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	<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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	<description>Le CEIM r&#233;unit des chercheurs de r&#233;putation internationale sp&#233;cialistes de l'&#233;conomie politique des processus d'int&#233;gration et de mondialisation. Les th&#232;mes les plus importants d&#233;velopp&#233;s au CEIM sont : le r&#233;gionalisme, les institutions &#233;conomiques internationales, le commerce et l'investissement, le lien commerce-travail, la concurrence, les transformations du secteur des communications, les dimensions sociales et culturelles de la mondialisation.</description>
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		<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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		<title>L'&#233;volution de la doctrine britannique en mati&#232;re d'op&#233;rations de maintien de la paix</title>
		
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		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;No. 103 du Bulletin du maintien de la paix
&lt;br class='autobr' /&gt;
Par Jennifer Dybman
&lt;br class='autobr' /&gt;
Avril 2012&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;No. 103 du Bulletin du maintien de la paix&lt;br class='autobr' /&gt;
Par Jennifer Dybman&lt;br class='autobr' /&gt;
Avril 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les arm&#233;es africaines et le d&#233;veloppement : une transformation n&#233;cessaire</title>
		
		  <link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=6803</link>
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		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Axel Auge, Centre de recherche des &#201;coles Militaires de Saint Cyr Coetquidan (France) &lt;br class='autobr' /&gt; L'histoire politique des Etats d'Afrique subsaharienne est aussi celle des actions militaires contre les gouvernements civils. Ce pr&#233;torianisme africain est encore visible, cinquante ans apr&#232;s les ind&#233;pendances, &#224; la faveur de &#171; zones grises &#187; marqu&#233;es par des situations nationales de ni guerre, ni paix, et plac&#233;es dans des processus de normalisation politique. En 2010, le peuple guin&#233;en a &#233;lu un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=4" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;,  
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Axel Auge,&lt;br class='autobr' /&gt;
Centre de recherche des &#201;coles Militaires de Saint Cyr Coetquidan (France)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire politique des Etats d'Afrique subsaharienne est aussi celle des actions militaires contre les gouvernements civils. Ce pr&#233;torianisme africain est encore visible, cinquante ans apr&#232;s les ind&#233;pendances, &#224; la faveur de &#171; zones grises &#187; marqu&#233;es par des situations nationales de ni guerre, ni paix, et plac&#233;es dans des processus de normalisation politique. En 2010, le peuple guin&#233;en a &#233;lu un pr&#233;sident civil, suite &#224; une &#233;lection comp&#233;titive organis&#233;e par la junte militaire au pouvoir. En mars 2011, la C&#244;te d'ivoire sort d'une situation de blocage politique, apr&#232;s une crise post&#233;lectorale longue de plusieurs mois. Si l'action militaire contre les institutions et le gouvernement se porte bien en Afrique subsaharienne, l'&#233;volution des missions confi&#233;es aux arm&#233;es, certes encore trop confidentielles, engendre tout autant des actions vertueuses, au nom de la stabilit&#233; politique et du d&#233;veloppement national. La figure du soldat africain n'est plus seulement domin&#233;e par celle du &#171; sobel &#187;, barbarisme d&#233;signant le militaire africain comme &#233;tant &#224; la fois un soldat et un rebelle, ennemi de la paix ; il devient aussi un faiseur de paix en casque bleu (de l'ONU) ou vert (de l'Union Africaine), constructeur des territoires o&#249; il est d&#233;ploy&#233; et impliqu&#233; dans les missions de s&#233;curit&#233;, de soutien humanitaire des populations et de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Reconstruire autrement : red&#233;finition g&#233;ostrat&#233;gique et nouveau savoir-faire &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le des soldats de la paix et des forces d&#233;ploy&#233;es sur le territoire national subit une mutation sur les th&#233;&#226;tres des conflits. Leur mission consiste &#224; contr&#244;ler, s&#233;curiser et d&#233;velopper les territoires o&#249; ils sont d&#233;ploy&#233;s. Dans les op&#233;rations de peacebuilding ou de peacekeeping la victoire strat&#233;gique rel&#232;ve de l'action indirecte au profit des populations. Cette inflexion op&#233;rationnelle vers les missions de d&#233;veloppement vient du changement de sens de l'action militaire : si la victoire militaire est essentielle au processus de reconstruction post-conflit, la conqu&#234;te des &#171; c&#339;urs et des esprits &#187; propre &#224; la guerre au sein des populations est l'effet final recherch&#233; (EFR) aussi bien par les forces de paix que par les arm&#233;es nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention, dans les conflits africains des forces africaines de maintien de la paix, est indispensable pour imposer l'ordre et la s&#233;curit&#233; et permettre la fin des hostilit&#233;s. Le recours &#224; la coercition est n&#233;cessaire ; m&#234;me s'il se r&#233;sume souvent &#224; un d&#233;ploiement, comme en R&#233;publique centrafricaine. Cette phase d'intervention pr&#233;pare la stabilisation du territoire qui donne lieu &#224; un abaissement du niveau de violence et consolide la paix obtenue pour permettre le retour &#224; la confiance entre les protagonistes. Son succ&#232;s amorce la phase de normalisation. Cette phase d&#233;pend moins des t&#226;ches militaires que des actions civiles utiles &#224; la reconstruction c'est-&#224;-dire au retour &#224; la paix et &#224; l'affermissement du syst&#232;me politique, juridique, &#233;conomique et social. Le processus de reconstruction est alors renforc&#233;e par des actions au profit du d&#233;veloppement, venant renforcer les trois r&#233;ponses apport&#233;es, trop souvent de mani&#232;re d&#233;coupl&#233;e, en mati&#232;re de sortie de crise : une r&#233;ponse militaire centr&#233;e sur le d&#233;ploiement d'une force militaire, une r&#233;ponse humanitaire fond&#233;e sur la gestion et la prise en charge humanitaire des r&#233;fugi&#233;s et une r&#233;ponse politique bas&#233;e sur l'organisation d'&#233;lections ouvertes et pluralistes, gage du retour &#224; la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats peu convaincants auxquels ces trois r&#233;ponses aboutissent, n'incitent gu&#232;re &#224; l'optimisme. Par exemple, les mesures de d&#233;sarmement, de d&#233;mobilisation, de rapatriement, de r&#233;int&#233;gration et de r&#233;installation (DDRRR) donnent des r&#233;sultats mitig&#233;s (1) (en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, en R&#233;publique centrafricaine, C&#244;te d'ivoire). Les causes de cet &#233;chec tiennent &#224; l'absence de solutions adapt&#233;es au contexte local permettant aux combattants de trouver plus d'int&#233;r&#234;t &#224; s'int&#233;grer dans une activit&#233; soci&#233;tale que d'appartenir &#224; une bande arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse humanitaire, indispensable pour r&#233;pondre &#224; l'urgence de la situation conflictuelle, pr&#233;sente &#233;galement des insuffisances majeures li&#233;es &#224; la &#171; fatigue des donneurs &#187; en particulier lorsque l'action humanitaire s'inscrit dans la longue dur&#233;e. Dans ce contexte, les personnels humanitaires n'assurent que des t&#226;ches de gestion des r&#233;fugi&#233;s et de s&#233;curisation de l'aide internationale. &#192; cela s'ajoute l'esprit du m&#233;canisme europ&#233;en de soutien &#224; la paix sign&#233; avec l'Union Africaine, le programme Facilit&#233; pour la Paix en Afrique, dont le financement est exclusivement r&#233;serv&#233; aux missions de maintien de la paix et ne peut servir au soutien des arm&#233;es africaines et au renforcement &#233;ventuel de leurs capacit&#233;s. Or la probl&#233;matique principale, celle du d&#233;veloppement et de la redistribution nationale des richesses, &#224; la source des conflits et des guerres en Afrique, n'est pas r&#233;ellement trait&#233;e par des solutions adapt&#233;es. Aussi les limites aux solutions appliqu&#233;es dans les crises africaines conduisent-elles &#224; explorer de nouvelles pistes &#224; partir desquelles le soldat africain, acteur d'instabilit&#233; dans certains contextes, doit se muer en vecteur de paix et de s&#233;curit&#233; collective. Dans les op&#233;rations de consolidation de la paix, les formes d'actions op&#233;rationnelles changent : le modus operandi des forces d&#233;ploy&#233;es les conduit &#224; agir en faveur du renforcement de la s&#233;curit&#233; des institutions &#233;tatiques mais aussi de plus en plus au profit du d&#233;veloppement des territoires sur lesquels elles interviennent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;velopper par les forces duales : une autre mani&#232;re de conqu&#233;rir les c&#339;urs et les esprits de la population&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays o&#249; la r&#233;forme des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; (RSS) est appliqu&#233;e (R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, Guin&#233;e, R&#233;publique centrafricaine), les principaux op&#233;rateurs (l'Etat, les agences internationales, les forces arm&#233;es et de s&#233;curit&#233;) s'attachent aux seules restructurations de l'arm&#233;e et des forces de s&#233;curit&#233; et non &#224; la red&#233;finition des missions confi&#233;es aux militaires dot&#233;s, du reste, de capacit&#233;s duales c'est-&#224;-dire de mat&#233;riels et d'une expertise permettant d'assurer des missions op&#233;rationnelles certes, mais &#233;galement des missions humanitaires relatives &#224; la sauvegarde des populations, &#224; la reconstruction et au d&#233;veloppement des territoires o&#249; ils interviennent. Par exemple, en C&#244;te d'Ivoire, suite aux changements politiques intervenus en 2011, la France, &#224; travers ces agences sp&#233;cialis&#233;es, met en &#339;uvre une r&#233;forme du secteur de la s&#233;curit&#233; (RSS), en coop&#233;ration avec les nouvelles autorit&#233;s de l'arm&#233;e ivoirienne. L'objectif de cette r&#233;forme est de construire une arm&#233;e nouvelle qui rassemble en une entit&#233; unique les ex-forces des arm&#233;es nationales de C&#244;te d'Ivoire (FANCI) et les ex-forces arm&#233;es des forces nouvelles (FAFN). Cette nouvelle arm&#233;e est d&#233;nomm&#233;e &#171; Forces r&#233;publicaines de C&#244;te d'ivoire &#187; (FRCI) par ordonnance n&#176;2011-33 du 17 mars 2011 des autorit&#233;s ivoiriennes. L'arm&#233;e nouvelle int&#232;gre, selon le s&#233;minaire sur la r&#233;forme de l'arm&#233;e organis&#233; &#224; Bassam en mars 2011, 11000 hommes issus des ex-FAFN. Les principales orientations pour une approche fran&#231;aise de la r&#233;forme s&#233;curitaire en C&#244;te d'ivoire repose sur la doctrine fran&#231;aise en mati&#232;re de RSS et se d&#233;cline en trois principes fondamentaux : la rel&#233;gitimation et le r&#233;tablissement de l'Etat de droit (cadre &#233;tatique), la constitution de forces professionnelles de s&#233;curit&#233;, destin&#233;es &#224; &#234;tre plus efficaces et mieux form&#233;es (cadre institutionnel et militaire), la mise en place d'institutions charg&#233;es de la gestion du contr&#244;le d&#233;mocratique (cadre l&#233;gislatif). Les principaux axes d'efforts sur lesquels porte la r&#233;forme sont la formation et la professionnalisation des forces (recrutement, entra&#238;nement et coh&#233;sion), l'am&#233;lioration des conditions de vie des militaires (l'environnement humain, soldes des militaires, prise en charge des d&#233;penses de sant&#233; des forces) et la r&#233;organisation des services et la gestion des forces (optimisation de la ressource humaine, transparence sur l'avancement en grade).