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	<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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	<description>Les travaux de la Chaire sont ancrés dans les champs de la philosophie politique et de la philosophie du droit sous un horizon interdisciplinaire et visent à répondre aux différentes facettes du mandat fondateur des Chaires de philosophie de l’UNESCO : jouer un rôle de leadership, rassembler autour de thèmes fédérateurs illustrant, défendant et faisant partager au plus grand nombre possible, la nature, l’importance et les effets éthiques, politiques et sociaux de la pensée critique et de la réflexion philosophique.</description>
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		<title>Chaire UNESCO d’études des fondements philosophique de la justice et de la société démocratique | UQAM</title>
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		<title>Ha&#239;ti : une d&#233;mocratie sans &#233;lections ni institutions ?</title>
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		<dc:date>2015-02-12T15:15:25Z</dc:date>
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-unesco&amp;id_auteur=1231&#034;&gt;Nicol&#225;s Pedro Falomir Lockhart&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis le 12 janvier dernier, le Parlement ha&#239;tien ne compte plus que dix repr&#233;sentants l&#233;galement &#233;lus toujours en fonction. D&#251; aux reports successifs des &#233;lections l&#233;gislatives, le Parlement est d&#233;sormais caduc. En cons&#233;quence, le pr&#233;sident Michel Martelly doit maintenant gouverner par d&#233;cret, alors que la soci&#233;t&#233; civile fait entendre son m&#233;contentement. Cette situation ne peut toutefois pas &#234;tre imput&#233;e enti&#232;rement aux Ha&#239;tiens, puisque la communaut&#233; internationale semble faire de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Observatoire des Am&#233;riques (ODA)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 12 janvier dernier, le Parlement ha&#239;tien ne compte plus que dix repr&#233;sentants l&#233;galement &#233;lus toujours en fonction. D&#251; aux reports successifs des &#233;lections l&#233;gislatives, le Parlement est d&#233;sormais caduc. En cons&#233;quence, le pr&#233;sident Michel Martelly doit maintenant gouverner par d&#233;cret, alors que la soci&#233;t&#233; civile fait entendre son m&#233;contentement. Cette situation ne peut toutefois pas &#234;tre imput&#233;e enti&#232;rement aux Ha&#239;tiens, puisque la communaut&#233; internationale semble faire de l'aveuglement volontaire relativement &#224; ces violations des principes d&#233;mocratiques fondamentaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un pass&#233; agit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;mocratie ha&#239;tienne demeure tr&#232;s r&#233;cente. Ce n'est qu'apr&#232;s la dictature des Duvalier &#8211; Papa Doc (1957-1971) et B&#233;b&#233; Doc (1971-1986) &#8211; puis d'une succession de pr&#233;sidents issus des forces arm&#233;es que le pays a eu, en 1990, son premier pr&#233;sident d&#233;mocratiquement &#233;lu, Jean-Bertrand Aristide. Son parcours institutionnel a malgr&#233; tout &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233; par beaucoup d'instabilit&#233;. Un an apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, le pr&#233;sident Aristide est renvers&#233; par un nouveau coup d'&#201;tat militaire. Ha&#239;ti vit alors trois ans de terreur et de r&#233;pression jusqu'en 1994, alors que M. Aristide est r&#233;tabli au pouvoir afin de terminer son mandat. En 1996, Jean-Bertrand Aristide devient le premier pr&#233;sident &#233;lu &#224; passer le pouvoir &#224; un autre pr&#233;sident &#233;lu, Ren&#233; Pr&#233;val, qui devient &#224; son tour le premier pr&#233;sident &#224; compl&#233;ter un mandat. En 2000, Jean-Bertrand Aristide est r&#233;&#233;lu lors d'&#233;lections dont le taux d'abstention est estim&#233; &#224; 90% par l'ONU. Cette faible