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	<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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	<description>Le CEIM r&#233;unit des chercheurs de r&#233;putation internationale sp&#233;cialistes de l'&#233;conomie politique des processus d'int&#233;gration et de mondialisation. Les th&#232;mes les plus importants d&#233;velopp&#233;s au CEIM sont : le r&#233;gionalisme, les institutions &#233;conomiques internationales, le commerce et l'investissement, le lien commerce-travail, la concurrence, les transformations du secteur des communications, les dimensions sociales et culturelles de la mondialisation.</description>
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		<title>Centre d'&#233;tudes sur l'int&#233;gration et la mondialisation (CEIM)</title>
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		<title>Ha&#239;ti : une d&#233;mocratie sans &#233;lections ni institutions ?</title>
		
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		<dc:creator>&lt;span class=&#034;vcard author&#034;&gt;&lt;a itemprop=&#034;author&#034; class=&#034;url fn spip_in&#034; href=&#034;https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?page=auteur-ceim&amp;id_auteur=1231&#034;&gt;Nicol&#225;s Pedro Falomir Lockhart&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis le 12 janvier dernier, le Parlement ha&#239;tien ne compte plus que dix repr&#233;sentants l&#233;galement &#233;lus toujours en fonction. D&#251; aux reports successifs des &#233;lections l&#233;gislatives, le Parlement est d&#233;sormais caduc. En cons&#233;quence, le pr&#233;sident Michel Martelly doit maintenant gouverner par d&#233;cret, alors que la soci&#233;t&#233; civile fait entendre son m&#233;contentement. Cette situation ne peut toutefois pas &#234;tre imput&#233;e enti&#232;rement aux Ha&#239;tiens, puisque la communaut&#233; internationale semble faire de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://ceim.uqam.ca/db/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Observatoire des Am&#233;riques (ODA)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 12 janvier dernier, le Parlement ha&#239;tien ne compte plus que dix repr&#233;sentants l&#233;galement &#233;lus toujours en fonction. D&#251; aux reports successifs des &#233;lections l&#233;gislatives, le Parlement est d&#233;sormais caduc. En cons&#233;quence, le pr&#233;sident Michel Martelly doit maintenant gouverner par d&#233;cret, alors que la soci&#233;t&#233; civile fait entendre son m&#233;contentement. Cette situation ne peut toutefois pas &#234;tre imput&#233;e enti&#232;rement aux Ha&#239;tiens, puisque la communaut&#233; internationale semble faire de l'aveuglement volontaire relativement &#224; ces violations des principes d&#233;mocratiques fondamentaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un pass&#233; agit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;mocratie ha&#239;tienne demeure tr&#232;s r&#233;cente. Ce n'est qu'apr&#232;s la dictature des Duvalier &#8211; Papa Doc (1957-1971) et B&#233;b&#233; Doc (1971-1986) &#8211; puis d'une succession de pr&#233;sidents issus des forces arm&#233;es que le pays a eu, en 1990, son premier pr&#233;sident d&#233;mocratiquement &#233;lu, Jean-Bertrand Aristide. Son parcours institutionnel a malgr&#233; tout &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233; par beaucoup d'instabilit&#233;. Un an apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, le pr&#233;sident Aristide est renvers&#233; par un nouveau coup d'&#201;tat militaire. Ha&#239;ti vit alors trois ans de terreur et de r&#233;pression jusqu'en 1994, alors que M. Aristide est r&#233;tabli au pouvoir afin de terminer son mandat. En 1996, Jean-Bertrand Aristide devient le premier pr&#233;sident &#233;lu &#224; passer le pouvoir &#224; un autre pr&#233;sident &#233;lu, Ren&#233; Pr&#233;val, qui devient &#224; son tour le premier pr&#233;sident &#224; compl&#233;ter un mandat. En 2000, Jean-Bertrand Aristide est r&#233;&#233;lu lors d'&#233;lections