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	<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
	<link>https://ceim.uqam.ca/</link>
	<description>Le CEIM r&#233;unit des chercheurs de r&#233;putation internationale sp&#233;cialistes de l'&#233;conomie politique des processus d'int&#233;gration et de mondialisation. Les th&#232;mes les plus importants d&#233;velopp&#233;s au CEIM sont : le r&#233;gionalisme, les institutions &#233;conomiques internationales, le commerce et l'investissement, le lien commerce-travail, la concurrence, les transformations du secteur des communications, les dimensions sociales et culturelles de la mondialisation.</description>
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		<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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		<title>Assassinat de Ben Laden : justice a-t-elle &#233;t&#233; rendue ?</title>
		
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Charles Benjamin Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu &lt;br class='autobr' /&gt;
Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=66" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Benjamin&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un proc&#232;s n'aura pas lieu pour juger Oussama Ben Laden, le leader de l'organisation terroriste al-Qa&#239;da. Apr&#232;s une chasse de pr&#232;s de dix ans, l'homme le plus recherch&#233; de la plan&#232;te a &#233;t&#233; tu&#233; le 1er mai 2011 par un corps d'&#233;lite am&#233;ricain lors d'un raid perp&#233;tr&#233; &#224; sa r&#233;sidence situ&#233;e en banlieue d'Islamabad, au Pakistan. Ce d&#233;nouement abrupt a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interrogations au sujet de la l&#233;galit&#233; de l'op&#233;ration am&#233;ricaine. Les d&#233;tails contradictoires divulgu&#233;s par la Maison-Blanche sur la mort de Ben Laden ont aliment&#233; la suspicion envers les &#201;tats-Unis. La lutte contre le terrorisme est-elle discr&#233;dit&#233;e par les m&#233;thodes discutables mises en &#339;uvre pour &#233;liminer le dirigeant d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Souverainet&#233; pakistanaise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors de son discours &#224; la nation le soir de l'&#233;v&#233;nement, le pr&#233;sident Barack Obama s'est f&#233;licit&#233; de la disparition de l'ennemi num&#233;ro un des &#201;tats-Unis en d&#233;clarant que &#171; justice avait &#233;t&#233; rendue &#187;. De son c&#244;t&#233;, le premier ministre Stephen Harper a affirm&#233; que la mort de Ben Laden procurait un &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; sentiment de justice &#187; aux familles des 24 Canadiens d&#233;c&#233;d&#233;s dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001, commandit&#233;s par le chef islamiste. Inculp&#233; par une cour f&#233;d&#233;rale pour sa participation au double attentat contre des ambassades am&#233;ricaines en 1998, Oussama Ben Laden n'a pas fait l'objet d'un mandat d'arr&#234;t et d'une demande d'extradition avant d'&#234;tre tu&#233; au Pakistan. De telles mesures avaient pourtant d&#233;j&#224; conduit &#224; l'arrestation et la comparution devant le Tribunal p&#233;nal international de l'ancien pr&#233;sident serbe Slobodan Milosevic pour son implication dans les massacres en Bosnie et au Kosovo. Elles avaient &#233;galement permis le transfert &#224; la prison am&#233;ricaine de Guant&#225;namo de Khalid Cheikh Mohammed, l'un des principaux lieutenants d'al-Qa&#239;da captur&#233; au Pakistan en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe des relations fragiles entre les deux pays, l'intrusion au domicile de Ben Laden s'est d&#233;roul&#233;e sans l'accord pr&#233;alable des autorit&#233;s pakistanaises afin d'&#233;viter que l'information ne parvienne au locataire et ne provoque sa fuite. Plusieurs parlementaires am&#233;ricains refusent de croire que celui-ci ait pu s&#233;journer durant