Bien Vivre et droit à l’autodétermination des peuples

N°12-06 Novembre 2012

L’Amérique latine n’échappe pas à l’exploitation effrénée de territoires hier difficilement accessibles et des ressources naturelles qu’ils renferment. L’offensive de l’industrie extractive est de ce fait de plus en plus contestée par des populations dont le mode de vie et l’identité sont profondément marqués par leur rapport à la terre et à la nature. Parmi ces populations qui résistent, les peuples autochtones ne donnent plus leur place. À tel point qu’ils réussissent à modifier la scène politique dans plusieurs pays. Les constitutions de la Bolivie et de l’Équateur présentent à cet égard une rupture majeure à l’endroit d’un modèle de développement qui a souvent pour effet de détruire des équilibres naturels et de violer les droits individuels et collectifs de peuples occupant le territoire ainsi « développé ». Fondées sur la conception du Bien Vivre en tant qu’alternative au modèle développement dominant, ces constitutions sont non seulement inspirantes pour les peuples autochtones, mais elles le sont également pour tous les peuples qui cherchent à renouveler la bataille pour un droit tangible à l’autodétermination des peuples.

Bien Vivre et droit à l’autodétermination des peuples

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