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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>Assassinat de Ben Laden : justice a-t-elle &#233;t&#233; rendue ?</title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Charles Benjamin Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu &lt;br class='autobr' /&gt;
Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Benjamin&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la l&#233;galit&#233; de l'op&#233;ration am&#233;ricaine. Les d&#233;tails contradictoires divulgu&#233;s par la Maison-Blanche sur la mort de Ben Laden ont aliment&#233; la suspicion envers les &#201;tats-Unis. La lutte contre le terrorisme est-elle discr&#233;dit&#233;e par les m&#233;thodes discutables mises en &#339;uvre pour &#233;liminer le dirigeant d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Souverainet&#233; pakistanaise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors de son discours &#224; la nation le soir de l'&#233;v&#233;nement, le pr&#233;sident Barack Obama s'est f&#233;licit&#233; de la disparition de l'ennemi num&#233;ro un des &#201;tats-Unis en d&#233;clarant que &#171; justice avait &#233;t&#233; rendue &#187;. De son c&#244;t&#233;, le premier ministre Stephen Harper a affirm&#233; que la mort de Ben Laden procurait un &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; sentiment de justice &#187; aux familles des 24 Canadiens d&#233;c&#233;d&#233;s dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001, commandit&#233;s par le chef islamiste. Inculp&#233; par une cour f&#233;d&#233;rale pour sa participation au double attentat contre des ambassades am&#233;ricaines en 1998, Oussama Ben Laden n'a pas fait l'objet d'un mandat d'arr&#234;t et d'une demande d'extradition avant d'&#234;tre tu&#233; au Pakistan. De telles mesures avaient pourtant d&#233;j&#224; conduit &#224; l'arrestation et la comparution devant le Tribunal p&#233;nal international de l'ancien pr&#233;sident serbe Slobodan Milosevic pour son implication dans les massacres en Bosnie et au Kosovo. Elles avaient &#233;galement permis le transfert &#224; la prison am&#233;ricaine de Guant&#225;namo de Khalid Cheikh Mohammed, l'un des principaux lieutenants d'al-Qa&#239;da captur&#233; au Pakistan en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe des relations fragiles entre les deux pays, l'intrusion au domicile de Ben Laden s'est d&#233;roul&#233;e sans l'accord pr&#233;alable des autorit&#233;s pakistanaises afin d'&#233;viter que l'information ne parvienne au locataire et ne provoque sa fuite. Plusieurs parlementaires am&#233;ricains refusent de croire que celui-ci ait pu s&#233;journer durant cinq ans dans une villa &#224; proximit&#233; de la capitale pakistanaise sans avoir b&#233;n&#233;fici&#233; de la protection de membres influents de l'arm&#233;e ou des services secrets. Les &#201;tats-Unis ont-ils enfreint les normes internationales en violant la souverainet&#233; territoriale du Pakistan lors de leur raid contre le leader d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action du commando am&#233;ricain entre dans une cat&#233;gorie impr&#233;vue du droit international. Elle visait &#224; appr&#233;hender un acteur non-&#233;tatique &#224; l'int&#233;rieur d'un pays contre lequel les &#201;tats-Unis ne sont pas en guerre, et dont la responsabilit&#233; dans les &#233;v&#233;nements de septembre 2001 n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e. D'&#233;ventuelles preuves de la complicit&#233; entre al-Qa&#239;da et les services de renseignement pakistanais, amass&#233;es lors de la perquisition chez Ben Laden, ne pourraient justifier une telle op&#233;ration a posteriori. L'initiative am&#233;ricaine s'appuie &#233;galement sur des pr&#233;c&#233;dents controvers&#233;s. En janvier 2010, un activiste du Hamas a &#233;t&#233; assassin&#233; par une &#233;quipe d'agents secrets isra&#233;liens dans un h&#244;tel de Duba&#239;. Le Parlement russe a aussi adopt&#233; un projet de loi en 2006 autorisant le pr&#233;sident &#224; traquer de pr&#233;sum&#233;s terroristes au-del&#224; des fronti&#232;res de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la pr&#233;sence du militant saoudien au Pakistan a plac&#233; les autorit&#233;s du pays dans une position pr&#233;caire face aux &#201;tats-Unis. En donnant ouvertement leur aval &#224; une ing&#233;rence am&#233;ricaine sur leur territoire, les responsables pakistanais risquaient de provoquer une nouvelle vague d'attentats de la part des sympathisants locaux d'al-Qa&#239;da d&#233;sireux de venger la mort de leur idole. &#192; l'inverse, l'incapacit&#233; ou le refus du gouvernement pakistanais de livrer Ben Laden &#224; la justice am&#233;ricaine auraient fourni aux &#201;tats-Unis un motif l&#233;gal pour intervenir militairement. Le pr&#233;sident du Pakistan, Asif Ali Zardari, a probablement choisi de fermer les yeux sur l'incursion clandestine am&#233;ricaine plut&#244;t que d'avoir &#224; affronter un tel dilemme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le Pakistan ait menac&#233; les &#201;tats-Unis de repr&#233;sailles s'ils r&#233;cidivaient, l'op&#233;ration am&#233;ricaine contre Ben Laden pourrait avoir obtenu l'appui tacite des dirigeants pakistanais. En effet, certains analystes s'&#233;tonnent que les trois h&#233;licopt&#232;res qui ont travers&#233; l'espace a&#233;rien pakistanais aient pu &#233;chapper aux radars qui ceinturent les environs d'Islamabad. Un accord secret conclu en 2001 entre le pr&#233;sident George W. Bush et son homologue pakistanais Pervez Moucharraf autorisait d'ailleurs les &#201;tats-Unis &#224; mener un raid unilat&#233;ral contre Ben Laden, sans d'abord en aviser le Pakistan.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cible militaire l&#233;gitime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit exact du d&#233;c&#232;s d'Oussama Ben Laden reste encore incomplet, mais certaines informations ont cependant &#233;t&#233; confirm&#233;es. Ce dernier a r&#233;sist&#233; &#224; ses ravisseurs, mais n'&#233;tait pas arm&#233; au moment de l'assaut. Une femme s'est interpos&#233;e durant l'altercation et des coups de feu ont &#233;t&#233; &#233;chang&#233;s avec un occupant de la demeure. Les forces sp&#233;ciales am&#233;ricaines ont atteint Ben Laden de deux projectiles et ont dispos&#233; de son corps en le jetant &#224; la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attentat contre Ben Laden s'ajoute &#224; la vague d'assassinats cibl&#233;s qui s'est intensifi&#233;e depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de l'administration d&#233;mocrate. En 2010, la CIA a eu recours &#224; des drones (a&#233;ronefs t&#233;l&#233;guid&#233;s) &#224; 111 reprises pour tenter d'ex&#233;cuter des pr&#233;sum&#233;s terroristes en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Y&#233;men. Selon l'organisme Human Rights Watch, ces frappes ont caus&#233; la mort de 957 civils cette m&#234;me ann&#233;e. Les autorit&#233;s am&#233;ricaines affirment que leur strat&#233;gie anti-terroriste est conforme au droit international puisqu'elle est appliqu&#233;e dans une situation de conflit arm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseiller juridique du d&#233;partement d'&#201;tat, Harold Koh, a fait valoir que la guerre que livrent les &#201;tats-Unis au groupe terroriste al-Qa&#239;da permet au pr&#233;sident de pourchasser et d'&#233;liminer ses combattants, sans toutefois pr&#233;ciser l'&#233;tendue du champ d'action am&#233;ricain. Cette offensive est men&#233;e en riposte aux attaques du 11 septembre 2001, en vertu du &#171; droit naturel de l&#233;gitime d&#233;fense &#187; inscrit dans l'article 51 de la Charte des Nations unies. Une r&#233;solution du Congr&#232;s am&#233;ricain, vot&#233;e le 18 septembre 2001, autorise &#233;galement le pr&#233;sident &#224; employer &#171; toute la force n&#233;cessaire et appropri&#233;e &#187; contre les personnes impliqu&#233;es dans ces attentats. Enfin, les assassinats cibl&#233;s effectu&#233;s en p&#233;riode de guerre ne contreviennent pas au d&#233;cret pr&#233;sidentiel 12333, sign&#233; en 1981, qui interdit cette pratique en temps de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des lois de la guerre, Oussama Ben Laden constitue une cible militaire l&#233;gitime, croient les responsables am&#233;ricains. Malgr&#233; qu'il ne partage pas les attributs des soldats r&#233;guliers, le chef djihadiste poss&#232;de le statut de combattant en raison de sa &#171; participation directe et continue aux hostilit&#233;s &#187;. Les Conventions de Gen&#232;ve lui accordent n&#233;anmoins une protection s'il &#171; exprime clairement son intention de