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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>La piraterie maritime bien loin de l'image romanesque</title>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=694&#034;&gt;Gr&#233;gory Boutherin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Gregory Boutherin. &#171; La piraterie maritime bien loin de l'image romanesque &#187;, Points de mire, vol. 10, no. 1, 22 janvier 2009. &lt;br class='autobr' /&gt; Activit&#233; maritime aussi vieille que les marines antiques, la piraterie a sans nul doute aliment&#233; nombre de r&#234;ves chez les jeunes lecteurs de Stevenson en qu&#234;te d'aventures dans les chaudes mers des Cara&#239;bes. Pourtant, la r&#233;alit&#233; contemporaine est tout aussi lointaine de L'&#238;le au tr&#233;sor et des aventures de Jim Hawkins et de John Long Silver que des mythes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gregory Boutherin&lt;/strong&gt;. &#171; La piraterie maritime bien loin de l'image romanesque &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 10, no. 1, 22 janvier 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Activit&#233; maritime aussi vieille que les marines antiques, la piraterie a sans nul doute aliment&#233; nombre de r&#234;ves chez les jeunes lecteurs de Stevenson en qu&#234;te d'aventures dans les chaudes mers des Cara&#239;bes. Pourtant, la r&#233;alit&#233; contemporaine est tout aussi lointaine de L'&#238;le au tr&#233;sor et des aventures de Jim Hawkins et de John Long Silver que des mythes quasi-romanesques des pirates &#224; l'image de Jack Rackham. Comme les groupes terroristes et les r&#233;seaux clandestins li&#233;s &#224; la prolif&#233;ration des armes de destruction massive, la piraterie constitue une illustration de l'&#233;mergence des acteurs non &#233;tatiques dans les sph&#232;res de la (l'in)s&#233;curit&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes et m&#233;diatiques attaques commises au large de la Somalie, le Ponant et le Carr&#233; d'As reviendront ici &#224; l'esprit, ne sont bien s&#251;r pas &#233;trang&#232;res &#224; ce renouveau que semble conna&#238;tre la piraterie. Si la mer Adriatique est &#233;galement affect&#233;e, les principaux foyers de piraterie maritime sont aujourd'hui le sud des Cara&#239;bes, le golfe de Guin&#233;e, la zone allant du d&#233;troit de Bab el-Mandeb au sud de la Corne de l'Afrique en passant par le fameux golfe d'Aden, et les eaux du Sud-Est asiatique (mer de Chine m&#233;ridionale, d&#233;troit de Malacca, Philippines, Indon&#233;sie). Ces zones ont un certain nombre de particularit&#233;s communes. Toutes sont travers&#233;es par d'importantes voies de communication maritime et se trouvent au c&#339;ur des &#233;changes commerciaux. &#192; titre d'illustration, 16 000 navires emprunteraient le golfe d'Aden chaque ann&#233;e. Plus g&#233;n&#233;ralement, le total mondial des marchandises charg&#233;es en 2006, selon la derni&#232;re &#233;tude men&#233;e par la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le d&#233;veloppement, ne repr&#233;sentent rien de moins que 7 416 millions de tonnes (contre 2 566 en 1970 et 5 983 en 2000). Par ailleurs, ces voies, pour des raisons li&#233;es aux difficult&#233;s de navigation (faible profondeur des eaux, importance du nombre d'obstacles naturels), imposent aux navires de maintenir une allure r&#233;duite, les rendant d'autant plus vuln&#233;rables. Enfin, chacune offre des repaires de choix aux pirates, &#224; l'image de la r&#233;gion semi autonome du Puntland ou des milliers d'&#238;les quasi-d&#233;sertiques du Sud-est asiatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle d&#233;finition de la piraterie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;263 actes de piraterie furent recens&#233;s en 2007 par le Bureau maritime international (BMI) (soit une augmentation de 10% par rapport &#224; 2006). Mais &#224; quoi renvoie v&#233;ritablement cette notion ? La Convention sur le droit de la mer (Montego Bay, 10 d&#233;cembre 1982) d&#233;finit le cadre juridique contre la piraterie et le vol &#224; main arm&#233;e ainsi que contre certaines autres