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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>Enjeux g&#233;opolitiques au Maghreb : questions globales, int&#233;r&#234;ts r&#233;gionaux</title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=862&#034;&gt;Salim Chena&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Salim Chena. &#171; Enjeux g&#233;opolitiques au Maghreb : questions globales, int&#233;r&#234;ts r&#233;gionaux &#187;, Points de mire, vol. 11, no. 5, mars 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; Salim Chena &lt;br class='autobr' /&gt;
Ecole Doctorale de Science Politique de Bordeaux &lt;br class='autobr' /&gt;
Laboratoire SPIRIT &lt;br class='autobr' /&gt; Le Maghreb occidental r&#233;unit le Maroc, l'Alg&#233;rie et la Tunisie ; l'Union du Maghreb Arabe s'&#233;tend du Maroc &#224; la Lybie, et inclut la Mauritanie. L'espace maghr&#233;bin s'articule donc avec le Sahel et l'Afrique subsaharienne au Sud, le Proche-Orient &#224; l'Est et la M&#233;diterran&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salim Chena. &#171; Enjeux g&#233;opolitiques au Maghreb : questions globales, int&#233;r&#234;ts r&#233;gionaux &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 11, no. 5, mars 2010.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salim Chena&lt;br&gt;
Ecole Doctorale de Science Politique de Bordeaux&lt;br&gt;
Laboratoire SPIRIT&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Maghreb occidental r&#233;unit le Maroc, l'Alg&#233;rie et la Tunisie ; l'Union du Maghreb Arabe s'&#233;tend du Maroc &#224; la Lybie, et inclut la Mauritanie. L'espace maghr&#233;bin s'articule donc avec le Sahel et l'Afrique subsaharienne au Sud, le Proche-Orient &#224; l'Est et la M&#233;diterran&#233;e et l'Europe au Nord. Plusieurs grands enjeux strat&#233;giques se superposent dans cet espace : importantes ressources en sous-sol, pr&#233;sences de groupes terroristes, trafics d'armes et de drogue, corruption. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Europe constitue un enjeu g&#233;opolitique majeur pour le Maghreb. Les &#233;changes &#233;conomiques avec l'Espagne, la France et l'Italie sont importants et le d&#233;veloppement du port de Tanger, au Maroc, adapte les infrastructures en vue de la mise en place d'une zone de libre-&#233;change euro-m&#233;diterran&#233;enne. La Tunisie et le Maroc accueillent les d&#233;localisations d'entreprises textiles, de t&#233;l&#233;travail ou de manufactures europ&#233;ennes. Les ressources p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res assurent des rentes &#224; l'Alg&#233;rie et &#224; la Lybie, et offrent au flanc sud de l'Union Europ&#233;enne une alternative au gaz russe. Les jeux de puissance &#224; l'&#233;chelle globale am&#232;nent donc les &#201;tats maghr&#233;bins &#224; composer leurs agendas respectifs de politique &#233;trang&#232;re et de d&#233;fense de mani&#232;re &#224; garantir leurs propres int&#233;r&#234;ts au sein de la r&#233;gion maghr&#233;bine elle-m&#234;me, tout en jouant sur les th&#233;matiques qui les relient aux &#201;tats europ&#233;ens m&#233;ridionaux. Cela influence alors deux autres enjeux importants, la lutte contre le terrorisme et la rivalit&#233; pour l'h&#233;g&#233;monie r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La relations Maghreb &#8211; Union Europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Alg&#233;rie est incontournable dans la r&#233;gion : riche en gaz, disposant des comp&#233;tences ad&#233;quates, elle poss&#232;de d&#233;j&#224; trois gazoducs vers l'Europe, dont certains tron&#231;ons passent par le Maroc et la Tunisie, et d&#233;veloppe deux grands projets : le Trans-Saharan Gas Pipeline partant du Nigeria et le GALSI directement vers la Sardaigne. C'est pourquoi le Maghreb est appel&#233; &#224; devenir une zone strat&#233;gique pour la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique de l'Europe ; quatri&#232;me exportateur et sixi&#232;me producteur de gaz, l'&#201;tat alg&#233;rien, d&#233;j&#224; membre historique et influent de l'OPEP, travaille &#224; l'&#233;tablissement d'un cartel gazier au sein du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) en &#233;troite n&#233;gociation avec l'Iran et la Russie.&lt;br class='autobr' /&gt;