cinq ans dans une villa &#224; proximit&#233; de la capitale pakistanaise sans avoir b&#233;n&#233;fici&#233; de la protection de membres influents de l'arm&#233;e ou des services secrets. Les &#201;tats-Unis ont-ils enfreint les normes internationales en violant la souverainet&#233; territoriale du Pakistan lors de leur raid contre le leader d'al-Qa&#239;da ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action du commando am&#233;ricain entre dans une cat&#233;gorie impr&#233;vue du droit international. Elle visait &#224; appr&#233;hender un acteur non-&#233;tatique &#224; l'int&#233;rieur d'un pays contre lequel les &#201;tats-Unis ne sont pas en guerre, et dont la responsabilit&#233; dans les &#233;v&#233;nements de septembre 2001 n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e. D'&#233;ventuelles preuves de la complicit&#233; entre al-Qa&#239;da et les services de renseignement pakistanais, amass&#233;es lors de la perquisition chez Ben Laden, ne pourraient justifier une telle op&#233;ration a posteriori. L'initiative am&#233;ricaine s'appuie &#233;galement sur des pr&#233;c&#233;dents controvers&#233;s. En janvier 2010, un activiste du Hamas a &#233;t&#233; assassin&#233; par une &#233;quipe d'agents secrets isra&#233;liens dans un h&#244;tel de Duba&#239;. Le Parlement russe a aussi adopt&#233; un projet de loi en 2006 autorisant le pr&#233;sident &#224; traquer de pr&#233;sum&#233;s terroristes au-del&#224; des fronti&#232;res de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la pr&#233;sence du militant saoudien au Pakistan a plac&#233; les autorit&#233;s du pays dans une position pr&#233;caire face aux &#201;tats-Unis. En donnant ouvertement leur aval &#224; une ing&#233;rence am&#233;ricaine sur leur territoire, les responsables pakistanais risquaient de provoquer une nouvelle vague d'attentats de la part des sympathisants locaux d'al-Qa&#239;da d&#233;sireux de venger la mort de leur idole. &#192; l'inverse, l'incapacit&#233; ou le refus du gouvernement pakistanais de livrer Ben Laden &#224; la justice am&#233;ricaine auraient fourni aux &#201;tats-Unis un motif l&#233;gal pour intervenir militairement. Le pr&#233;sident du Pakistan, Asif Ali Zardari, a probablement choisi de fermer les yeux sur l'incursion clandestine am&#233;ricaine plut&#244;t que d'avoir &#224; affronter un tel dilemme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le Pakistan ait menac&#233; les &#201;tats-Unis de repr&#233;sailles s'ils r&#233;cidivaient, l'op&#233;ration am&#233;ricaine contre Ben Laden pourrait avoir obtenu l'appui tacite des dirigeants pakistanais. En effet, certains analystes s'&#233;tonnent que les trois h&#233;licopt&#232;res qui ont travers&#233; l'espace a&#233;rien pakistanais aient pu &#233;chapper aux radars qui ceinturent les environs d'Islamabad. Un accord secret conclu en 2001 entre le pr&#233;sident George W. Bush et son homologue pakistanais Pervez Moucharraf autorisait d'ailleurs les &#201;tats-Unis &#224; mener un raid unilat&#233;ral contre Ben Laden, sans d'abord en aviser le Pakistan.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cible militaire l&#233;gitime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit exact du d&#233;c&#232;s d'Oussama Ben Laden reste encore incomplet, mais certaines informations ont cependant &#233;t&#233; confirm&#233;es. Ce dernier a r&#233;sist&#233; &#224; ses ravisseurs, mais n'&#233;tait pas arm&#233; au moment de l'assaut. Une femme s'est interpos&#233;e durant l'altercation et des coups de feu ont &#233;t&#233; &#233;chang&#233;s avec un occupant de la demeure. Les forces sp&#233;ciales am&#233;ricaines ont atteint Ben Laden de deux projectiles et ont dispos&#233; de son corps en le jetant &#224; la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attentat contre Ben Laden s'ajoute &#224; la vague d'assassinats cibl&#233;s qui s'est intensifi&#233;e depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de l'administration d&#233;mocrate. En 2010, la