infractions bien pr&#233;cises (transport d'esclaves, trafic de substances psychotropes, &#233;missions non autoris&#233;es). Son article 101 dispose que la piraterie s'entend de &#171; l'un quelconque des actes suivants : a) tout acte illicite de violence ou de d&#233;tention ou toute d&#233;pravation commis &#224; des fins priv&#233;es par l'&#233;quipage ou les passagers d'un navire ou d'un a&#233;ronef priv&#233; et dirig&#233; : (i) contre un navire ou un a&#233;ronef, ou contre des personnes ou des biens &#224; leur bord, en haute mer ; (ii) contre un navire, un a&#233;ronef, des personnes ou des biens dans un lieu ne relevant de la juridiction d'aucun &#201;tat ; b) tout acte de participation volontaire dans l'utilisation d'un navire ou d'un a&#233;ronef lorsque son auteur a connaissance de faits dont il d&#233;coule que ce navire ou a&#233;ronef est un navire ou a&#233;ronef pirate ; c) tout acte ayant pour effet d'inciter &#224; commettre les actes d&#233;finis aux alin&#233;as a) et b) du pr&#233;sent article, ou de les faciliter intentionnellement &#187;. Cette d&#233;finition appara&#238;t somme toute restrictive. En ne consid&#233;rant que les actes commis en haute mer ou &#171; dans un lieu ne relevant de la juridiction d'aucun &#201;tat &#187;, elle exclut ceux commis contre les navires dans les eaux territoriales d'un &#201;tat alors que la plupart des agressions ont lieu dans ce cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, la d&#233;finition donn&#233;e par le BMI semble trop g&#233;n&#233;rale. En consid&#233;rant comme relevant de la piraterie &#171; [l']acte de monter &#224; bord d'un navire avec l'intention de commettre un vol ou tout autre crime et avec l'intention ou la capacit&#233; d'utiliser la force &#187;, elle permet d'inclure les petits vols commis sur les navires &#224; quai alors qu'ils n'ont pour la plupart rien &#224; voir avec un acte de piraterie. Or il y une distinction &#224; op&#233;rer entre ces diff&#233;rents actes. L'Organisation maritime internationale distingue ainsi dans ses rapports mensuels les actes de piraterie et les vols &#224; main arm&#233;e commis dans les eaux internationales et territoriales des vols et autres agressions d'un caract&#232;re moindre. Ainsi, si elle renvoie &#224; la d&#233;finition de la piraterie donn&#233;e dans la Convention de Montego Bay, elle d&#233;finit en revanche les vols &#224; main arm&#233;e comme &#171; tout acte illicite de violence ou de d&#233;tention ou toute d&#233;pr&#233;dation, ou menace de d&#233;pr&#233;dation, autre qu'un acte de piraterie, commis contre un navire, ou contre des personnes ou des biens &#224; son bord, dans une zone relevant de la juridiction d'un &#201;tat comp&#233;tent pour conna&#238;tre de tels d&#233;lits &#187; (Code des pratiques pour les enqu&#234;tes sur les d&#233;lits de piraterie et les vols &#224; main arm&#233;e contre les navires adopt&#233; par l'OMI, r&#233;solution A/922 (22) du 29 novembre 2001, &#167; 2.2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une menace r&#233;elle et globale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actes de piraterie n'ont aujourd'hui que peu &#224; voir avec les m&#233;faits commis par les illustres anc&#234;tres des pirates contemporains et ne peuvent &#234;tre r&#233;duits &#224; de simples larcins commis par de petits groupes non &#233;tatiques d&#233;sorganis&#233;s et faiblement arm&#233;s contre d'autres acteurs non &#233;tatiques. La piraterie maritime peut aussi avoir de r&#233;elles et n&#233;fastes cons&#233;quences sur l'activit&#233; &#233;conomique, comme par exemple menacer l'octroi de l'aide internationale humanitaire. C'est d'ailleurs devant ce danger que certains &#201;tats, dont la France et le Canada, ont d&#233;cider de fournir des escortes aux navires affr&#233;t&#233;s par le Programme alimentaire mondial. Les cons&#233;quences environnementales d'un acte de piraterie contre un p&#233;trolier, par exemple, sont &#233;galement une menace r&#233;elle, qui tend &#224; se rapprocher du terrorisme maritime. Le d&#233;tournement de l'Achille Lauro en 1985 est certainement rest&#233; dans les m&#233;moires collectives (et