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de l'appareil de d&#233;fense constitue un enjeu central dans la capacit&#233; des arm&#233;es africaines &#224; assumer des missions de reconstruction et de d&#233;veloppement. L'ing&#233;nierie de la r&#233;forme des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; doit d&#233;sormais int&#233;grer le &#171; volet d&#233;veloppement &#187; dans ses programmes de restructuration de l'outil militaire en Afrique subsaharienne. Les actions de d&#233;veloppement confi&#233;es aux soldats servent un but suppl&#233;mentaire : r&#233;concilier &#171; les corps habill&#233;s &#187; avec la population civile &#224; partir de travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et permettre, ce faisant, le passage de la m&#233;fiance populaire &#224; la confiance du civil donn&#233;e aux militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, il s'agit de r&#233;former les arm&#233;es en &#233;largissant la gamme des missions qu'elles pourraient conduire &#224; la fois dans le cadre du maintien de la paix comme dans celui de la bataille du d&#233;veloppement men&#233;e au quotidien par une partie de la population d'Afrique subsaharienne, d&#233;pourvue de ressources, voire d'espoir et dont la s&#233;curit&#233; humaine est menac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans transformer les forces arm&#233;es en forces de d&#233;veloppement, ne peut-on pas imaginer d'alternative voyant une plus grande implication des militaires aussi bien dans les missions de reconstruction et de consolidation de la paix, que dans les actions de d&#233;veloppement local, avec leurs propres moyens (g&#233;nie, transport terrestre, maritime ou a&#233;rien) ou en encadrant des corps de volontaires, en d'autres termes des forces civilo-militaires (youth national services) &#8211; dont l'Union africaine elle-m&#234;me recommande le d&#233;veloppement &#8211; et qui conduiraient des actions dans les domaines de la s&#233;curit&#233; humaine, de la reconstruction des infrastructures ou encore au profit du d&#233;veloppement stricto sensu par des actions de soutien &#224; la production agricole, dans le secteur du b&#226;timent et des travaux publics ou encore dans le traitement des eaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple des nouvelles missions confi&#233;es &#224; l'arm&#233;e de la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo (FARDC), issues de la r&#233;forme des forces arm&#233;es de ce pays, rend concret l'implication des soldats dans le d&#233;veloppement local des territoires o&#249; ils sont d&#233;ploy&#233;s. Le projet de feuille de route pour la mise en &#339;uvre du &#171; Plan directeur global de la r&#233;forme de l'Arm&#233;e &#187; &#233;dit&#233; par le minist&#232;re de la d&#233;fense nationale et des anciens combattants congolais en octobre 2007 donne des pr&#233;cisions sur la place des actions de d&#233;veloppement local dans la strat&#233;gie globale de sortie de crise dans ce pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
En mati&#232;re de reconstruction par exemple, le Plan directeur du minist&#232;re de la d&#233;fense congolais propose plusieurs missions confi&#233;es aux arm&#233;es d&#233;ploy&#233;es &#224; l'int&#233;rieur de son vaste territoire. Une premi&#232;re mission de d&#233;veloppement consiste &#224; r&#233;aliser des travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral en vue de r&#233;concilier les forces arm&#233;es avec la population civile des territoires o&#249; ils interviennent et o&#249; ils sont stationn&#233;s. Dans ce cadre, les actions &#224; mener concerne la construction et la r&#233;habilitation des ouvrages civils d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral comme les &#233;coles, les dispensaires, les h&#244;pitaux, les routes, les ponts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la province de l'Equateur en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, le Plan directeur pr&#233;voit la r&#233;habilitation du tron&#231;on routier Mobayi-Mbongo-Kotakoli. Ces travaux sont accomplis par le corps du G&#233;nie et les unit&#233;s du G&#233;nie des r&#233;gions militaires appuy&#233;es par les &#233;l&#233;ments des forces territoriales. Une deuxi&#232;me mission de d&#233;veloppement confi&#233;e aux militaires consiste &#224; assurer la construction et la r&#233;habilitation des infrastructures militaires &#224; moindre co&#251;t. Les actions &#224; mener concernent l'assainissement des lieux, la construction et la reconstruction des &#233;coles et des centres de formation, la r&#233;habilitation des &#233;coles maternelles, primaires et secondaires dans les camps militaires. Dans le plan directeur de l'arm&#233;e congolaise, ces actions sont dot&#233;es d'un budget de 12 342 700 dollars. (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution des missions confi&#233;es aux soldats de la paix concerne &#233;galement les forces de la mission de consolidation des accords de paix (MICOPAX) d&#233;ploy&#233;es en R&#233;publique centrafricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de la MICOPAX est de contribuer durablement &#224; la paix et la s&#233;curit&#233; en R&#233;publique centrafricaine par la cr&#233;ation des conditions pr&#233;alables au d&#233;veloppement dans ce pays. Sur le terrain, son r&#244;le est de prot&#233;ger la population civile, de s&#233;curiser le territoire, de contribuer au processus de r&#233;conciliation nationale, de faciliter le dialogue politique et la r&#233;conciliation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233;e de militaires camerounais, gabonais, congolais, tchadiens et guin&#233;ens, cette force a &#233;t&#233; charg&#233;e de veiller &#224; la s&#233;curisation du processus &#233;lectorales tenu en 2011 et &#224; la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure. La force militaire contribue par ailleurs &#224; la r&#233;habilitation des voies de circulation en zone rurale, gr&#226;ce au bataillon de g&#233;nie qui y est impliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats africains et les communaut&#233;s &#233;conomiques r&#233;gionales (3) utilisent d&#233;sormais de fa&#231;on innovante les forces militaires pour r&#233;pondre aux v&#233;ritables besoins des populations affect&#233;es par la guerre, une crise humanitaire ou une catastrophe naturelle. En situation de sortie de crise, le premier besoin d'une population appauvrie et victime de violence est la s&#233;curit&#233;. Le second besoin est le sentiment de dignit&#233; engendr&#233; par le retour &#224; l'ordre politique. Ces deux facteurs (s&#233;curit&#233; et dignit&#233;) sont le produit de l'action civilo-militaire conduite par&#8230;le militaire. Autrement dit, il s'agit de renforcer les actions de statebuilding par del&#224; les op&#233;rations de peacebuilding.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs de mise en &#339;uvre de telles capacit&#233;s existent et reposent sur le r&#233;seau des quatorze &#233;coles nationales &#224; vocation r&#233;gionale (ENVR) implant&#233;es en Afrique centrale et de l'ouest, assurant la formation de telles unit&#233;s. L'&#233;cole de sant&#233; et d'adduction d'eau du Mali se place d&#233;j&#224; dans cette optique en Afrique de l'ouest. L'&#233;cole du g&#233;nie et des actions de reconstruction de ponts forme d&#232;s &#224; pr&#233;sent des militaires &#224; des actions de reconstruction. Ce dispositif de formation demande &#224; &#234;tre d&#233;velopp&#233; et &#224; &#233;voluer afin de pouvoir correspondre dans le futur aux exigences d&#233;ontologiques du programme de formation et d'entra&#238;nement militaire d'origine fran&#231;aise &#171; Eurorecamp &#187; et aux principes du partenariat strat&#233;gique entre l'Union europ&#233;enne et l'Afrique, sign&#233; en d&#233;cembre 2007 &#224; Lisbonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au renforcement de leurs capacit&#233;s duales et par leur implication dans les actions de d&#233;veloppement, les arm&#233;es africaines jouent un r&#244;le majeur aussi bien en temps de paix pour renforcer le lien arm&#233;e-nation, qu'en op&#233;ration ext&#233;rieure pour nouer avec la population une relation de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les nouvelles missions des arm&#233;es africaines : reconstruire et d&#233;velopper&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;largissement des missions confi&#233;es aux soldats de la paix correspond bien &#224; une tendance double marqu&#233;e par la n&#233;cessit&#233; d'accomplir des actions de combat et de s&#233;curit&#233;, de soutien humanitaire et de d&#233;veloppement d'une part, et par la n&#233;cessit&#233; de contribuer &#224; restaurer la mission souverainiste des forces arm&#233;es d'autre part : d&#233;fendre le territoire, enjeu permanent de la bataille du d&#233;veloppement, de la pr&#233;servation et de la restauration de la s&#233;curit&#233;. Le c&#339;ur du m&#233;tier des arm&#233;es africaines doit en effet se recentrer sur la d&#233;fense et la s&#233;curisation des territoires nationaux aux fronti&#232;res poreuses en raison des crises africaines faisant du territoire un enjeu central. Dans leur grande majorit&#233;, les fronti&#232;res des pays africains et notamment des r&#233;gions du centre et de l'ouest sont mal contr&#244;l&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation tient d'abord &#224; la faiblesse de l'Etat, au vieillissement des &#233;quipements et de l'armement des militaires aux fronti&#232;res mais &#233;galement aux mauvaises conditions de travail et de vie des militaires charg&#233;s d'une telle mission. L'armement des forces est obsol&#232;te et inadapt&#233; &#224; des fronti&#232;res &#224; la s&#233;curisation difficile : la v&#233;tust&#233; des postes de surveillance, l'absence de v&#233;hicule tout terrain pour parcourir la fronti&#232;re, l'inexistence de moyens employant une technologie r&#233;cente comme la d&#233;tection thermique ou des jumelles &#224; vision nocturne engendrent la d&#233;motivation voire le d&#233;couragement des soldats. A l'armement obsol&#232;te s'ajoute les difficult&#233;s li&#233;es &#224; la g&#233;ographie physique des r&#233;gions d&#233;sertiques ou foresti&#232;res &#224; contr&#244;ler : les liaisons routi&#232;res entre les Etats sont mal assur&#233;es d&#232;s lors que la fronti&#232;re est loin des zones urbaines : plus on s'&#233;loigne du centre et plus l'Etat et son administration dispara&#238;t. La porosit&#233; des fronti&#232;res et l'incapacit&#233; des forces arm&#233;es &#224; assurer leur contr&#244;le facilitent la circulation transfrontali&#232;re des bandes arm&#233;es et des groupes terroristes, notamment dans la partie sah&#233;lienne du continent. Par exemple, en Afrique de l'ouest, le trafic de drogue et le trafic d'arme de petits calibres &#224; la base d'une criminalit&#233; devenue nomade profitent, pour prosp&#233;rer, de la porosit&#233; des fronti&#232;res et de la faillite de l'Etat. Ham&#233;dine Fall retrace, dans un rapport pour l'institut des nations unies pour la recherche sur le d&#233;sarmement (UNIDIR), la route de la criminalit&#233; transfrontali&#232;re en Afrique de l'ouest. (4) Il nous rappelle par exemple que le cannabis produit au S&#233;n&#233;gal dans la r&#233;gion de la basse Casamance est transport&#233; en Guin&#233;e et atteint le Mali m&#233;ridional &#224; partir duquel une quantit&#233; est commercialis&#233;e dans les pays frontaliers du Mali comme le Burkina Faso et la C&#244;te d'Ivoire. Mais la route de la drogue est aussi celle des conflits nomades. L'instabilit&#233; politico-militaire touchant plusieurs pays ouest-africains au d&#233;but des ann&#233;es 1990 trouve ses origines lointaines dans la porosit&#233; des fronti&#232;res des pays de cette sous r&#233;gion donnant, &#224; des conflits locaux, une &#171; &#233;paisseur &#187; r&#233;gionale en favorisant l'armement de la population villageoise, le d&#233;placement des populations vers les pays voisins, le trafic d'armes et la criminalit&#233;. L'enjeu majeur de la fronti&#232;re est bien sa s&#233;curisation, indispensable pour juguler la nature fluide des conflits africains selon laquelle des groupes arm&#233;es font de la fronti&#232;re la base arri&#232;re de leurs actions d&#233;stabilisatrices des Etats voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le poids des logiques sociologiques pour expliquer la difficult&#233; des forces arm&#233;es &#224; mener efficacement leur mission de contr&#244;le des