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	<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
	<link>https://ceim.uqam.ca/</link>
	<description>Le CEIM r&#233;unit des chercheurs de r&#233;putation internationale sp&#233;cialistes de l'&#233;conomie politique des processus d'int&#233;gration et de mondialisation. Les th&#232;mes les plus importants d&#233;velopp&#233;s au CEIM sont : le r&#233;gionalisme, les institutions &#233;conomiques internationales, le commerce et l'investissement, le lien commerce-travail, la concurrence, les transformations du secteur des communications, les dimensions sociales et culturelles de la mondialisation.</description>
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		<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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		<title>Trump et nous. La r&#233;surgence du nationalisme &#233;conomique, les n&#233;gociations commerciales et l'agenda &#171; progressiste &#187; : enjeux et strat&#233;gies</title>
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		<dc:date>2019-03-21T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=893&#034;&gt;St&#233;phane Paquin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=1380&#034;&gt;Hubert Rioux&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>


		<dc:subject>Politique et n&#233;gociations commerciales</dc:subject>
		<dc:subject>Grands &#233;v&#233;nements</dc:subject>

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&lt;p&gt;Trump et nous. La r&#233;surgence du nationalisme &#233;conomique, les n&#233;gociations commerciales et l'agenda &#171; progressiste &#187; : enjeux et strat&#233;gies Conf&#233;rence internationale du GERIQ qui aura lieu &#224; L'ENAP Quand ? Du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2019 O&#249; ? Auditorium de l'&#201;cole nationale d'administration publique 4750, avenue Henri-Julien, Montr&#233;al, Local 4037 &#224; 2 minutes des m&#233;tros Laurier et Mont-Royal (ligne orange) &lt;br class='autobr' /&gt;
Accessible aux fauteuils roulants &lt;br class='autobr' /&gt;
Inscription obligatoire sur Eventbrite (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;&#201;v&#233;nements - Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=41" rel="tag"&gt;Politique et n&#233;gociations commerciales&lt;/a&gt;,  
&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=mot-ceim&amp;id_mot=297" rel="tag"&gt;Grands &#233;v&#233;nements&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://ceim.uqam.ca/db/local/cache-vignettes/L150xH89/arton11647-a3326.png?1757013104' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='89' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trump et nous. La r&#233;surgence du nationalisme &#233;conomique, les n&#233;gociations commerciales et l'agenda &#171; progressiste &#187; : enjeux et strat&#233;gies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conf&#233;rence internationale du &lt;a href=&#034;https://cirricq.org/geriq/a-propos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GERIQ&lt;/a&gt; qui aura lieu &#224; L'&lt;a href=&#034;http://www.enap.ca/enap/fr/accueil.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ENAP&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Quand ?	&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2019&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;O&#249; ?&lt;/strong&gt;	&lt;br class='autobr' /&gt;
Auditorium de l'&#201;cole nationale d'administration publique&lt;br class='autobr' /&gt;
4750, avenue Henri-Julien, Montr&#233;al, Local 4037&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; 2 minutes des m&#233;tros Laurier et Mont-Royal (ligne orange)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accessible aux fauteuils roulants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.eventbrite.ca/e/billets-trump-et-nous-comprendre-laceum-58035614084&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inscription obligatoire sur Eventbrite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Co&#251;t	Gratuit, inscription ci-haut&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mise en contexte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2017, le gouvernement du Canada se fait le promoteur d'un agenda &#171; progressiste &#187; en mati&#232;re de commerce international. Le gouvernement Trudeau pr&#244;ne un commerce mondial (et r&#233;gional) plus &#233;quitable qui serait au service de la classe moyenne et des plus vuln&#233;rables. Afin de mettre en &#339;uvre ce projet, le Canada tente d'imposer de nouvelles clauses &#171; sociales &#187; et &#171; environnementales &#187; aux accords de libre-&#233;change. Le gouvernement du Canada souhaite r&#233;former les trait&#233;s commerciaux sur plusieurs aspects, que ce soit sur les droits des travailleurs, l'environnement et les changements climatiques, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes ou les droits des Premi&#232;res nations. Cet agenda progressiste comptait parmi les th&#232;mes du Sommet du G7 dont le Canada f&#251;t l'h&#244;te en 2018. Or, cet agenda tranche sensiblement avec le populisme ambiant et le retour du nationalisme &#233;conomique puis du protectionnisme aux &#201;tats-Unis et ailleurs dans le monde. Il tranche &#233;galement avec certaines des pratiques commerciales du Canada lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, quelques jours apr&#232;s son entr&#233;e en fonctions, le Pr&#233;sident Trump a sign&#233; un d&#233;cret pr&#233;sidentiel mettant fin &#224; la participation des &#201;tats-Unis au Partenariat transpacifique (PTP). Ce trait&#233;, que l'on consid&#233;rait (non sans motivations &#171; nationalistes &#187;, d'ailleurs) devoir faire contrepoids &#224; la Chine, avait &#233;t&#233; sign&#233; en 2015 par douze pays de l'Asie et du Pacifique repr&#233;sentant 40 % de l'&#233;conomie mondiale, dont le Canada et les &#201;tats-Unis. &#192; la suite du retrait de ces derniers, le Canada a particip&#233; &#224; des discussions avec les dix autres partenaires du trait&#233; initial en vue de la conclusion d'un nouveau &#171; Partenariat transpacifique global et progressiste &#187; comprenant de nouvelles exceptions en mati&#232;re de culture, de propri&#233;t&#233; intellectuelle, et d'investissements &#233;trangers. Or, la volont&#233; du Canada d'en venir &#224; un tel accord rel&#232;ve aussi en partie d'un repositionnement commercial strat&#233;gique vers l'Asie en r&#233;action &#224; la mont&#233;e du protectionnisme am&#233;ricain, repositionnement qui n'est pas &#233;tranger &#224; ses positions contradictoires sur l'environnement, les droits des Premi&#232;res nations, et le projet de pipeline Trans-Mountain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des premiers mois de sa pr&#233;sidence, Donald Trump a &#233;galement impos&#233; &#224; ses partenaires canadien et mexicain une ren&#233;gociation de l'Accord de libre-&#233;change nord-am&#233;ricain (AL&#201;NA), qui constituait selon lui le &#171; pire accord commercial de tous les temps &#187;. Rappelons cependant que ce n'est pas la premi&#232;re fois que le Canada et le monde font face aux vell&#233;it&#233;s protectionnistes des &#201;tats-Unis. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, l'administration Reagan avait consid&#233;r&#233; les pratiques commerciales du Japon, de l'Europe et des nouveaux pays industrialis&#233;s d'Asie comme &#233;tant &#224; l'origine des difficult&#233;s &#233;conomiques des &#201;tats-Unis. Pensons &#233;galement au proc&#232;s men&#233; contre le Mexique, la Chine et l'AL&#201;NA lors des &#233;lections pr&#233;sidentielles qui devaient mener Bill Clinton (1992) et Barack Obama (2007) &#224; la Maison-Blanche. Les propos de l'adversaire de Clinton, Ross Perot, &#233;voquant ce &#171; gigantesque bruit de succion &#187; (giant sucking sound) des relocalisations au Mexique, ou ceux d'Obama lui-m&#234;me qui parlait de l'AL&#201;NA comme d'un accord &#171; injuste &#187; pour les travailleurs et n'ayant jamais b&#233;n&#233;fici&#233; aux &#201;tats-Unis r&#233;sonnaient d'ailleurs encore lors de la campagne de 2016. L'agenda &#171; progressiste &#187; canadien rappelle par ailleurs l'exigence, de la part des &#201;tats-Unis sous Bill Clinton, de rouvrir l'AL&#201;NA pour y ajouter deux accords parall&#232;les sur l'environnement et le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 juin 2016, de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, une faible majorit&#233; de Britanniques a vot&#233; pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union europ&#233;enne. Dans la foul&#233;e de ce vote le gouvernement britannique actuel, dirig&#233; par Theresa May, d&#233;fend une posture passablement radicale en pr&#244;nant un retrait complet du pays tant de l'Union douani&#232;re que du March&#233; unique europ&#233;ens, &#224; la faveur de nouvelles n&#233;gociations commerciales &#171; bilat&#233;rales &#187; avec les &#201;tats-Unis et les pays du Commonwealth, notamment. &#192; la lumi&#232;re de ces r&#233;cents &#233;v&#233;nements, l'avenir du libre-&#233;change ne semble pas reluisant. Malgr&#233; les discours plus positifs du Premier ministre canadien Justin Trudeau, de la Chanceli&#232;re