a &#233;t&#233; &#224; l'origine de la Convention de Rome pour la r&#233;pression d'actes illicites contre la s&#233;curit&#233; de la navigation maritime), de m&#234;me que l'attentat contre l'USS Cole au Y&#233;men en 2000. Aujourd'hui, plus que les navires de tourisme ou de guerre, ce sont peut &#234;tre les navires commerciaux du type p&#233;troliers ou autres butaniers qui pourraient &#234;tre vis&#233;s prioritairement. Plus vuln&#233;rables, ils seraient aussi ceux dont la destruction causerait les d&#233;g&#226;ts &#233;cologiques et &#233;conomiques, voire humains, les plus importants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, outre les moyens modernes auxquels ils peuvent parfois recourir, les pirates ont &#233;galement la particularit&#233; de nourrir certaines connexions avec des r&#233;seaux, y compris transnationaux, li&#233;s au crime organis&#233;. S'il existe une tradition de la piraterie, particuli&#232;rement dans certaines contr&#233;es asiatiques, qu'une approche sociologique du ph&#233;nom&#232;ne permettrait d'expliquer en mettant en exergue une existence et une reconnaissance sociales et la transmission d'un h&#233;ritage culturel interg&#233;n&#233;rationnel, il n'en demeure pas moins que la piraterie est aussi &#8211; et surtout &#8211; une activit&#233; criminelle &#224; l'envergure croissante et &#224; la rentabilit&#233; somme toute non n&#233;gligeable. Selon une &#233;tude de la Chatham House (P. Middleton, Piracy in Somalia, October 2008), le montant total des ran&#231;ons pay&#233;es aux pirates en 2008 se situerait dans une fourchette situ&#233;e entre 18 et 30 millions de dollars !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une prise de conscience de la soci&#233;t&#233; internationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es ont vu se d&#233;velopper des coop&#233;rations internationales dans le domaine de la lutte contre les activit&#233;s illicites empruntant la voie des mers (Container Security Initiative, Proliferation Security Initiative par exemple). Aujourd'hui, forte de cette exp&#233;rience, la soci&#233;t&#233; internationale doit pour lutter contre la recrudescence de la piraterie associer, en compl&#233;ment d'actions r&#233;gionales, approche politique et activit&#233; de police conform&#233;ment au cadre &#233;tabli par la Convention de Montego Bay. Sans minimiser les actions ant&#233;rieures, les r&#233;solutions 1816 et 1838, adopt&#233;es &#224; l'unanimit&#233; par le Conseil de s&#233;curit&#233; les 2 juin et 7 octobre 2008, t&#233;moignent d'une prise de conscience. Concernant sp&#233;cifiquement la situation en Somalie, ces textes autorisent &#171; les &#201;tats dont les navires de guerre ou les a&#233;ronefs militaires op&#232;rent au large des c&#244;tes somaliennes, en haute mer ou dans l'espace militaire surjacent [&#224;] utiliser tous les moyens n&#233;cessaires (&#8230;) pour r&#233;primer les actes de piraterie &#187;. &#192; cette fin, la r&#233;solution 1816 autorise surtout les &#201;tats &#224; intervenir dans les eaux territoriales somaliennes. C'est en appui &#224; ce texte que l'Union europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; la cr&#233;ation d'une cellule europ&#233;enne de coordination visant &#171; &#224; apporter un soutien aux activit&#233;s des &#201;tats membres qui d&#233;ploient des moyens militaires sur le th&#233;&#226;tre en vue de faciliter leur disponibilit&#233; et leur action op&#233;rationnelle &#187; (Action commune 2008/749/PESC du Conseil, 19 septembre 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans porter pr&#233;judice &#224; l'int&#233;grit&#233; territoriale des &#201;tats, la question peut aujourd'hui se poser de savoir s'il ne serait pas opportun d'envisager la constitution d'un corps international de garde-c&#244;tes. La question est l&#233;gitime non seulement parce que la lutte contre la piraterie est d'autant plus difficile lorsque l'&#201;tat c&#244;tier est d&#233;faillant mais &#233;galement parce que l'entr&#233;e en jeu des firmes priv&#233;es de s&#233;curit&#233; &#8211; Blackwater a envoy&#233; son navire, le McArthur, dans le golfe d'Aden pour assister &#224; leur demande les navires de p&#234;che &#8211; risque de compliquer la lutte et de poser des difficult&#233;s juridiques suppl&#233;mentaires au regard de la Convention de Montego Bay. Ceux qu'on d&#233;nomme parfois les &#171; mercenaires des temps modernes &#187; ne sont ils pas sur le point de devenir les corsaires de demain ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La prolif&#233;ration des armes de destruction massive : &#171; ange noir &#187; de la s&#233;curit&#233; internationale ?</title>
