/i&gt;. Association of Women's Rights in Development (AWID), accessed at &lt;a href=&#034;http://www.awid.org/Library/Watering-the-Leaves-Starving-the-Roots&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.awid.org/Library/Watering-the-Leaves-Starving-the-Roots&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;CIVICUS 2013a. &lt;i&gt;State of Civil Society 2013 : Creating an enabling environment&lt;/i&gt;. Andrew Firmin, Ciana-Marie Pegus, Brian Tomlinson editors. June 2013, accessible online at &lt;a href=&#034;http://socs.civicus.org/?page_id=4289&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://socs.civicus.org/?page_id=4289&lt;/a&gt;. An annual report with contributions from more than 30 civil society organizations and actors from around the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CIVICUS 2013b. &#8220;Global Trends on Civil Society Restrictions : Mounting restrictions on civil society &#8211; the gap between rhetoric and reality,&#8221; A report co-authored by Tor Hodenfield and Ciana-Marie Pegus. October 2013, accessible at &lt;a href=&#034;https://civicus.org/images/GlobalTrendsonCivilSocietyRestrictons2013.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://civicus.org/images/GlobalTrendsonCivilSocietyRestrictons2013.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Civil Society Partnership for Effective Development (CPDE), &#8220;An Enabling Environment for Civil Society Organizations : A Synthesis of evidence of progress since Busan,&#8221; submitted by CPDE to the monitoring process for the Global Partnership for Effective Development Cooperation (GPEDC)'s Indicator Two on CSO Enabling Environment, October 2013. This Synthesis of Evidence is based on case studies commissioned by the CPDE and the Reality of Aid for Cameroon, Malawi, Tanzania, Zambia, Zimbabwe, Kyrgyzstan, Bolivia, Honduras and Canada/United States.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;International Center for Not-for-Profit Law (ICNL). &#8220;NGO Law Monitor,&#8221; accessible at &lt;a href=&#034;http://www.icnl.org/research/monitor/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.icnl.org/research/monitor/index.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;International Center for Not-for-Profit Law (ICNL) 2013. &#8220;The Legal and Regulatory Framework for Civil Society : Global Trends in 2012-13&#8221;. &lt;i&gt;Global Trends in NGO Law&lt;/i&gt;, Volume 4, Issue 2. Accessible at &lt;a href=&#034;http://www.icnl.org/research/trends/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.icnl.org/research/trends/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;International Trade Union Confederation (ITUC) Development Cooperation Network, 2012. &lt;i&gt;Trade Unions' Views on Working with Donor Governments in the Development Sector : A review of 18 donor governments' support mechanisms&lt;/i&gt;. TUDCN Development Papers, 2012/4. Accessible at &lt;a href=&#034;http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/tus_working_with_donors_full_study_en-2.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/tus_working_with_donors_full_study_en-2.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;This article is based substantially on Civil Society Partnership for Effective Development (CPDE), &#8220;An Enabling Environment for Civil Society Organizations : A Synthesis of evidence of progress since Busan,&#8221; submitted by CPDE to the monitoring process for the Global Partnership for Effective Development Cooperation (GPEDC)'s Indicator Two on CSO Enabling Environment, October 2013. It is a summary of the main findings of this review of evidence. The author prepared the submission under contract with CPDE's Working Group on CSO Enabling Environment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les mythes de l'&#233;conomie verte</title>
		<link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-cirdis&amp;id_article=8526</link>
		<guid isPermaLink="true">https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=8526</guid>
		<dc:date>2013-12-06T22:26:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie de march&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Molly KANE &lt;br class='autobr' /&gt;
Chercheure en r&#233;sidence, CIRDIS &lt;br class='autobr' /&gt;
