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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>Compagnies internationales de p&#233;trole : Illusion de puissance ?</title>
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		<dc:date>2008-02-25T10:33:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=319&#034;&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais. &#171; Compagnies internationales de p&#233;trole : Illusion de puissance ? &#187;, Le maintien de la paix, no. 87, f&#233;vrier 2008. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;nergie essentielle au d&#233;veloppement et &#224; la croissance des &#233;conomies industrielles contemporaines, le p&#233;trole est une ressource strat&#233;gique fondamentale, mais toutefois &#233;puisable &#224; terme, et donc, non renouvelable. Le 19 f&#233;vrier 2008, pour la premi&#232;re fois de l'histoire, le baril de p&#233;trole a d&#233;pass&#233; &#224; New York, le seuil symbolique des 100 dollars (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais. &#171; Compagnies internationales de p&#233;trole : Illusion de puissance ? &#187;, &lt;i&gt;Le maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 87, f&#233;vrier 2008.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;nergie essentielle au d&#233;veloppement et &#224; la croissance des &#233;conomies industrielles contemporaines, le p&#233;trole est une ressource strat&#233;gique fondamentale, mais toutefois &#233;puisable &#224; terme, et donc, non renouvelable. Le 19 f&#233;vrier 2008, pour la premi&#232;re fois de l'histoire, le baril de p&#233;trole a d&#233;pass&#233; &#224; New York, le seuil symbolique des 100 dollars am&#233;ricains, ce qui repr&#233;sente un record absolu. La tension est forte sur l'offre de l'or noir qui ne semble plus suffire &#224; la demande, d'autant plus que pour certains sp&#233;cialistes, la perspective prochaine de voir se tarir les gisements de cette ressource strat&#233;gique, renforce encore plus la probabilit&#233; d'un p&#233;trole moins abondant et durablement cher. Les propos de Didier Houssin de l'Agence internationale de l'&#233;nergie (AIE) confirment par ailleurs cette vision pessimiste. Selon-lui, les stocks de p&#233;trole diminuent continuellement, pour ne plus repr&#233;senter &#171; que 51 jours de la demande future, le plus bas niveau depuis cinq ans &#187;. Entre 1996 et 2006, l'augmentation des r&#233;serves de barils de p&#233;trole repr&#233;sentait 159,2 milliards, alors qu'elle se situait &#224; 171,6 milliards de barils la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance de la demande &#233;nerg&#233;tique dans le monde, qui est principalement due &#224; l'essor &#233;conomique fulgurant des &#233;conomies en transition (principalement la Chine, dont l'augmentation de la consommation &#233;nerg&#233;tique est de 8,4 % en 2006), combin&#233;e &#224; la saturation des capacit&#233;s de production des pays producteurs, en plus de l'insuffisance des industries de raffinage dans les pays consommateurs, constituent diff&#233;rents facteurs qui, pris dans leur ensemble, expliquent en partie la tension sur l'offre des hydrocarbures qui pr&#233;vaut actuellement. Pour d'autres, comme Daniel Yergin, pr&#233;sident du Cambridge Energy Research Associates (CERA), la situation actuelle correspond &#224; un &#171; retour vers le futur &#187;, puisque les tensions g&#233;opolitiques sont &#171; au centre des inqui&#233;tudes sur l'offre p&#233;troli&#232;re &#187; (Jean-Michel Bezat, Le Monde, 4 janvier 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que la forte fluctuation du march&#233; des cours du p&#233;trole peut &#234;tre subs&#233;quente &#224; des incertitudes &#224; la fois g&#233;opolitiques, financi&#232;res, techniques et environnementales, mais en ce qui nous concerne, c'est la lutte de plus en plus acerbe qui se joue entre les diff&#233;rents acteurs de la sc&#232;ne p&#233;troli&#232;re pour un acc&#232;s s&#251;r aux derniers gisements de l'or noir, qui nous int&#233;resse plus particuli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies internationales de p&#233;trole (International Oil Company - IOC), bien connues sous le nom de majors, sont des compagnies priv&#233;es que l'on distingue g&#233;n&#233;ralement des compagnies nationales de p&#233;trole (National Oil Company - NOC), dont le capital est d&#233;tenu &#224; plus de 50 % par leur &#201;tat d'origine. Parmi les NOC, certaines sont la propri&#233;t&#233; int&#233;grale de leur &#201;tat d'origine, comme la Saudi Aramco (Arabie saoudite), PDVSA (Venezuela) ou Pemex (Mexique), alors que d'autres sont partiellement ouvertes aux capitaux priv&#233;s, comme la compagnie Petrobras, dont seulement 32,2 % du capital est d&#233;tenu par Brasilia, mais la majorit&#233; des droits de vote (55,7 %) est contr&#244;l&#233;e par l'&#201;tat br&#233;silien. Quant &#224; la soci&#233;t&#233; Gazprom, elle est d&#233;tenue &#224; 51 % par l'&#201;tat russe. Les structures et les strat&#233;gies de chaque NOC sont extr&#234;mement diversifi&#233;es, et ce, principalement en fonction des int&#233;r&#234;ts des &#201;tat qui les contr&#244;lent (pour une analyse plus d&#233;taill&#233;e de la typologie des NOC, voir Oil and Gas Journal, vol. 105, no 12, 26 mars 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma&#238;tresses de la production mondiale, les NOC le sont aussi des r&#233;serves de p&#233;trole. Les compagnies nationales dont les pays d'origine sont membres de l'Organisation des pays exportateurs de p&#233;trole (OPEP), poss&#232;dent pr&#232;s des trois quart des principaux gisements de p&#233;trole au monde, dont plus de 61 % proviennent du Moyen-Orient. Pour leur part, les grandes majors (Exxon Mobil, Royal Dutch Shell, BP, Total et Chevron Texaco), ne contr&#244;lent qu'environ 3 % des r&#233;serves mondiales de barils &#233;quivalent p&#233;trole (Ernst &amp; Young Global Oil and Gas Center, 18 janvier 2008). La production de p&#233;trole de l'OPEP &#233;quivaut en 2006, &#224; 41,7 % de la production mondiale, alors que celle de l'OCDE qui regroupe les cinq majors, est de 23,3 % (BP Statistical Review of World Energy 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau de la page suivante d&#233;montre que, fait nouveau depuis des ann&#233;es, les IOC sont d&#233;sormais majoritaires dans les 10 premi&#232;res compagnies p&#233;troli&#232;res mondiales en termes de production. Mais ce constat ne doit toutefois pas nous faire oublier que dans ce classement global des diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s p&#233;troli&#232;res, au nombre des 25 premi&#232;res, 14 sont int&#233;gralement ou quasi-int&#233;gralement d&#233;tenues par leur &#201;tat d'origine, tandis que 4 autres sont contr&#244;l&#233;es par l'&#201;tat, mais ouvertes aux capitaux priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les IOC occupent toujours un r&#244;le d&#233;terminant dans le secteur de l'&#233;nergie, mais elles ne peuvent cependant plus &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme les seuls acteurs d&#233;cisifs. Depuis quelques ann&#233;es, en comparaison avec les NOC, les grandes majors ont un r&#233;sultat net &#233;lev&#233; (20 milliards $US de r&#233;sultat net pour le 3e trimestre de 2007), elles font en plus des efforts importants en mati&#232;re d'investissement et engrangent des b&#233;n&#233;fices records. Mais, &#224; l'inverse des NOC, elles sont limit&#233;es par les volont&#233;s de rentabilit&#233; financi&#232;re impos&#233;es par leurs actionnaires, ont une position relativement modeste en termes de production et un faible niveau de r&#233;serves. Actuellement, la grande majorit&#233; des IOC pompe &#171; chaque jour plus d'hydrocarbures qu'elles n'en acqui&#232;rent par leurs d&#233;couvertes ou des rachats de gisements &#224; d'autres compagnies (Jean-Pierre S&#233;r&#233;ni, Le Monde diplomatique, mars 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la derni&#232;re r&#233;union extraordinaire de l'OPEP, tenue le 1er f&#233;vrier 2008, les pays membres de l'organisation ont d&#233;cid&#233; de maintenir les quotas de production (hors Irak) &#224; leur niveau actuel (29,67 millions de barils de p&#233;trole par jour - bpj) puisque, &#171; rien n'indique, selon le ministre saoudien de l'&#233;nergie, Ali al-Na&#239;mi, que les conditions du march&#233; aient chang&#233;, que l'&#233;conomie ait besoin de plus de p&#233;trole &#187; (Jean-Michel Bezat, op.cit.). L'AIE croit cependant qu'en 2008, la croissance de la demande mondiale de p&#233;trole sera de 2,1 millions bpj, alors que pour l'OPEP, cette derni&#232;re sera de 1,3 million bpj.