De leur c&#244;t&#233;, alors que les relations alg&#233;ro-fran&#231;aises se d&#233;litent depuis l'abandon du trait&#233; d'amiti&#233; suite aux contentieux sur le pass&#233; colonial, le Maroc, la Tunisie et la Libye profitent de la politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile, prioritaire aux yeux des Europ&#233;ens, pour satisfaire leurs int&#233;r&#234;ts. Ces trois &#201;tats se sont dot&#233;s d'une l&#233;gislation sur l'immigration r&#233;pondant aux exigences communautaires &#224; partir de 2003 ; l'Alg&#233;rie adopte une l&#233;gislation similaire en 2008 puis 2009. Le Maroc dispose donc d'un Statut avanc&#233; dans ses relations avec l'Union europ&#233;enne depuis 2008, lui garantissant des rencontres au sommet r&#233;guli&#232;res, approfondissant les relations commerciales et ouvrant une coop&#233;ration s&#233;curitaire, judiciaire et polici&#232;re avec les agences europ&#233;ennes. La Tunisie est aussi d&#233;pendante de l'Union pour ses exportations de textiles et de machines ; elle reste cependant dans le cadre de l'Accord d'association sign&#233; en 1995. Inversement, le tourisme m&#233;diterran&#233;en et saharien des Europ&#233;ens ainsi que le p&#233;trole et surtout le gaz qui aliment le vieux continent rendent n&#233;cessaires pour l'Union un Maghreb s&#251;r, politiquement stable et &#233;conomiquement ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Libye quant &#224; elle a su utiliser les int&#233;r&#234;ts europ&#233;ens, au travers de sa relation bilat&#233;rale avec l'Italie, pour r&#233;int&#233;grer la sc&#232;ne internationale : alors que le gazoduc Greenstream reliant les deux pays entrait en service en 2004 et que les bateaux d'exil&#233;s arrivaient sur les c&#244;tes italiennes, l'Italie soutenait la lev&#233;e de l'embargo sur les ventes d'armes &#224; la Libye, pr&#233;parait la coop&#233;ration op&#233;rationnelle avec les marines libyenne et tunisienne et, en 2008, offrait des excuses assorties de 5 milliards de dollars d'aide sur 25 ans en d&#233;dommagement de la p&#233;riode coloniale, en contrepartie d'une lutte accrue contre l'immigration irr&#233;guli&#232;re. D&#233;sormais, les bateaux intercept&#233;s en mer sont directement reconduits en Libye. La visite de Mouammar Kadhafi en France, la reconnaissance de sa responsabilit&#233; dans les attentats de Lockerbie et du DC-10 d'UTA, &#224; la fin des ann&#233;es 1980, puis son offre de d&#233;dommagement des familles des victimes ont achev&#233; ce retour en gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lutte contre le terrorisme du Maghreb au Sahel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003, le Groupe Salafiste pour la Pr&#233;dication et le Combat (GSPC) enl&#232;ve 32 touristes europ&#233;ens au Sahara et met en &#233;vidence les risques inh&#233;rents &#224; la porosit&#233; des fronti&#232;res sah&#233;lo-maghr&#233;bines entre l'Alg&#233;rie, la Mauritanie, le Mali et le Niger. Le ralliement du GSPC &#224; la mouvance Al Qa&#239;da, officialis&#233;e par Ayman Al Zawahiri en 2007, a entrain&#233; plusieurs attentats-suicides en Alg&#233;rie, dont un visant les bureaux de l'Onu (PNUD et HCR) le 11 d&#233;cembre 2007. Les menaces du groupe, dor&#233;navant Al Qa&#239;da au Maghreb Islamique (AQMI), sur le rallye Paris &#8211; Dakar ont forc&#233; son d&#233;placement en Am&#233;rique du Sud depuis l'&#233;dition 2008. Les enl&#232;vements se multiplient, avec l'ex&#233;cution d'un otage britannique en 2009 au Mali, et le groupe menace la France et l'Espagne ainsi que les r&#233;gimes maghr&#233;bins jug&#233;s impies et corrompus. Le rapprochement des islamistes arm&#233;s du Maroc, de Libye et d'Alg&#233;rie accro&#238;t les risques r&#233;gionaux en encourageant le trafic d'armes ou en exportant la violence en Mauritanie, d&#233;j&#224; d&#233;stabilis&#233;e par la succession des coups d'&#201;tats, dont le renversement &#224; l'&#233;t&#233; 2008 du premier pr&#233;sident d&#233;mocratiquement &#233;lu. L'Alg&#233;rie