dont le taux d'abstention est estim&#233; &#224; 90% par l'ONU. Cette faible l&#233;gitimit&#233; du pr&#233;sident a rapidement donn&#233; lieu &#224; un conflit social qui a atteint son paroxysme en 2004, lorsque Jean-Bertrand Aristide fut contraint de quitter le pays sous l'escorte des forces sp&#233;ciales &#233;tats-uniennes. Depuis, la sant&#233; d&#233;mocratique du pays continue de se d&#233;t&#233;riorer, en d&#233;pit de la r&#233;&#233;lection de Ren&#233; Pr&#233;val, en 2006, et de l'&#233;lection de Michel Martelly en 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux ph&#233;nom&#232;nes semblent aujourd'hui marquer la vie institutionnelle du pays : la fragmentation politique et le d&#233;clin du respect des droits humains. Par comble de malchance, on doit ajouter &#224; cela les graves cons&#233;quences du s&#233;isme du 12 janvier 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fragmentation politique &lt;br class='autobr' /&gt;
En Ha&#239;ti, il y a actuellement dix-huit partis repr&#233;sent&#233;s &#224; la Chambre des d&#233;put&#233;s et sept au S&#233;nat, mais la plupart d'entre eux ne comptent qu'un &#233;lu. Aussi, il existe plus d'une centaine de partis remplissant les conditions pour s'impliquer l&#233;galement dans la vie politique. Ce manque de grands partis politiques structurant la vie institutionnelle du pays conditionne donc son fonctionnement &#224; la construction d'alliances entre plusieurs petits partis. De plus, ces coalitions se b&#226;tissent souvent autour du charisme de certains leaders, ce qui favorise la personnalisation de la politique. Ceci a notamment &#233;t&#233; le cas de Michel Martelly, ancien chanteur populaire, qui au moment de prendre le pouvoir, n'avait que trois d&#233;put&#233;s issus de son parti, Repons peyizan. Bien &#233;videmment, les fronti&#232;res de ces coalitions changent au rythme des int&#233;r&#234;ts de leurs leaders. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cons&#233;quences d'une telle fragmentation ne sont pas n&#233;gligeables. D'une part, les citoyens sont priv&#233;s de la possibilit&#233; de choisir entre des plateformes politiques clairement d&#233;finies, ce qui m&#232;ne &#224; une forme de divorce entre les attentes de la population et les &#233;lus. D'autre part, ces coalitions aux fronti&#232;res diffuses entravent le bon fonctionnement de l'&#201;tat. Non seulement elles ne sont pas en mesure d'&#233;laborer des politiques publiques de base, mais elles prennent les institutions de l'&#201;tat en otage. En effet, ces coalitions de petits partis, souvent cr&#233;&#233;es pour &#234;tre au service d'int&#233;r&#234;ts purement personnels, permettent de confier l'administration de diverses institutions &#224; certains individus en &#233;change de leur appui politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vide institutionnel et &#233;lections report&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;lection de Michel Martelly un peu plus d'un an apr&#232;s le s&#233;isme de 2010 a suscit&#233; un grand espoir au sein de la population, tant en ce qui a trait &#224; la reconstruction du pays qu'en raison de son discours de d&#233;nonciation des &#233;lites traditionnelles comme &#233;tant les principales responsables du mauvais fonctionnement du pays. Or, les conditions sociales peinent &#224; s'am&#233;liorer. Plus de 70% de la population vit toujours avec moins de deux dollars par jour et l'ins&#233;curit&#233; fait encore partie de la r&#233;alit&#233; de nombreux Ha&#239;tiens. Aussi, le pays n'a toujours pas de maires ou de repr&#233;sentants territoriaux &#233;lus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement n'est toutefois pas le seul pouvoir affect&#233; par cette situation. &#192; titre d'exemple, le pr&#233;sident des deux institutions sup&#233;rieures du pouvoir judiciaire &#8211; le Conseil Sup&#233;rieur et la Cour de Cassation &#8211; Me Anel Alexis Joseph, a quitt&#233; son poste au d&#233;but du mois de janvier. Sa d&#233;mission &#233;tait demand&#233;e depuis 2012 