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une certaine mesure, ces pr&#233;visions se contredisent et laissent planer un doute sur le climat futur du march&#233; p&#233;trolier : les &#201;tats producteurs affirment que la demande ne sera pas significativement plus importante pour l'ann&#233;e &#224; venir et, cons&#233;quemment, ne veulent pas produire plus, alors que l'AIE, repr&#233;sentant principalement les &#201;tats demandeurs, croit plut&#244;t le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; la propri&#233;t&#233; d'immenses r&#233;serves de ressources &#233;nerg&#233;tiques en plus de l'&#233;l&#233;vation de leur puissance financi&#232;re suite &#224; la hausse des prix du p&#233;trole et du gaz en 2003, les NOC ont dor&#233;navant une influence incontest&#233;e dans le monde &#233;nerg&#233;tique. Beaucoup de pays producteurs de p&#233;trole r&#233;pondent &#224; la forte pr&#233;occupation des pays de la communaut&#233; internationale pour s'assurer une s&#233;curit&#233; des approvisionnements en se r&#233;appropriant leurs ressources &#233;nerg&#233;tiques. Ils tendent ainsi &#224; se r&#233;server l'amont de la production avec un acc&#232;s unique de leurs NOC &#224; l'exploration-production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, si les compagnies nationales ont d&#233;sormais une puissance absolue en termes de r&#233;serves &#233;nerg&#233;tiques, quel est donc le r&#244;le que peuvent jouer les IOC dans une strat&#233;gie de s&#233;curit&#233; des approvisionnements ? Pour reprendre les propos de Jean-Michel Bezat, est-ce que ces anciens titans de l'industrie &#233;nerg&#233;tique conna&#238;tront le m&#234;me sort que celui des &#171; dinosaures &#187;, il y a 65 millions d'ann&#233;es ? Certains voudraient le croire, alors que d'autres d&#233;montrent tout &#224; fait le contraire. Qu'en est-il r&#233;ellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les volont&#233;s d'int&#233;gration des pays sud-am&#233;ricains pourraient constituer un blocage important pour le d&#233;veloppement futur des IOC dans la r&#233;gion. Les diff&#233;rentes rencontres articul&#233;es pour le d&#233;veloppement de m&#233;canismes d'int&#233;gration r&#233;gionale (Union des Nations Sud-Am&#233;ricaines, Communaut&#233; andine ou Mercosur), notamment en ce qui a trait &#224; la question de l'&#233;nergie, ne semblent cependant repr&#233;senter jusqu'&#224; pr&#233;sent que des forums politiques o&#249; aucun programme d'action concret n'est adopt&#233; (voir Eduardo Gudynas, Ircam&#233;rica, 6 ao&#251;t 2007). Les questions d'int&#233;gration sud-am&#233;ricaines ne sont donc pas encore un facteur pouvant contribuer &#224; amplifier le probl&#232;me d'acc&#232;s aux ressources en hydrocarbures auquel les IOC sont confront&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA DIPLOMATIE ROSE SUD-AM&#201;RICAINE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; des &#201;tats de mieux asseoir leur contr&#244;le tant sur les mati&#232;res premi&#232;res que sur l'&#233;nergie est largement due &#224; l'augmentation massive du prix de l'or noir qui se r&#233;percute sur tous les niveaux de la production &#233;conomique. Les &#201;tats esp&#232;rent ainsi &#233;largir leur assiette fiscale et profiter de la manne p&#233;troli&#232;re pour mieux r&#233;partir la richesse int&#233;rieure, celle-ci d&#233;bordant souvent sur des projets socio-&#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Am&#233;rique latine, le ph&#233;nom&#232;ne n'est pas nouveau. Des vagues de nationalisation successive ont souvent laiss&#233; les majors dans l'embarras lorsque leurs biens n'ont pas &#233;t&#233; carr&#233;ment expropri&#233;s, souvent sans compensation. L'exemple bolivien remonte &#224; 1937 lorsque le gouvernement de David Toro Ruilova s'en prit &#224; la Standard Oil Corporation. Les investissements reprirent au milieu de la d&#233;cennie des ann&#233;es 50, mais les soci&#233;t&#233;s furent nationalis&#233;es &#224; nouveau en 1969 pour finalement reprendre leurs activit&#233;s quelques ann&#233;es plus tard. Dans les ann&#233;es 40, ce fut au tour du V&#233;n&#233;zu&#233;lien Peres Alfonso d'instituer la r&#232;gle du partage 50/50. Durant les ann&#233;es 70, ce pourcentage fut port&#233; au-del&#224; de 50 % par Carlos Andres Perez avant que ce dernier ne d&#233;cide tout simplement de nationaliser les soci&#233;t&#233;s p&#233;troli&#232;res &#233;trang&#232;res. L'&#201;quateur n'a pas &#233;chapp&#233; non plus &#224; la tentation d'accro&#238;tre ses redevances sur l'exploitation de ses ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; diplomatie p&#233;troli&#232;re &#187; conduite par Hugo Chavez, &#233;lu pr&#233;sident du Venezuela en 1998, a tout de m&#234;me des r&#233;percussions importantes dans le domaine des hydrocarbures (cr&#233;ation d'une entreprise p&#233;troli&#232;re r&#233;gionale, Petroam&#233;rica, ind&#233;pendante des grands monopoles transnationaux, cr&#233;ation de l'organisation Petrocaribe afin d'assurer la coordination et la gestion de la production, du transport et de la fourniture de p&#233;trole dans l'arc carib&#233;en, signature en 2005 d'un accord de coop&#233;ration &#233;conomique et technique avec l'Iran, &#233;tablissement d'accords bilat&#233;raux avec, entre autres, l'Argentine, la Bolivie et le Br&#233;sil). Chavez a, de plus, r&#233;vis&#233; &#224; la hausse la fiscalit&#233; pour l'exploitation du p&#233;trole et a impos&#233; aux 31 des 32 majors pr&#233;sentes dans le cinqui&#232;me pays producteur de brut au monde, de se transformer en soci&#233;t&#233;s mixtes, o&#249; l'&#201;tat est majoritaire (au moins 60 % du capital). En d&#233;cembre 2005, plusieurs IOC se sont vues accuser de fraudes fiscales et ont d&#251; s'acquitter d'une forte amende (224 millions $US pour les compagnies Total, Repsol YPF et Teikoku Oil).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles conditions contractuelles ont eu des incidences n&#233;gatives sur les taux d'investissements dans la r&#233;gion, mais n'ont toutefois pas compl&#232;tement ferm&#233; l'aval des ressources p&#233;troli&#232;res v&#233;n&#233;zu&#233;liennes aux IOC. &#192; titre d'exemple, apr&#232;s le d&#233;cret de cr&#233;ation de l'Entreprise Mixte PetroCede&#241;o en novembre 2007, Total et la PDVSA ont conclu que la compagnie fran&#231;aise, qui d&#233;tenait une participation de 47 % dans Sincor, devient actionnaire de PetroCede&#241;o &#224; 30 %, aux c&#244;t&#233;s de la PDVSA (60 %) et de Statoil (9 %). Total recevra une compensation pay&#233;e en p&#233;trole pour le transfert de 16 % de sa participation &#224; la PDVSA (&lt;a href=&#034;http://www.total.