s'implique depuis lors fortement dans la s&#233;curit&#233; et la r&#233;solution des conflits au Sahel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Sahara appartient &#224; la strat&#233;gie de lutte contre le terrorisme des &#201;tats-Unis : l'Operation Enduring Freedom &#8211; Trans Sahara encadre depuis 2007, par le biais d'une coop&#233;ration des agences civiles et militaires am&#233;ricaines avec les &#201;tats de la r&#233;gion, l'&#233;quipement des arm&#233;es locales, ainsi que des exercices militaires et des op&#233;rations de lutte anti-terroriste. Pr&#233;c&#233;d&#233;e par la Pan-Sahel Initiative, lanc&#233;e en 2002, elle &#233;largit au Maghreb et sur six ann&#233;es la coop&#233;ration et la formation des arm&#233;es sah&#233;liennes, au travers du Trans-Saharan Counterterrorism Partnership (TSCTI), initi&#233; en 2005. La situation dans d'autres r&#233;gions de l'Afrique, comme la Somalie, a conduit les &#201;tats-Unis &#224; cr&#233;er un nouveau commandement militaire conjoint, l'Africom, responsable du continent entier, mais dont les moyens financiers et politiques ne sont pas assur&#233;s tant que les &#201;tats-Unis consid&#232;reront le Sahel comme un th&#233;&#226;tre p&#233;riph&#233;rique de leur Global War on Terror. Bas&#233; en Allemagne, il p&#226;tit &#233;galement des r&#233;ticences des &#201;tats d'accueillir son si&#232;ge sur le continent. Il faut enfin noter la place importante prise r&#233;cemment par l'Afrique de l'Ouest, le Sahel et le Maghreb dans l'exportation vers l'Union Europ&#233;enne de la drogue produite en Am&#233;rique latine, faisant craindre une alliance entre narcotrafiquants et groupes terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les c&#244;tes nord du Maghreb profitent du Dialogue M&#233;diterran&#233;en de l'Otan pour favoriser la coop&#233;ration et la s&#233;curit&#233; maritime r&#233;gionale avec le cabotage des navires militaires dans les ports maghr&#233;bins, des exercices communs et des formations. L'op&#233;ration Active Endeavour, qui implique la Tunisie et le Maroc, permet l'organisation d'escortes, de patrouilles et d'op&#233;rations anti-terroristes en M&#233;diterran&#233;e sous l'&#233;gide de l'Otan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rivalit&#233;s pour l'h&#233;g&#233;monie r&#233;gionale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La faiblesse du commerce intra-r&#233;gional, hors contrebandes diverses, d&#233;note d'un ensemble mal int&#233;gr&#233; et r&#233;v&#232;le des rivalit&#233;s parfois anciennes autour de l'h&#233;g&#233;monie r&#233;gionale que se dispute l'Alg&#233;rie, le Maroc et la Libye. Issue d'un contentieux territorial de la p&#233;riode coloniale, la rivalit&#233; alg&#233;ro-marocaine s'est nourrie des conjonctures tendues et des strat&#233;gies de puissance des deux &#201;tats. S'ajoutent les oppositions id&#233;ologiques durant la &#171; guerre froide interarabe &#187; : la monarchie ch&#233;rifienne &#233;tait plut&#244;t conservatrice et proche des &#201;tats-Unis, tandis que l'Alg&#233;rie d&#233;fendait un tiers-mondisme inspir&#233; du bloc socialiste. En 1994, un attentat contre des touristes occidentaux dans un h&#244;tel &#224; Marrakech entraine la fermeture de la fronti&#232;re terrestre. Alors que l'Alg&#233;rie s'est rapproch&#233;e des &#201;tats-Unis sur des th&#232;mes s&#233;curitaires d'int&#233;r&#234;ts communs sous l'administration Bush et a vu sa balance commerciale hors-hydrocarbures se creuser depuis son association avec l'Union europ&#233;enne, le Maroc poss&#232;de une longueur d'avance dans sa coop&#233;ration &#233;conomique et politique avec la rive nord de la M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les difficult&#233;s &#224; r&#233;gler la question du Sahara Occidental, revendiqu&#233; par le Maroc depuis la Marche verte de 1975, et le retrait mauritanien d'une partie de ces territoires ont relativement isol&#233; le Maroc. La reconnaissance de la R&#233;publique Arabe Sahraouie et D&#233;mocratique par l'Organisation de l'Unit&#233; Africaine a amen&#233; le Maroc &#224; s'en retirer en 1984, m&#234;me s'il maintient de