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		<dc:date>2007-10-10T09:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=694&#034;&gt;Gr&#233;gory Boutherin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=695&#034;&gt;Christophe Pajon&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>S&#233;curit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Points de mire</dc:subject>
		<dc:subject>Le monde</dc:subject>

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&lt;p&gt;Gr&#233;gory Boutherin et Christophe Pajon. &#171; La prolif&#233;ration des armes de destruction massive : &#171; ange noir &#187; de la s&#233;curit&#233; internationale ? &#187;, Points de mire, vol. 8, no. 7, 10 octobre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;voquer la prolif&#233;ration des armes de destruction massive (ADM), c'est aussi prendre en consid&#233;ration les instruments de la non- et contre-prolif&#233;ration. Cet antagonisme r&#233;v&#232;le un sch&#232;me culturel : la qualification quasi-hygi&#233;nique du ph&#233;nom&#232;ne &#8211; une prolif&#233;ration s'av&#232;re rarement positive &#8211; suscite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#233;gory Boutherin et Christophe Pajon. &#171; La prolif&#233;ration des armes de destruction massive : &#171; ange noir &#187; de la s&#233;curit&#233; internationale ? &#187;, &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt;, vol. 8, no. 7, 10 octobre 2007.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;voquer la prolif&#233;ration des armes de destruction massive (ADM), c'est aussi prendre en consid&#233;ration les instruments de la non- et contre-prolif&#233;ration. Cet antagonisme r&#233;v&#232;le un sch&#232;me culturel : la qualification quasi-hygi&#233;nique du ph&#233;nom&#232;ne &#8211; une prolif&#233;ration s'av&#232;re rarement positive &#8211; suscite la perception d'une menace et justifie une r&#233;ponse. La globalisation devient alors un contexte facilitant l'end&#233;mie. Cette logique caract&#233;rise les discours des pays non prolif&#233;rants. L'argumentaire teint&#233; de nationalisme et d'ind&#233;pendance, notamment &#233;nerg&#233;tique, des pays cherchant &#224; d&#233;velopper, par exemple, leur potentiel nucl&#233;aire, tente de contourner ce raisonnement en adoptant le registre des rapports dominants/domin&#233;s. &#192; un discours m&#233;dicalis&#233; et biologis&#233; r&#233;pondrait un discours articul&#233; autour de l'affrontement soci&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette br&#232;ve prise de distance ne saurait dissimuler toutefois le fait que la question de la prolif&#233;ration est concr&#232;tement devenue un enjeu international depuis la premi&#232;re Guerre du Golfe et la d&#233;claration pr&#233;sidentielle du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies (31 janvier 1992). Les &#233;pisodes intervenus depuis 2002 concernant le programme iranien le soulignent et, comme le cas nord-cor&#233;en, sont r&#233;v&#233;lateurs de l'&#233;volution (&#233;rosion ?) du r&#233;gime juridique international d&#233;velopp&#233; depuis les ann&#233;es 1960 et des r&#233;ponses pragmatiques qui peuvent, peut-&#234;tre, permettre de surmonter ses d&#233;faillances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous les num&#233;ros de la collection &lt;i&gt;Points de mire&lt;/i&gt; sont &lt;a href=&#034;https://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/cepes_points_mire.php3?id_mot=66&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;disponibles ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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