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.total.com&lt;/a&gt;, 8 f&#233;vrier 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bolivie, les autorit&#233;s ont emprunt&#233; en 2006 une voie similaire &#224; celle d'Hugo Chavez en renationalisant les industries de gaz et de p&#233;trole. Le pr&#233;sident Morales avait par ailleurs donn&#233; 180 jours aux compagnies &#233;trang&#232;res (incluant des NOC comme Petrobras) pr&#233;sentes en Bolivie pour trouver un accord avec le gouvernement sur la nouvelle r&#233;partition des revenus. &#192; d&#233;faut, les compagnies devaient quitter le pays. Les 10 compagnies ont finalement sign&#233; un accord avec le gouvernement bolivien, ce qui repr&#233;sente un succ&#232;s incontestable pour Evo Morales. Pour la compagnie espagnole Repsol, la modification du r&#233;gime fiscal des IOC qui porte &#224; 50 % les imp&#244;ts et royalties sur la production d'hydrocarbures, signifie qu'elle doit r&#233;duire d'un quart ses r&#233;serves mondiales estim&#233;es &#224; 1,25 milliard de bep (52 % de ses r&#233;serves de gaz naturel, soit 659 millions de bep se trouvent en Bolivie) (L'Expansion.com, 26 janvier 2006). Dans ces nouvelles conditions de rentabilit&#233; beaucoup moins favorables qu'auparavant pour les compagnies &#233;trang&#232;res, les investissements dans le secteur des hydrocarbures en Bolivie notent des replis tr&#232;s importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble, la ferveur du nationalisme &#233;conomique &#233;nerg&#233;tique ne s'est jamais d&#233;mentie, tant au Venezuela, qu'en Bolivie et en &#201;quateur, mais aussi dans d'autres pays de la r&#233;gion, comme l'Argentine ou le P&#233;rou. La nouveaut&#233; tient au fait que celle-ci intervient au moment o&#249; les tensions sur la demande d'or noir sont fortes et son prix tr&#232;s &#233;lev&#233;. Faut-il s'attendre &#224; un retour du pendule si les conditions &#233;conomiques changent ou qu'une r&#233;cession mondiale s'installe durablement ? En attendant, Exxon s'est adress&#233; aux tribunaux am&#233;ricain, anglais et hollandais pour obtenir un gel de 12 milliards des avoirs v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Ce montant pourrait servir &#224; d&#233;dommager Exxon pour le cas o&#249; la proc&#233;dure d'arbitration souhait&#233;e aboutirait &#224; une d&#233;cision favorable &#224; son &#233;gard. Entre-temps, le Venezuela consid&#232;re la proc&#233;dure comme du &#171; terrorisme judiciaire &#187;, tandis que la tension monte de part et d'autre, ce qui est une fa&#231;on d'amener les deux parties &#224; la table des n&#233;gociations. Chose certaine, les autres soci&#233;t&#233;s p&#233;troli&#232;res suivent de pr&#232;s l'&#233;volution de ce dossier qui ne conna&#238;tra aucun d&#233;nouement avant plusieurs ann&#233;es. Pour Caracas, la menace de couper ses approvisionnements p&#233;troliers aux &#201;tats-Unis est d'autant moins cr&#233;dible que ses exportations globales de p&#233;trole comptent pour 30 % dans la constitution de son PIB et pour 50 % de son assiette de revenus. Il s'agit donc l&#224; d'une arme &#224; double tranchant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE NATIONALISME RUSSE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la Russie, la situation reste paradoxale. L'ann&#233;e 2005 consacre une reprise en mains par l'&#201;tat de ses ressources &#233;nerg&#233;tiques : il redevient actionnaire majoritaire de Gazprom (51 %), fusionne Gazprom avec Sibneft, et Yungansknefetgaz est rachet&#233;e par Rosneft (qui appartient &#224; 100 % &#224; l'&#201;tat). Vladimir Poutine exige aussi le remboursement d'arri&#233;r&#233;s en taxes aux IOC pr&#233;sentes dans le pays, en plus de limiter leur participation dans les plus grands projets d'exploitation gaziers et p&#233;troliers annonc&#233;s. Les cas de contrats conjoints de production (PSA-Production Sharing Agreements) sont de plus en plus rares, m&#234;me s'ils subsistent quelques p&#233;troli&#232;res, comme Total et Statoil, qui sont associ&#233;es &#224; l'exploitation de gisements dans des endroits inhospitaliers (Chtokman) et qui devront de plus, c&#233;der leur participation &#224; Gazprom &#224; la fin de la premi&#232;re p&#233;riode d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shell et BP se sont aussi vues obliger de se retirer de l'exploitation de certains champs de p&#233;trole et de gaz russes, dont les b&#233;n&#233;fices seront plut&#244;t octroy&#233;s &#224; des compagnies pr&#232;s du pouvoir central, comme Lukoil et Gazprom. Cette derni&#232;re est par ailleurs aujourd'hui le plus grand producteur, propri&#233;taire et exportateur de gaz au monde. La capacit&#233; verticale de production de Gazprom - en aval, comme en amont - lui conf&#232;re un statut extr&#234;mement comp&#233;titif dans le march&#233; &#233;nerg&#233;tique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Russie &#233;pouse les lignes directrices des grandes soci&#233;t&#233;s multinationales en voulant int&#233;grer les activit&#233;s de ses soci&#233;t&#233;s depuis l'aval jusqu'&#224; l'amont, rachetant des pipelines, des installations portuaires et d'autres infrastructures de raffinage. Son contr&#244;le sur ses ressources en amont reste cependant entier et il existe peu d'exemples o&#249; pour des raisons fiscales et environnementales les majors n'ont pas &#233;t&#233; &#233;vinc&#233;es, avec, il est vrai, compensation pour les investissements d&#233;j&#224; consentis. Il s'agit donc d'un nationalisme &#233;conomique pur dans le cadre du respect des lois du libre-&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'INS&#201;CURIT&#201; CHINOISE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre ordre d'id&#233;es, &#233;tant confront&#233;es &#224; une croissance importante de la demande int&#233;rieure et &#224; une production domestique en baisse, les compagnies nationales de la Chine (notamment PetroChina, SINOPEC, China National Offshore Oil Corp. - CNOOC et China National Petroleum Corp. - CNPC) et de l'Inde (Oil and Natural Gas Corp. - ONGC) poursuivent pour leur part des strat&#233;gies proches de celles d&#233;velopp&#233;es par les majors : elles doivent engager une politique active d'acquisition &#224; l'&#233;tranger. Elles se sont donc progressivement internationalis&#233;es pour &#234;tre en mesure de fournir du p&#233;trole et du gaz &#224; leur march&#233; national. Mais, &#224; l'inverse des IOC, ces derni&#232;res peuvent r&#233;aliser des acquisitions en fonction de crit&#232;res plus souples d'investissements, ce qui leur procure un avantage compar&#233; net. Elles acceptent d&#233;sormais de former des alliances ou des joint ventures avec des IOC ou d'autres NOC lorsqu'elles ont besoin de technologies de pointe et l'expertise des majors pour le d&#233;veloppement de nouveaux gisements. &#192; telle enseigne, des investissements chinois de l'ordre de 4 &#224; 6 milliards de dollars au Venezuela, ce qui lui permettra d'&#234;tre associ&#233;e au d&#233;veloppement des sables bitumineux de la r&#233;gion d'Orinoco. D'autres partenariats sont r&#233;alis&#233;s avec des compagnies sp&#233;cialis&#233;es dans l'exploitation offshore voire avec d'autres pays d&#233;tenteurs de mati&#232;res premi&#232;res en &#233;change de projets de d&#233;veloppement &#224; caract&#232;re socio-&#233;conomique. La strat&#233;gie chinoise associe donc les lois du libre