fronti&#232;res est &#233;galement &#224; prendre en compte. La faiblesse de l'Etat et sa d&#233;liquescence au fur et &#224; mesure que l'on s'&#233;loigne des centres urbains pour aller vers la fronti&#232;re, complique les missions de surveillance du territoire, auxquelles s'ajoute le primat des all&#233;geances ethniques des communaut&#233;s locales sur les all&#233;geances civiques, trop lointaines pour la population de l'hinterland. Tous ces facteurs affaiblissent l'efficacit&#233; des arm&#233;es en mati&#232;re de contr&#244;le du territoire et constituent des aspects prioritaires dans l'&#233;dification d'arm&#233;es africaines refond&#233;es et r&#233;form&#233;es. Comme tel, le &#171; territoire &#187;, lieu du conflit mais aussi de la normalisation et du d&#233;veloppement, est &#224; reconstruire comme objet sociologique et anthropologique et comme r&#233;alit&#233; pragmatique au c&#339;ur de l'engagement op&#233;rationnel de l'African Peacekeeper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) M&#234;me si l'on peut retrouver dans l'histoire imm&#233;diate des conflits africains de rares succ&#232;s du processus de DDRR comme au Mali avec la &#171; Flamme de la paix &#187;. En C&#244;te d'ivoire, la r&#233;insertion des combattants des Forces Nouvelles (ex-r&#233;bellion) dans les Forces arm&#233;es nationales ivoiriennes (FANCI) est loin d'&#234;tre un succ&#232;s ; et pour cause : elle signe pour les &#171; commandants de zones (comzones) &#187; la cession de leur autorit&#233; sur une partie du territoire qu'ils administraient, les privant de facto du pouvoir personnel qu'ils d&#233;tenaient et des richesses mat&#233;rielles qu'ils se sont constitu&#233;es. Les commandants de l'ex-r&#233;bellion les plus m&#233;diatis&#233;s sont Morou Ouattara (commandant la zone 1 de Bouna), Ch&#233;rif Ousmane (commandant la zone 3 de Bouak&#233;) et Wattao, chef d'&#233;tat-major adjoint des Forces Nouvelles, rest&#233;es fid&#232;les au pr&#233;sident de C&#244;te d'Ivoire Alassane D. Ouattara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Source : Minist&#232;re de la d&#233;fense et des anciens combattants de la RDC. Plan Directeur de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) La Communaut&#233; des &#201;tats d'Afrique de l'ouest (Cedeao), la Communaut&#233; &#233;conomique des &#201;tats d'Afrique centrale (Ceeac), l'Igad, la SADC (South African Development Community) et l'Union Africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) FALL Ham&#233;dine, &#171; Contr&#244;le des fronti&#232;res et criminalit&#233; transfrontali&#232;re en Afrique de l'Ouest &#187;, dans AYISSI Anatole et SALL Ibrahima (ed.) Lutte contre la prolif&#233;ration des armes l&#233;g&#232;res en Afrique de l'Ouest : Manuel de formation des forces arm&#233;es et de s&#233;curit&#233;, UNIDIR/2003/13, 2003.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Union europ&#233;enne en qu&#234;te de cr&#233;dibilit&#233; dans le maintien de la paix en Afrique : le&#231;ons de la mission EUFOR Tchad/RCA </title>
		
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		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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		<title>Chapitre VII et maintien de la paix : une ambigu&#239;t&#233; &#224; d&#233;construire</title>
		
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		<dc:date>2010-10-31T10:05:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alexandra Novosseloff &#171; CHAPITRE VII ET MAINTIEN DE LA PAIX : UNE AMBIGU&#207;T&#201; A D&#201;CONSTRUIRE &#187; Bulletin du maintien de la paix, no. 100, octobre 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de l'usage de la force arm&#233;e a &#233;t&#233; au c&#339;ur des d&#233;bats entre 1939 et 1945 pour construire une organisation internationale efficace pour maintenir la paix. Le r&#233;sultat de ces discussions a &#233;t&#233; la r&#233;daction du Chapitre V et du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, v&#233;ritables innovations de l'ONU par rapport &#224; la Soci&#233;t&#233; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexandra Novosseloff &#171; CHAPITRE VII ET MAINTIEN DE LA PAIX : UNE AMBIGU&#207;T&#201; A D&#201;CONSTRUIRE &#187; &lt;i&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 100, octobre 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'usage de la force arm&#233;e a &#233;t&#233; au c&#339;ur des d&#233;bats entre 1939 et 1945 pour construire une organisation internationale efficace pour maintenir la paix. Le r&#233;sultat de ces discussions a &#233;t&#233; la r&#233;daction du Chapitre V et du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, v&#233;ritables innovations de l'ONU par rapport &#224; la Soci&#233;t&#233; des Nations. Les r&#233;dacteurs de la Charte ont voulu cr&#233;er une sorte de directoire &#224; la t&#234;te de l'Organisation, prenant des &#171; mesures directes &#187; pour r&#233;gler les diff&#233;rends internationaux et ayant les moyens (notamment militaires) de ses d&#233;cisions. Le Chapitre V cr&#233;e un Conseil de s&#233;curit&#233;, organe restreint aux pouvoirs discr&#233;tionnaires, qui s'appuie sur l'entente entre les Cinq Grands pour maintenir la paix et la s&#233;curit&#233; internationales. Le Chapitre VII pr&#233;voit quant &#224; lui la mise sur pied d'un dispositif permettant d'agir au cas o&#249; l'ordre international serait menac&#233; et les principes fondamentaux de la Charte viol&#233;s : des forces mises &#224; disposition (&#224; partir d'accords sp&#233;ciaux), principalement par les cinq membres permanents du Conseil et dirig&#233;es au plan strat&#233;gique par un Comit&#233; d'&#233;tat-major. Ce dispositif n'a pu &#234;tre mis en place en raison de la m&#233;sentente entre les Cinq Grands et de l'entr&#233;e dans la guerre froide &#224; partir de 1947. Le Conseil de s&#233;curit&#233; a donc d&#251; &#171; se rabattre &#187; sur le Chapitre VI, le r&#232;glement pacifique des diff&#233;rends pour faire face aux crises mena&#231;ant la s&#233;curit&#233; internationale. Mais pouvait-il r&#233;ellement s'en tenir l&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; des missions d'observation mises sur pied d&#232;s 1948, une nouvelle forme d'action est &#233;labor&#233;e, &#224; partir de 1956, dans le contexte de la crise de Suez : la force d'interposition compos&#233;e de contingents arm&#233;s nationaux fournis de fa&#231;on volontaire par les Etats membres autres que les cinq grandes puissances, mais dont la conduite est d&#233;l&#233;gu&#233;e au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral et &#224; ses services (D&#233;partement des Affaires politiques sp&#233;ciales). Ce nouveau type d'intervention, les &#171; op&#233;rations de maintien de la paix &#187;, v&#233;ritable invention onusienne, est donc all&#233;e de pair avec l'incapacit&#233; de mettre en &#339;uvre les dispositions et le syst&#232;me d'intervention originel du Chapitre VII. Pourtant, depuis la fin de la guerre froide, ces op&#233;rations multidimensionnelles ont &#233;t&#233; de plus en plus cr&#233;&#233;es &#171; en vertu des dispositions du Chapitre VII &#187;. L'objectif des lignes qui suivent est d'examiner l'origine de cette pratique, de ses effets et de son utilit&#233; au regard de la question de l'usage de la force. Comment le Chapitre VII s'est en quelque sorte &#171; invit&#233; &#187; dans le maintien de la paix ? Quelles en sont les cons&#233;quences : d&#233;rive ou &#233;volution vers un maintien de la paix robuste ? La th&#232;se pr&#233;sent&#233;e ici est que le Chapitre VII ne peut se suffire &#224; lui seul et que sa r&#233;f&#233;rence excessive cr&#233;e de fausses attentes ou des craintes injustifi&#233;es quant aux objectifs et aux moyens des Casques bleus, ces &#171; soldats sans ennemis &#187; d&#233;ploy&#233;s dans des situations de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#171; Chapitre VI et demi &#187;, base juridique des op&#233;rations de maintien de la paix ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rations de maintien de la paix con&#231;ues par Dag Hammarskj&#246;ld et Lester B. Pearson constituent un m&#233;canisme &#171; con&#231;u sur la base des principes de la Charte, mais ne r&#233;sultant pas cependant directement des dispositions pr&#233;cises de celle-ci &#187;(1) . Les concepteurs du maintien de la paix ont parl&#233; du &#034;Chapitre VI et demi&#034; pour donner une base politico-juridique &#224; ce nouveau type d'op&#233;ration. Cette expression peut signifier que ces op&#233;rations se situent quelque part entre le Chapitre VI et le Chapitre VII, formant ainsi en quelque sorte un chapitre en soi. On peut aussi consid&#233;rer que les op&#233;rations de maintien de la paix rel&#232;vent des deux chapitres en m&#234;me temps et qu'il n'y a pas d'exclusive entre le Chapitre VI et le Chapitre VII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rations de maintien de la paix constituent, de fait, un autre moyen d'action que les enqu&#234;tes, m&#233;diations, conciliations, arbitrages ou r&#232;glements judiciaires pr&#233;vus &#224; l'Article 33 du Chapitre VI. Le but de cet autre moyen d'action n'en reste pas moins une forme de r&#232;glement pacifique des diff&#233;rends. Les op&#233;rations de maintien de la paix sont, en effet, d'abord et avant tout l'instrument d'une action politique et diplomatique de gestion des crises internationales. Il s'agit d'apaiser les conflits en s'interposant entre les combattants pour que la diplomatie reprenne le dessus. La logique de ces op&#233;rations est avant tout politique et non militaire. Les Articles 37 et 38 de la Charte pr&#233;voient que si les voies du r&#232;glement pacifique des conflits ne suffisent pas et que &#171; la prolongation du diff&#233;rend semble menacer le maintien de la paix et de la s&#233;curit&#233; internationales &#187;, le Conseil de s&#233;curit&#233; peut alors recommander &#171; tels termes de r&#232;glement qu'il juge appropri&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet autre moyen d'action peut aussi &#234;tre utilis&#233; par le Conseil dans le type de situations pr&#233;vu &#224; l'Article 39 de menace contre la paix ou de rupture de la paix. De fait, les op&#233;rations de maintien de la paix constituent &#171; des mesures provisoires qui ne pr&#233;jugent en rien les droits, les pr&#233;tentions ou la position des parties int&#233;ress&#233;es, des mesures pour emp&#234;cher la situation de s'aggraver et que le conflit ne s'&#233;tende &#187; (Article 40). Les dispositions des Articles 37, 38 et 40 tendent &#224; se rejoindre, rendant non pertinente la distinction entre Chapitre VI et Chapitre VII. L'Article 40 pourrait m&#234;me constituer &#224; lui seul le &#034;Chapitre VI et demi&#034; ; mais plac&#233; au sein du Chapitre VII, il a une force obligatoire qu'il n'aurait pas au sein du Chapitre VI. Le professeur Jean-Marc Sorel conclut qu'il faut dresser, &#171; un constat d'incertitude (&#8230;) &#224; propos de l'Article 40 : placement incertain, fondements juridiques disparates, nature des mesures al&#233;atoire, etc., font de cet article &#224; la fois un myst&#232;re et un fourre-tout modulable selon les circonstances &#187;(2) . En fait, le Conseil de s&#233;curit&#233; a toute latitude pour d&#233;cider de la nature des mesures prises dans le cadre des op&#233;rations de maintien de la paix : soit se situer dans un esprit de conciliation, soit dans une posture plus contraignante et dissuasive. D'ailleurs, la doctrine des Nations Unies publi&#233;e en 2008 consid&#232;re que ce qui compte dans la conduite du mandat, ce sont les termes utilis&#233;s par le Conseil de s&#233;curit&#233; dans sa r&#233;solution, non sa r&#233;f&#233;rence &#224; tel ou tel chapitre(3) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chapitre VII et le maintien de la paix onusien : une histoire r&#233;cente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, le seul lien entre le maintien de la paix et le Chapitre VII est d'ordre circonstanciel : les op&#233;rations de maintien de la paix se d&#233;ploient dans des situations pr&#233;vues par le Chapitre VII. Entre 1946 et 1986, les dispositions du Chapitre VII n'ont &#233;t&#233; utilis&#233;es que 14 fois pour des cas d'embargo (Rhod&#233;sie du Sud, Article 41) ou de mesures prises par des Etats (Article 48). Les missions d'observation et les op&#233;rations de maintien de la paix sont cr&#233;&#233;es sans r&#233;f&#233;rence &#224; un Chapitre ou &#224; des articles sp&#233;cifiques de la Charte, y compris pour la cr&#233;ation et la conduite de l'op&#233;ration au Congo (ONUC), seule op&#233;ration de maintien de la paix du temps de la Guerre froide express&#233;ment autoris&#233;e &#224; utiliser la force arm&#233;e. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral consid&#233;ra que les r&#233;solutions du Conseil sur le Congo pouvaient &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme se r&#233;f&#233;rant implicitement &#224; l'Article 40(4) . Pour la premi&#232;re fois, le Conseil de s&#233;curit&#233; a d&#233;l&#233;gu&#233; explicitement au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral l'usage de la force arm&#233;e : il &#171; demande que l'ONU prenne imm&#233;diatement toutes mesures appropri&#233;es pour emp&#234;cher le d&#233;clenchement d'une guerre civile au Congo &#187; (R&#233;solution 161). Par la r&#233;solution 169 (1961), il &#171; autorise le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral &#224; entreprendre une action vigoureuse, y compris, le cas &#233;ch&#233;ant, l'emploi de la force dans la mesure requise &#187;. Ainsi, pour l'op&#233;ration au Congo, la mention du Chapitre VII n'a pas &#233;t&#233; jug&#233;e indispensable pour permettre l'emploi de la force arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des ann&#233;es 90, le Conseil de s&#233;curit&#233; fait r&#233;f&#233;rence de mani&#232;re syst&#233;matique au Chapitre VII. Entre 1987 et 1994, le Conseil de s&#233;curit&#233; adopte 75 r&#233;solutions au titre du Chapitre VII et 94 entre 1995 et 2001. Le Chapitre VII est alors envisag&#233; comme un tout, comme une globalit&#233;, que symbolise la formule consacr&#233;e : &#171; agissant en vertu du Chapitre VII &#187;. Ainsi, la grande majorit&#233; des r&#233;solutions (35 sur 40) concernant la situation en ex-Yougoslavie, entre 1992 et 1995, a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#171; en vertu du Chapitre VII &#187;. Le probl&#232;me est que certaines d'entre elles ne comportaient aucune mesure effective et n'impliquaient pas sur le terrain une augmentation correspondante des moyens militaires. Cette r&#233;f&#233;rence au Chapitre VII s'est trouv&#233;e disjointe de l'autorisation du recours &#224; la force. Ainsi, &#171; le mandat de la FORPRONU &#233;tait devenu sur le papier plus muscl&#233; que ne l'&#233;tait la Force elle-m&#234;me &#187; (rapport sur Srebrenica). Or, ce qui est &#171; important dans le Chapitre VII, c'est beaucoup plus la comp&#233;tence op&#233;rationnelle que la comp&#233;tence d&#233;cisionnelle &#187;(5) . La tendance du Conseil &#224; se r&#233;f&#233;rer de fa&#231;on quelque peu virtuelle au Chapitre VII, &#224; marquer de son sceau d&#233;cisionnel des r&#233;solutions d&#233;claratoires qui ne sont pas accompagn&#233;es ou suivies des moyens correspondants a entra&#238;n&#233; une d&#233;rive pr&#233;judiciable pour le Conseil lui-m&#234;me, alors qu'il &#171; ne suffit pas de d&#233;cr&#233;ter qu'une d&#233;cision est obligatoire en vertu de la Charte pour qu'elle s'applique effectivement sur le terrain &#187;(6) . Cette invocation syst&#233;matique du Chapitre VII a affaibli les termes m&#234;mes des articles du Chapitre VII qui ne deviennent, en fin de compte, pas plus obligatoires que les autres articles de la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 2000, le Conseil de s&#233;curit&#233; a eu tendance &#224; persister dans sa pratique d'adopter des r&#233;solutions au titre du Chapitre VII pour cr&#233;er des op&#233;rations : Darfour et Soudan, C&#244;te d'Ivoire, Ha&#239;ti, Congo. Il a aussi introduit une nouvelle pratique consistant &#224; ne mettre sous Chapitre VII qu'une partie du mandat, celle autorisant l'emploi de &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187;. Il a de ce fait r&#233;concili&#233; le Chapitre VII avec les dispositions r&#233;gissant l'emploi de la force. Toutefois, une certaine confusion demeure. Quelles en sont les raisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raisons et effets d'une r&#233;f&#233;rence constante au Chapitre VII&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;solutions adopt&#233;es lors de la guerre du Golfe ont sans doute contribu&#233; &#224; ce que le Chapitre VII soit consid&#233;r&#233; comme &#171; une forme de stade supr&#234;me de l'obligatoire, de droit d'exception, que les Etats sont particuli&#232;rement invit&#233;s &#224; respecter &#187;(7) . La guerre du Golfe a constitu&#233; le cas d'&#233;cole pr&#233;vu par la Charte. Mais, dans le contexte des op&#233;rations de maintien de la paix, la r&#233;f&#233;rence syst&#233;matique au Chapitre VII est, comme esquiss&#233; plus haut, plus ambig&#252;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;f&#233;rence globale (voire globalisante) au Chapitre VII permet d'abord au Conseil de s&#233;curit&#233; de se saisir d'une situation dont il a pr&#233;alablement constat&#233; qu'elle mena&#231;ait ou risquait de menacer la paix et la s&#233;curit&#233; internationales. Cela permet aussi de briser le tabou de l'Article 2 &#167;7 concernant la non ing&#233;rence dans les affaires int&#233;rieures d'un Etat, principe qui toutefois &#171; ne porte en rien atteinte &#224; l'application des mesures de coercition pr&#233;vues au Chapitre VII &#187;. Invoquer le Chapitre VII permet au Conseil de s&#233;curit&#233; de contourner l'Article 2 &#167;7 et de &#171; traiter &#187; tout particuli&#232;rement les conflits d'ordre interne, sans pr&#233;juger des moyens utilis&#233;s, comme de se pr&#233;munir contre les accusations d'ing&#233;rence. Comme le pr&#233;cise Laura Pineschi, &#171; la nature coercitive d'une op&#233;ration n'est pas d&#233;termin&#233;e par l'autorisation de l'emploi de la force, mais par le fait d'agir en faisant abstraction du consentement de l'Etat h&#244;te &#187;(8) . Enfin, cela permet au Conseil de s&#233;curit&#233; de se situer dans &#171; l'esprit du Chapitre VII &#187;, qui est celui de la contrainte et de l'usage de la force, pour montrer sa d&#233;termination &#224; agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il est possible de consid&#233;rer que la simple r&#233;f&#233;rence syst&#233;matique et indiff&#233;renci&#233;e au Chapitre VII constitue une d&#233;rive des dispositions de la Charte appliqu&#233;e au maintien de la paix. Ceci pour plusieurs raisons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout d'abord, elle donne l'illusion que le Secr&#233;tariat dispose des moyens et le Conseil de s&#233;curit&#233; de la volont&#233; politique n&#233;cessaire pour imposer sur le terrain l'application des mandats vot&#233;s par le Conseil. Or, tout cela d&#233;pend moins d'une mention du Chapitre VII que de l'unit&#233; du Conseil de s&#233;curit&#233; dans l'application et le respect des r&#233;solutions et de la mise &#224; disposition de moyens adapt&#233;s par les contributeurs de troupes. Une r&#233;f&#233;rence au &#171; chapitre de la contrainte &#187; n'implique pas la mise &#224; disposition automatique des moyens de cette contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comme le constate la Capstone Doctrine, &#171; l'invocation du Chapitre VII (&#8230;) est aussi un moyen pour le Conseil de s&#233;curit&#233; de souligner son engagement politique ferme et de rappeler aux parties, ainsi qu'&#224; l'ensemble des Etats membres des Nations Unies, la responsabilit&#233; qui leur incombe de donner suite &#224; ses d&#233;cisions &#187;. Or, mentionner le Chapitre VII uniquement pour signifier le caract&#232;re obligatoire des r&#233;solutions am&#232;ne en r&#233;alit&#233; &#224; une d&#233;pr&#233;ciation de l'Article 25 de la Charte, selon lequel toute d&#233;cision du Conseil de s&#233;curit&#233; est obligatoire pour l'ensemble des Etats membres de l'Organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elle conduit aussi &#224; une certaine confusion des genres, entre maintien et imposition de la paix, entre consentement et contrainte, donnant l'impression que les Casques bleus pourraient aller au-del&#224; du maintien de la paix. Or, ni le Chapitre VII ni l'expression &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187; ne signifient que l'emploi de la force peut &#234;tre illimit&#233; ; au contraire, celui-ci doit &#234;tre &#171; calibr&#233;, pr&#233;cis, proportionnel et appropri&#233;, conform&#233;ment au principe de la force minimale n&#233;cessaire pour atteindre l'objectif escompt&#233; &#187; (Doctrine). De plus, souvent la r&#233;f&#233;rence faite au Chapitre VII dans les r&#233;solutions cr&#233;ant ou faisant &#233;voluer une op&#233;ration de maintien de la paix l'a souvent &#233;t&#233; en corr&#233;lation avec des sanctions pesant d&#233;j&#224; sur les parties au conflit (Bosnie, Lib&#233;ria, Sierra Leone). Ceci avait peu &#224; voir avec les moyens de l'op&#233;ration elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin, une derni&#232;re d&#233;rive est apparue quand la r&#233;f&#233;rence au Chapitre VII a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;e par certains Etats occidentaux comme donnant un droit automatique &#224; prendre des mesures contraignantes, sans nouveau passage devant le Conseil, &#233;quivalant &#224; une sorte de blanc-seing pour aller au-del&#224; du maintien de la paix (cas de l'op&#233;ration anglo-am&#233;ricaine &#171; Renard du d&#233;sert &#187; de 1998 et de l'intervention de 2003, cas des frappes a&#233;riennes de l'OTAN contre la R&#233;publique f&#233;d&#233;rale de Yougoslavie en 1999). Cette pratique des &#171; autorisations implicites &#187; a conduit certains Etats &#224; se m&#233;fier des r&#233;solutions du Conseil de s&#233;curit&#233; adopt&#233;es en vertu du Chapitre VII. Cette m&#233;fiance a notamment &#233;t&#233; invoqu&#233;e par le gouvernement de Khartoum pour refuser, en 2006-2007, la pr&#233;sence de Casques bleus au Darfour parce qu'il y voyait un bras arm&#233; potentiel de la Cour p&#233;nale internationale. Ceci a &#233;galement amen&#233; &#224; une certaine opposition au sein de contributeurs de troupes venant du Sud &#224; cette r&#233;f&#233;rence per&#231;ue comme un blanc-seing pour imposer la paix ou mener un maintien de la paix plus &#171; robuste &#187; que n&#233;cessaire, contre les Etats-h&#244;tes qui seraient devenus r&#233;ticents &#224; la pr&#233;sence de la force onusienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chapitre VII et usage de la force sans imposition de la paix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;f&#233;rence fr&#233;quente au Chapitre VII correspond donc plus &#224; un &#233;tat d'esprit que le Conseil de s&#233;curit&#233; veut se donner qu'&#224; des moyens dont il disposerait ou qu'il obligerait les Etats &#224; fournir. Il y a d&#233;rive quand le Conseil reste vague sur ses intentions et quand cette mention tend &#224; conf&#233;rer un caract&#232;re op&#233;ratoire au Chapitre VII, qu'il n'a pas en tant que tel. De plus, le Chapitre VII n'a pas vocation &#224; changer la philosophie et la nature du maintien de la paix ou &#224; brouiller sa sp&#233;cificit&#233;. Il ne peut d'ailleurs se suffire &#224; lui seul pour signifier une pratique plus robuste du maintien de la paix confront&#233; &#224; un consentement des parties toujours fluctuant. En ce sens, le Chapitre VII n'est pas synonyme d'imposition puisque le maintien de la paix des Nations Unies se d&#233;ploie dans une logique de consentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de la FINUL semble d'ailleurs montrer qu'il est possible de se passer de la mention explicite du Chapitre VII. Ainsi, le Conseil de s&#233;curit&#233; a plac&#233; son action dans le cadre de l'Article 39 et la R&#233;solution 1701 a permis le renforcement des effectifs et la mise &#224; disposition de capacit&#233;s robustes ainsi que l'&#233;laboration des r&#232;gles d'engagement correspondantes. Mais d'une certaine mani&#232;re, ces moyens ont &#233;t&#233; aussi, voire avant tout, le fait d'une d&#233;cision des contributeurs de troupes (europ&#233;ens) de la Force. Les termes qui permettent l'emploi de la force se retrouvent dans l'autorisation &#224; utiliser &#171; toutes les mesures n&#233;cessaires &#187; pour accomplir