bonnes relations avec nombres d'&#201;tats subsahariens. L'Alg&#233;rie, qui soutient l'autod&#233;termination sahraouie, aide le Polisario et accueille ses r&#233;fugi&#233;s. Ce conflit est la v&#233;ritable pierre d'achoppement de l'int&#233;gration r&#233;gionale : la cr&#233;ation de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) succ&#232;de d'un an &#224; la d&#233;cision en 1988 d'organiser un referendum d'autod&#233;termination au Sahara Occidental dans un cadre onusien ; il n'aura jamais lieu &#224; cause de probl&#232;mes de d&#233;finition du coll&#232;ge &#233;lectoral, et l'UMA s'enlisera alors dans l'inaction politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule la Libye peut rivaliser avec l'Alg&#233;rie en tant qu'&#201;tat producteur et exportateur d'hydrocarbures (elle poss&#232;de les r&#233;serves prouv&#233;es de p&#233;trole les plus importantes du continent), mais la r&#233;putation sulfureuse de son Guide, les soup&#231;ons de vente d'armes illicites et la d&#233;pendance vis-&#224;-vis des &#201;tats europ&#233;ens pour moderniser ses forces arm&#233;es entament la cr&#233;dibilit&#233; d'une h&#233;g&#233;monie libyenne &#224; moyen terme sur la r&#233;gion sah&#233;lo-maghr&#233;bine. L'Alg&#233;rie, gr&#226;ce &#224; ses importantes recettes p&#233;troli&#232;res, a lanc&#233; des programmes de grands travaux d'infrastructures et retrouve une diplomatie des bons offices en Afrique et au Proche-Orient. Surtout, elle est devenue le premier acheteur d'armes conventionnelles d'Afrique, et un des cinq meilleurs clients de la Russie. Le suivisme marocain et libyen en mati&#232;re de r&#233;armement, malgr&#233; des moyens largement inf&#233;rieurs, t&#233;moigne de l'intensit&#233; feutr&#233;e des rivalit&#233;s r&#233;gionales. Si l'&#233;mergence d'un conflit inter&#233;tatique est tr&#232;s peu probable, l'importance globale des enjeux strat&#233;giques au Maghreb, qui &#233;clipse la question des droits humains et de la d&#233;mocratie, a relanc&#233; la lutte pour l'h&#233;g&#233;monie r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://meria.idc.ac.il/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://meria.idc.ac.il/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://foreign.senate.gov/testimony/2009/GuteliusTestimony091117a.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://foreign.senate.gov/testimony...&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sipri.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.sipri.org/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.maghrebarabe.org/fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.maghrebarabe.org/fr/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile entre expansion et r&#233;sistances</title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=862&#034;&gt;Salim Chena&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Salim Chena.&#171; La politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile entre expansion et r&#233;sistances &#187;, Points de mire, vol. 11, no. 1, 15 janvier 2010. &lt;br class='autobr' /&gt; La politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile est le r&#233;sultat d'un processus de red&#233;finition des fronti&#232;res li&#233; &#224; la structuration d'un espace politique europ&#233;en et &#224; l'&#233;tablissement des rapports avec ses p&#233;riph&#233;ries directes. La signature des Accords de Schengen en 1985, du Trait&#233; de Maastricht en 1992 et l'int&#233;gration de l'Acquis Schengen (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salim Chena.