CIA a eu recours &#224; des drones (a&#233;ronefs t&#233;l&#233;guid&#233;s) &#224; 111 reprises pour tenter d'ex&#233;cuter des pr&#233;sum&#233;s terroristes en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Y&#233;men. Selon l'organisme Human Rights Watch, ces frappes ont caus&#233; la mort de 957 civils cette m&#234;me ann&#233;e. Les autorit&#233;s am&#233;ricaines affirment que leur strat&#233;gie anti-terroriste est conforme au droit international puisqu'elle est appliqu&#233;e dans une situation de conflit arm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseiller juridique du d&#233;partement d'&#201;tat, Harold Koh, a fait valoir que la guerre que livrent les &#201;tats-Unis au groupe terroriste al-Qa&#239;da permet au pr&#233;sident de pourchasser et d'&#233;liminer ses combattants, sans toutefois pr&#233;ciser l'&#233;tendue du champ d'action am&#233;ricain. Cette offensive est men&#233;e en riposte aux attaques du 11 septembre 2001, en vertu du &#171; droit naturel de l&#233;gitime d&#233;fense &#187; inscrit dans l'article 51 de la Charte des Nations unies. Une r&#233;solution du Congr&#232;s am&#233;ricain, vot&#233;e le 18 septembre 2001, autorise &#233;galement le pr&#233;sident &#224; employer &#171; toute la force n&#233;cessaire et appropri&#233;e &#187; contre les personnes impliqu&#233;es dans ces attentats. Enfin, les assassinats cibl&#233;s effectu&#233;s en p&#233;riode de guerre ne contreviennent pas au d&#233;cret pr&#233;sidentiel 12333, sign&#233; en 1981, qui interdit cette pratique en temps de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des lois de la guerre, Oussama Ben Laden constitue une cible militaire l&#233;gitime, croient les responsables am&#233;ricains. Malgr&#233; qu'il ne partage pas les attributs des soldats r&#233;guliers, le chef djihadiste poss&#232;de le statut de combattant en raison de sa &#171; participation directe et continue aux hostilit&#233;s &#187;. Les Conventions de Gen&#232;ve lui accordent n&#233;anmoins une protection s'il &#171; exprime clairement son intention de se rendre &#187; &#224; ses opposants. Ben Laden n'a toutefois pas manifest&#233; cette volont&#233; avant d'&#234;tre abattu, a assur&#233; le procureur g&#233;n&#233;ral des &#201;tats-Unis, Eric Holder. Celui-ci a m&#234;me soutenu qu'un bombardement a&#233;rien aurait pu &#234;tre envisag&#233;, privant Ben Laden de la possibilit&#233; de capituler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ex&#233;cution extrajudiciaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces fondements juridiques ont &#233;t&#233; contest&#233;s par de nombreux observateurs qui pr&#233;f&#232;rent interpr&#233;ter le raid am&#233;ricain comme une op&#233;ration polici&#232;re contre un criminel. En effet, l'assaut contre Ben Laden a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du th&#233;&#226;tre d'op&#233;ration de la campagne Enduring Freedom, d&#233;clench&#233;e en Afghanistan en 2001. Les capacit&#233;s du c&#233;l&#232;bre terroriste &#233;taient aussi tr&#232;s affaiblies avant qu'il ne soit ex&#233;cut&#233;. Il ne dirigeait plus une structure de commandement op&#233;rationnelle et son coursier constituait l'unique lien entre lui et le monde ext&#233;rieur. Par cons&#233;quent, plusieurs experts doutent que les dispositions de l'article 51 de la Charte offrent un cadre l&#233;gal &#224; une intervention au Pakistan, et que les lois de la guerre puissent &#234;tre appliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Navy Seals ont tir&#233; sur Oussama Ben Laden alors qu'il &#233;tait d&#233;sarm&#233;, ou si le pr&#233;sident Obama leur a donn&#233; l'ordre initial de tuer leur victime, les &#201;tats-Unis pourraient avoir commis une ex&#233;cution extrajudiciaire qui contrevient aux lois internationales et &#224; leurs propres r&#232;gles d'engagement. En dehors d'un contexte de guerre, les troupes am&#233;ricaines ne devraient ouvrir le feu qu'en dernier recours, uniquement si