le mandat. La simple mention (trop vague) du Chapitre VII ne peut remplacer une telle autorisation. La simple mention du Chapitre VII n'a pas d'effet ex&#233;cutoire en soi : c'est ce qui est &#233;crit dans le dispositif des r&#233;solutions qui en a et qui permet la r&#233;daction des documents de base de l'op&#233;ration (concept d'op&#233;ration, plan d'op&#233;ration, r&#232;gles d'engagement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte des op&#233;rations de maintien de la paix, la r&#233;f&#233;rence au Chapitre VII est donc utile mais pas indispensable, car ce qui compte, ce sont les moyens r&#233;ellement mis &#224; disposition la fa&#231;on de conduire l'op&#233;ration. La R&#233;solution 1701 a, de ce point de vue, servi d'exemple pour permettre de sortir de cette d&#233;rive li&#233;e &#224; l'utilisation excessive du Chapitre VII et revenir &#224; un esprit plus conforme &#224; la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une clarification indispensable par le Conseil de s&#233;curit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil de s&#233;curit&#233; devrait, dans la r&#233;daction de ses r&#233;solutions, clarifier la signification r&#233;elle du Chapitre VII afin d'&#233;viter les attentes trop fortes ou les craintes inutiles de ceux &#224; qui elles sont destin&#233;es et de ceux qui sont charg&#233;s de les mettre en &#339;uvre. Il devrait rappeler que Chapitre VII ne veut pas dire usage de la force au niveau strat&#233;gique ou imposition de la paix. Fondamentalement, dans les op&#233;rations de maintien de la paix, il sert &#224; montrer que son action se situe dans le cadre pr&#233;vu &#224; l'Article 39. Ceci permettrait &#233;galement d'att&#233;nuer la dilution des responsabilit&#233;s existant au sein des Nations Unies. Par le pass&#233;, le Conseil de s&#233;curit&#233; reportait trop facilement les &#233;checs des op&#233;rations qu'il d&#233;cidait sur un Secr&#233;tariat &#224; qui il refusait souvent de disposer de tous les moyens n&#233;cessaires pour accomplir son mandat. L'utilisation excessive des dispositions du Chapitre VII a, dans ce cadre, souvent &#233;t&#233; un moyen de cacher cette contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, aujourd'hui, la r&#233;ussite d'une op&#233;ration de maintien de la paix n&#233;cessite son appropriation par chacun de ses acteurs (d&#233;cisionnels et op&#233;rationnels) comme par les populations locales. Ceci passe par un meilleur dialogue, &#171; inclusif et transparent &#187;(9) , entre tous ces acteurs sur les moyens et les conditions de mise en &#339;uvre, pour une meilleure efficacit&#233; de ces op&#233;rations dont le succ&#232;s r&#233;pond &#224; certains principes fondamentaux : le soutien d'un Conseil de s&#233;curit&#233; uni, l'implication des pays contributeurs de troupes, le consentement de l'Etat h&#244;te, le confinement de la zone de crise, l'accompagnement d'un processus politique. Une op&#233;ration de maintien de la paix peut bien entendu &#234;tre cr&#233;&#233;e sans que ces facteurs potentiels de succ&#232;s soient r&#233;unis, mais alors elle court le risque d'&#234;tre bloqu&#233;e sur place, d'&#234;tre instrumentalis&#233;e par les parties au conflit et de geler la situation. Le respect de ces principes est un v&#233;ritable d&#233;fi en soi face &#224; des situations toutes diff&#233;rentes qui requi&#232;rent une large gamme d'action, de l'observation du cessez-le-feu au maintien de l'ordre et &#224; la construction d'un Etat de droit. Dans la conduite de ces actions, les Casques bleus doivent se faire respecter et, par cons&#233;quent, g&#233;rer la zone grise existant entre le maintien de la paix dit classique et le maintien de la paix dit robuste qui utilise la force de mani&#232;re tactique. En ce sens, la paix ne s'impose jamais, elle se construit. Au Conseil de s&#233;curit&#233; de trouver les mots pour faire comprendre cette dynamique autrement que par des cat&#233;gorisations inop&#233;rantes et une utilisation contre-productive du Chapitre VII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;***&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Paul TAVERNIER, &lt;i&gt;Les casques bleus&lt;/i&gt;, 1996, Paris, Presses universitaires de France, QSJ n&#176; 3169, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) &lt;i&gt;In&lt;/i&gt; Jean-Pierre COT / Alain PELLET (dir.), &lt;i&gt;La Charte des Nations Unies : Commentaire article par article&lt;/i&gt;, 2005 (3e &#233;dition), Paris, &#233;ditions Economica, p. 1194.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) DOMP, &#171; Op&#233;rations de maintien de la paix des Nations Unies : Principes et Orientations &#187;, p. 14. &lt;a href=&#034;http://www.un.org/fr/peacekeeping/documents/capstone_doctrine_fr.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.un.org/fr/peacekeeping/documents/capstone_doctrine_fr.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) &lt;i&gt;Rapport annuel du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral sur l'activit&#233; de l'Organisation&lt;/i&gt; (A/4800, 1961, p. 27).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Serge SUR, &#034;Le&#231;ons de terrain&#034;, in Jean COT (dir.), &lt;i&gt;Op&#233;rations des Nations Unies : Le&#231;ons de terrain&lt;/i&gt;, 1995, Paris, FED, collection Perspectives strat&#233;giques, p. 385&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Paul TAVERNIER, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;., p. 79.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) Jean-Pierre COT / Alain PELLET, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;., p. 1190. Sur 20 r&#233;solutions adopt&#233;es suite &#224; l'invasion du Kowe&#239;t par l'Iraq, 3 seulement ne sont pas prises en vertu du Chapitre VII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) Laura Pineschi, &#171; L'emploi de la force dans les op&#233;rations de maintien de la paix des Nations Unies &#171; robustes &#187; : conditions et limites juridiques &#187;, in M.Arcari / L.Balmond, &lt;i&gt;La s&#233;curit&#233; collective, entre l&#233;galit&#233; et d&#233;fis &#224; la l&#233;galit&#233;&lt;/i&gt;, 2009, Milan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(9) &lt;i&gt;The New Horizon Initiative : Progress Report n&#176;1&lt;/i&gt;, octobre 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>FORMES ET M&#201;FORME DE LA TUTELLE INTERNATIONALE EN BOSNIE-HERZEGOVINE</title>
		
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		<dc:date>2010-07-06T13:17:12Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=833&#034;&gt;Renaud Dorlhiac&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;Renaud Dorlhiac. &#171; FORMES ET M&#201;FORME DE LA TUTELLE INTERNATIONALE EN BOSNIE-HERZEGOVINE &#187;, Bulletin du maintien de la paix, no. 99, juillet 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis juin 2006, et la d&#233;cision du Conseil de Mise en &#338;uvre des Accords de Paix de Dayton-Paris (PIC) de s'engager sur la voie d'une cl&#244;ture de la fonction de Haut-Repr&#233;sentant (HR), la place et les modalit&#233;s d'exercice de la pr&#233;sence internationale en Bosnie-Herz&#233;govine focalisent plus que jamais les attentions politiques. Cette question, non (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renaud Dorlhiac. &#171; FORMES ET M&#201;FORME DE LA TUTELLE INTERNATIONALE EN BOSNIE-HERZEGOVINE &#187;, &lt;i&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 99, juillet 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis juin 2006, et la d&#233;cision du Conseil de Mise en &#338;uvre des Accords de Paix de Dayton-Paris (PIC) de s'engager sur la voie d'une cl&#244;ture de la fonction de Haut-Repr&#233;sentant (HR), la place et les modalit&#233;s d'exercice de la pr&#233;sence internationale en Bosnie-Herz&#233;govine focalisent plus que jamais les attentions politiques. Cette question, non tranch&#233;e depuis quatre ans, parach&#232;ve les d&#233;bats de longue haleine portant essentiellement sur l'&#233;quilibre recherch&#233; entre l'affirmation de la perspective europ&#233;enne du pays et les efforts de remobilisation de l'ensemble de la communaut&#233; internationale dans un contexte politique int&#233;rieur tr&#232;s d&#233;grad&#233;. Centr&#233; sur l'exercice par le HR de ses pouvoirs ex&#233;cutifs (&#171; de Bonn &#187;(1)), le bras de fer, engag&#233; entre celui-ci et les autorit&#233;s de Republika Srpska (RS), souligne l'&#233;chec partiel de la strat&#233;gie d&#233;velopp&#233;e depuis quinze ans en Bosnie-Herz&#233;govine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tensions irr&#233;solues entre un cadre institutionnel insatisfaisant, mais incontournable (issu des Accords de Dayton), et une Bosnie-Herz&#233;govine toujours lue au regard de la guerre civile qui l'a ravag&#233;e de 1992 &#224; 1995, faussent les termes du d&#233;bat (Xavier Bougarel, &#171; Dayton, dix ans apr&#232;s : le leurre des bilans ? &#187;, Critique Internationale, n&#176; 29, 2005). Elles expliquent aussi en partie pourquoi, depuis quelque temps, la dynamique relative enclench&#233;e durant une d&#233;cennie par les HR successifs est en panne. Il en va de m&#234;me de l'engagement de l'Union europ&#233;enne (UE) qui, de la cr&#233;ation de la fonction de Repr&#233;sentant Sp&#233;cial (RSUE) en 2003, &#224; la signature d'un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA), en juin 2008, a suscit&#233; davantage de mouvements tactiques que d'avanc&#233;es de fond. Dans ce contexte, il est l&#233;gitime de se demander dans quelle mesure la crise qui affecte le dispositif international civil et militaire en Bosnie-Herz&#233;govine n'est pas non plus le reflet d'une dynamique europ&#233;enne en panne de mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La communaut&#233; internationale mise au d&#233;fi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La remise en cause croissante de l'action de la communaut&#233; internationale en Bosnie-Herz&#233;govine ponctue des ann&#233;es de d&#233;litement de ses relations avec les autorit&#233;s locales. Depuis octobre 2007 et la grave crise institutionnelle provoqu&#233;e par la tentative avort&#233;e d'imposition de la r&#233;forme de la police (2), les autorit&#233;s de RS refusent de plus en plus fr&#233;quemment de se plier aux injonctions du HR. Cette posture r&#233;sulte d'ailleurs clairement des r&#233;solutions de l'Assembl&#233;e nationale de RS, en date du 14 mai 2009, rejetant d&#233;sormais le principe de nouveaux transferts de comp&#233;tences des entit&#233;s vers l'&#201;tat central. Le mois de janvier 2010 a &#233;t&#233; marqu&#233; par une succession de d&#233;cisions de la part de la RS mettant en cause l'autorit&#233; du HR en mati&#232;re d'interpr&#233;tation des Accords de Dayton, ainsi que la l&#233;gitimit&#233; du PIC. Le bras de fer opposant le protectorat international &#224; la RS a encore franchi un nouveau palier, le 19 mai 2010, avec l'adoption d'une loi r&#233;gulant les modalit&#233;s d'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum en RS. Bien que l'objectif annonc&#233; se cantonne &#224; la d&#233;fense scrupuleuse des Accords de paix (questionnant donc, implicitement, la l&#233;galit&#233; du recours aux pouvoirs de Bonn), il n'en demeure pas moins que la possibilit&#233; pour les entit&#233;s d'organiser des scrutins sur des sujets outrepassant leurs comp&#233;tences constitue un pr&#233;c&#233;dent risqu&#233;. En effet, bien que le libell&#233; &#233;carte officiellement les appels &#224; l'autod&#233;termination, sa simple &#233;vocation renvoie plus ou moins consciemment aux heures les plus sombres du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, le raidissement par rapport aux tentatives r&#233;p&#233;t&#233;es d'ing&#233;rence de la communaut&#233; internationale dans les affaires locales recouvre sans surprise la d&#233;licate question de l'&#233;quilibre institutionnel du pays (d&#233;finissant la structure de l'&#201;tat bosnien et la place des trois peuples qui le composent : Bosniaques, Bosno-Croates et Bosno-Serbes). Largement en panne, depuis le rejet par le Parlement du paquet d'amendements, en avril 2006, la r&#233;forme constitutionnelle a &#233;t&#233; relanc&#233;e par le processus de Butmir, promu par les &#201;tats-Unis et la pr&#233;sidence su&#233;doise de l'UE, &#224; l'automne 2009 (ICG, &#8220;Bosnia's