allemande Angela Merkel ou encore du Pr&#233;sident fran&#231;ais Emmanuel Macron, le pessimisme quant au libre-&#233;change est partout palpable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tout de m&#234;me paradoxal de constater que l'un des plus grands d&#233;fenseurs du libre-&#233;change dans le monde dirige une dictature communiste dont une part non-n&#233;gligeable de l'&#233;conomie nationale rel&#232;ve de soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat et d'investissements publics massifs. Le pr&#233;sident chinois Xi Jinping, lors du discours d'ouverture du Forum &#233;conomique mondial de Davos en 2017, s'est ainsi fait le d&#233;fenseur de la mondialisation et de la lib&#233;ralisation des &#233;changes. Selon lui, &#171; la mondialisation &#233;conomique a propuls&#233; la croissance mondiale, facilit&#233; la circulation des biens et du capital, permis l'avancement de la science, de la technologie et de la civilisation et facilit&#233; les interactions entre les peuples &#187;. D'autres leaders mondiaux, comme le Premier ministre du Japon Shinzo Abe, ont pr&#233;f&#233;r&#233; faire profil bas et privil&#233;gier les contacts bilat&#233;raux directs avec le nouveau Pr&#233;sident am&#233;ricain pour lui rappeler les liens &#233;conomiques et s&#233;curitaires qui unissent leurs pays. Dans tous les cas toutefois, les int&#233;r&#234;ts &#171; nationaux &#187; semblent d&#233;sormais primer sur les principes lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'agenda progressiste du Canada tranche sensiblement avec le virage de plus en plus nationaliste et protectionniste qui caract&#233;rise l'&#233;conomie politique internationale depuis 2008. L'objectif de cette conf&#233;rence est de faire le point sur ce que repr&#233;sente dans les faits l'agenda commercial &#171; progressiste &#187; du gouvernement du Canada, puis sur les mani&#232;res dont la r&#233;surgence du nationalisme &#233;conomique &#8211; notamment aux &#201;tats-Unis, en Europe et en Asie &#8211; force le Canada et les autres pays industrialis&#233;s &#224; repenser leurs strat&#233;gies commerciales. Ces questions y seront trait&#233;es sous diff&#233;rents angles &#8211; th&#233;oriques, historiques, commerciaux, fiscaux, juridiques, politiques, diplomatiques, s&#233;curitaires, environnementaux, syndicaux et sociaux &#8211; par les plus grands experts qu&#233;b&#233;cois, canadiens, am&#233;ricains, mexicains, europ&#233;ens et asiatiques de ces domaines. Cette conf&#233;rence se veut ainsi l'un des premiers points de rencontre des chercheurs travaillant sur le commerce international et le nationalisme &#233;conomique, dans un contexte o&#249; il est d&#233;sormais impossible d'&#233;voquer l'un sans &#233;voquer l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Context&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Since 2017, the Government of Canada is promoting a &#8220;progressive&#8221; agenda in international trade. Canada is indeed officially encouraging a more equitable, &#8220;middle-to-lower-class&#8221; centered approach to world trade and regional trade. To implement such an approach, Canada is trying to include new social and environmental dispositions to it free-trade agreements. The Canadian government hopes to reform commercial treaties on a number of aspects, such as working conditions, environmental protection, gender equality, and the rights of First Nations. This &#8220;progressive&#8221; trade agenda was, for instance, among the themes of the Canadian G7 Summit held in 2018. Yet, this agenda clashes with the rise of populism and the resurgence of economic nationalism in the US and around the globe. Besides, it also clashes with some of the trade practices of Canada itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Shortly after President Donald Trump entered office for example, a presidential decree was signed which ended the United States' participation in the Trans-Pacific Partnership (TPP). This treaty (not devoid of nationalist motivations in the first place) was notably devised as a counterweight against China and was signed in 2015 by twelve countries in Asia and the Pacific, including Canada and the US, which together represented 40% of the world's GDP. Following the withdrawal of the US, Canada partook in new discussions with the ten other partners of the original agreement to conclude a new &#8220;Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP) including additional exceptions on culture, intellectual property, and foreign investment. On the other hand, Canada's wish to conclude such a multilateral deal also reflected its own, strategic commercial repositioning toward Asia in reaction to the rise of American protectionism, a repositioning which can help explain some of its contradictory positions on the environment, the rights of First Nations, and the Trans-Mountain pipeline project.