&#171; La politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile entre expansion et r&#233;sistances &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 11, no. 1, 15 janvier 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile est le r&#233;sultat d'un processus de red&#233;finition des fronti&#232;res li&#233; &#224; la structuration d'un espace politique europ&#233;en et &#224; l'&#233;tablissement des rapports avec ses p&#233;riph&#233;ries directes. La signature des Accords de Schengen en 1985, du Trait&#233; de Maastricht en 1992 et l'int&#233;gration de l'Acquis Schengen au droit communautaire par le Trait&#233; d'Amsterdam, sign&#233; en 1997, ont amorc&#233; la constitution d'un espace europ&#233;en de circulation int&#233;rieure. Cela a alors rendu n&#233;cessaires une gestion commune des fronti&#232;res ext&#233;rieures et une distinction entre ressortissants communautaires et extracommunautaires, for&#231;ant &#224; lutter contre les migrations irr&#233;guli&#232;res &#224; l'int&#233;rieur comme au limes europ&#233;en. Comme le pr&#233;voit le Trait&#233; de Nice entr&#233; en vigueur en 2003, les d&#233;cisions concernant l'asile et l'immigration sont prises &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1990, avec l'enlisement du Processus de Barcelone cens&#233; lancer un Partenariat euro-m&#233;diterran&#233;en et la d&#233;sint&#233;gration des Balkans, la politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile cherche &#224; s&#233;curiser les fronti&#232;res ext&#233;rieures de l'Union europ&#233;enne en impliquant les &#201;tats tiers dans la lutte contre les migrations irr&#233;guli&#232;res. La mise en &#339;uvre de cette politique s'appuie sur deux logiques s&#233;gr&#233;gatives : il s'agit d'une part d'opposer les r&#233;fugi&#233;s politiques et les migrants &#233;conomiques d&#233;guis&#233;s, et d'autre part de s&#233;lectionner les immigr&#233;s selon les int&#233;r&#234;ts europ&#233;ens. C'est alors qu'apparaissent difficult&#233;s et contestations, particuli&#232;rement chez les &#201;tats tiers appel&#233;s &#224; coop&#233;rer activement &#224; la mise en &#339;uvre de la politique europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise en place d'une politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En juillet 1998, un document du gouvernement autrichien offre de renforcer la coop&#233;ration europ&#233;enne en mati&#232;re de migrations et d'asile pour mener, &#224; terme, une politique d'accueil des r&#233;fugi&#233;s et d'immigration autonome et proprement europ&#233;enne. En 1999, la cr&#233;ation d'un Groupe de Haut Niveau sur l'asile et l'immigration ent&#233;rine les priorit&#233;s du Conseil europ&#233;en : signer des accords bilat&#233;raux avec les pays tiers en mati&#232;res migratoires, imposer la coop&#233;ration des pays tiers en mati&#232;res migratoires dans toute n&#233;gociation avec l'Union europ&#233;enne et mettre en place une coordination avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les R&#233;fugi&#233;s et l'Organisation Internationale des Migrations. Des plans d'actions sont d&#233;cid&#233;s vis-&#224;-vis de plusieurs pays pour lancer cette politique ; deux groupes d'&#201;tats ressortent des pr&#233;occupations europ&#233;ennes : les Etats instables cr&#233;ant des flux de r&#233;fugi&#233;s (Irak, Afghanistan, Somalie, Sri-Lanka) et les &#201;tats de transit donnant acc&#232;s &#224; l'espace Schengen (Maroc, Albanie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Approfondissant la politique europ&#233;enne, le Conseil europ&#233;en d&#233;finit en octobre 1999 &#224; Tampere les int&#233;r&#234;ts europ&#233;ens en mati&#232;re d'immigration en fonction des besoins &#233;conomiques et d&#233;mographiques. Concernant l'asile, la Convention de Dublin, sign&#233;e en 1990, et le r&#232;glement Dublin II, adopt&#233; en f&#233;vrier 2003, emp&#234;chent les demandes d'asiles multiples et rend le premier &#201;tat o&#249; est d&#233;pos&#233;e une demande responsable de la d&#233;cision d&#233;finitive. Le Pacte Europ&#233;en sur l'Immigration et l'Asile, sign&#233; &#224; l'automne 2008 sur proposition fran&#231;aise, met quant &#224; lui en place des outils pour attirer les &#233;migrants qualifi&#233;s, invite &#224; unifier les proc&#233;dures d'octroi de l'asile politique et r&#233;affirme le principe d'une immigration s&#233;lective sur des crit&#232;res utilitaires en poursuivant le d&#233;veloppement des moyens op&#233;rationnels de lutte contre l'immigration irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;parpill&#233;e entre le premier et le troisi&#232;me pilier, la politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile se d&#233;ploie