march&#233; &#224; l'ouverture &#224; des partenariats avec l'ouest, tout en restant fort comp&#233;titive sur le plan des ressources. Malheureusement pour Beijing, ses r&#233;serves de p&#233;trole sont faibles par rapport &#224; ses besoins, ce qui explique en grande partie son ins&#233;curit&#233; croissante en mati&#232;re d'approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon ce qui vient d'&#234;tre avanc&#233;, certaines NOC rivalisent d&#233;sormais avec les majors pour prendre position sur tous les march&#233;s p&#233;troliers (incluant aussi Petrobras du Br&#233;sil et Statoil de la Norv&#232;ge), alors que d'autres sont plut&#244;t au service de la politique de leurs &#201;tats propri&#233;taires, comme c'est le cas au Venezuela ou en Bolivie, ou encore, utilis&#233;es comme levier dans les n&#233;gociations pour asseoir leur puissance sur la sc&#232;ne internationale, comme c'est le cas pour la Russie. Les compagnies priv&#233;es deviennent de leur c&#244;t&#233; des contractuels pour le d&#233;veloppement des ressources en hydrocarbures, un r&#244;le auparavant tenu par les compagnies de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire du Moyen-Orient, dont les &#201;tats producteurs d'hydrocarbures membres de l'OPEP, n'ouvrent que partiellement aux majors l'acc&#232;s &#224; leurs ressources strat&#233;giques et cherchent avant tout &#224; maximiser la rentabilit&#233; financi&#232;re de leurs ressources strat&#233;giques. Le golfe de Guin&#233;e fait pleinement partie du segment concurrentiel de l'industrie p&#233;troli&#232;re internationale, o&#249; les IOC peuvent librement se livrer bataille. Les gouvernements africains, du fait des difficult&#233;s financi&#232;res auxquelles ils sont confront&#233;s, sont tr&#232;s favorables aux investissements &#233;trangers et ont, de ce fait, assoupli les l&#233;gislations et les r&#233;gimes fiscaux applicables aux IOC. Toutefois, l'exploitation offshore des ressources de la r&#233;gion exige la ma&#238;trise d'une technologie de pointe dont l'ampleur des investissements n&#233;cessaires oblige les op&#233;rateurs &#224; monter de vastes consortiums afin de partager les co&#251;ts et les risques des op&#233;rations. La Chine et, dans une moindre mesure l'Inde, y sont d'ailleurs en comp&#233;tition f&#233;roce avec les majors dans la recherche de nouveaux gisements &#224; exploiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, et ce, dans l'ensemble des diff&#233;rentes r&#233;gions o&#249; se trouvent les pays producteurs, m&#234;me si les compagnies nationales veulent ouvrir leur amont, elles ne le peuvent pas toujours, faute de ma&#238;trise technologique et de capacit&#233;s de financement suffisantes. La situation de la compagnie nationale mexicaine Pemex est &#224; ce titre, r&#233;v&#233;latrice. La compagnie finance environ le tiers du budget f&#233;d&#233;ral et ne peut investir que la moiti&#233; de ce qui serait n&#233;cessaire au renouvellement de ses r&#233;serves qui se situent pour la majorit&#233; dans l'offshore. Les zones de production qui restent &#224; explorer deviennent de plus en plus difficiles d'acc&#232;s, ce qui entra&#238;ne des d&#233;fis technologiques plus grands et les co&#251;ts des projets d'exploitation de gisements peuvent devenir astronomiques, comme le d&#233;montre la facture du grand projet de Sakhaline 2, dans l'extr&#234;me-Orient russe, qui est pass&#233;e de 10 &#224; 22 milliards $US, et celle de Kashagan au Kazakhstan, qui est pass&#233;e de 30 &#224; 140 milliards $US (Le Monde, 4 janvier 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de compte, il est certain que les d&#233;cisions commerciales et les strat&#233;gies des NOC vont avoir une incidence notoire sur les march&#233;s gazier et p&#233;trolier dans les ann&#233;es &#224; venir. Les buts et les priorit&#233;s des compagnies nationales diff&#232;rent g&#233;n&#233;ralement de ceux des IOC, mais cela ne signifie pas pour autant que des alliances ou des consortiums ne seraient pas b&#233;n&#233;fiques pour l'un et l'autre des camps. De fait, les IOC travaillent de plus en plus avec les NOC comme premier contractant sur des projets en fournissant une assistance technique, une expertise en mati&#232;re de gestion de l'exploitation des champs p&#233;troliers, en plus d'apporter le financement n&#233;cessaire &#224; l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'avenir, les IOC et les NOC vont collaborer et se rivaliser sur deux fronts : le premier sera celui du march&#233; international, alors que les compagnies nationales peuvent &#234;tre concurrentes et &#224; d'autres moments partenaires avec les IOC et le second, celui des march&#233;s sp&#233;cifiques &#224; chaque nation, o&#249; les NOC repr&#233;sentent l'&#201;tat et o&#249; les majors sont pour leur part plus que jamais des contractants et des partenaires et de moins en moins des entrepreneurs dans le d&#233;veloppement des ressources du pays h&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marilou GR&#201;GOIRE-BLAIS&lt;br&gt;
Professionnelle de recherche&lt;br&gt;
Chaire de recherche du Canada en relations internationales&lt;br&gt;
D&#233;partement de science politique, UQAM&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le r&#233;chauffement climatique : &#171; Une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187; (Ban Ki-moon)</title>
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		<dc:date>2007-11-19T10:24:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=319&#034;&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>

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&lt;p&gt;Marilou-Gr&#233;goire Blais. &#171; Le r&#233;chauffement climatique : &#171; Une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187; (Ban Ki-moon) &#187;, Le maintien de la paix, no. 85, octobre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; BULLETIN No 85 octobre 2007 LE R&#201;CHAUFFEMENT CLIMATIQUE &#171; Une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187; (Ban Ki-moon) &lt;br class='autobr' /&gt;
En remettant le premier volet de son quatri&#232;me rapport d'&#233;valuation en f&#233;vrier 2007, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marilou-Gr&#233;goire Blais. &#171; Le r&#233;chauffement climatique : &#171; Une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187; (Ban Ki-moon) &#187;, &lt;i&gt;Le maintien de la paix&lt;/i&gt;, no. 85, octobre 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;BULLETIN No 85&lt;br class='autobr' /&gt;
octobre 2007&lt;br class='autobr' /&gt;