dual crisis&#8221;, Europe Briefing, n&#176; 57, 12 novembre 2009). Malgr&#233; le rejet des propositions par la quasi-totalit&#233; des formations politiques bosniennes, cette initiative rappelle qu'au-del&#224; des d&#233;bats actuels sur l'&#233;volution du dispositif international en Bosnie-Herz&#233;govine, les enjeux v&#233;ritables portent sur la capacit&#233; du pays &#224; adopter un cadre institutionnel am&#233;liorant sa fonctionnalit&#233; et lui permettant, &#224; terme, d'int&#233;grer l'UE. Le message liminaire est d'autant plus clair que les questions constitutionnelles ne sont pourtant pas consid&#233;r&#233;es comme l'un des &#233;l&#233;ments pr&#233;ludant &#224; la cl&#244;ture de la fonction de HR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;volution du dispositif international politique en Bosnie-Herz&#233;govine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario classiquement retenu depuis juin 2006 reposait sur une cl&#244;ture de la fonction de HR pr&#233;alable &#224; la mont&#233;e en puissance d'un RSUE renforc&#233; (&#224; la fois repr&#233;sentant local du Conseil et de la Commission europ&#233;enne). &#192; sa fa&#231;on, cette orientation ent&#233;rine les progr&#232;s accomplis par la Bosnie-Herz&#233;govine dans son cheminement vers l'UE, durant la premi&#232;re moiti&#233; de la d&#233;cennie. La vocation europ&#233;enne du pays est d'ailleurs unanimement reconnue, m&#234;me si sa mise en &#339;uvre est longue &#224; se dessiner. L'approche retenue depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2008 renon&#231;ait &#224; un calendrier pr&#233;cis de transition, au profit de la satisfaction pr&#233;alable de cinq objectifs et deux conditions. D'importance variable, les premiers portent respectivement sur la r&#233;solution du statut du district de Br&#269;ko, la r&#233;partition entre entit&#233;s et pouvoir central des propri&#233;t&#233;s &#233;tatiques et de d&#233;fense, le renforcement de l'&#201;tat de droit et du syst&#232;me fiscal. Pour leur part, les secondes recouvrent la signature d'un ASA avec la Commission europ&#233;enne, ainsi qu'une &#233;valuation positive de la situation politique. Pourtant, en d&#233;pit de cette approche qui se veut r&#233;solument technique, les crit&#232;res fix&#233;s peinent &#224; &#234;tre satisfaits (&#224; l'exception de la signature de l'ASA), ce qui traduit tant l'absence d'accord interne qu'une volont&#233; de contrarier le sc&#233;nario de transition envisag&#233;. La difficult&#233; &#224; transiger sur des sujets pourtant mineurs souligne une nouvelle fois combien, dans un contexte de m&#233;fiance et de rivalit&#233; aigu&#235;s, toute question pr&#233;tendument technique est in&#233;vitablement politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e &#224; une r&#233;sistance mal comprise, et incapable de d&#233;finir une vision coh&#233;rente pour la Bosnie-Herz&#233;govine, la communaut&#233; internationale navigue &#224; vue. Car, contrairement &#224; l'opinion convenue, les Bosniaques ne sont pas les seuls &#224; &#234;tre d&#233;favorables &#224; une suppression de la fonction de HR per&#231;ue, de fa&#231;on exag&#233;r&#233;e, comme le v&#233;ritable garant de l'int&#233;grit&#233; du pays. Pour des raisons certes diff&#233;rentes, et malgr&#233; les discours officiels, Bosno-Croates et Bosno-Serbes s'entendent &#233;galement sur le maintien du HR. Il n'est pas innocent que ces derniers bloquent sans arguments r&#233;ellement d&#233;cisifs les conditions relatives au statut de Br&#269;ko et &#224; la r&#233;partition des propri&#233;t&#233;s de d&#233;fense. Aussi faible soit-il, le HR est un &#233;l&#233;ment fondamental de la strat&#233;gie de d&#233;responsabilisation ch&#232;re &#224; l'ensemble de la classe politique bosnienne. Son maintien leur permet de ne pas affronter directement leur &#233;lectorat sur les sujets de fond, et de fa&#231;on plus prosa&#239;que, de se cantonner &#224; la d&#233;fense d'int&#233;r&#234;ts particuliers au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait cependant na&#239;f de penser que les r&#233;sistances &#224; la suppression de la fonction de HR &#233;manent des seuls acteurs locaux. La rationalisation de l'effort europ&#233;en, que pr&#233;suppose le renforcement de la fonction de RSUE, pose la question de la place et des modalit&#233;s d'association &#224; accorder aux &#201;tats et institutions non europ&#233;ens du PIC. Or, le poids de certains d'entre eux dans les affaires bosniennes (&#201;tats-Unis, Russie, Turquie -en tant que repr&#233;sentant de l'Organisation de la Conf&#233;rence Islamique-) requiert de trouver les modalit&#233;s ad&#233;quates &#224; la poursuite de leur engagement, au moment o&#249; tous craignent de voir leur r&#244;le amoindri dans un contexte fortement europ&#233;anis&#233;. On peut &#233;galement douter de l'unit&#233; de vues entre &#201;tats membres de l'UE sur le sujet de la transition. L'attachement de certains d'entre eux &#224; une lecture stricte de la conditionnalit&#233; (aboutissant, de fait, &#224; d'incessants reports de d&#233;cision), ou l'empathie tr&#232;s forte du RSUE pour les Bosno-Croates, sont autant d'exemples de la difficult&#233; europ&#233;enne &#224; appr&#233;hender collectivement et globalement la probl&#233;matique bosnienne. Ainsi, la perception unanime des perspectives euro-atlantiques comme catalyseur des dynamiques bosniennes (au service d'une stabilisation durable du pays comme de la r&#233;gion), une nouvelle fois formellement r&#233;affirm&#233;e au plus haut niveau lors de la Conf&#233;rence organis&#233;e &#224; Sarajevo par la pr&#233;sidence espagnole de l'UE, le 2 juin 2010, ne suffit pas &#224; surmonter une conjonction d'int&#233;r&#234;ts divergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, l'intensification des r&#233;flexions autour d'un d&#233;couplage des fonctions de HR et de RSUE renforc&#233; (et de leur calendrier de transition) appara&#238;t comme une &#233;volution naturelle. Visant &#224; rassurer les acteurs non europ&#233;ens, dans un contexte de division des &#201;tats membres, elle n'en traduit non moins un scepticisme certain quant &#224; la capacit&#233; de l'UE &#224; relever, seule, les d&#233;fis qui se posent dans le pays. Ces interrogations affectent &#233;galement la pr&#233;sence militaire dont la dimension politique (d&#233;rivant du soutien prodigu&#233; &#224; l'action du HR) se trouve accrue du fait de l'absence d'enjeux s&#233;curitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lente agonie du dispositif international militaire en &lt;br class='autobr' /&gt;
Bosnie-Herz&#233;govine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forte d'une situation s&#233;curitaire stable et d'avanc&#233;es politiques encourageantes au milieu de la d&#233;cennie, l'op&#233;ration europ&#233;enne EUFOR-Alth&#233;a, lanc&#233;e en d&#233;cembre 2004 (succ&#233;dant &#224; l'op&#233;ration otanienne SFOR), s'est rapidement engag&#233;e sur la voie d'une r&#233;duction de ses effectifs et de ses moyens. Le recentrage de l'op&#233;ration autour d'activit&#233;s proprement militaires permit au Conseil europ&#233;en de d&#233;cembre 2006 d'avaliser le passage de 7 000 &#224; 2 500 personnels (moins de 2000, &#224; l'heure actuelle). N&#233;anmoins, la d&#233;t&#233;rioration du dialogue politique interne, &#224; l'approche des &#233;lections g&#233;n&#233;rales d'octobre 2006, et l'appr&#233;hension entourant le d&#233;roulement des n&#233;gociations sur le futur statut du Kosovo, incit&#232;rent l'UE &#224; faire preuve de prudence dans le rythme du d&#233;sengagement militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aboutissement (m&#234;me imparfait) du processus statutaire au Kosovo et le renforcement de l'effort otanien en Afghanistan ont accru les vell&#233;it&#233;s de d&#233;part du th&#233;&#226;tre bosnien, alors que le pays b&#233;n&#233;ficiait d'une attention renouvel&#233;e du fait des tensions politiques r&#233;currentes entravant l'&#233;volution du protectorat international ainsi que sa marche euro-atlantique. Dans cette conjoncture, marqu&#233;e par une impatience croissante et une succession de retraits unilat&#233;raux fragilisant les capacit&#233;s d'action de l'op&#233;ration Alth&#233;a, certaines nations se sont faites l'avocat d'une cl&#244;ture rapide de l'op&#233;ration, arguant de la nature politique des probl&#232;mes rencontr&#233;s. L'ann&#233;e 2008 fut ainsi consacr&#233;e &#224; la recherche d'accommodements entre partenaires europ&#233;ens et &#224; une red&#233;finition de la strat&#233;gie militaire en Bosnie-Herz&#233;govine (dont les deux p&#244;les extr&#234;mes opposaient une approche s&#233;curitaire et une approche plus politique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant le second semestre 2008, la reconnaissance de l'ach&#232;vement des t&#226;ches militaires fut contrebalanc&#233;e par le lancement de r&#233;flexions sur l'avenir d'Alth&#233;a et sa subordination tacite &#224; la cl&#244;ture de la fonction de HR. La d&#233;cision de mise en &#339;uvre d'une mission non ex&#233;cutive de conseil et d'entra&#238;nement des forces arm&#233;es bosniennes, le 25 janvier 2010, concomitamment au maintien de son volet ex&#233;cutif, concl&#251;t des mois de tergiversations. Elle constituait le seul compromis possible entre les &#201;tats souhaitant un positionnement clair sur l'&#233;volution de l'op&#233;ration et ceux r&#233;tifs &#224; tout signe de d&#233;sengagement en Bosnie-Herz&#233;govine (dans le contexte d'une d&#233;gradation prononc&#233;e de la situation politique int&#233;rieure). En outre, l'examen du terme du mandat ex&#233;cutif et de la compl&#233;mentarit&#233; des calendriers d'&#233;volution des dispositifs militaire et civil fut report&#233; au lendemain des &#233;lections g&#233;n&#233;rales d'octobre 2010, et d'une &#233;valuation de leur impact sur la situation s&#233;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ajournement est susceptible de relancer prochainement les retraits unilat&#233;raux de la part des nations les plus r&#233;fractaires &#224; une prolongation ind&#233;termin&#233;e de l'op&#233;ration. D'ores et d&#233;j&#224;, la r&#233;duction des contingents europ&#233;ens place la Turquie dans une situation pr&#233;&#233;minente sur le terrain et dans la cha&#238;ne d&#233;cisionnelle(3). Bien que la perspective de voir celle-ci assurer le commandement de l'op&#233;ration ou r&#233;clamer une r&#233;&#233;valuation de son r&#244;le dans la Politique de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense commune de l'UE (PSDC) inqui&#232;te nombre de capitales europ&#233;ennes (et irrite les Bosno-Serbes), l'UE ne semble pas &#224; m&#234;me de fournir l'effort capacitaire suffisant pour contrecarrer cet objectif. La crainte nourrie &#224; son &#233;gard rel&#232;ve tant des relations complexes qu'elle entretient avec l'UE que de la place sp&#233;cifique qu'elle occupe dans les relations entre l'UE et l'OTAN. Le fait qu'Alth&#233;a soit la derni&#232;re op&#233;ration europ&#233;enne encore r&#233;gie par les accords &#171; Berlin + &#187; lui donne un levier suppl&#233;mentaire. Il est r&#233;v&#233;lateur que son application, m&#234;me ponctuelle, &#224; la mission non ex&#233;cutive de conseil et de formation des forces arm&#233;es bosniennes, avive chez les Chypriotes et les Grecs de fortes craintes de voir leur cadre &#233;tendu au volet civil de la PSDC. Que cette crainte se confirme ou non &#224; l'avenir, la place assum&#233;e par la Turquie au sein de l'op&#233;ration Alth&#233;a r&#233;v&#232;le, &#224; coup s&#251;r, une r&#233;elle d&#233;naturation des objectifs initiaux de la PSDC (y compris dans son ouverture aux &#201;tats tiers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, alors que l'Alliance atlantique pr&#244;ne la r&#233;duction de son dispositif dans les Balkans, l'&#233;volution de sa pr&#233;sence r&#233;siduelle en Bosnie-Herz&#233;govine est en partie tributaire de celle de l'op&#233;ration Alth&#233;a. La mission europ&#233;enne de conseil et d'entra&#238;nement entre potentiellement en concurrence avec les attributions r&#233;siduelles du QG de l'OTAN &#224; Sarajevo (reposant pour l'essentiel sur l'accompagnement de la r&#233;forme de la d&#233;fense). La constitution d'une structure militaire unifi&#233;e constitue d'ailleurs