molly.kane@icloud.com &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait d'une conf&#233;rence donn&#233;e lors du Congr&#232;s de L'Entraide missionnaire, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Notre Plan&#232;te en P&#233;ril : l'urgence d'agir &#187;, tenu &#224; Montr&#233;al les 7 et 8 septembre 2013 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e d'&#233;conomie verte est port&#233;e avec enthousiasme par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) comme un chemin assur&#233; vers le d&#233;veloppement durable et le combat contre la pauvret&#233; mondiale. Son grand rapport de 2011, Vers une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique154" rel="directory"&gt;Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=51&amp;mots[]=51|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=241&amp;mots[]=241|url_absolue)]" rel="tag"&gt;&#201;conomie de march&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="[(spip.php?page=mot-cirdis&amp;id_mot=347&amp;mots[]=347|url_absolue)]" rel="tag"&gt;Chroniques de l'Observatoire sur la coop&#233;ration internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L115xH150/arton8526-355ec.jpg?1757120958' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;Par Molly KANE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Chercheure en r&#233;sidence, CIRDIS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:molly.kane@icloud.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;molly.kane@icloud.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait d'une conf&#233;rence donn&#233;e lors du Congr&#232;s de &lt;a href=&#034;http://lentraidemissionnaire.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Entraide missionnaire&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre Plan&#232;te en P&#233;ril : l'urgence d'agir &#187;, tenu &#224; Montr&#233;al les 7 et 8 septembre 2013&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour le texte complet de la conf&#233;rence :&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'id&#233;e d'&#233;conomie verte est port&#233;e avec enthousiasme par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) comme un chemin assur&#233; vers le d&#233;veloppement durable et le combat contre la pauvret&#233; mondiale. Son grand rapport de 2011, &lt;i&gt;Vers une &#233;conomie verte : pour un d&#233;veloppement durable et une &#233;radication de la pauvret&#233;,&lt;/i&gt; a pour but de d&#233;montrer que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;l'&#233;cologisation de l'&#233;conomie n'est pas un frein &#224; la croissance, mais plut&#244;t un nouveau moteur de la croissance qui g&#233;n&#232;re de nouveaux emplois, et qui favorise l'&#233;limination de la pauvret&#233;. [Le rapport explique] Une &#233;conomie verte peut se d&#233;finir comme une &#233;conomie qui apporte une am&#233;lioration du bien-&#234;tre et l'&#233;quit&#233; sociale, tout en r&#233;duisant consid&#233;rablement les risques environnementaux et les risques de p&#233;nuries de ressources naturelles [&#8230;] le nouveau concept propose une mani&#232;re &#233;cologique de faire des affaires&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;PNUE. 2011. Vers une &#233;conomie verte : pour un d&#233;veloppement durable et une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche a ses critiques &#233;loquents. Selon Bernard Duterme du Centre Tricontinental (CETRI) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;D&#233;masqu&#233;e, la Green Economy est analys&#233;e comme &#171; une offensive visant &#224; cr&#233;er de nouvelles sources de profit et de croissance &#187;, en &#233;tendant la port&#233;e du capital financier et en int&#233;grant au march&#233; cette immense part de la nature trop longtemps non &#171; valoris&#233;e &#187;. Et cela, pr&#233;cis&#233;ment, en attribuant une valeur, un prix &#8211; le co&#251;t de conservation &#8211; &#224; la biomasse, &#224; la biodiversit&#233;, aux rivi&#232;res, aux for&#234;ts, aux fonctions des &#233;cosyst&#232;mes &#8211; stockage du carbone, pollinisation des cultures, filtrage de l'eau... &#8211;, &#171; de fa&#231;on &#224; convertir ces 'services' en unit&#233;s commercialisables sur les march&#233;s financiers &#187;&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CETRI. 2013. &#201;conomie verte : marchandiser la plan&#232;te pour la sauver ? En (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), vient de publier un rapport qui traite non pas de l'&#233;conomie verte, mais de la &#171; croissance verte &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;OCDE. 2013. Placer la croissance verte au c&#339;ur du d&#233;veloppement. En ligne :&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce rapport &#233;nonce six instruments pour int&#233;grer la question environnementale aux prises de d&#233;cisions &#233;conomiques qui favoriseront une croissance verte devant mener &#224; l'&#233;limination de la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	R&#233;former les r&#233;gimes de subventions &#233;nerg&#233;tiques (supprimer les octrois visant &#224; faire baisser le co&#251;t du p&#233;trole, du gaz, etc. et lib&#233;rer ainsi de l'argent de l'&#201;tat pour financer d'autres priorit&#233;s publiques et forcer l'&#233;conomie d'&#233;nergie) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	R&#233;former les taxes et redevances environnementales (taxer la pollution, les permis d'&#233;mission de gaz &#224; effet de serre, etc. pour g&#233;n&#233;rer des revenus pouvant contribuer &#224; financer l'acc&#232;s des populations pauvres &#224; l'eau, &#224; l'assainissement et &#224; l'&#233;lectricit&#233;) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	Attribuer un prix ou une valeur aux &#171; biens et services &#187; fournis par les &#233;cosyst&#232;mes afin d'encourager l'efficacit&#233; de la gestion des ressources naturelles. (&lt;i&gt;Notez bien l'&#233;volution du discours. Maintenant, on cherche &#224; donner un prix non seulement aux mati&#232;res primaires de la nature et de la biodiversit&#233;, mais m&#234;me aux syst&#232;mes de vie, en les qualifiant de &#171; services &#187; environnementaux&lt;/i&gt;.) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.	D&#233;terminer des normes pour certifier que des productions sont durables. Ainsi certifi&#233;s, les produits augmenteront leur valeur, un incitatif pour que les producteurs adoptent de nouvelles pratiques &#233;cologiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.	Favoriser l'achat de produits durables et respectueux de l'environnement par les services publics pour donner l'exemple ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.	&#201;tablir un r&#233;gime foncier transparent afin de cr&#233;er des opportunit&#233;s de revenus pour les propri&#233;taires terriens, am&#233;liorer la gestion des actifs naturels et permettre la collecte efficace de recettes fonci&#232;res au moyen de taxes et redevances locales afin que les pouvoirs publics puissent soutenir des pratiques et des plans de gestion des terres rationnelles&lt;i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Pour aider les pays en d&#233;veloppement &#224; r&#233;ussir cette transition vers l'&#233;conomie verte, l'OCDE recommande aux acteurs de la coop&#233;ration internationale d'adopter un plan d'action bas&#233; sur trois piliers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement du financement et de l'investissement verts, notamment au moyen d'une meilleure utilisation de l'aide publique au d&#233;veloppement (APD), d'autres types de financement public du d&#233;veloppement et de l'investissement priv&#233; ;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Les actions en faveur de l'innovation technologique verte par le biais de la coop&#233;ration et du renforcement de capacit&#233;s en vue de l'innovation verte nationale ou provenant de l'&#233;tranger, ainsi que la protection de droit de propri&#233;t&#233; intellectuelle et la mise en place des conditions n&#233;cessaires &#224; la r&#233;ussite des transferts de technologie&lt;i&gt; &lt;/i&gt; ;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;Les mesures visant &#224; faciliter les &#233;changes de biens et de services verts, par la promotion des march&#233;s internationaux, la suppression des barri&#232;res commerciales douani&#232;res et non douani&#232;res et le renforcement des capacit&#233;s dans les pays en d&#233;veloppement, afin de permettre &#224; davantage de producteurs de prendre part &#224; l'essor des march&#233;s internationaux et d'en tirer profit&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre et accepter l'argumentaire d&#233;velopp&#233; dans cette nouvelle vision du d&#233;veloppement, une certaine cat&#233;ch&#232;se est certainement n&#233;cessaire. Ainsi, pour sauver la plan&#232;te, il faudrait la marchandiser&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CETRI. 2013. &#201;conomie verte : marchandiser la plan&#232;te pour la sauver ? En (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour d&#233;livrer les gens de la pauvret&#233;, il faudrait aussi que leurs propres terres et leur eau soient con&#231;ues et trait&#233;es comme des marchandises. Pourtant, les effets pervers sont d&#233;j&#224; visibles comme l'accaparement des terres dans les pays pauvres pour satisfaire les besoins des pays industrialis&#233;s, en agrocarburants par exemple. De m&#234;me, la privatisation de l'eau menace la vie m&#234;me de communaut&#233;s enti&#232;res. Plus grave encore, la financiarisation du capital englobe les terres comme biens sp&#233;culatifs au profit des investisseurs. La production alimentaire et foresti&#232;re, autrefois g&#233;r&#233;e par les populations qui habitaient ces lieux depuis des g&#233;n&#233;rations, est maintenant menac&#233;e par une occupation et un pillage justifi&#233;s par l'urgence de confronter la crise environnementale et climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je lis le dernier document de l'OCDE, une phrase en particulier me frappe : &#171; Les pays en d&#233;veloppement sont particuli&#232;rement sensibles aux probl&#232;mes d'environnement, car ils s'appuient souvent sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, dont d&#233;pend leur d&#233;veloppement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui d&#233;pend vraiment des ressources des pays du Sud pour se d&#233;velopper ? Et pourquoi les pays &#171; en d&#233;veloppement &#187; sont-ils &#171; particuli&#232;rement sensibles &#187; aux probl&#232;mes de l'environnement ? D'o&#249; vient cette &#171; sensibilit&#233; &#187; ? D'o&#249; vient la vuln&#233;rabilit&#233; des pays &#171; en d&#233;veloppement &#187;, quand la vaste entreprise de d&#233;veloppement des pays