LE R&#201;CHAUFFEMENT CLIMATIQUE&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187; (Ban Ki-moon)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En remettant le premier volet de son quatri&#232;me rapport d'&#233;valuation en f&#233;vrier 2007, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat (GIEC) a confirm&#233; avec 90 % de certitude une hausse des temp&#233;ratures comprise entre 1,1&#176; et 6,4&#176; Celsius d'ici 2100 par rapport &#224; 1900, suivant diff&#233;rents mod&#232;les de croissance plus ou moins polluants mis en &#339;uvre par les humains. Selon le deuxi&#232;me volet du rapport, pour sa part publi&#233; en avril 2007 et consacr&#233; aux cons&#233;quences du r&#233;chauffement climatique, les experts pr&#233;voient que deux degr&#233;s suppl&#233;mentaires auront des effets dramatiques pour la vie sur Terre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ph&#233;nom&#232;nes climatiques aggrav&#233;s : multiplication des temp&#234;tes, des inondations, des s&#233;cheresses ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bouleversement de nombreux &#233;cosyst&#232;mes, avec l'extinction de 20 &#224; 30 % des esp&#232;ces animales et v&#233;g&#233;tales, ainsi que des cons&#233;quences importantes pour les &#233;tablissements humains ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Crises (alimentaires, conflits, migration) li&#233;es aux ressources alimentaires en Asie, en Afrique, dans les zones tropicales et subtropicales ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dangers sanitaires : le changement climatique aura des impacts directs sur la transmission des maladies animales, susceptibles de pr&#233;senter des &#233;l&#233;ments pathog&#232;nes potentiellement dangereux pour les &#234;tres humains ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;placements de population : l'augmentation du niveau de la mer (18 &#224; 59 cm d'ici 2100) devrait provoquer l'inondation de certaines zones c&#244;ti&#232;res (notamment les deltas en Afrique et en Asie) et causer la disparition de pays entiers (Maldives, Tuvalu), provoquant d'importantes migrations (Voir le site du GIEC : &lt;a href=&#034;https://www.ipcc.ch&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ipcc.ch&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans apr&#232;s la Commission mondiale pour l'environnement et le d&#233;veloppement (Commission Brundtland), le quatri&#232;me rapport du Programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE) intitul&#233; &#171; L'environnement pour le d&#233;veloppement &#187; (GEO4), salue les avanc&#233;es de la communaut&#233; internationale dans le traitement de certains probl&#232;mes environnementaux, comme la r&#233;duction au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es de 95 % de la production de produits chimiques qui ab&#238;ment la couche d'ozone et la cr&#233;ation de nombreux instruments importants touchant des questions allant de la biodiversit&#233; et la d&#233;sertification au commerce des d&#233;chets dangereux et &#224; la modification des organismes vivants. Mais le rapport souligne toutefois que depuis la commission Brundtland, &#171; les menaces les plus graves pour la plan&#232;te, notamment le changement climatique, le taux d'extinction des esp&#232;ces et le d&#233;fi consistant &#224; alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux probl&#232;mes qui n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;solus et qui mettent l'humanit&#233; en danger. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le sait, la hausse des temp&#233;ratures est principalement due aux &#233;missions d'origine anthropique des gaz &#224; effet de serre (GES : dioxyde de carbone - CO2, m&#233;thane - CH4, oxyde nitreux - N2O, hydrofluorocarbones - HFC, hydrocarbures perfluor&#233;s - PFC et hexafluorure de soufre - SF6). Selon une &#233;tude men&#233;e par le Global Carbone Project, l'Universit&#233; d'East Anglia (UEA) et le British Antarctic Survey (BAS), publi&#233;e par l'Acad&#233;mie nationale des sciences des &#201;tats-Unis le 22 octobre 2007, les &#233;missions mondiales de CO2 ont atteint 9,9 milliards de tonnes en 2006, soit 35 % au-dessus des &#233;missions de 1990 (ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence pour le Protocole de Kyoto) ; des r&#233;sultats qui r&#233;visent &#224; la hausse les pr&#233;visions du GIEC. Selon Corinne le Q&#233;r&#233; de la British Antarctic Survey, &#171; la baisse de l'efficacit&#233; des puits mondiaux [&#171; puits &#187; naturels tels les for&#234;ts et les oc&#233;ans qui absorbent annuellement le quart des &#233;missions de CO2 &#224; l'&#233;chelle mondiale] laisse penser que la stabilisation de cette concentration sera encore plus difficile &#224; obtenir que ce l'on pensait jusqu'&#224; pr&#233;sent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le rapport du Groupe intergouvernemental, pour atteindre un niveau humainement g&#233;rable des effets du changement climatique, la temp&#233;rature globale ne doit pas d&#233;passer une moyenne de deux degr&#233;s Celsius des niveaux pr&#233;industriels. Les &#233;missions mondiales de GES devraient ainsi enregistrer une baisse allant jusqu'&#224; 50 % d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990. Dans cette perspective, ce sont &#224; la fois les pays d&#233;velopp&#233;s et les pays en d&#233;veloppement qui doivent s'engager &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de GES, et ce, dans une proportion de 60 &#224; 80 % pour les premiers et d'une fa&#231;on significative pour les seconds - s'ils acceptent des engagements. De facto, le probl&#232;me des changements climatiques devrait &#234;tre une priorit&#233; sur la sc&#232;ne internationale et ce, &#224; de multiples niveaux. Le 28 septembre 2007, lors d'une r&#233;union onusienne de haut niveau sur le changement climatique r&#233;unissant pr&#232;s de 80 chefs d'&#201;tats &#224; New York, le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies, Ban Ki-moon, d&#233;clarait qu'&#171; &#224; partir d'aujourd'hui, la question des changements climatiques ne sera plus principalement une pr&#233;occupation environnementale. Elle est devenue une question strat&#233;gique - une question politique centrale pour tous les gouvernements de la plan&#232;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux conf&#233;rences des Parties au protocole de Kyoto &#224; Montr&#233;al en 2005 et &#224; Nairobi en 2006, les balises semblaient mises en place pour les futures n&#233;gociations sur une gouvernance internationale du climat. Mais depuis la m&#234;me p&#233;riode, de nombreux &#201;tats - notamment les &#201;tats-Unis et l'Australie -, pr&#233;f&#232;rent n&#233;gocier des accords multilat&#233;raux non contraignants, en dehors du cadre de la Concention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de combattre le probl&#232;me pos&#233; par les &#233;missions de GES. Ainsi, malgr&#233; l'identification commune d'un probl&#232;me global, de profondes m&#233;sententes persistent au sein de la communaut&#233; internationale quant &#224; l'adoption d'un ordre de priorit&#233;s ou de moyens pertinents pour juguler le probl&#232;me du r&#233;chauffement climatique. Le PNUE rel&#232;ve pour sa part un &#171; manque remarquable d'empressement et une r&#233;ponse mondiale terriblement inad&#233;quate &#187;. Mais qu'en est-il plus pr&#233;cis&#233;ment ? Sommes-nous t&#233;moins de l'&#233;mergence d'une gouvernance globale du climat, d'une multitude d'initiatives volontaires refl&#233;tant les int&#233;r&#234;ts &#233;go&#239;stes des &#201;tats, ou encore une juxtaposition de ces deux processus pour l'instant parall&#232;les mais qui pourraient un jour devenir compl&#233;mentaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, 191 pays ont ratifi&#233; la CCNUCC adopt&#233;e au Sommet de la Terre &#224; Rio de Janeiro en 1992. Cette convention met en place un cadre global de lutte face au d&#233;fi pos&#233; par les changements climatiques et son objectif ultime est &#171; de stabiliser (&#8230;) les concentrations de GES dans l'atmosph&#232;re &#224; un niveau qui emp&#234;che toute perturbation anthropique dangereuse du syst&#232;me climatique. Il conviendra d'atteindre ce niveau dans un d&#233;lai suffisant pour que les &#233;cosyst&#232;mes puissent s'adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menac&#233;e et que le d&#233;veloppement &#233;conomique puisse se poursuivre d'une mani&#232;re durable &#187; (texte officiel de la CCNUCC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements signataires &#233;taient conscients que leur seul