se rendre &#187; &#224; ses opposants. Ben Laden n'a toutefois pas manifest&#233; cette volont&#233; avant d'&#234;tre abattu, a assur&#233; le procureur g&#233;n&#233;ral des &#201;tats-Unis, Eric Holder. Celui-ci a m&#234;me soutenu qu'un bombardement a&#233;rien aurait pu &#234;tre envisag&#233;, privant Ben Laden de la possibilit&#233; de capituler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ex&#233;cution extrajudiciaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces fondements juridiques ont &#233;t&#233; contest&#233;s par de nombreux observateurs qui pr&#233;f&#232;rent interpr&#233;ter le raid am&#233;ricain comme une op&#233;ration polici&#232;re contre un criminel. En effet, l'assaut contre Ben Laden a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du th&#233;&#226;tre d'op&#233;ration de la campagne Enduring Freedom, d&#233;clench&#233;e en Afghanistan en 2001. Les capacit&#233;s du c&#233;l&#232;bre terroriste &#233;taient aussi tr&#232;s affaiblies avant qu'il ne soit ex&#233;cut&#233;. Il ne dirigeait plus une structure de commandement op&#233;rationnelle et son coursier constituait l'unique lien entre lui et le monde ext&#233;rieur. Par cons&#233;quent, plusieurs experts doutent que les dispositions de l'article 51 de la Charte offrent un cadre l&#233;gal &#224; une intervention au Pakistan, et que les lois de la guerre puissent &#234;tre appliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Navy Seals ont tir&#233; sur Oussama Ben Laden alors qu'il &#233;tait d&#233;sarm&#233;, ou si le pr&#233;sident Obama leur a donn&#233; l'ordre initial de tuer leur victime, les &#201;tats-Unis pourraient avoir commis une ex&#233;cution extrajudiciaire qui contrevient aux lois internationales et &#224; leurs propres r&#232;gles d'engagement. En dehors d'un contexte de guerre, les troupes am&#233;ricaines ne devraient ouvrir le feu qu'en dernier recours, uniquement si leur vie est directement en danger. Selon les derniers renseignements obtenus, les soldats qui ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans le domicile de Ben Laden n'&#233;taient pas confront&#233;s &#224; une situation de l&#233;gitime d&#233;fense individuelle et ont donc agi de mani&#232;re disproportionn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assassinats cibl&#233;s ont des ant&#233;c&#233;dents anciens. En 1943, l'arm&#233;e am&#233;ricaine a abattu l'avion transportant l'amiral Yamamoto, l'un des principaux architectes de guerre japonais. Ces assassinats perp&#233;tr&#233;s dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont cependant plus probl&#233;matiques puisqu'ils ont souvent lieu &#224; l'ext&#233;rieur d'une zone de guerre d&#233;clar&#233;e. Le r&#233;seau terroriste al-Qa&#239;da op&#232;re d&#233;sormais &#224; partir de cellules ind&#233;pendantes implant&#233;es dans des dizaines de pays. Le 6 mai 2011, cinq jours apr&#232;s la disparition de Ben Laden, un drone am&#233;ricain a tent&#233; d'assassiner Anwar al-Aulaqui, un citoyen am&#233;ricain qui dirige une filiale de l'organisation au Y&#233;men. L'utilisation de ces appareils est contraire aux r&#232;gles internationales car ils sont contr&#244;l&#233;s par des fonctionnaires civils &#224; partir du quartier g&#233;n&#233;ral de la CIA en Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elles soul&#232;vent d'importantes questions l&#233;gales, les op&#233;rations commando comme celle qui a entra&#238;n&#233; la mort de Ben Laden risquent d'&#234;tre politiquement rentables pour les gouvernements des pays d&#233;mocratiques. Elles ont le m&#233;rite d'&#233;pargner la vie de leurs soldats, de permettre des &#233;conomies au tr&#233;sor public et de minimiser le nombre de victimes &#171; collat&#233;rales &#187;. Le recours &#224; un assassinat cibl&#233; contre Saddam Hussein a &#233;t&#233; s&#233;rieusement envisag&#233; par le pr&#233;sident George W. Bush avant qu'il ne d&#233;cide d'envahir l'Irak en 2003. Cependant, ces m&#233;thodes remettent en question les fondements de l'&#201;tat de droit. En emp&#234;chant la tenue du proc&#232;s d'Oussama Ben Laden, les &#201;tats-Unis ont ignor&#233; les principes &#233;l&#233;mentaires de la justice, qui donnent &#224; chaque accus&#233; le droit de subir un proc&#232;s juste et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Philip Alston, Report of the Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions, United Nations Human Rights Council, 28 mai 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aidan Lewis, &#171; Osama Bin Laden : Legality of killing questioned &#187;, BBC News, 7 mai 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Delcan Walsh, &#171; Osama bin Laden mission agreed in secret 10 years ago by US and Pakistan &#187;, The Guardian, 9 mai 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui peut d&#233;cider d'une intervention militaire en Libye ? Comparaison des pouvoirs de guerre aux &#201;tats-Unis et au Canada </title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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		<title>L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ?</title>
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Charles Benjamin. &#171; L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ? &#187;, Points de mire, vol. 10, no. 5, 16 octobre 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; Une autre pierre de l'&#233;difice laiss&#233; en h&#233;ritage par l'administration du pr&#233;sident George W. Bush en politique &#233;trang&#232;re est tomb&#233;e. Dans une d&#233;claration prononc&#233;e le 17 septembre 2009, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, a d&#233;savou&#233; son ancien patron en annon&#231;ant l'abandon par les &#201;tats-Unis du projet de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles Benjamin. &#171; L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ? &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 10, no. 5, 16 octobre 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une autre pierre de l'&#233;difice laiss&#233; en h&#233;ritage par l'administration du pr&#233;sident George W. Bush en politique &#233;trang&#232;re est tomb&#233;e. Dans une d&#233;claration prononc&#233;e le 17 septembre 2009, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, a d&#233;savou&#233; son ancien patron en annon&#231;ant l'abandon par les &#201;tats-Unis du projet de construction d'un bouclier antimissile en Europe de l'Est. N&#233; dans la controverse, celui-ci pr&#233;voyait l'installation de dix missiles intercepteurs et d'une station radar sur le territoire de la Pologne et la R&#233;publique tch&#232;que afin d'endiguer une &#233;ventuelle attaque de missiles &#224; longue port&#233;e provenant de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif envisag&#233; par le plan r&#233;publicain devrait &#234;tre remplac&#233; par le syst&#232;me de d&#233;fense Aegis, une initiative moins ambitieuse qui projette de localiser des radars &#224; proximit&#233; de l'Iran et d'am&#233;nager sur des navires des intercepteurs con&#231;us pour neutraliser des missiles de courte ou moyenne port&#233;e durant leur phase de lancement. Ce tournant co&#239;ncide avec la publication d'un rapport des services de renseignement am&#233;ricains qui minimise la capacit&#233; de la R&#233;publique islamique d'Iran de se munir de missiles intercontinentaux avant 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position conciliante du pr&#233;sident Obama en mati&#232;re de d&#233;fense antimissile a &#233;t&#233; d&#233;cri&#233;e par ses adversaires r&#233;publicains qui l'accusent d'avoir affaibli la position des &#201;tats-Unis en c&#233;dant aux pressions du Kremlin. Lors de la signature de l'entente entre Washington et ses nouveaux partenaires, le pr&#233;sident russe, Dmitri Medvedev, avait manifest&#233; son profond d&#233;saccord avec l'initiative am&#233;ricaine, n'h&#233;sitant pas &#224; menacer de d&#233;placer &#224; son tour des missiles dans l'enclave russe de Kaliningrad, &#224; la fronti&#232;re de la Pologne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, bien que l'interruption du projet am&#233;ricain ait &#233;t&#233; salu&#233;e par Moscou, l'&#233;pisode des d&#233;fenses antimissile en Europe n'a probablement pas connu son d&#233;nouement final. En effet, le d&#233;veloppement du programme Aegis, dont certaines composantes devront &#234;tre d&#233;ploy&#233;es au sol, pourrait faire na&#238;tre un nouveau contentieux entre les &#201;tats-Unis et la Russie. Si, dans l'imm&#233;diat, la mise en veilleuse du plan initial des Am&#233;ricains semble profiter &#224; leurs vis-&#224;-vis russes, &#224; plus long terme, les nouvelles