le principal succ&#232;s de ces derni&#232;res ann&#233;es en Bosnie-Herz&#233;govine. Il a permis au pays de gravir rapidement, depuis 2007, les &#233;chelons devant conduire &#224; une pleine int&#233;gration dans l'OTAN. Outre la participation &#224; tous les grands programmes du Partenariat pour la Paix (depuis novembre 2006), la Bosnie-Herz&#233;govine b&#233;n&#233;ficie aussi d'un Dialogue intensifi&#233; (accord&#233; lors du Sommet de Bucarest, au printemps 2008). Son admission au sein de la Charte adriatique, en d&#233;but d'ann&#233;e 2009, tout comme l'octroi -sous condition- du Plan d'Action Militaire (MAP) en avril 2010, devraient &#233;galement lui permettre d'optimiser ses performances, tout en &#339;uvrant &#224; la stabilisation du pays. Par ailleurs, l'objectif ultime d'int&#233;gration &#224; l'OTAN, qui sous-tend la r&#233;forme de la d&#233;fense ou les ambitieux programmes de destruction des surplus d'armements, anime aussi la volont&#233; bosnienne de contribution aux op&#233;rations ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mont&#233;e en puissance des instruments s&#233;curitaires civils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lent d&#233;litement du dispositif militaire international traduit implicitement la pr&#233;pond&#233;rance des probl&#233;matiques civiles en Bosnie-Herz&#233;govine. Celles-ci sont appr&#233;hend&#233;es principalement &#224; travers l'action d&#233;ploy&#233;e par la Mission de Police de l'Union europ&#233;enne (MPUE). L'entr&#233;e en vigueur d'un mandat red&#233;fini, le 1er janvier 2010, constitue l'ultime am&#233;nagement apport&#233; &#224; une mission originellement destin&#233;e &#224; accompagner l'&#233;volution du pays. L'accent mis sur le renforcement de la coordination entre les diff&#233;rentes composantes europ&#233;ennes en corrobore la forte dimension int&#233;gr&#233;e. Cet aspect r&#233;sultait d&#233;j&#224; de l'adjonction &#224; l'op&#233;ration Alth&#233;a d'une composante de maintien de l'ordre, avec l'inclusion en novembre 2007 de la Force de gendarmerie europ&#233;enne (FGE), dont il s'agit du premier engagement op&#233;rationnel. Le recentrage r&#233;cent du mandat de la MPUE autour de l'assistance &#224; la lutte contre la criminalit&#233; organis&#233;e et la corruption, l'extension de son maillage territorial, ou l'inclusion d'une dimension op&#233;rationnelle (et non plus exclusivement de conseil), laissent penser que les conditions minimales, n&#233;cessaires &#224; la conduite d'une action de fond en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, sont d&#233;sormais r&#233;unies. Cette &#233;volution est d'autant plus significative que les premi&#232;res ann&#233;es furent surtout consacr&#233;es &#224; l'&#233;dification de cadres &#233;l&#233;mentaires tels que l'adoption et l'harmonisation d'un dispositif l&#233;gislatif et r&#232;glementaire souscrivant aux normes europ&#233;ennes, ou encore l'int&#233;gration des forces de police dans un dispositif centralis&#233; plus ou moins consensuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier point fait cependant toujours l'objet d'&#226;pres d&#233;bats en Bosnie-Herz&#233;govine. La D&#233;claration adopt&#233;e &#224; Mostar, le 24 octobre 2007, subordonne l'acceptation locale de la r&#233;forme de la police voulue par l'UE &#224; l'adoption de deux lois fondamentales de police et &#224; une future r&#233;forme constitutionnelle. Sans port&#233;e contraignante, cette d&#233;claration constitua un geste tactique destin&#233; &#224; lever l'ultime condition bloquant la signature d'un ASA avec la Commission europ&#233;enne, plut&#244;t que le reflet d'un consensus sur la place &#224; accorder aux forces de police dans l'&#201;tat bosnien. Comme souvent dans le pays, celle-ci rel&#232;ve d'un dosage complexe entre les &#233;chelons locaux et central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que se profilent de tr&#232;s importantes &#233;lections g&#233;n&#233;rales en octobre 2010, l'avenir du pays est r&#233;ellement au c&#339;ur de toutes les attentions. L'&#233;chec du processus de Butmir ainsi que l'incapacit&#233; de la communaut&#233; internationale &#224; faire &#233;voluer de fa&#231;on coh&#233;rente le dispositif en place depuis la fin du conflit, suscitent de fortes interrogations quant &#224; sa capacit&#233; &#224; r&#233;pondre aux d&#233;fis pos&#233;s par la Bosnie-Herz&#233;govine. Si le moteur europ&#233;en constitue vraisemblablement le seul levier capable de transcender les blocages internes et l'architecture issue des Accords de Dayton, encore faut-il qu'il soit utilis&#233; &#224; bon escient et avec d&#233;termination, sous peine d'atteindre rapidement, lui aussi, ses limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte o&#249; tout est motif &#224; pr&#233;texte, il est remarquable que l'ensemble de la classe politique bosnienne puisse se retrouver autour d'objectifs concrets et partag&#233;s. Depuis l'avertissement adress&#233; par la Commission europ&#233;enne, le 15 juillet 2009 (en &#233;cartant la Bosnie-Herz&#233;govine des pays potentiellement b&#233;n&#233;ficiaires d'une lib&#233;ralisation des visas au premier janvier 2010), les acteurs politiques se sont rapidement mobilis&#233;s autour d'un enjeu dont ils sont directement redevables aupr&#232;s de leurs &#233;lectorats. En cons&#233;quence, les efforts fournis ont incit&#233; la Commission europ&#233;enne, le 27 mai 2010, &#224; recommander la lib&#233;ralisation des visas au second semestre (sous r&#233;serve de l'accomplissement pr&#233;alable de certaines conditions). Alors que les blocages durables de ces derni&#232;res ann&#233;es montrent clairement qu'un point de rupture a &#233;t&#233; atteint en Bosnie-Herz&#233;govine, une telle responsabilisation doit &#234;tre recherch&#233;e &#224; tout prix (ne serait-ce qu'en prenant le risque de faire &#233;voluer l'approche internationale ainsi que les r&#232;gles institutionnelles qui, peu ou prou, font le jeu d'acteurs locaux unis dans la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts particuliers). La v&#233;ritable question n'est donc plus tant de savoir si la fonction de HR et l'op&#233;ration Alth&#233;a doivent &#234;tre closes, que de r&#233;fl&#233;chir au format et aux moyens du dispositif devant les relayer. On peut malheureusement craindre que les dynamiques actuelles, remettant en cause les modalit&#233;s et le calendrier d'&#233;volution du protectorat international, refl&#232;tent un syst&#232;me dans lequel personne ne se reconna&#238;t, mais que tout le monde utilise, comme si, lorsque le fond fait d&#233;faut ou semble hors d'atteinte, les apparences pouvaient sauver l'essentiel.3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;***&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
(1) Ces pouvoirs attribu&#233;s en 1997 ont &#233;t&#233; con&#231;us pour permettre au HR d'imposer aux parties, en cas de blocage, son autorit&#233; finale en mati&#232;re d'interpr&#233;tation des dispositions des accords de paix de Dayton. L'absence de voies de recours a conduit la Conseil de l'Europe &#224; d&#233;noncer (en mars 2005) leur non-conformit&#233; aux principes d&#233;mocratiques.&lt;br&gt;
(2) European Stability Initiative (ESI), &#171; The worst in class. How the international protectorate hurts the european future of Bosnia and Herzegovina &#187;, 8 novembre 2007.&lt;br&gt;
(3) Parmi les nombreux postes cl&#233;s que la Turquie d&#233;tient d&#233;j&#224; figure le commandement de la division &#171; construction des capacit&#233;s &#187; qui, une fois cl&#244;t le mandat ex&#233;cutif, constituera le c&#339;ur de la mission d'assistance aux forces arm&#233;es bosniennes.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le maintien de la paix robuste : obtenir un consensus politique et renforcer la structure de commandement et de contr&#244;le* </title>
		
		  <link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=5535</link>
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		<dc:date>2010-02-24T13:46:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=867&#034;&gt;Jean-Marie Gu&#233;henno&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Marie Gu&#233;henno. &#171; Le maintien de la paix robuste : obtenir un consensus politique et renforcer la structure de commandement et de contr&#244;le &#187;, Bulletin du maintien de la , no. 98, mars 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le maintien de la paix robuste a fait l'objet d'une grande attention, particuli&#232;rement dans le contexte des discussions sur la protection des civils. Que signifie le maintien de la paix robuste sur les plans conceptuel et op&#233;rationnel ? Quelles sont les capacit&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marie Gu&#233;henno. &#171; Le maintien de la paix robuste : obtenir un consensus politique et renforcer la structure de commandement et de contr&#244;le &#187;, &lt;i&gt;Bulletin du maintien de la &lt;/i&gt;, no. 98, mars 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le maintien de la paix robuste a fait l'objet d'une grande attention, particuli&#232;rement dans le contexte des discussions sur la protection des civils. Que signifie le maintien de la paix robuste sur les plans conceptuel et op&#233;rationnel ? Quelles sont les capacit&#233;s requises pour que l'ONU accomplisse cette t&#226;che avec succ&#232;s ? Et quels sont les risques potentiels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, la discussion manque souvent l'essentiel. Comme Richard Gowan et Benjamin Tortolani l'ont fait remarquer &#224; juste titre (Cf. Robust Peacekeeping : The Politics of Force, p.49), le d&#233;bat actuel entourant le maintien de la paix robuste est soit &#171; l&#233;galiste &#187;, soit &#171; irr&#233;aliste &#187;. Dans le premier cas, les interrogations s'attachent &#224; des nuances d'ordre linguistique &#8211; dans les mandats du Conseil de s&#233;curit&#233; ou dans les concepts d'op&#233;ration et les r&#232;gles d'engagement du DOMP. Or, si ces questions de nuance ont de l'importance au si&#232;ge de l'ONU et dans les capitales, elles ont beaucoup moins de pertinence pratique sur le terrain. Dans le second cas, il est question de modifier les r&#232;gles d'engagement et d'accorder une plus grande capacit&#233; offensive pour que les missions puissent imposer la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous soutenons plut&#244;t que la cl&#233; d'un mandat de maintien de la paix &#171; robuste &#187; r&#233;alisable et cr&#233;dible repose sur l'obtention d'un consensus politique entre les &#201;tats membres et passe par une plus large participation &#224; la prise de d&#233;cisions et &#224; la mise en oeuvre op&#233;rationnelle, de m&#234;me que par le renforcement des arrangements relatifs au commandement et au contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;*Ce texte est une traduction de la version anglaise publi&#233;e en d&#233;cembre 2009 par le Center on Interntional Cooperation de New York dans le document intitul&#233; &#171; &lt;a href=&#034;http://www.cic.nyu.edu/Lead%20Page%20PDF/robustpeace.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Robust Peacekeeping : The Politics of Force&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233;chargez le fichier PDF annex&#233; pour obtenir le document complet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les capacit&#233;s africaines de maintien de la paix : entre volontarisme et d&#233;pendance </title>
		
		  <link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=5464</link>
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		<dc:date>2010-01-20T14:30:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=853&#034;&gt;Michel Li&#233;geois&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Michel Li&#233;geois. &#171; Les capacit&#233;s africaines de maintien de la paix : entre volontarisme et d&#233;pendance &#187;, Bulletin du maintien de la paix, no. 97, janvier 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) rencontre les pires difficult&#233;s sur le terrain o&#249; ses soldats sont pris pour cibles et ont d&#233;j&#224; pay&#233; un lourd tribut, la question du renforcement des capacit&#233;s africaines de maintien de la paix figure plus que jamais &#224; l'ordre du jour ainsi qu'en t&#233;moigne la r&#233;union que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