engagement &#224; la Convention ne suffisait pas pour combattre le d&#233;fi pos&#233; par les changements climatiques. Devant ce manque et apr&#232;s d'intenses n&#233;gociations, le protocole de Kyoto est adopt&#233; en 1997. &#192; ce jour ratifi&#233; par 175 pays - &#224; l'exception des &#201;tats-Unis et de l'Australie dans les pays industrialis&#233;s -, il est entr&#233; en vigueur en 2005. Le Protocole partage les m&#234;mes objectifs et principes que la Convention, mais la renforce de mani&#232;re significative puisque 35 pays industrialis&#233;s et la Communaut&#233; europ&#233;enne s'engagent dor&#233;navant &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de GES de 5,2 % en moyenne sous les niveaux de 1990 au cours de la premi&#232;re p&#233;riode d'engagement, soit entre 2008 et 2012. Les pays en d&#233;veloppement n'ont, pour leur part, aucune contrainte afin d'assurer la poursuite de leur d&#233;veloppement. Ce sont les 23 pays industrialis&#233;s les plus riches (Annexe II de la CCNUCC) qui doivent les assister techniquement et financi&#232;rement dans la r&#233;duction de leurs &#233;missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Protocole est le premier nstrument l&#233;galement contraignant destin&#233; &#224; lutter contre le changement climatique. Les actions devant &#234;tre engag&#233;es se concr&#233;tisent donc et engendrent des questions de plus en plus op&#233;rationnelles de la part des &#201;tats. Ces derniers sont par ailleurs tr&#232;s pr&#233;occup&#233;s par les co&#251;ts relatifs des mesures propos&#233;es et de ce fait, trois m&#233;canismes de flexibilit&#233; devant all&#233;ger les responsabilit&#233;s des pays industrialis&#233;s ont &#233;t&#233; &#233;bauch&#233;s lors des &#171; Accords de Marrakech &#187; en 2002 et int&#233;gr&#233;s au Protocole &#224; la Conf&#233;rence des parties tenue &#224; Montr&#233;al en 2005 (voir encadr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, &#224; titre d'incitatif financier, un march&#233; mondial du carbone pour les &#233;changes de cr&#233;dits d'&#233;mission de GES a &#233;t&#233; annonc&#233; en octobre 2007, &#224; Lisbonne, o&#249; quinze pays, &#201;tats am&#233;ricains et provinces canadiennes ont sign&#233; le Partenariat pour une strat&#233;gie internationale sur le carbone (International Carbon Action Partnership - ICAP). Cette entente vise explicitement &#224; mettre en place, &#224; l'&#233;chelle internationale, un march&#233; de cr&#233;dits d'&#233;missions de GES comme entendu par les &#171; Accords de Marrakech &#187;. L'ICAP aidera &#171; &#224; cr&#233;er un prix incitatif pour d&#233;velopper et utiliser des technologies propres et innovantes &#187; et &#171; encouragera les investisseurs priv&#233;s &#224; choisir des projets &#224; faible intensit&#233; de carbone &#187; (&lt;a href=&#034;https://www.icapcarbonaction.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.icapcarbonaction.com&lt;/a&gt;). &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union europ&#233;enne a pour sa part d&#233;j&#224; lanc&#233;, en janvier 2005, le march&#233; europ&#233;en d'&#233;change des permis d'&#233;missions (European Union Emissions Trading Scheme - EU ETS), un march&#233; qui a atteint, selon la Banque mondiale, 30 milliards de dollars en 2006 contre environ 13,5 milliards en 2005. Ces initiatives plaident clairement pour un syst&#232;me contraignant au niveau mondial, dans le cadre des objectifs et des principes de la CCNUCC, et les membres de l'ICAP affirment par ailleurs qu'un march&#233; international du CO2 garantirait &#171; des chances &#233;gales &#224; tous les secteurs concern&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;canismes de flexibilit&#233; du Protocole de Kyoto&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;canisme des &#233;changes d'&#233;missions : Durant la p&#233;riode 2008-2012, chaque pays de l'Annexe II re&#231;oit une quantit&#233; de permis correspondant &#224; sa cible d'&#233;missions annuelles sous le Protocole. Les droits d'&#233;mission inutilis&#233;s, en plus des cr&#233;dits obtenus dans le cadre de projets de protection du climat r&#233;alis&#233;s &#224; l'&#233;tranger peuvent &#234;tre &#233;chang&#233;s entre les pays de l'Annexe II.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;canisme de mise en application : Lorsque deux pays industrialis&#233;s tenus de limiter leurs &#233;missions r&#233;alisent un projet de r&#233;duction des GES, les droits d'&#233;mission du pays h&#244;te sont port&#233;s au cr&#233;dit du pays investisseur.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;canisme pour un d&#233;veloppement propre : Les pays autres que ceux vis&#233;s par l'Annexe II peuvent gagner des permis &#233;changeables en participant au m&#233;canisme de d&#233;veloppement propre. &#192; la diff&#233;rence de l'application conjointe, le partenaire est ici un pays en d&#233;veloppement sans obligation de r&#233;duction. Les droits d'&#233;mission ne sont donc pas transf&#233;r&#233;s entre les pays, mais cr&#233;&#233;s. Le pays investisseur a le droit d'&#233;mettre plus de gaz &#224; effet de serre sans que le pays h&#244;te ne donne la preuve d'un recul de ses &#233;missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La population humaine est d&#233;sormais si importante que &#034; la quantit&#233; de ressources n&#233;cessaires pour la faire vivre d&#233;passe les ressources disponibles ... l'empreinte de l'humanit&#233; est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacit&#233; biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne ...&#034; &#187;. (PNUE, octobre 2007)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rentes bourses du carbone ont aussi &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es dans plusieurs pays (&#201;tats-Unis, Br&#233;sil, Mexique, prochainement Montr&#233;al - selon les bonnes volont&#233;s du gouvernement Harper et dans quelques pays de l'Union europ&#233;enne). Ces initiatives &#233;manent du secteur priv&#233;, du secteur public ou de partenariats conclus entre les deux secteurs et se sont faites ind&#233;pendamment du cadre du protocole de Kyoto. Les entreprises s'y engagent sur une base volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze ans apr&#232;s l'accord &#224; Rio sur la CCNUCC, et dix ans apr&#232;s l'adoption du protocole de Kyoto (dont la premi&#232;re phase d'application vient &#224; terme dans un peu plus de quatre ann&#233;es), les &#233;missions de GES ont continu&#233; &#224; augmenter dans les pays industrialis&#233;s au cours de la p&#233;riode 2000-2004 de 11 % (Secr&#233;tariat de la CCNUCC : communiqu&#233; de presse du 30 octobre 2006). &#192; premi&#232;re vue, le projet de limiter l'augmentation de la temp&#233;rature &#224; 2&#176;C et de r&#233;duire, pour atteindre cet objectif, les &#233;missions mondiales de GES de 50 % d'ici 2050, semble compl&#232;tement irr&#233;aliste... Le sc&#233;nario de l'AIE qui aboutit &#224; la plus forte r&#233;duction d'&#233;mission de GES (&#171; Tech + 2050 &#187;) conduit ainsi en 2050 &#224; une baisse de 16% des &#233;missions par rapport &#224; leur niveau de 2003 (Voir le graphique ci-contre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario &#171; Baseline &#187; (tendanciel de base) correspond &#224; la poursuite des errements actuels. Il aboutit en 2050 &#224; un niveau d'&#233;missions inadmissible. Le sc&#233;nario &#171; Map &#187; suppose la mise en oeuvre r&#233;ussie des technologies dont on peut raisonnablement penser disposer &#224; horizon 2050. Le sc&#233;nario &#171; No CCS &#187; (capture et stockage du carbone non disponible) permet de mesurer l'impact d'un &#233;chec du d&#233;veloppement des techniques de capture/s&#233;questration du carbone. Le sc&#233;nario &#171; Low efficiency &#187; (basse efficacit&#233;) correspond &#224; une moins bonne am&#233;lioration de l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique. Enfin le sc&#233;nario &#171; Tech plus &#187; suppose le d&#233;veloppement important de nouvelles technologies (pile &#224; combustible, photovolta&#239;que, hydrog&#232;ne), hypoth&#232;se loin d'&#234;tre assur&#233;e &#224; cet horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Perspectives &#233;nerg&#233;tiques de la France &#224; l'horizon 2020-2050, Jean Syrota, pr&#233;sident de la Commission &#8220;&#201;nergie&#8221;, septembre 2007, p. 25, disponible &#224; l'adresse : &lt;a href=&#034;https://www.strategie.gouv.