leur vie est directement en danger. Selon les derniers renseignements obtenus, les soldats qui ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans le domicile de Ben Laden n'&#233;taient pas confront&#233;s &#224; une situation de l&#233;gitime d&#233;fense individuelle et ont donc agi de mani&#232;re disproportionn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assassinats cibl&#233;s ont des ant&#233;c&#233;dents anciens. En 1943, l'arm&#233;e am&#233;ricaine a abattu l'avion transportant l'amiral Yamamoto, l'un des principaux architectes de guerre japonais. Ces assassinats perp&#233;tr&#233;s dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont cependant plus probl&#233;matiques puisqu'ils ont souvent lieu &#224; l'ext&#233;rieur d'une zone de guerre d&#233;clar&#233;e. Le r&#233;seau terroriste al-Qa&#239;da op&#232;re d&#233;sormais &#224; partir de cellules ind&#233;pendantes implant&#233;es dans des dizaines de pays. Le 6 mai 2011, cinq jours apr&#232;s la disparition de Ben Laden, un drone am&#233;ricain a tent&#233; d'assassiner Anwar al-Aulaqui, un citoyen am&#233;ricain qui dirige une filiale de l'organisation au Y&#233;men. L'utilisation de ces appareils est contraire aux r&#232;gles internationales car ils sont contr&#244;l&#233;s par des fonctionnaires civils &#224; partir du quartier g&#233;n&#233;ral de la CIA en Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elles soul&#232;vent d'importantes questions l&#233;gales, les op&#233;rations commando comme celle qui a entra&#238;n&#233; la mort de Ben Laden risquent d'&#234;tre politiquement rentables pour les gouvernements des pays d&#233;mocratiques. Elles ont le m&#233;rite d'&#233;pargner la vie de leurs soldats, de permettre des &#233;conomies au tr&#233;sor public et de minimiser le nombre de victimes &#171; collat&#233;rales &#187;. Le recours &#224; un assassinat cibl&#233; contre Saddam Hussein a &#233;t&#233; s&#233;rieusement envisag&#233; par le pr&#233;sident George W. Bush avant qu'il ne d&#233;cide d'envahir l'Irak en 2003. Cependant, ces m&#233;thodes remettent en question les fondements de l'&#201;tat de droit. En emp&#234;chant la tenue du proc&#232;s d'Oussama Ben Laden, les &#201;tats-Unis ont ignor&#233; les principes &#233;l&#233;mentaires de la justice, qui donnent &#224; chaque accus&#233; le droit de subir un proc&#232;s juste et &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Philip Alston, Report of the Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions, United Nations Human Rights Council, 28 mai 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aidan Lewis, &#171; Osama Bin Laden : Legality of killing questioned &#187;, BBC News, 7 mai 2011.&lt;br class='autobr' /&gt;
Delcan Walsh, &#171; Osama bin Laden mission agreed in secret 10 years ago by US and Pakistan &#187;, The Guardian, 9 mai 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui peut d&#233;cider d'une intervention militaire en Libye ? Comparaison des pouvoirs de guerre aux &#201;tats-Unis et au Canada </title>
		
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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		<title>L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ?</title>
		
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		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Charles Benjamin. &#171; L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ? &#187;, Points de mire, vol. 10, no. 5, 16 octobre 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; Une autre pierre de l'&#233;difice laiss&#233; en h&#233;ritage par l'administration du pr&#233;sident George W. Bush en politique &#233;trang&#232;re est tomb&#233;e. Dans une d&#233;claration prononc&#233;e le 17 septembre 2009, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, a d&#233;savou&#233; son ancien patron en annon&#231;ant l'abandon par les &#201;tats-Unis du projet de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=66" rel="tag"&gt;Points de