en raison d'all&#233;gations d'irr&#233;gularit&#233;s relativement &#224; sa nomination. C&#244;t&#233; l&#233;gislatif, le panorama est tout aussi marqu&#233; par l'instabilit&#233;. Le refus par l'opposition d'ent&#233;riner la d&#233;signation par d&#233;cret des membres du Conseil &#201;lectoral Permanent, entit&#233; cens&#233;e organiser les &#233;lections, a retard&#233; la tenue d'&#233;lections l&#233;gislatives. Pr&#233;vues initialement pour 2012 puis pour 2013 avant d'&#234;tre remises &#224; octobre 2014, elles ont finalement &#233;t&#233; report&#233;es &#224; un moment ind&#233;termin&#233;. De plus, le Parlement &#233;tant devenu caduc depuis le 12 janvier dernier, seulement dix parlementaires ont des mandats encore en vigueur, un nombre insuffisant pour assurer le bon fonctionnement des institutions selon la Constitution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nouveau gouvernement et responsabilit&#233; internationale&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 19 janvier, un nouveau gouvernement dit &#171; de consensus &#187; a &#233;t&#233; form&#233; afin de d&#233;bloquer la situation. Son manque de l&#233;gitimit&#233; est n&#233;anmoins flagrant. En termes l&#233;gaux, la nomination du nouveau premier ministre ne peut pas &#234;tre ratifi&#233;e par le Parlement, car celui-ci ne peut obtenir le quorum. En termes politiques, il est difficile d'en arriver &#224; un r&#233;el &#171; consensus &#187; sans inclure le principal parti d'opposition, Unit&#233;, qui disposait de 35 des 99 d&#233;put&#233;s ha&#239;tiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours des derniers mois, ces graves violations aux principes d&#233;mocratiques n'ont &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;es que de fa&#231;on plut&#244;t ch&#233;tive par la communaut&#233; internationale. L'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (O&#201;A), par exemple, n'a jusqu'&#224; pr&#233;sent eu que des r&#233;ponses timides. La Charte d&#233;mocratique interam&#233;ricaine consid&#232;re la tenue r&#233;guli&#232;re d'&#233;lections, l'implication citoyenne dans la vie politique, la division des pouvoirs ainsi que le respect de l'ordre constitutionnel comme r&#232;gles de base de la d&#233;mocratie. Malgr&#233; le fait qu'aucune de ces r&#232;gles ne soit respect&#233;e en Ha&#239;ti, l'O&#201;A consid&#232;re qu'il n'y a ni rupture ni alt&#233;ration de l'ordre d&#233;mocratique dans le pays. Par cons&#233;quent, aucune sanction n'a &#233;t&#233; impos&#233;e. Les seules r&#233;actions de l'organisation ont &#233;t&#233; des d&#233;clarations d'appui &#224; la d&#233;mocratie et plus r&#233;cemment, certaines tentatives de dialogues men&#233;es par son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral entre les divers partis impliqu&#233;s ont eu lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
En toute &#233;vidence, les pays de l'h&#233;misph&#232;re n'osent pas contester la position des &#201;tats-Unis de continuer &#224; travailler avec les autorit&#233;s en place, sous le pr&#233;texte de vouloir sauvegarder les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s depuis le s&#233;isme, et ce, malgr&#233; le besoin pressant et constitutionnel d'organiser des &#233;lections. Paradoxalement, Washington, qui a par le pass&#233; souvent remis en question la qualit&#233; d&#233;mocratique d'autres pays de la r&#233;gion pour bien moins, semble cette fois-ci ne pas s'inqui&#233;ter outre mesure du vide institutionnel cr&#233;&#233; par la non-tenue d'&#233;lections. Tout semble indiquer que la d&#233;mocratie est parfois une condition mall&#233;able, selon les int&#233;r&#234;ts des puissances concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicol&#225;s Pedro Falomir Lockhart &#8211; Candidat au doctorat en &#233;tudes internationales &#224; l'Universit&#233; Laval et auxiliaire de recherche au Centre d'&#233;tudes interam&#233;ricaines (CEI)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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