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.strategie.gouv.fr&lt;/a&gt;. (Commission &#233;nergie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments scientifiques des deux rapports pr&#233;cit&#233;s ne laissent aucun doute : le r&#233;chauffement de la plan&#232;te est bien r&#233;el et les gouvernements du monde entier semblent accepter ces faits sans pour autant vouloir s'engager pleinement. Pourtant, comme le d&#233;clarait Ban Ki-moon dans un communiqu&#233; de presse du 23 septembre 2007 : &#171; Ses cons&#233;quences [au changement climatique], si on n'intervient pas, pourraient &#234;tre d&#233;vastatrices sinon catastrophiques dans les quelques d&#233;cennies &#224; venir. Nous savons ce que nous avons &#224; faire. Nous avons des mesures et des technologies d'un co&#251;t abordable pour le faire. C'est maintenant, sans attendre, qu'il nous faut nous attaquer au probl&#232;me. &#187; Mais comment expliquer l'&#233;tat quasiment l&#233;thargique de la mise en &#339;uvre du Protocole ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explications sont nombreuses et complexes. Pour reprendre les propos du professeur Philippe Le Prestre (Objectif terre, vol. 9, no 3, 2007), le protocole de Kyoto rencontre non seulement des probl&#232;mes de l&#233;gitimit&#233; et d'efficacit&#233;, mais fait aussi face &#224; des blocages politiques. L'Australie et les &#201;tats-Unis - deux pays comptant pour plus du tiers des &#233;missions de GES dans le monde industrialis&#233; - ont refus&#233; de ratifier le protocole de Kyoto principalement pour cause d'une &#171; concurrence d&#233;loyale &#187; de la part des pays en transition. En effet, le protocole exempte des pays en transition comme la Chine, le Br&#233;sil et l'Inde de toutes contraintes dans leurs &#233;missions de GES et ce, malgr&#233; leur croissance &#233;conomique fulgurante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, au nom du principe des &#171; responsabilit&#233;s communes mais diff&#233;renci&#233;es &#187; de la Convention cadre , les pays &#233;mergents - notamment le G77, mais principalement la Chine et l'Inde - affirment que ce sont les pays industrialis&#233;s qui doivent enti&#232;rement assumer leurs responsabilit&#233;s historiques en r&#233;duisant leurs &#233;missions domestiques de GES tout en soutenant financi&#232;rement et techniquement les efforts entrepris par les pays en d&#233;veloppement. &#192; ces probl&#232;mes politiques ou &#233;thiques s'ajoutent aussi ceux de la complexit&#233; technique du Protocole (multiplication des rencontres officielles et informelles, nombreux acteurs impliqu&#233;s, &#8230;), et finalement, comme le pr&#233;sente Philippe Le Prestre, &#171; la question pour beaucoup de pays, notamment pour les pays les moins avanc&#233;s, est moins comment att&#233;nuer les &#233;missions de GES, qui est le propre du protocole de Kyoto, que comment faire face aux impacts des changements climatiques devenus in&#233;vitables &#187; (Ibid.). Selon John Drexhage, directeur de l'Institut international pour le d&#233;veloppement durable (IISD), la plus grande faiblesse de Kyoto a &#233;t&#233; sa mise en &#339;uvre politique trop charg&#233;e, o&#249; des objectifs ont &#233;t&#233; &#233;tablis sans qu'il y ait de consultations nationales pr&#233;alables quant &#224; savoir si les cibles fix&#233;es &#233;taient non seulement r&#233;alisables, mais pour conna&#238;tre aussi comment et &#224; quel co&#251;t il &#233;tait possible de les atteindre (John Drexhage, &#171; Climate Change and Global Governance Which Way Ahead ? &#187;, IISD, 2007 : &lt;a href=&#034;https://www.iisd.org/pdf/2007/geg_which_way_ahead.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.iisd.org/pdf/2007/geg_which_way...&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure actuelle, nous pouvons tout de m&#234;me affirmer que le Protocole et la CCNUCC ont &#233;t&#233; essentiels pour une sensibilisation de plus en plus pouss&#233;e de l'opinion publique mondiale qui fait par ailleurs des pressions croissantes sur ses gouvernements respectifs pour une action concr&#232;te qui donne des r&#233;sultats tangibles. L'institution onusienne a aussi, directement et indirectement, &#233;t&#233; indispensable &#224; la croissance des investissements dans les &#233;nergies propres partout dans le monde, notamment par la cr&#233;ation de march&#233;s et bourses du carbone, en plus des &#171; m&#233;canismes de flexibilit&#233; &#187; du Protocole. Il est vrai que les fronti&#232;res sont invisibles lorsque nous consid&#233;rons les effets du changement climatique et sous cet angle, il est ind&#233;niable que &#171; les politiques nationales ne suffisent pas &#187; (Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies : communiqu&#233; de presse 24 septembre 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet ordre d'id&#233;es, apr&#232;s le d&#233;p&#244;t du premier volet du quatri&#232;me rapport du GIEC, le Secr&#233;taire ex&#233;cutif de la CCNUCC, Yvo de Boer affirmait qu'&#171; il faut sans tarder conclure un nouvel accord international plus s&#233;v&#232;re sur les &#233;missions produites par les pays industrialis&#233;s, inciter les pays en d&#233;veloppement &#224; limiter leurs rejets de gaz &#224; effet de serre et favoriser l'adoption de mesures d'adaptation viables &#187; (Secr&#233;tariat de la CCNUCC : communiqu&#233; du 2 f&#233;vrier 2007). Dans le m&#234;me communiqu&#233;, M. de Boer demande &#171; d'acc&#233;l&#233;rer les n&#233;gociations et de laisser au vestiaire tout sentiment d&#233;faitiste. Selon lui, les politiques et technologies destin&#233;es &#224; combattre les cons&#233;quences du r&#233;chauffement climatique existent d&#233;j&#224; et leur mise en &#339;uvre est pr&#233;cis&#233;ment la raison d'&#234;tre de la Convention et du Protocole de Kyoto &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans nier l'importance de mieux r&#233;guler les &#233;missions de GES dans l'atmosph&#232;re, certains pays comme les &#201;tats-Unis et l'Australie pr&#233;f&#232;rent toutefois rester en dehors du cadre contraignant du protocole de Kyoto et lancer des initiatives environnementales nationales et/ou r&#233;gionales parall&#232;les. Selon certains analystes, ces deux nations tentent, depuis quelques ann&#233;es, de rallier des pays &#224; un nouveau cycle de conf&#233;rences sur le climat, tr&#232;s diff&#233;rent de celui ayant cours dans les enceintes des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, plusieurs pays - dont certains sont Parties au protocole - ont adh&#233;r&#233; &#224; des initiatives &#171; techniques &#187; et sans engagement, comme le Partenariat