Jean-Paul Hébert
École des Hautes études en sciences sociales, Paris
Centre interdiscplinaire de recherches sur la paix et de recherches stratégiques
École des Hautes études en sciences sociales, Paris
Centre interdiscplinaire de recherches sur la paix et de recherches stratégiques
La thèse d’un fossé croissant entre les États-Unis et l’Europe sur les plans militaires et stratégiques est répétée avec tellement d’insistance depuis la fin des années quatre-vingt-dix que l’hypothèse d’un écart irrémédiable est aujourd’hui acceptée sans autre forme de procès par un grand nombre d’analystes : récemment encore, dans leur appel « pour le renouveau du partenariat transatlantique »1, Madeleine Albright et James Schlesinger écrivaient :
Le fossé qui ne cesse de se creuser (…)
La thèse d’un fossé croissant entre les États-Unis et l’Europe sur les plans militaires et stratégiques est répétée avec tellement d’insistance depuis la fin des années quatre-vingt dix que l’hypothèse d’un écart irrémédiable est aujourd’hui acceptée sans autre forme de procès par un grand nombre d’analystes : récemment encore, dans leur appel « pour le renouveau du partenariat transatlantique », Madeleine Albright et James Schlesinger écrivent : « Le fossé qui ne cesse de se creuser entre (…)
L’industrie de défense européenne a connu de profonds bouleversements au cours des dernières années dans la foulée du processus de regroupement orchestré par les prin cipaux gouvernements du continent. À la fin de l’an 2000, deux organisations semblent être destinées à chapeauter le complexe industriel militaire européen. Il s’agit de BAE Systems et de la Société européenne d’aéronautique de défense (désignée couramment sous son acronyme anglais EADS). EADS apparaît comme le fruit d’une (…)
Bélanger, Yves, « BAE SYSTEMS au coeur de du processus de globalisation de l’industrie de la défense », Arès, Vol. XIX, no 47, avril 2001, fascicule 1.
Jean-Paul Hébert, Yves Bélanger et Peter Lock, Cahiers d’études stratégiques, no. 27, mai 2000, pp.77-87.