alors aussi bien &#224; l'int&#233;rieur de l'Union qu'&#224; l'ext&#233;rieur. La constitution progressive en Europe et dans son espace proche d'un r&#233;gime migratoire informel et syst&#233;matique s'est appuy&#233;e sur l'octroi de moyens accrus, en termes financiers, techniques et politiques, pour mener &#224; bien ses objectifs. Cette politique s'est renforc&#233;e aux gr&#232;s des turbulences du syst&#232;me international : les guerres en Afghanistan et en Irak ont entrain&#233; des flux de r&#233;fugi&#233;s depuis l'Asie vers l'Europe, comme celles en Somalie, en Erythr&#233;e, en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo et en C&#244;te d'Ivoire &#224; partir des c&#244;tes ouest-africaines ou marocaines jusqu'aux c&#244;tes libyennes, maltaises et grecques.&lt;br class='autobr' /&gt;
On assiste alors &#224; la fin de toute distinction rigide entre s&#233;curit&#233; int&#233;rieure et ext&#233;rieure, comme en t&#233;moigne l'institutionnalisation de l'Espace de libert&#233;, de s&#233;curit&#233; et de justice, proclam&#233; depuis le Trait&#233; de Maastricht et reconnu dans le Trait&#233; de Lisbonne entr&#233; en vigueur en d&#233;cembre 2009. Cela a notamment conduit, dans l'organisation institutionnelle de l'Union, &#224; un regroupement des comp&#233;tences entre politique d'immigration et d'asile, politique de lutte contre la criminalit&#233;, l'immigration irr&#233;guli&#232;re et le terrorisme et politique de coop&#233;ration interne et externe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Op&#233;rationnalisation de la politique europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre de cette politique communautaire entra&#238;ne la cr&#233;ation de plusieurs dispositifs. Depuis 2003, pour faire face &#224; ce qu'elle per&#231;oit comme une pression sur ses fronti&#232;res l'Union soutient le d&#233;ploiement du Syst&#232;me Int&#233;gr&#233; de Vigilance Ext&#233;rieure (SIVE) et &#233;rige des barri&#232;res de s&#233;curit&#233; sophistiqu&#233;es sur les c&#244;tes Sud de l'Espagne et ses enclaves au Maroc. De m&#234;me, suite &#224; la Convention de Dublin, le syst&#232;me Eurodac est depuis 2003 en charge du partage de l'information entre les &#201;tats membres, notamment des empreintes digitales de tous les demandeurs d'asile de plus de 14 ans. Il vient ainsi compl&#233;ter le Syst&#232;me d'Information Schengen, actif depuis 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette militarisation des m&#233;thodes de surveillance et de contr&#244;le des fronti&#232;res est &#233;galement soutenue par l'agence europ&#233;enne Frontex, importante pierre de l'&#233;difice s&#233;curitaire europ&#233;en. Op&#233;rationnelle depuis 2005, cette agence doit produire des analyses, faciliter la coop&#233;ration entre &#201;tats membres, mais aussi avec les &#201;tats tiers, organiser des op&#233;rations communes et assister la formation du personnel charg&#233; de la surveillance des fronti&#232;res ext&#233;rieures. Durant l'ann&#233;e 2008, l'op&#233;ration HERA a ainsi permis d'identifier les routes maritimes allant vers les Canaries, am&#233;liorant la surveillance a&#233;rienne et maritime de la zone. Une &#201;quipe d'Intervention Frontali&#232;re Rapides (RABIT) &#233;tait cr&#233;&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente pour soutenir, sur demande, un membre en cas de crise. L'agence s'occupe &#233;galement de lutter contre la contrefa&#231;on des visas Schengen, les seuls permettant d'acc&#233;der aux territoires de tous les &#201;tats membres. L'ampleur croissante des moyens d&#233;montre l'importance de cette question pour l'Union europ&#233;enne : entre 2005 et 2008, le budget de l'agence passe de 6 &#224; 70 millions d'euros, traduisant l'augmentation de ses activit&#233;s op&#233;rationnelles multinationales ; il sera de 88 millions d'euros en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'externalisation de la gestion de l'immigration, un processus exp&#233;rimental a d&#233;but&#233; avec l'inauguration en octobre 2008 d'un Centre d'Information et de Gestion des Migrations pour traiter les demandes depuis le