mire&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles Benjamin. &#171; L'administration Obama et le projet Aegis : un coup fatal pour les d&#233;fenses antimissile en Europe ? &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 10, no. 5, 16 octobre 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une autre pierre de l'&#233;difice laiss&#233; en h&#233;ritage par l'administration du pr&#233;sident George W. Bush en politique &#233;trang&#232;re est tomb&#233;e. Dans une d&#233;claration prononc&#233;e le 17 septembre 2009, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, a d&#233;savou&#233; son ancien patron en annon&#231;ant l'abandon par les &#201;tats-Unis du projet de construction d'un bouclier antimissile en Europe de l'Est. N&#233; dans la controverse, celui-ci pr&#233;voyait l'installation de dix missiles intercepteurs et d'une station radar sur le territoire de la Pologne et la R&#233;publique tch&#232;que afin d'endiguer une &#233;ventuelle attaque de missiles &#224; longue port&#233;e provenant de l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif envisag&#233; par le plan r&#233;publicain devrait &#234;tre remplac&#233; par le syst&#232;me de d&#233;fense Aegis, une initiative moins ambitieuse qui projette de localiser des radars &#224; proximit&#233; de l'Iran et d'am&#233;nager sur des navires des intercepteurs con&#231;us pour neutraliser des missiles de courte ou moyenne port&#233;e durant leur phase de lancement. Ce tournant co&#239;ncide avec la publication d'un rapport des services de renseignement am&#233;ricains qui minimise la capacit&#233; de la R&#233;publique islamique d'Iran de se munir de missiles intercontinentaux avant 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position conciliante du pr&#233;sident Obama en mati&#232;re de d&#233;fense antimissile a &#233;t&#233; d&#233;cri&#233;e par ses adversaires r&#233;publicains qui l'accusent d'avoir affaibli la position des &#201;tats-Unis en c&#233;dant aux pressions du Kremlin. Lors de la signature de l'entente entre Washington et ses nouveaux partenaires, le pr&#233;sident russe, Dmitri Medvedev, avait manifest&#233; son profond d&#233;saccord avec l'initiative am&#233;ricaine, n'h&#233;sitant pas &#224; menacer de d&#233;placer &#224; son tour des missiles dans l'enclave russe de Kaliningrad, &#224; la fronti&#232;re de la Pologne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, bien que l'interruption du projet am&#233;ricain ait &#233;t&#233; salu&#233;e par Moscou, l'&#233;pisode des d&#233;fenses antimissile en Europe n'a probablement pas connu son d&#233;nouement final. En effet, le d&#233;veloppement du programme Aegis, dont certaines composantes devront &#234;tre d&#233;ploy&#233;es au sol, pourrait faire na&#238;tre un nouveau contentieux entre les &#201;tats-Unis et la Russie. Si, dans l'imm&#233;diat, la mise en veilleuse du plan initial des Am&#233;ricains semble profiter &#224; leurs vis-&#224;-vis russes, &#224; plus long terme, les nouvelles vis&#233;es d&#233;mocrates pourraient ironiquement compromettre davantage la s&#233;curit&#233; de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'appui mitig&#233; de Barack Obama&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; sous l'administration Clinton en 1999 et d&#233;velopp&#233; sous celle du pr&#233;sident Bush, le syst&#232;me de d&#233;fense antimissile est un vaste projet visant &#224; prot&#233;ger le territoire des &#201;tats-Unis, et ultimement celui de leurs alli&#233;s, contre une attaque limit&#233;e de missiles balistiques. Jusqu'&#224; r&#233;cemment, les intercepteurs bas&#233;s au sol (Ground-Based Midcourse Defense &#8211; GMD) constituaient le prototype de d&#233;fense antimissile que les &#201;tats-Unis souhaitaient d&#233;ployer le plus rapidement possible et qui a accapar&#233; la majorit&#233; des ressources budg&#233;taires de la D&#233;fense. Le Pentagone a d&#233;j&#224; proc&#233;d&#233; &#224; l'assemblage de 25 missiles intercepteurs