/  
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Michel Li&#233;geois. &#171; Les capacit&#233;s africaines de maintien de la paix : entre volontarisme et d&#233;pendance &#187;, &lt;i&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 97, janvier 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) rencontre les pires difficult&#233;s sur le terrain o&#249; ses soldats sont pris pour cibles et ont d&#233;j&#224; pay&#233; un lourd tribut, la question du renforcement des capacit&#233;s africaines de maintien de la paix figure plus que jamais &#224; l'ordre du jour ainsi qu'en t&#233;moigne la r&#233;union que le Conseil de s&#233;curit&#233; (CSONU) a consacr&#233; &#224; cette th&#233;matique le 26 octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233;chargez le fichier PDF annex&#233; pour obtenir le document complet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Maintien de la paix et espace francophone : &#233;tat des lieux, &#233;tat d'urgence</title>
		
		  <link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=5331</link>
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		<dc:date>2009-11-25T10:36:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=210&#034;&gt;David Morin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=848&#034;&gt;Lori-Anne Th&#233;roux-B&#233;noni&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;David Morin et Lori-Anne Th&#233;roux-B&#233;noni. &#171; Maintien de la paix et espace francophone : &#233;tat des lieux, &#233;tat d'urgence &#187;, Bulletins du maintien de la paix, no. 96, novembre 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; A l'heure o&#249; les Nations unies et ses &#201;tats membres entament une indispensable r&#233;flexion sur l'orientation future et la d&#233;finition d'un &#171; nouvel horizon &#187; du maintien de la paix, il est primordial de rappeler &#8211; ce que ledit document ne fait pas &#8211; que celui-ci partage avec l'espace francophone des d&#233;fis et un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

/  
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Morin et Lori-Anne Th&#233;roux-B&#233;noni. &#171; Maintien de la paix et espace francophone : &#233;tat des lieux, &#233;tat d'urgence &#187;, Bulletins du maintien de la paix}, no. 96, novembre 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'heure o&#249; les Nations unies et ses &#201;tats membres entament une indispensable r&#233;flexion sur l'orientation future et la d&#233;finition d'un &#171; nouvel horizon &#187; du maintien de la paix, il est primordial de rappeler &#8211; ce que ledit document ne fait pas &#8211; que celui-ci partage avec l'espace francophone des d&#233;fis et un avenir commun (cf. Un partenariat renouvel&#233; : d&#233;finir un nouvel horizon pour les op&#233;rations de maintien de la paix des Nations Unies, DOMP et DAM, ONU, 2009). En effet, actuellement, pr&#232;s de 56 % des militaires, policiers et observateurs militaires d&#233;ploy&#233;s sous la banni&#232;re des Nations unies se trouvent dans les OMP en territoire francophone. Or, sur la totalit&#233; des personnels d&#233;ploy&#233;s dans les 17 OMP de l'ONU, &#224; peine 15 % proviennent de pays francophones. Un tel d&#233;ploiement au sein de l'espace francophone, unique dans l'histoire du maintien de la paix, ne va pas sans cons&#233;quences. La principale concerne le besoin croissant de locuteurs francophones sur les th&#233;&#226;tres d'op&#233;rations. Face &#224; une telle &#233;volution, il importe de bien cerner les enjeux de cette probl&#233;matique complexe. Une d&#233;marche dans laquelle s'inscrit ce texte qui dresse un &#233;tat des lieux, analyse certains d&#233;fis et propose quelques pistes de r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233;chargez le fichier PDF annex&#233; pour obtenir le document complet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La supervision internationale &#224; l'&#233;preuve du Kosovo ind&#233;pendant</title>
		
		  <link>https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=5113</link>
		<guid isPermaLink="true">https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=article-ceim&amp;id_article=5113</guid>
		<dc:date>2009-09-21T14:21:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=833&#034;&gt;Renaud Dorlhiac&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Renaud Dorlhiac. &#171; La supervision internationale &#224; l'&#233;preuve du Kosovo ind&#233;pendant &#187;, Bulletin du maintien de la paix, no. 95, septembre 2009. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 f&#233;vrier 2008, les institutions provisoires du Kosovo proclam&#232;rent unilat&#233;ralement l'ind&#233;pendance de cette province serbe plac&#233;e, depuis 1999, sous le protectorat de la Mission des Nations Unies (MINUK). Ce geste, rendu n&#233;cessaire tant par l'opposition fondamentale entre dirigeants serbes et kosovars que par l'achoppement des n&#233;gociations sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

/  
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renaud Dorlhiac. &#171; La supervision internationale &#224; l'&#233;preuve du Kosovo ind&#233;pendant &#187;, Bulletin du maintien de la paix, no. 95, septembre 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 f&#233;vrier 2008, les institutions provisoires du Kosovo proclam&#232;rent unilat&#233;ralement l'ind&#233;pendance de cette province serbe plac&#233;e, depuis 1999, sous le protectorat de la Mission des Nations Unies (MINUK). Ce geste, rendu n&#233;cessaire tant par l'opposition fondamentale entre dirigeants serbes et kosovars que par l'achoppement des n&#233;gociations sur le statut du Kosovo devant le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies (CSNU), au printemps 2007, en raison du veto russe, a des cons&#233;quences importantes sur la situation politique et juridique du nouvel Etat. Outre le rejet du Plan devant en constituer l'ossature (con&#231;u par l'Envoy&#233; sp&#233;cial du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations Unies &#8211;SGNU-, M. Ahtisaari), le blocage au CSNU about&#238;t au maintien en vigueur de la r&#233;solution 1244 (reconnaissant l'int&#233;grit&#233; territoriale de la Serbie et sa souverainet&#233; sur le Kosovo -en tant qu'h&#233;riti&#232;re de la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie-).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau contexte affecte d'autant plus la tutelle internationale que les mois pr&#233;c&#233;dant la proclamation d'ind&#233;pendance furent davantage consacr&#233;s &#224; tenter de surmonter les d&#233;saccords &#233;mergents entre partenaires occidentaux (au sujet de la validit&#233; d'une ind&#233;pendance proclam&#233;e par les seuls Kosovars) plut&#244;t qu'&#224; mesurer les cons&#233;quences pratiques d'une solution non n&#233;goci&#233;e sur l'&#233;volution de la supervision internationale. L'&#233;chec de l'Union europ&#233;enne (UE) &#224; assouplir les positions en pr&#233;sence comme &#224; unifier celles de ses Etats membres (Chypre, Espagne, Gr&#232;ce, Roumanie et Slovaquie se refusent toujours &#224; reconna&#238;tre le nouvel Etat) augure mal de sa capacit&#233; &#224; jouer, au Kosovo, le r&#244;le directeur qui lui est pourtant unanimement reconnu. Il n'est pas non plus sans cons&#233;quences sur celui que les autres acteurs internationaux ont ou pensent avoir dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour acc&#233;der au document officiel et complet, veuillez t&#233;l&#233;charger le document PDF ci-joint.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Protection des civils et responsabilit&#233; de prot&#233;ger : les enjeux humanitaires d'une s&#233;paration de jus in bello et du jus ad bellum</title>
		
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		<dc:date>2009-05-31T14:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=188&#034;&gt;Jean-Fran&#231;ois Thibault&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;Jean Fran&#231;ois Thibault. &#171; Protection des civils et responsabilit&#233; de prot&#233;ger : les enjeux humanitaires d'une s&#233;paration de jus in bello et du jus ad bellum &#187;, Bulletin du maintien de la paix, no. 94, mai 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 14 janvier dernier et comme il le fait d&#233;sormais r&#233;guli&#232;rement deux fois par ann&#233;e, le Conseil de s&#233;curit&#233; a tenu un d&#233;bat ouvert sur la th&#233;matique de la protection des civils en situation de conflit arm&#233; (PdC). Celle-ci est en effet r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;e depuis que le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=23" rel="tag"&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean Fran&#231;ois Thibault. &#171; Protection des civils et responsabilit&#233; de prot&#233;ger : les enjeux humanitaires d'une s&#233;paration de jus in bello et du jus ad bellum &#187;, &lt;i&gt;Bulletin du maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 94, mai 2009.&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 14 janvier dernier et comme il le fait d&#233;sormais r&#233;guli&#232;rement deux fois par ann&#233;e, le Conseil de s&#233;curit&#233; a tenu un d&#233;bat ouvert sur la th&#233;matique de la protection des civils en situation de conflit arm&#233; (PdC). Celle-ci est en effet r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;e depuis que le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral a d&#233;pos&#233; son premier rapport sur la question en 1999 (S/1999/957) et elle a depuis cette date, fait l'objet de plusieurs d&#233;clarations pr&#233;sidentielles (1999/6, 2002/6, 2002/41, 2003/27, 2004/46, 2005/25, 2008/18) et r&#233;solutions portant sp&#233;cifiquement sur ce th&#232;me (1265, 1296, 1674, 1738) ou sur des aspects de celui-ci, tels celles sur les femmes (1325), sur les travailleurs humanitaires (1502), sur les enfants (1612), sur la pr&#233;vention des conflits (1625) ou sur la violence et l'exploitation sexuelle (1820). Au Conseil de s&#233;curit&#233;, une vingtaine de d&#233;bats ouverts ont par ailleurs sp&#233;cifiquement port&#233; sur cette th&#233;matique et de nombreuses r&#233;solutions portant sur des &#201;tats ou des conflits particuliers comportent des mesures relatives a la PdC. Rares sont d&#233;sormais les op&#233;rations de paix dont le mandat n'inclut pas explicitement un &#233;l&#233;ment de protection des civils menac&#233;s d'une forme ou d'une autre de violence physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2005, la th&#233;matique de la PdC se double cependant d'une r&#233;f&#233;rence nettement plus controvers&#233;e cette fois &#224; celle de la responsabilit&#233; de prot&#233;ger (RdP). D&#233;velopp&#233;e dans un rapport publi&#233; en d&#233;cembre 2001 par la Commission internationale de l'intervention et de la souverainet&#233; des &#201;tats (CIISE), cette th&#233;matique fera par la suite l'objet de nombreuses discussions et certaines de ses recommandations concernant les crit&#232;res normatifs seront reprises dans le rapport du Groupe de personnalit&#233;s de haut niveau sur les menaces, les d&#233;fis et le changement (voir A/59/565, 2 d&#233;cembre 2004) ainsi que dans le rapport du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral intitul&#233; Dans une libert&#233; plus grande (A/59/2005, 24 mars 2005). L'id&#233;e g&#233;n&#233;rale sera finalement ins&#233;r&#233;e dans le &#171; Document final &#187; adopt&#233; en septembre 2005 par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies (A/60/L.1, 20 septembre 2005). Quelques mois plus tard, le Conseil de s&#233;curit&#233; &#233;voquera explicitement la RdP dans le texte de la R&#233;solution 1674 (2006) portant sur la PdC. La table &#233;tait d&#232;s lors mise pour politiser les d&#233;bats en accentuant la confusion quant aux liens entretenus par ces deux faces apparemment antinomiques &#8211; et, partant, d'autant plus difficiles &#224; concilier &#8211; de l'assistance et de la protection qu'il conviendrait d'apporter aux populations en danger, c'est-&#224;-dire vuln&#233;rables ou menac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour acc&#233;der au document officiel et complet, veuillez t&#233;l&#233;charger le document PDF ci-joint.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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