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; During the first months of its presidency moreover, Trump imposed a renegotiation of the North American Free Trade Agreement (NAFTA), presented as the &#8220;worst trade deal of all time,&#8221; on its Canadian and Mexican partners. It should be recalled, however, that this is not the first time that Canada and the world have to face the US' protectionist inclinations. In the early to mid-1980s, the Reagan administration considered the trade practices of Japan, Europe and the &#8220;Asian Tigers&#8221; as detrimental to the US economy. Harsh criticisms were also addressed to Mexico, China and NAFTA during the presidential elections which saw Bill Clinton (1992) and Barack Obama (2007) elected to the White House. The words of Clinton's adversary, Ross Perot, evoking the &#8220;giant sucking sound&#8221; of jobs leaving for Mexico, or the words of Obama himself describing NAFTA as &#8220;unjust&#8221; for workers and as having never benefited the US, were still resonating during the last presidential campaign. Canada's &#8220;progressive&#8221; agenda, besides, is reminiscent of the Clinton administration's insisting on reopening NAFTA to include parallel agreements on working standards and the environment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On the other side of the Atlantic, on June 23rd, 2016, a slight majority of British citizens voted in favor of the withdrawal of the United Kingdom from the European Union. Following this referendum, the British government currently headed by Theresa May adopted an aggressive posture by promoting the UK's complete withdrawal from both the EU's Customs Union and Single Market, and by prioritizing new &#8220;bilateral&#8221; negotiations with the US and Commonwealth countries, notably. Despite the positive discourses of Canadian Prime Minister Trudeau, German Chancellor Merkel, or French President Macron, pessimism with regards to free trade is palpable everywhere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxically we are witnessing a communist dictatorship, of which a large part of the economy is dependent on state corporations and public investment, become one of the most important proponents of free trade. Chinese President Xi Jinping, indeed, presented himself as a fervent advocate of globalization and trade liberalization in its opening speech at the 2017 World Economic Forum in Davos. According to him, &#8220;globalization has powered global growth and facilitated movement of goods and capital, advances in science, technology and civilization, and interactions among peoples.&#8221; Other world leaders, such as Japan's Prime Minister Shinzo Abe, opted for a low-profile approach and prioritized direct bilateral contacts with the new American President to remind him of the economic and security interest linking their countries. In any case however, &#8220;national&#8221; interests now seem to override liberal principles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; In this context, Canada's &#8220;progressive&#8221; agenda seems to clash with the increasingly nationalist and protectionist turn that characterizes international political economy since 2008. The objective of this conference is to take stock of the true meaning of such an agenda, and of the ways in which the resurgence of economic nationalism &#8211; in the US, Europe and Asia &#8211; is forcing Canada and other industrialized countries to rethink their commercial strategies. These issues will be addressed from different angles &#8211; theoretical, historical, commercial, fiscal, legal, political, diplomatic, military, environmental, and social &#8211; by foremost experts from Quebec, Canada, the US, Mexico, Europe, and Asia. This conference is thus meant to be one of the first meeting points for academics working on international trade and economic nationalism, in a context where it has become impossible to invoke one without invoking the other.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://cirricq.org/act/trump-et-nous-la-resurgence-du-nationalisme-economique-les-negociations-commerciales-et-lagenda-progressiste-enjeux-et-strategies/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;VOIR LE PROGRAMME EN LIGNE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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