l&#233;gitimit&#233; du pr&#233;sident a rapidement donn&#233; lieu &#224; un conflit social qui a atteint son paroxysme en 2004, lorsque Jean-Bertrand Aristide fut contraint de quitter le pays sous l'escorte des forces sp&#233;ciales &#233;tats-uniennes. Depuis, la sant&#233; d&#233;mocratique du pays continue de se d&#233;t&#233;riorer, en d&#233;pit de la r&#233;&#233;lection de Ren&#233; Pr&#233;val, en 2006, et de l'&#233;lection de Michel Martelly en 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux ph&#233;nom&#232;nes semblent aujourd'hui marquer la vie institutionnelle du pays : la fragmentation politique et le d&#233;clin du respect des droits humains. Par comble de malchance, on doit ajouter &#224; cela les graves cons&#233;quences du s&#233;isme du 12 janvier 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fragmentation politique &lt;br class='autobr' /&gt;
En Ha&#239;ti, il y a actuellement dix-huit partis repr&#233;sent&#233;s &#224; la Chambre des d&#233;put&#233;s et sept au S&#233;nat, mais la plupart d'entre eux ne comptent qu'un &#233;lu. Aussi, il existe plus d'une centaine de partis remplissant les conditions pour s'impliquer l&#233;galement dans la vie politique. Ce manque de grands partis politiques structurant la vie institutionnelle du pays conditionne donc son fonctionnement &#224; la construction d'alliances entre plusieurs petits partis. De plus, ces coalitions se b&#226;tissent souvent autour du charisme de certains leaders, ce qui favorise la personnalisation de la politique. Ceci a notamment &#233;t&#233; le cas de Michel Martelly, ancien chanteur populaire, qui au moment de prendre le pouvoir, n'avait que trois d&#233;put&#233;s issus de son parti, Repons peyizan. Bien &#233;videmment, les fronti&#232;res de ces coalitions changent au rythme des int&#233;r&#234;ts de leurs leaders. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cons&#233;quences d'une telle fragmentation ne sont pas n&#233;gligeables. D'une part, les citoyens sont priv&#233;s de la possibilit&#233; de choisir entre des plateformes politiques clairement d&#233;finies, ce qui m&#232;ne &#224; une forme de divorce entre les attentes de la population et les &#233;lus. D'autre part, ces coalitions aux fronti&#232;res diffuses entravent le bon fonctionnement de l'&#201;tat. Non seulement elles ne sont pas en mesure d'&#233;laborer des politiques publiques de base, mais elles prennent les institutions de l'&#201;tat en otage. En effet, ces coalitions de petits partis, souvent cr&#233;&#233;es pour &#234;tre au service d'int&#233;r&#234;ts purement personnels, permettent de confier l'administration de diverses institutions &#224; certains individus en &#233;change de leur appui politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vide institutionnel et &#233;lections report&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lection de Michel Martelly un peu plus d'un an apr&#232;s le s&#233;isme de 2010 a suscit&#233; un grand espoir au sein de la population, tant en ce qui a trait &#224; la reconstruction du pays qu'en raison de son discours de d&#233;nonciation des &#233;lites traditionnelles comme &#233;tant les principales responsables du mauvais fonctionnement du pays. Or, les conditions sociales peinent &#224; s'am&#233;liorer. Plus de 70% de la population vit toujours avec moins de deux dollars par jour et l'ins&#233;curit&#233; fait encore partie de la r&#233;alit&#233; de nombreux Ha&#239;tiens. Aussi, le pays n'a toujours pas de maires ou de repr&#233;sentants territoriaux &#233;lus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement n'est toutefois pas le seul pouvoir affect&#233; par cette situation. &#192; titre d'exemple, le pr&#233;sident des deux institutions sup&#233;rieures du pouvoir judiciaire &#8211; le Conseil Sup&#233;rieur et la Cour de Cassation &#8211; Me Anel Alexis Joseph, a quitt&#233; son poste au d&#233;but du mois de janvier. Sa d&#233;mission &#233;tait demand&#233;e depuis 2012 en raison d'all&#233;gations