global pour l'&#233;nergie nucl&#233;aire (GNEP), le Forum directif pour le pi&#233;geage du carbone (CSLF - Carbon Sequestration Leadership Forum), le Partenariat m&#233;thane pour les march&#233;s, l'Association d'&#233;nergie renouvelable et d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique et le Partenariat international pour l'&#233;conomie reposant sur l'hydrog&#232;ne. Ou encore, en juillet 2005, est cr&#233;&#233; le Partenariat Asie-Pacifique sur le d&#233;veloppement propre et le climat (Asia-Pacific Partnership on Clean Development and Climat - APP) qui regroupe, depuis octobre 2007, sept &#201;tats (&#201;tats-Unis, Australie, Chine, Inde, Cor&#233;e du Sud, Japon et Canada). Cette entente ne comporte aucune contrainte, ni calendrier, ni engagement financier, et porte principalement sur la bonne volont&#233; de chaque &#201;tat membre pour la collaboration, la diffusion, le d&#233;veloppement et le transfert de nouvelles technologies propres . Un fait int&#233;ressant : alors que le premier ministre australien, John Howard, d&#233;clarait au moment de la seconde rencontre minist&#233;rielle de l'APP &#224; New Delhi en octobre 2007, que cette entente sur le climat (APP) serait &#171; sup&#233;rieure au protocole de Kyoto &#187;, le repr&#233;sentant du gouvernement chinois, Gao Guangsheng, affirmait pour sa part que &#171; ce partenariat est clairement compl&#233;mentaire &#224; la CCNUCC et au Protocole de Kyoto ; il doit mettre en &#339;uvre des mesures pour contrer le changement climatique selon les principes de la CCNUCC, plus particuli&#232;rement celui des &#171; responsabilit&#233;s communes mais diff&#233;renci&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis a affirm&#233;, lors de la conf&#233;rence internationale sur le climat convoqu&#233;e le 28 septembre dernier que selon lui, &#171; chaque nation doit trouver elle-m&#234;me le moyen de r&#233;duire ses &#233;missions, hors engagement international contraignant &#187;. Tout en se r&#233;f&#233;rant au Partenariat Asie-Pacifique, il a propos&#233; une &#171; nouvelle approche &#187; - annonc&#233;e &#224; la fin mai 2007 - qui vise &#171; &#224; concevoir un cadre international d'action sur la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique et le changement climatique d'ici &#224; 2008, ann&#233;e o&#249; les &#201;tats-Unis organiseront un sommet des chefs d'&#201;tat pour d&#233;finir des objectifs de r&#233;duction &#224; long terme &#187;. Cette initiative vient compl&#233;ter, selon le USInfo, &#171; les programmes nationaux, bilat&#233;raux, r&#233;gionaux et internationaux d&#233;j&#224; en place pour relever le grand d&#233;fi du changement climatique mondial et serait la preuve de la ferme d&#233;termination du pr&#233;sident Bush de prendre des mesures contre le changement climatique dans le monde &#187;. George W. Bush a encore r&#233;p&#233;t&#233; &#224; cette occasion que cette initiative serait balis&#233;e par le cadre de la Convention des Nations unies...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude de Sir Nicholas Stern, chef du service &#233;conomique du gouvernement britannique, publi&#233;e en octobre 2006 montre clairement que les cons&#233;quences &#233;conomiques de l'inaction de la communaut&#233; internationale seront catatrophiques. Selon lui, le produit int&#233;rieur brut mondial (PIB), pourrait subir, d'ici &#224; la fin du si&#232;cle, une baisse comprise entre 5 % et 20 % &#224; cause des effets du r&#233;chauffement climatique (le prix &#224; payer pour contrer ces tendances s'&#233;l&#232;verait &#224; plus de 7 500 milliards de dollars).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Ban Ki-moon, lors de la prochaine conf&#233;rence des Nations unies sur le climat qui se tiendra &#224; Bali en d&#233;cembre 2007, la communaut&#233; internationale doit s'accorder &#171; aussi vite que possible pour s'assurer qu'une politique globale soit en place d'ici 2012 &#187;. Toutes les nations du monde semblent s'accorder sur ce point et m&#234;me les &#201;tats-Unis et l'Australie ont affirm&#233; vouloir s'engager &#224; prendre part aux n&#233;gociations en 2009 dans le cadre d'un futur accord sur le climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain, &#224; tout le moins, que le futur trait&#233; devra &#234;tre suffisamment souple pour satisfaire diff&#233;rentes strat&#233;gies nationales en plus de r&#233;unir les principales &#233;conomies du monde (incluant les pays en transition). Les industries, notamment de l'&#233;nergie, devront aussi faire des efforts soutenus pour le d&#233;veloppement de technologies propres, non nocives pour la protection du &#171; bien commun &#187;. Les d&#233;cideurs, tant politiques qu'&#233;conomiques, &#224; la fois dans les secteurs publics et priv&#233;s, tout comme les industries &#339;uvrant dans le domaine des ressources naturelles, comme dans celui de l'&#233;nergie, doivent dor&#233;navant participer activement &#224; la red&#233;finition de nos modes de consommation et de production. Des transformations fondamentales des structures &#233;conomiques et sociales qui impliquent des changements dans les styles de vie sont dor&#233;navant incontournables pour la survie de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais&lt;br class='autobr' /&gt;
Professionnelle de recherche&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaire de recherche du Canada en relations internationales&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;partement de science politique, UQAM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous les num&#233;ros de la collection &lt;i&gt;Le maintien de la paix&lt;/i&gt; sont &lt;a href=&#034;https://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/cepes_bulletins.php3?id_mot=23&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;disponibles ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;sastres naturels : une &#171; loterie humanitaire &#187; ?</title>
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		<dc:date>2006-03-02T15:50:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=319&#034;&gt;Marilou Gr&#233;goire-Blais&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Le monde</dc:subject>

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&lt;p&gt;Bulletin Le maintien de la paix, no 79 f&#233;vrier 2006. Les d&#233;sastres naturels : une &#171; loterie humanitaire &#187; ? Par Marilou Gr&#233;goire-Blais.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Centre d'&#233;tudes des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233; (CEPES)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bulletin Le maintien de la paix, no 79 f&#233;vrier 2006. Les d&#233;sastres naturels : une &#171; loterie humanitaire &#187; ? Par Marilou Gr&#233;goire-Blais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Canada et la s&#233;curit&#233; maritime : le plus grand littoral du monde, le moins bien d&#233;fendu</title>
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		<title>S&#233;curit&#233; maritime et terrorisme</title>
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		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits</dc:subject>
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		<title>Le &#034;far-west&#034;chinois sous le joug de l'islamisme radical ?</title>
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		<dc:subject>Asie</dc:subject>
		<dc:subject>Bulletin du maintien de la paix</dc:subject>
		<dc:subject>Conflits</dc:subject>
		<dc:subject>Identit&#233;</dc:subject>
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