industrialis&#233;s a &#233;t&#233; permise gr&#226;ce &#224; la continuation des relations de pouvoir d'extraction, de militarisation et de pillage des &#234;tres humains et des ressources de la terre ? La domination et la fragilisation de ces soci&#233;t&#233;s les rendent vuln&#233;rables. Pourtant, aujourd'hui cette vuln&#233;rabilit&#233; est pr&#233;sent&#233;e comme si les soci&#233;t&#233;s des pays en d&#233;veloppement sont, par nature, vuln&#233;rables. O&#249; se situe la vuln&#233;rabilit&#233; la plus grande quand on regarde les besoins des pays industrialis&#233;s en ressources provenant des pays du Sud, quand on regarde un syst&#232;me financier qui a besoin de subventions publiques pour se maintenir m&#234;me si les gens qui financent ces subventions perdent leurs emplois et subissent des probl&#232;mes sociaux et environnementaux de plus en plus s&#233;rieux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;conomie dite &#171; verte &#187; pourrait signifier une &#233;conomie de vie. Nous ne devrions pas abandonner nos aspirations pour une &#233;conomie de vie. Nous devrions toujours chercher &#224; cr&#233;er des &#233;conomies qui favorisent des emplois dignes, la d&#233;mocratisation de la gestion des ressources et de la terre, la fin des guerres et de la militarisation, et la fin de la surveillance des citoyens et des violations des droits et libert&#233;s, surtout pour ceux et celles qui contestent la destruction de l'environnement, la destruction de notre plan&#232;te. Le mot &lt;i&gt;&#233;conomie&lt;/i&gt; vient du mot grec &lt;i&gt;oikos&lt;/i&gt; qui signifie &lt;i&gt;m&#233;nage ou maison&lt;/i&gt;. Il faut aller au-del&#224; des d&#233;bats d'approches &#233;conomiques pour se demander : &lt;i&gt;quelle civilisation d&#233;sirons-nous ?&lt;/i&gt; Et comment vivre ensemble cette civilisation le plus possible d&#232;s maintenant en favorisant des liens de solidarit&#233;, m&#234;me avec de petits gestes, le partage et la bonne gestion de tout ce qui est essentiel &#224; la vie, et donc impossible &#224; marchandiser sans nous d&#233;truire. Quelle vision peut nous guider &#224; renforcer l'aspect politique de nos aspirations ? Ce n'est pas juste l'environnement qui est menac&#233; aujourd'hui, c'est l'humanit&#233;, la fa&#231;on d'&#234;tre humain. Si tout est r&#233;duit &#224; des mol&#233;cules de carbone qu'on &#233;change, des syst&#232;mes &#233;cologiques qu'on peut vendre, des personnes qu'on peut d&#233;placer et appauvrir pour continuer &#224; nourrir des populations sur un autre continent qui consomme d&#233;j&#224; beaucoup trop, et si nous continuons &#224; maintenir un syst&#232;me o&#249; la grande majorit&#233; subventionne de leur sang et de leur souffrance le maintien d'un &#233;difice qui, de par sa nature, rend leurs aspirations de plus en plus inaccessibles, notre humanit&#233; est profond&#233;ment et dangereusement menac&#233;e. Il faut saisir ce sens de &lt;i&gt;m&#233;nage&lt;/i&gt; en &lt;i&gt;&#233;conomie&lt;/i&gt; et le sens de &lt;i&gt;vie&lt;/i&gt; en &lt;i&gt;vert&lt;/i&gt; et cr&#233;er ensemble les soci&#233;t&#233;s qui rendent possible la vie en pl&#233;nitude, aujourd'hui et pour les g&#233;n&#233;rations &#224; venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour le texte complet de la conf&#233;rence : &lt;a href=&#034;http://www.lentraidemissionnaire.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lentraidemissionnaire.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;PNUE. 2011. &lt;i&gt;Vers une &#233;conomie verte : pour un d&#233;veloppement durable et une &#233;radication de la pauvret&#233;. &lt;/i&gt;En ligne : &lt;a href=&#034;http://www.unep.org/greeneconomy/Portals/88/documents/ger/GER_synthesis_fr.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.unep.org/greeneconomy/Portals/88/documents/ger/GER_synthesis_fr.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CETRI. 2013. &lt;i&gt;&#201;conomie verte : marchandiser la plan&#232;te pour la sauver ?&lt;/i&gt; En ligne :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cetri.be/spip.php?rubrique141&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cetri.be/spip.php?rubrique141&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;OCDE. 2013. &lt;i&gt;Placer la croissance verte au c&#339;ur du d&#233;veloppement. &lt;/i&gt;En ligne :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.oecd.org/fr/cad/environnement-developpement/DCD%20Brochure%20FRENCH%20WEB-light.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.oecd.org/fr/cad/environnement-developpement/DCD%20Brochure%20FRENCH%20WEB-light.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CETRI. 2013. &lt;i&gt;&#201;conomie verte : marchandiser la plan&#232;te pour la sauver ?&lt;/i&gt; En ligne :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cetri.be/spip.php?rubrique141&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cetri.be/spip.php?rubrique141&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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