sur deux sites en Alaska et en Californie, destin&#233;s principalement &#224; abattre au-dessus de l'atmosph&#232;re des missiles tir&#233;s &#224; partir de la Cor&#233;e du Nord. Cherchant &#224; renforcer ses capacit&#233;s de d&#233;fense contre les missiles iraniens, Washington a amorc&#233; des pourparlers avec la Pologne et la R&#233;publique tch&#232;que afin de trouver un site pour accueillir des composantes du GDM. Les &#201;tats-Unis ont obtenu le feu vert de leurs alli&#233;s &#224; l'&#233;t&#233; 2008 en &#233;change de l'acquisition d'une batterie de missiles am&#233;ricains Patriot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection des D&#233;mocrates &#224; la Maison-Blanche et au Congr&#232;s des &#201;tats-Unis est cependant venue contrarier les plans de l'ancienne administration r&#233;publicaine. Lors de la derni&#232;re campagne pr&#233;sidentielle, le candidat Barack Obama n'a pas affich&#233; le m&#234;me empressement que son rival &#224; d&#233;ployer un dispositif de d&#233;fense en Europe en raison des obstacles techniques auxquels se heurte le GMD. Les congressistes d&#233;mocrates ont &#233;galement amput&#233; les sommes attribu&#233;es &#224; ce projet, refusant de d&#233;penser pour des technologies dont l'efficacit&#233; n'a pas &#233;t&#233; pleinement d&#233;montr&#233;e. Depuis 1999, les chercheurs am&#233;ricains ont proc&#233;d&#233; &#224; 13 tentatives d'interception de missiles, dont huit ont r&#233;ussi, sans toutefois tenir compte de nombreux impond&#233;rables techniques. Face aux probl&#232;mes de faisabilit&#233; du bouclier antimissile, les partisans du projet font valoir n&#233;anmoins qu'il est pr&#233;f&#233;rable d'&#233;riger une d&#233;fense antimissile imparfaite que d'&#234;tre priv&#233; compl&#232;tement de capacit&#233;s de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les objections de la Russie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soucieux de reb&#226;tir les relations entre les &#201;tats-Unis et la Russie, le pr&#233;sident Obama a refus&#233; d'ent&#233;riner, au moment de son entr&#233;e en fonction, la d&#233;cision de son pr&#233;d&#233;cesseur concernant la construction d'un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile &#224; proximit&#233; de la fronti&#232;re russe. En f&#233;vrier dernier, l'administration am&#233;ricaine a pos&#233; un premier geste de rapprochement &#224; l'&#233;gard de la Russie en proposant de r&#233;&#233;valuer la n&#233;cessit&#233; de mettre en place un tel dispositif, en &#233;change de la collaboration de Moscou dans le d&#233;sarmement nucl&#233;aire de l'Iran. S'il a accueilli positivement la nouvelle ouverture des &#201;tats-Unis &#224; l'endroit de son pays, le pr&#233;sident Medvedev a toutefois rejet&#233; l'offre de Washington, affirmant que la Russie n'&#233;tait pas dispos&#233;e au compromis sur la question des d&#233;fenses antimissile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de signifier son objection aux derni&#232;res pr&#233;tentions am&#233;ricaines en Europe de l'Est, le gouvernement russe a menac&#233; de suspendre ses engagements envers le Trait&#233; sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) (voir Points de mire, vol. 8, no 10, 19 d&#233;cembre 2007). La Russie redoute en effet que le d&#233;ploiement d'un syst&#232;me de d&#233;fense antimissile &#224; proximit&#233; de son territoire affaiblisse sa capacit&#233; de dissuasion nucl&#233;aire, compte tenu du vieillissement de son arsenal militaire (la Russie poss&#232;de 58 % moins de missiles intercontinentaux qu'en 1991). Conscients que les dix intercepteurs promis &#224; la Pologne auraient &#233;t&#233; incapables de contrer les 700 missiles strat&#233;giques qu'ils d&#233;tiennent, les Russes craignent que ces capacit&#233;s de d&#233;fense antimissile soient augment&#233;es ult&#233;rieurement. Un renforcement des installations am&#233;ricaines en Europe, appr&#233;hendent les strat&#232;ges