Mali. &#201;galement, une proposition anglaise, faite au Sommet de Thessalonique en juin 2003, allait dans le sens de la d&#233;territorialisation de la gestion des demandes d'asile, dans des centres o&#249; les demandeurs attendraient la r&#233;ponse en p&#233;riph&#233;rie de l'Union ; retir&#233;e suite &#224; de nombreuses critiques, cette solution est n&#233;anmoins reprise pour &#234;tre test&#233;e dans le cadre du Programme de La Haye adopt&#233; en novembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Risques et difficult&#233;s de la politique europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Gr&#226;ce &#224; la puissance &#233;conomique des &#201;tats membres et &#224; une politique stricte de conditionnalit&#233;, l'Union europ&#233;enne a pu diffuser largement ses discours, ses normes et ses pratiques s&#233;curitaires de mani&#232;re effective dans son espace proche, notamment au Maghreb, en Europe Orientale et dans les Balkans. Les accords bilat&#233;raux de r&#233;admission -qui engagent les parties &#224; accueillir leurs ressortissants expuls&#233;s- entre ces r&#233;gions, mais aussi avec l'Afrique Centrale et l'Asie Centrale, et les &#201;tats membres les plus concern&#233;s dessinent un espace structur&#233; autour des principes europ&#233;ens de gestion de l'immigration et de l'asile. N&#233;anmoins, les &#233;checs successifs de signature d'accords communautaires de r&#233;admission, qui engagent l'Union et l'ensemble des &#201;tats membres avec les &#201;tats maghr&#233;bins et subsahariens, t&#233;moignent de leur capacit&#233; de n&#233;gociation et de d&#233;fense de leurs ressortissants et de leurs int&#233;r&#234;ts. Il s'agit l&#224; pourtant d'un enjeu de taille pour concr&#233;tiser cette externalisation et la marche annonc&#233;e vers un &#171; programme de retour int&#233;gr&#233; &#187; europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, la &#171; directive retour &#187;, qui officialise la possibilit&#233; de la r&#233;admission des clandestins dans un pays de transit et fixe la dur&#233;e maximale de la r&#233;tention &#224; 18 mois, n&#233;cessite une coop&#233;ration ext&#233;rieure accrue. Elle est alors tributaire de concessions europ&#233;ennes sur le transfert de moyens op&#233;rationnels, d'un soutien financier &#224; la s&#233;curit&#233; et au d&#233;veloppement, et d'une prise en compte des diff&#233;rents int&#233;r&#234;ts des &#201;tats d'&#233;migration et de transit, notamment en termes d'attribution de visas ou d'accords de travail temporaire pour leurs ressortissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions de respect des droits humains, du principe de l'asile et de la dignit&#233; des exil&#233;s suscitent &#233;galement un grand nombre de critiques. Alors que les conditions de vie difficiles et les violations des droits humains dans les pays de transit sont ignor&#233;es, que les conditions de la r&#233;tention en Europe se d&#233;gradent et que la x&#233;nophobie et les violences communautaires r&#233;apparaissent ponctuellement, il n'existe aucune v&#233;ritable politique de lutte contre l'emploi des immigr&#233;s en situation irr&#233;guli&#232;re, dans les exploitations agricoles de l'Europe m&#233;diterran&#233;enne, dans les entreprises d'Europe occidentale et chez les particuliers de toute la r&#233;gion. C'est pourtant l&#224; une source de non respect de la dignit&#233; humaine et des droits des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les cascades de sous-traitances du travail &#224; des entreprises employant des migrants en situation irr&#233;guli&#232;re diluent les responsabilit&#233;s de l'emploi des clandestins. De m&#234;me, l'externalisation de la politique europ&#233;enne d'immigration et d'asile et de la s&#233;curit&#233; de ses fronti&#232;res ext&#233;rieures a brouill&#233; les responsabilit&#233;s humaines de la r&#233;alisation de cette m&#234;me politique, et &#233;cartel&#233; la notion de fronti&#232;re entre zones d'attente, centres de r&#233;tention, camps informels et zones de non-droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
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