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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>Obama vs McCain : quelle politique &#233;trang&#232;re am&#233;ricaine apr&#232;s Bush ? </title>
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		<dc:date>2008-11-01T10:29:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=767&#034;&gt;Marc Desnoyers&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Marc Desnoyers &lt;br class='autobr' /&gt;
Chercheur-boursier Marc Bourgie de l'Observatoire sur les &#201;tats-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand et &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sidentielle am&#233;ricaine de 2008 nous a r&#233;serv&#233; plusieurs surprises depuis que l'on conna&#238;t l'identit&#233; des deux pr&#233;tendants &#224; la succession de George W. Bush. Non seulement la course est-elle beaucoup plus serr&#233;e qu'on ne l'imaginait au d&#233;part, mais les enjeux de politique &#233;trang&#232;re sont moins d&#233;terminants (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Marc Desnoyers&lt;br&gt;
Chercheur-boursier Marc Bourgie de l'Observatoire sur les &#201;tats-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand et &#233;tudiant &#224; la ma&#238;trise &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidentielle am&#233;ricaine de 2008 nous a r&#233;serv&#233; plusieurs surprises depuis que l'on conna&#238;t l'identit&#233; des deux pr&#233;tendants &#224; la succession de George W. Bush. Non seulement la course est-elle beaucoup plus serr&#233;e qu'on ne l'imaginait au d&#233;part, mais les enjeux de politique &#233;trang&#232;re sont moins d&#233;terminants que pr&#233;vu. Il est vrai que la politique &#233;trang&#232;re est rarement la priorit&#233; des &#233;lecteurs durant les pr&#233;sidentielles. Bill Clinton l'avait compris en 1992 en faisant campagne sur l'&#233;conomie et en venant &#224; bout du pr&#233;sident George Bush p&#232;re gr&#226;ce au slogan &#171; It's the Economy, Studid ! &#187;. Les &#233;v&#233;nements du 11 septembre avaient pourtant ramen&#233; les enjeux de s&#233;curit&#233; au-devant de la sc&#232;ne et il est donc curieux de voir Barack Obama et John McCain ne pas accorder plus d'attention &#224; des questions comme l'Irak et la lutte contre le terrorisme. Et depuis la d&#233;b&#226;cle du syst&#232;me financier am&#233;ricain, nous en entendons encore moins parler&#8230; Ce qui frappe aussi est que les programmes de politique &#233;trang&#232;re d'Obama et de McCain se ressemblent beaucoup plus qu'on aurait pu le croire au d&#233;part. Ce n'est pas exactement blanc bonnet et bonnet blanc, mais il est l&#233;gitime de se demander si les candidats se d&#233;marquent l'un de l'autre&#8230; et m&#234;me de George W. Bush !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Irak, l'Irak, et encore l'Irak&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barack Obama a grandement &#233;dulcor&#233; sa position sur l'Irak au cours des derni&#232;res semaines et il parle beaucoup moins de cet enjeu que durant les &#233;lections primaires. Rappelons que le s&#233;nateur de l'Illinois avait fait de son opposition initiale &#224; la guerre en Irak une pi&#232;ce ma&#238;tresse de sa strat&#233;gie &#233;lectorale. Pourquoi se fait-il d&#233;sormais si discret sur la question ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y d'abord la man&#339;uvre habile de George W. Bush qui a essay&#233; de convaincre les Am&#233;ricains que la violence avait diminu&#233; en Irak. Selon le discours officiel, le &#171; R&#233;veil d'Anbar &#187; (la collaboration d'ex-insurg&#233;s sunnites dans la traque d'Al-Qaeda), l'augmentation du nombre de troupes am&#233;ricaines au sol (le surge) ainsi que la strat&#233;gie contre-insurrectionnelle du G&#233;n&#233;ral Petraeus (qui aurait en partie d&#233;cim&#233; Al-Qaeda en Irak) t&#233;moignent des succ&#232;s de la guerre. Il est donc devenu facile pour les r&#233;publicains de dire que Barack Obama s'est tromp&#233; sur la question de l'Irak et qu'il a sous-estim&#233; la capacit&#233; de l'administration actuelle &#224; stabiliser le pays. Qui plus est, la chute du nombre de soldats am&#233;ricains tu&#233;s en Irak a fait d&#233;gringoler la guerre dans la liste des priorit&#233;s des &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y ensuite le discours de John McCain selon qui la guerre en Irak fait partie int&#233;grante de la