russes, mettrait les &#201;tats-Unis &#224; l'abri des repr&#233;sailles de la Russie en cas d'affrontement militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'&#233;tat-major russe est inconfortable avec l'emplacement des intercepteurs am&#233;ricains. Ceux-ci auraient eu avantage &#224; &#234;tre implant&#233;s en Turquie, un poste beaucoup plus strat&#233;gique puisqu'il a le m&#233;rite d'&#234;tre mieux positionn&#233; pour d&#233;fendre l'Europe contre une attaque iranienne et qu'il place les missiles balistiques russes hors de port&#233;e des antimissiles am&#233;ricains. Le Pentagone a &#233;galement d&#233;clin&#233; la proposition de la Russie invitant les &#201;tats-Unis &#224; utiliser une station radar situ&#233;e en Azerba&#239;djan afin d'effectuer conjointement avec les militaires russes leurs op&#233;rations de d&#233;tection. L'obstination des &#201;tats-Unis &#224; vouloir sceller un rapprochement avec d'anciens alli&#233;s de l'URSS t&#233;moigne, selon Moscou, des mauvaises intentions des Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermet&#233; de la Russie envers les &#201;tats-Unis s'inscrit dans le contexte de la d&#233;t&#233;rioration des relations entre les deux pays depuis quelques ann&#233;es. L'opposition de Moscou au projet de bouclier antimissile s'ajoute &#224; la longue liste des r&#233;criminations de la Russie ignor&#233;es par les &#201;tats-Unis, notamment au sujet de la reconnaissance de l'ind&#233;pendance du Kosovo et des n&#233;gociations avec l'Ukraine et la G&#233;orgie entourant leur int&#233;gration &#224; l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le programme Aegis : un r&#233;pit temporaire pour la Russie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentant sa d&#233;cision de suspendre le projet de bouclier antimissile en Europe, le pr&#233;sident Obama s'est d&#233;fendu d'avoir capitul&#233; devant les menaces de repr&#233;sailles de la Russie, une all&#233;gation qu'il est permis de croire. Contrairement &#224; ce que pr&#233;tendent les d&#233;tracteurs du chef d'&#201;tat am&#233;ricain, la capacit&#233; d'intimidation de la Russie face aux &#201;tats-Unis reste limit&#233;e. Le pouvoir de persuasion du Kremlin dans le dossier du d&#233;sarmement de l'Iran constitue une monnaie d'&#233;change plut&#244;t faible pour les Russes : en privant T&#233;h&#233;ran de son soutien technique et en ent&#233;rinant les sanctions d&#233;cr&#233;t&#233;es par l'ONU, la Russie peut certainement ralentir le programme nucl&#233;aire du gouvernement iranien, sans toutefois pouvoir l'abolir compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volte-face des &#201;tats-Unis repose donc sur des consid&#233;rations plus pragmatiques. En sabrant dans le projet GMD, l'administration Obama abroge un programme qui a englouti plus de huit milliards de dollars par ann&#233;e, ce qui en fait le programme d'armement le plus dispendieux de la d&#233;fense am&#233;ricaine. Elle met fin &#224; une initiative qui d&#233;pla&#238;t &#224; 60 % des citoyens de la R&#233;publique tch&#232;que et qui n'a toujours pas re&#231;u l'aval du parlement polonais. Les &#201;tats-Unis renoncent, pour le moment, &#224; un appareil de d&#233;fense destin&#233; &#224; se pr&#233;munir contre une menace qui ne s'est pas mat&#233;rialis&#233;e, sachant que les intercepteurs bas&#233;s en Alaska et en Californie formeraient une premi&#232;re ligne de d&#233;fense contre une hypoth&#233;tique attaque iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le gouvernement am&#233;ricain pourrait avoir d&#233;cid&#233; d'apaiser les dol&#233;ances de la Russie afin de gagner du temps. En effet, le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense a d&#233;voil&#233; l'&#233;ch&#233;ancier du programme de d&#233;fense Aegis qui, &#224; terme, pourrait raviver les inqui&#233;tudes de la Russie. La marine am&#233;ricaine entend d&#233;ployer sept navires arm&#233;s d'une centaine de missiles SM-3 d'ici 