vis&#233;es d&#233;mocrates pourraient ironiquement compromettre davantage la s&#233;curit&#233; de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'appui mitig&#233; de Barack Obama&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; sous l'administration Clinton en 1999 et d&#233;velopp&#233; sous celle du pr&#233;sident Bush, le syst&#232;me de d&#233;fense antimissile est un vaste projet visant &#224; prot&#233;ger le territoire des &#201;tats-Unis, et ultimement celui de leurs alli&#233;s, contre une attaque limit&#233;e de missiles balistiques. Jusqu'&#224; r&#233;cemment, les intercepteurs bas&#233;s au sol (Ground-Based Midcourse Defense &#8211; GMD) constituaient le prototype de d&#233;fense antimissile que les &#201;tats-Unis souhaitaient d&#233;ployer le plus rapidement possible et qui a accapar&#233; la majorit&#233; des ressources budg&#233;taires de la D&#233;fense. Le Pentagone a d&#233;j&#224; proc&#233;d&#233; &#224; l'assemblage de 25 missiles intercepteurs sur deux sites en Alaska et en Californie, destin&#233;s principalement &#224; abattre au-dessus de l'atmosph&#232;re des missiles tir&#233;s &#224; partir de la Cor&#233;e du Nord. Cherchant &#224; renforcer ses capacit&#233;s de d&#233;fense contre les missiles iraniens, Washington a amorc&#233; des pourparlers avec la Pologne et la R&#233;publique tch&#232;que afin de trouver un site pour accueillir des composantes du GDM. Les &#201;tats-Unis ont obtenu le feu vert de leurs alli&#233;s &#224; l'&#233;t&#233; 2008 en &#233;change de l'acquisition d'une batterie de missiles am&#233;ricains Patriot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection des D&#233;mocrates &#224; la Maison-Blanche et au Congr&#232;s des &#201;tats-Unis est cependant venue contrarier les plans de l'ancienne administration r&#233;publicaine. Lors de la derni&#232;re campagne pr&#233;sidentielle, le candidat Barack Obama n'a pas affich&#233; le m&#234;me empressement que son rival &#224; d&#233;ployer un dispositif de d&#233;fense en Europe en raison des obstacles techniques auxquels se heurte le GMD. Les congressistes d&#233;mocrates ont &#233;galement amput&#233; les sommes attribu&#233;es &#224; ce projet, refusant de d&#233;penser pour des technologies dont l'efficacit&#233; n'a pas &#233;t&#233; pleinement d&#233;montr&#233;e. Depuis 1999, les chercheurs am&#233;ricains ont proc&#233;d&#233; &#224; 13 tentatives d'interception de missiles, dont huit ont r&#233;ussi, sans toutefois tenir compte de nombreux impond&#233;rables techniques. Face aux probl&#232;mes de faisabilit&#233; du bouclier antimissile, les partisans du projet font valoir n&#233;anmoins qu'il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;riger une d&#233;fense antimissile imparfaite que d'&#234;tre priv&#233; compl&#232;tement de capacit&#233;s de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les objections de la Russie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soucieux de reb&#226;tir les relations entre les &#201;tats-Unis et la Russie, le pr&#233;sident Obama a refus&#233; d'ent&#233;riner, au moment de son entr&#233;e en fonction, la d&#233;cision de son pr&#233;d&#233;cesseur concernant la construction d'un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile &#224; proximit&#233; de la fronti&#232;re russe. En f&#233;vrier dernier, l'administration am&#233;ricaine a pos&#233; un premier geste de rapprochement &#224; l'&#233;gard de la Russie en proposant de r&#233;&#233;valuer la n&#233;cessit&#233; de mettre en place un tel dispositif, en &#233;change de la collaboration de Moscou dans le d&#233;sarmement nucl&#233;aire de l'Iran. S'il a accueilli positivement la nouvelle ouverture des &#201;tats-Unis &#224; l'endroit de son pays, le pr&#233;sident Medvedev a toutefois rejet&#233; l'offre de Washington, affirmant que la Russie n'&#233;tait pas dispos&#233;e au compromis sur la question des d&#233;fenses antimissile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de signifier son objection aux derni&#232;res pr&#233;tentions am&#233;ricaines en Europe de l'Est, le gouvernement russe a menac&#233; de suspendre ses engagements envers le Trait&#233; sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) (voir Points de mire, vol. 8, no 10, 19 d&#233;cembre 2007). La Russie redoute en effet que le d&#233;ploiement d'un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile &#224; proximit&#233; de son territoire affaiblisse sa capacit&#233; de dissuasion nucl&#233;aire, compte tenu du vieillissement de son arsenal militaire (la Russie poss&#232;de 58 % moins de missiles intercontinentaux qu'en 1991). Conscients que les dix intercepteurs promis &#224; la Pologne auraient &#233;t&#233; incapables de contrer les 700 missiles strat&#233;giques qu'ils d&#233;tiennent, les Russes craignent que ces capacit&#233;s de d&#233;fense antimissile soient augment&#233;es ult&#233;rieurement. Un renforcement des installations am&#233;ricaines en Europe, appr&#233;hendent les strat&#232;ges russes, mettrait les &#201;tats-Unis &#224; l'abri des repr&#233;sailles de la Russie en cas d'affrontement militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'&#233;tat-major russe est inconfortable avec l'emplacement des intercepteurs am&#233;ricains. Ceux-ci auraient eu avantage &#224; &#234;tre implant&#233;s en Turquie, un poste beaucoup plus strat&#233;gique puisqu'il a le m&#233;rite d'&#234;tre mieux positionn&#233; pour d&#233;fendre l'Europe contre une attaque iranienne et qu'il place les missiles balistiques russes hors de port&#233;e des antimissiles am&#233;ricains. Le Pentagone a &#233;galement d&#233;clin&#233; la proposition de la Russie invitant les &#201;tats-Unis &#224; utiliser une station radar situ&#233;e en Azerba&#239;djan afin d'effectuer conjointement avec les militaires russes leurs op&#233;rations de d&#233;tection. L'obstination des &#201;tats-Unis &#224; vouloir sceller un rapprochement avec d'anciens alli&#233;s de l'URSS t&#233;moigne, selon Moscou, des mauvaises intentions des Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermet&#233; de la Russie envers les &#201;tats-Unis s'inscrit dans le contexte de la d&#233;t&#233;rioration des relations entre les deux pays depuis quelques ann&#233;es. L'opposition de Moscou au projet de bouclier antimissile s'ajoute &#224; la longue liste des r&#233;criminations de la Russie ignor&#233;es par les &#201;tats-Unis, notamment au sujet de la reconnaissance de l'ind&#233;pendance du Kosovo et des n&#233;gociations avec l'Ukraine et la G&#233;orgie entourant leur int&#233;gration &#224; l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le programme Aegis : un r&#233;pit temporaire pour la Russie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentant sa d&#233;cision de suspendre le projet de bouclier antimissile en Europe, le pr&#233;sident Obama s'est d&#233;fendu d'avoir capitul&#233; devant les menaces de repr&#233;sailles de la Russie, une all&#233;gation qu'il est permis de croire. Contrairement &#224; ce que pr&#233;tendent les d&#233;tracteurs du chef d'&#201;tat am&#233;ricain, la capacit&#233; d'intimidation de la Russie face aux &#201;tats-Unis reste limit&#233;e. Le pouvoir de persuasion du Kremlin dans le dossier du d&#233;sarmement de l'Iran constitue une monnaie d'&#233;change plut&#244;t faible pour les Russes : en privant T&#233;h&#233;ran de son soutien technique et en ent&#233;rinant les sanctions d&#233;cr&#233;t&#233;es par l'ONU, la Russie peut certainement ralentir le programme nucl&#233;aire du gouvernement iranien, sans toutefois pouvoir l'abolir compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volte-face des &#201;tats-Unis repose donc sur des consid&#233;rations plus pragmatiques. En sabrant dans le projet GMD, l'administration Obama abroge un programme qui a englouti plus de huit milliards de dollars par ann&#233;e, ce qui en fait le programme d'armement le plus dispendieux de la d&#233;fense am&#233;ricaine. Elle met fin &#224; une initiative qui d&#233;pla&#238;t &#224; 60 % des citoyens de la R&#233;publique tch&#232;que et qui n'a toujours pas re&#231;u l'aval du parlement polonais. Les &#201;tats-Unis renoncent, pour le moment, &#224; un appareil de d&#233;fense destin&#233; &#224; se pr&#233;munir contre une menace qui ne s'est pas mat&#233;rialis&#233;e, sachant que les intercepteurs bas&#233;s en Alaska et en Californie formeraient une premi&#232;re ligne de d&#233;fense contre une hypoth&#233;tique attaque iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le gouvernement am&#233;ricain pourrait avoir d&#233;cid&#233; d'apaiser les dol&#233;ances de la Russie afin de gagner du temps. En effet, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense a d&#233;voil&#233; l'&#233;ch&#233;ancier du programme de d&#233;fense Aegis qui, &#224; terme, pourrait raviver les inqui&#233;tudes de la Russie. La marine am&#233;ricaine entend d&#233;ployer sept navires arm&#233;s d'une centaine de missiles SM-3 d'ici 2018. Bien qu'il soit plus performant et moins vuln&#233;rable aux frappes pr&#233;emptives que le GMD, le syst&#232;me Aegis poss&#232;de toutefois un rayon d'action limit&#233; et n&#233;cessite un entretien dispendieux : maintenir en activit&#233; trois escadres dans les eaux europ&#233;ennes co&#251;terait au tr&#233;sor am&#233;ricain presque deux fois plus cher que le d&#233;funt GMD. Les responsables am&#233;ricains souhaitent donc rem&#233;dier &#224; cette lacune en fixant des batteries d'intercepteurs SM-3 au sol d'ici 2015. Les autorit&#233;s de la Pologne et de la R&#233;publique tch&#232;que ont &#233;t&#233; avis&#233;es qu'elles seront les premi&#232;res &#224; &#234;tre consult&#233;es &#224; cet &#233;gard. La G&#233;orgie pourrait &#233;galement &#234;tre sollicit&#233;e pour abriter une station radar. Cette option moins on&#233;reuse soul&#232;ve par cons&#233;quent des probl&#232;mes politiques semblables &#224; ceux qui ont eu raison du GMD en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'intervalle, le Pentagone a indiqu&#233; que les recherches sur le GMD se poursuivront et que d'autres projets de d&#233;fense antimissile strat&#233;gique sont sur les planches &#224; dessin des ing&#233;nieurs am&#233;ricains. En d&#233;finitive, l'arrimage de l'appareil Aegis aux technologies plus &#233;prouv&#233;es du GMD d'ici dix ans doterait les &#201;tats-Unis d'un formidable syst&#232;me de d&#233;fense, plus mobile et plus difficile &#224; d&#233;jouer, ce qui pourrait faire regretter la r&#233;cente d&#233;cision am&#233;ricaine &#224; la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Benjamin&lt;br&gt;
Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La th&#233;orie de la guerre juste face au terrorisme et &#224; la lutte antiterroriste</title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>S&#233;rie M&#233;moires</dc:subject>

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&lt;p&gt;Charles Benjamin. La th&#233;orie de la guerre juste face au terrorisme et &#224; la lutte antiterroriste, Montr&#233;al : CEPES, S&#233;rie M&#233;moires, vol. 6, d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Le principal objectif de ce m&#233;moire est de poser un jugement moral sur le terrorisme et la lutte antiterroriste. Pour ce faire, la th&#233;orie de la guerre juste formul&#233;e par le philosophe am&#233;ricain Michael Walzer est analys&#233;e &#224; la lumi&#232;re des enjeux &#233;thiques que soul&#232;vent le recours au terrorisme dans les conflits contemporains et l'usage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Charles Benjamin. &lt;i&gt;La th&#233;orie de la guerre juste face au terrorisme et &#224; la lutte antiterroriste&lt;/i&gt;, Montr&#233;al : CEPES, S&#233;rie M&#233;moires, vol. 6, d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le principal objectif de ce m&#233;moire est de poser un jugement moral sur le terrorisme et la lutte antiterroriste. Pour ce faire, la th&#233;orie de la guerre juste formul&#233;e par le philosophe am&#233;ricain Michael Walzer est analys&#233;e &#224; la lumi&#232;re des enjeux &#233;thiques que soul&#232;vent le recours au terrorisme dans les conflits contemporains et l'usage de la force arm&#233;e dans la lutte contre le terrorisme. Bien que le ph&#233;nom&#232;ne terroriste ne soit pas nouveau, les th&#233;oriciens de la guerre juste se sont peu int&#233;ress&#233;s &#224; lui, faisant plut&#244;t porter leurs analyses sur la guerre conventionnelle, la dissuasion nucl&#233;aire ou les interventions humanitaires. L'absence d'un discours moral coh&#233;rent sur le terrorisme est une lacune que ce m&#233;moire esp&#232;re contribuer &#224; combler. La pens&#233;e de Michael Walzer soul&#232;ve trois questions importantes qui correspondent &#224; chacun des chapitres de ce travail : la guerre peut-elle vraiment &#234;tre juste ? Le terrorisme peut-il parfois &#234;tre justifi&#233; ? Et la lutte arm&#233;e contre le terrorisme est-elle l&#233;gitime ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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