guerre au terrorisme. Il a fustig&#233; &#224; maintes reprises Barack Obama, affirmant qu'il est irresponsable de retirer les troupes am&#233;ricaines d'Irak avant que le pays ne soit en mesure d'assurer sa propre s&#233;curit&#233; (ou avant qu'Al-Qaeda ne soit compl&#232;tement d&#233;fait). McCain est aussi un partisan inconditionnel du surge, dont il s'attribue la paternit&#233; politique. L'argument selon lequel McCain poursuivrait ainsi la politique irakienne de George W. Bush semble donc fond&#233;. Il ne faut cependant pas oublier qu'il a &#8211; en m&#234;me temps &#8211; promis de rompre avec l'unilat&#233;ralisme de George W. Bush. &#192; ce titre, il propose, entre autres, d'inviter les Nations Unies &#224; jouer un plus grand r&#244;le dans l'organisation des &#233;lections qui auront lieu en Irak cette ann&#233;e et l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, Obama propose pour sa part un calendrier de retrait de l'Irak, au rythme d'une ou deux brigades (environ 5000 soldats) par mois. Bien que vilipend&#233; par McCain et le parti r&#233;publicain, Obama a r&#233;cemment vu le gouvernement irakien appuyer son plan. S'il est &#233;lu, l'arm&#233;e am&#233;ricaine pourrait donc quitter l'Irak de mani&#232;re progressive d'ici l'&#233;t&#233; 2010. Mais le d&#233;mocrate promet aussi de maintenir quelques brigades apr&#232;s cette date, dont le but serait de maintenir une capacit&#233; de frappe rapide en cas de r&#233;surgence d'&#233;l&#233;ments insurrectionnels hostiles au gouvernement irakien. Aussi, Obama d&#233;sire utiliser une partie des troupes retir&#233;es de l'Irak pour en accro&#238;tre le nombre en Afghanistan qu'il consid&#232;re comme le front central de la guerre au terrorisme. Une &#233;ventuelle pr&#233;sidence Obama ne mettrait donc pas un terme imm&#233;diat &#224; la guerre. Par cons&#233;quent, ceux qui souhaitent un changement rapide de la politique actuelle pourraient &#234;tre d&#233;&#231;us. Ni Obama, ni McCain ne rompront radicalement avec la politique de Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour un monde sans armes nucl&#233;aires&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre enjeu fondamental, mais qui soul&#232;ve peu d'enthousiasme au sein de l'&#233;lectorat est celui des armes nucl&#233;aires. Encore une fois, la proximit&#233; des positions des deux candidats sur cet enjeu est frappante. Les programmes de McCain et Obama indiquent tous deux que l'objectif &#224; long terme est l'av&#232;nement d'un monde sans armes nucl&#233;aires. Dans la mesure o&#249; une r&#233;duction substantielle du nombre d'ogives nucl&#233;aires a &#233;t&#233; entam&#233;e sous la pr&#233;sidence de George W. Bush, de quelle mani&#232;re les deux candidats comptent-ils d&#233;barrasser le monde de telles armes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la foul&#233;e des r&#233;centes r&#233;ductions bilat&#233;rales entre la Russie et les &#201;tats-Unis consign&#233;es dans le trait&#233; SORT de 2002, les deux candidats proposent de lancer une nouvelle ronde de discussion avec le gouvernement russe. Fait &#224; noter toutefois : les programmes des candidats sur la s&#233;curit&#233; nucl&#233;aire ayant &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s avant ao&#251;t 2008, il est fort probable que leur volont&#233; de n&#233;gocier avec Moscou ait quelque peu &#233;t&#233; mise en mal par la r&#233;cente invasion en G&#233;orgie. Cela est particuli&#232;rement vrai pour John McCain dont la vision cold warrior des relations russo-am&#233;ricaines teinte certainement ses d&#233;cisions. N&#233;anmoins, peu importe qui sera le prochain pr&#233;sident, il entamera presque assur&#233;ment une nouvelle ronde de n&#233;gociations avec Moscou dans le but de r&#233;duire le nombre d'ogives d&#233;ploy&#233;es par les deux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux autres &#233;l&#233;ments de convergence entre les deux programmes sont &#224; noter : la volont&#233; d'&#233;tendre &#224; la Chine l'interdiction de d&#233;ployer des missiles nucl&#233;aris&#233;s &#224; port&#233;e interm&#233;diaire ainsi qu'un moratoire sur le d&#233;veloppement de nouvelles armes nucl&#233;aires. Concernant ce dernier aspect, notons que McCain se garde une marge de man&#339;uvre : il accepterait le d&#233;veloppement de nouvelles armes nucl&#233;aires si la situation s&#233;curitaire l'y contraignait alors qu'Obama ferme la porte &#224; une telle &#233;ventualit&#233;. Les deux candidats promettent aussi de renforcer le Trait&#233; de Non-Prolif&#233;ration Nucl&#233;aire (TNP) en visant sp&#233;cifiquement des pays comme l'Iran et la Cor&#233;e du Nord. Sur le dossier iranien en particulier, les programmes de deux candidats convergent : ils d&#233;sirent tous deux emp&#234;cher la r&#233;publique islamique de se doter de l'arme nucl&#233;aire &#224; n'importe quel prix, ce qui signifie que ni l'un ni l'autre ne renonce &#224; l'utilisation de la force a priori. La diff&#233;rence r&#233;side plut&#244;t dans le ton : alors qu'Obama a dit qu'il d&#233;sirait prendre contact avec les autorit&#233;s iraniennes, McCain a maladroitement r&#233;sum&#233; son programme envers l'Iran en parodiant une c&#233;l&#232;bre chanson des Beach Boys : &#171; Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opposants au bouclier antimissile am&#233;ricain seront aussi d&#233;&#231;us d'apprendre que les deux candidats sont favorables &#224; son d&#233;ploiement. En revanche, leurs paradigmes de d&#233;ploiement et d'op&#233;rationnalisation diff&#232;rent quelque peu. John McCain poursuivrait la politique d&#233;finie par Bush dans le Nuclear Posture Review de 2002 : le d&#233;ploiement s'effectuerait de mani&#232;re progressive, c'est-&#224;-dire que les nouvelles technologies antimissiles seraient mises en &#339;uvre &#224; mesure qu'elles sont test&#233;es. Cela est fid&#232;le &#224; la politique actuelle du Pentagone, qui n'attend plus que ses syst&#232;mes soient efficaces &#224; 100% avant de les mettre en op&#233;ration. Barack Obama adopterait pour sa part une politique plus classique : les syst&#232;mes de d&#233;fense antimissile seraient d&#233;ploy&#233;s uniquement lorsque leur parfaite efficacit&#233; est d&#233;montr&#233;e. La distinction est plut&#244;t technique, mais le paradigme de d&#233;ploiement a des incidences concr&#232;tes sur le type de bouclier antimissile qui sera mis en place. La m&#233;thode progressive de McCain implique des investissements dans plusieurs types de technologie dont le d&#233;ploiement ne peut &#234;tre envisag&#233; que sur le long terme, comme les lasers antimissiles ou le syst&#232;me THAAD (Terminal High Altitude Area Defense). La m&#233;thode plus classique d'Obama est davantage conservatrice et vise &#224; concentrer les investissements dans des technologies qui ont d&#233;j&#224; fait leurs preuves, comme les missiles antimissiles Patriot PAC-3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de r&#233;volution dans les affaires &#233;trang&#232;re&lt;/strong&gt;s&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une analyse des enjeux de politique &#233;trang&#232;re qui d&#233;chirent les Am&#233;ricains r&#233;v&#232;le donc que les programmes d'Obama et de McCain sont plus proches qu'on pourrait le croire (et l'esp&#233;rer !). Mais malgr&#233; des programmes similaires, le d&#233;mocrate et le r&#233;publicain incarnent tout de m&#234;me des facettes diff&#233;rentes de l'identit&#233; am&#233;ricaine, l'une lib&#233;rale et l'autre conservatrice. Et dans la mesure o&#249; les alli&#233;s des &#201;tats-Unis se reconnaissent davantage dans la po&#233;sie progressiste d'Obama que dans le patriotisme conservateur de McCain, le plus grand enjeu de politique &#233;trang&#232;re de l'&#233;lection du 4 novembre est peut-&#234;tre l'image que les &#201;tats-Unis projettent dans le monde. Un monde qui comprendrait mal la r&#233;&#233;lection des r&#233;publicains, mais qui pardonnerait &#224; &#171; l'Am&#233;rique &#187; plusieurs de ses p&#233;ch&#233;s si les d&#233;mocrates mettaient la main sur la Maison-Blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Michael Gerson &#171; The President Who Will Deal with Iran &#187;, En ligne, &lt;a href=&#034;http://www.realclearworld.com/articles/2008/10/the_president_who_will_deal_wi.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.realclearworld.com/artic...&lt;/a&gt;, page consult&#233;e le 24 octobre 2008.&lt;br&gt;
Nicholas Guariglia &#171; Cowering in the Geopolitical Corner &#187;, En ligne, &lt;a href=&#034;http://www.realclearworld.com/articles/2008/10/cowering_in_the_geopolitical_c.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.realclearworld.com/artic...&lt;/a&gt;, page consult&#233;e le 24 octobre 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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