2018. Bien qu'il soit plus performant et moins vuln&#233;rable aux frappes pr&#233;emptives que le GMD, le syst&#232;me Aegis poss&#232;de toutefois un rayon d'action limit&#233; et n&#233;cessite un entretien dispendieux : maintenir en activit&#233; trois escadres dans les eaux europ&#233;ennes co&#251;terait au tr&#233;sor am&#233;ricain presque deux fois plus cher que le d&#233;funt GMD. Les responsables am&#233;ricains souhaitent donc rem&#233;dier &#224; cette lacune en fixant des batteries d'intercepteurs SM-3 au sol d'ici 2015. Les autorit&#233;s de la Pologne et de la R&#233;publique tch&#232;que ont &#233;t&#233; avis&#233;es qu'elles seront les premi&#232;res &#224; &#234;tre consult&#233;es &#224; cet &#233;gard. La G&#233;orgie pourrait &#233;galement &#234;tre sollicit&#233;e pour abriter une station radar. Cette option moins on&#233;reuse soul&#232;ve par cons&#233;quent des probl&#232;mes politiques semblables &#224; ceux qui ont eu raison du GMD en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'intervalle, le Pentagone a indiqu&#233; que les recherches sur le GMD se poursuivront et que d'autres projets de d&#233;fense antimissile strat&#233;gique sont sur les planches &#224; dessin des ing&#233;nieurs am&#233;ricains. En d&#233;finitive, l'arrimage de l'appareil Aegis aux technologies plus &#233;prouv&#233;es du GMD d'ici dix ans doterait les &#201;tats-Unis d'un formidable syst&#232;me de d&#233;fense, plus mobile et plus difficile &#224; d&#233;jouer, ce qui pourrait faire regretter la r&#233;cente d&#233;cision am&#233;ricaine &#224; la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Benjamin&lt;br&gt;
Professeur de science politique au C&#233;gep de Saint-Jean-sur-Richelieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La th&#233;orie de la guerre juste face au terrorisme et &#224; la lutte antiterroriste</title>
		
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=711&#034;&gt;Charles Benjamin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


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&lt;p&gt;Charles Benjamin. La th&#233;orie de la guerre juste face au terrorisme et &#224; la lutte antiterroriste, Montr&#233;al : CEPES, S&#233;rie M&#233;moires, vol. 6, d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Le principal objectif de ce m&#233;moire est de poser un jugement moral sur le terrorisme et la lutte antiterroriste. Pour ce faire, la th&#233;orie de la guerre juste formul&#233;e par le philosophe am&#233;ricain Michael Walzer est analys&#233;e &#224; la lumi&#232;re des enjeux &#233;thiques que soul&#232;vent le recours au terrorisme dans les conflits contemporains et l'usage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le principal objectif de ce m&#233;moire est de poser un jugement moral sur le terrorisme et la lutte antiterroriste. Pour ce faire, la th&#233;orie de la guerre juste formul&#233;e par le philosophe am&#233;ricain Michael Walzer est analys&#233;e &#224; la lumi&#232;re des enjeux &#233;thiques que soul&#232;vent le recours au terrorisme dans les conflits contemporains et l'usage de la force arm&#233;e dans la lutte contre le terrorisme. Bien que le ph&#233;nom&#232;ne terroriste ne soit pas nouveau, les th&#233;oriciens de la guerre juste se sont peu int&#233;ress&#233;s &#224; lui, faisant plut&#244;t porter leurs analyses sur la guerre conventionnelle, la dissuasion nucl&#233;aire ou les interventions humanitaires. L'absence d'un discours moral coh&#233;rent sur le terrorisme est une lacune que ce m&#233;moire esp&#232;re contribuer &#224; combler. La pens&#233;e de Michael Walzer soul&#232;ve trois questions importantes qui correspondent &#224; chacun des chapitres de ce travail : la guerre peut-elle vraiment &#234;tre juste ? Le terrorisme peut-il parfois &#234;tre justifi&#233; ? Et la lutte arm&#233;e contre le terrorisme est-elle l&#233;gitime ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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