d'irr&#233;gularit&#233;s relativement &#224; sa nomination. C&#244;t&#233; l&#233;gislatif, le panorama est tout aussi marqu&#233; par l'instabilit&#233;. Le refus par l'opposition d'ent&#233;riner la d&#233;signation par d&#233;cret des membres du Conseil &#201;lectoral Permanent, entit&#233; cens&#233;e organiser les &#233;lections, a retard&#233; la tenue d'&#233;lections l&#233;gislatives. Pr&#233;vues initialement pour 2012 puis pour 2013 avant d'&#234;tre remises &#224; octobre 2014, elles ont finalement &#233;t&#233; report&#233;es &#224; un moment ind&#233;termin&#233;. De plus, le Parlement &#233;tant devenu caduc depuis le 12 janvier dernier, seulement dix parlementaires ont des mandats encore en vigueur, un nombre insuffisant pour assurer le bon fonctionnement des institutions selon la Constitution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nouveau gouvernement et responsabilit&#233; internationale&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 19 janvier, un nouveau gouvernement dit &#171; de consensus &#187; a &#233;t&#233; form&#233; afin de d&#233;bloquer la situation. Son manque de l&#233;gitimit&#233; est n&#233;anmoins flagrant. En termes l&#233;gaux, la nomination du nouveau premier ministre ne peut pas &#234;tre ratifi&#233;e par le Parlement, car celui-ci ne peut obtenir le quorum. En termes politiques, il est difficile d'en arriver &#224; un r&#233;el &#171; consensus &#187; sans inclure le principal parti d'opposition, Unit&#233;, qui disposait de 35 des 99 d&#233;put&#233;s ha&#239;tiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours des derniers mois, ces graves violations aux principes d&#233;mocratiques n'ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;es que de fa&#231;on plut&#244;t ch&#233;tive par la communaut&#233; internationale. L'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (O&#201;A), par exemple, n'a jusqu'&#224; pr&#233;sent eu que des r&#233;ponses timides. La Charte d&#233;mocratique interam&#233;ricaine consid&#232;re la tenue r&#233;guli&#232;re d'&#233;lections, l'implication citoyenne dans la vie politique, la division des pouvoirs ainsi que le respect de l'ordre constitutionnel comme r&#232;gles de base de la d&#233;mocratie. Malgr&#233; le fait qu'aucune de ces r&#232;gles ne soit respect&#233;e en Ha&#239;ti, l'O&#201;A consid&#232;re qu'il n'y a ni rupture ni alt&#233;ration de l'ordre d&#233;mocratique dans le pays. Par cons&#233;quent, aucune sanction n'a &#233;t&#233; impos&#233;e. Les seules r&#233;actions de l'organisation ont &#233;t&#233; des d&#233;clarations d'appui &#224; la d&#233;mocratie et plus r&#233;cemment, certaines tentatives de dialogues men&#233;es par son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral entre les divers partis impliqu&#233;s ont eu lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
En toute &#233;vidence, les pays de l'h&#233;misph&#232;re n'osent pas contester la position des &#201;tats-Unis de continuer &#224; travailler avec les autorit&#233;s en place, sous le pr&#233;texte de vouloir sauvegarder les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s depuis le s&#233;isme, et ce, malgr&#233; le besoin pressant et constitutionnel d'organiser des &#233;lections. Paradoxalement, Washington, qui a par le pass&#233; souvent remis en question la qualit&#233; d&#233;mocratique d'autres pays de la r&#233;gion pour bien moins, semble cette fois-ci ne pas s'inqui&#233;ter outre mesure du vide institutionnel cr&#233;&#233; par la non-tenue d'&#233;lections. Tout semble indiquer que la d&#233;mocratie est parfois une condition mall&#233;able, selon les int&#233;r&#234;ts des puissances concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicol&#225;s Pedro Falomir Lockhart &#8211; Candidat au doctorat en &#233;tudes internationales &#224; l'Universit&#233; Laval et auxiliaire de recherche au Centre d'&#233;tudes interam&#233;ricaines (CEI)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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